1Pour une version abrégée de cette base de données, voir Saint-Fuscien, 2008a, p. 527-595.
2Sur les conseils de guerre spéciaux, voir Suard 1994 ; Bach, 2003.
3Sur les 1 329 décisions de justice recensées par les minutiers, 50 sont rendues par des conseils de guerre spéciaux et 1 279 par des conseils de guerre normaux.
6Ottavi, Sarmant (dir.), 2000.
10SHD, 19 N 428, 2e armée, 3e DI.
14SHD, 19 N 428, 2e armée, 3e DI.
15« Journalier » désigne un statut qui s’applique aux professions agricoles comme aux professions industrielles.
16Celle-ci est présentée dans le Recensement de 1911, op. cit., p. 7-10.
17Dans le département de la Seine, la part de la population industrielle par rapport à la population active est supérieure à 75 % en 1911 ; la Somme est industrielle à 45 % et agricole à 36 % ; les Ardennes sont industrielles à 52 % et agricoles à 28 %. (Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, op. cit., p. 15.)
18Voir Compte général de l’administration de la justice criminelle pendant l’année 1912, Paris, Imprimerie nationale, 1924, p. 44.
20Ibid., p. 79, « Conditions personnelles des prévenus jugés par les tribunaux correctionnels ».
21Ministère de Travail et de la Prévoyance sociale, Statistiques du recensement général…, op. cit., p. 13.
22Voir Alain Corbin, Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot, Paris, Flammarion, 1998.
23Ministère du Travail et de la Protection sociale, op. cit., p. 13.
24Il en est peut-être autrement lors des mutineries du printemps 1917. Voir à ce sujet Charle, 2001 (p. 253-261), qui tempère les conclusions de la thèse de Pedroncini (1967). Ce dernier n’avait pas constaté de surreprésentation professionnelle chez les mutins ni chez les condamnés à mort après le 16 avril 1917. Voir également Loez, 2010.
25Les statistiques de la justice militaire de 1912 indiquent par exemple que sur les 9 893 militaires jugés cette année-là, 96,6 % sont des soldats du rang. (Ministère de la Guerre, Tableau statistique général de l’administration de la justice militaire pendant l’année 1912, Paris, Imprimerie nationale, 1914.)
26En 1914, les officiers et surtout les sous-officiers de la réserve et de la territoriale sont montrés du doigt comme incompétents et « néfastes » à la discipline militaire. Joffre, en mars 1916, après l’ordre qu’il a donné de résister à Verdun, adresse, dans trois télégrammes, à Castelnau, à Herr et à Pétain, la menace suivante : « Tout chef qui […] donnera un ordre de retraite sera traduit devant un conseil de guerre. » (SHD, 16 N 1680, télégrammes chiffrés 3563 M, 3 564 M, et 3 565 M).
27Louis Barthas, Les carnets de guerre de Louis Barthas, op. cit., p. 331.
28Alphonse Grasset, Vingt jours de guerre aux temps héroïques, Paris, Berger-Levrault, p. 207.
29Pierre Champion, Françoise au calvaire, op. cit., p. 12.
30Guy Hallé, Là-bas avec ceux qui souffrent, op. cit., p. 66.
31Les quatre régiments qui forment la division jusqu’en novembre 1917 présentent, en moyenne, la structure suivante : 33,5 % ont entre 19 et 24 ans, 49 % entre 25 et 35 ans, et 17,5 % ont entre 36 et 42 ans (SHD, 19 N 428, 2e armée, 3e DI).
34Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, op. cit., t. 1, 2e partie, p. 17.
35Voir Audoin-rouzeau, 1995.
36Code de justice militaire, in A. Champoudry, op. cit., 1914.
37Pour la facilité du basculement aux yeux des autorités entre le statut de permissionnaire et celui de déserteur, voir Cronier, 2005, p. 619-621.
40Cronier, 2005, p. 619-621. Dans tous les cas, le taux est extrêmement faible et inférieur à 0,5 % des mobilisés par an.
41SHD, 11 J 389, CG 28 septembre 1916, Hubert Marcel, 17 RA, « Relevé des punitions ».
42Ibid., « État signalétique et des services ».
43Ibid., Interrogatoire du canonnier Hubert, 18 septembre 1916.
46Les Comptes généraux de l’administration de la justice criminelle pendant l’année 1913 présentent un taux de récidive de plus de 40 % en correctionnel et de plus de 50 % en cour d’assises, p. xx.
49Voir Carinne Trévisan, « L’art sauvage de l’autobiographie : les graffitis corporels chez Cesare Lombroso », in Bertrand Marquer (dir.), Cesare Lombroso et la fin de siècle : la vérité des corps, publif@rum, 2005. Voir aussi Dominique Kalifa, Biribi, les bagnes coloniaux de l’armée française, Paris, Perrin, 2009.
50SHD, 11 J 406, CG 17/08/1918, Ringard Placide, 272e RI, PV de la gendarmerie de Paris, 4 juin 1917.
51SHD, 11 J 403, CG 02/02/1918, Ringard Placide, 51e RI, PV d’arrestation, 9 janvier 1918.
52SHD, 11 J 394, CG 14/03/1917, Chartier Léon, 87e RI, PV de gendarmerie nationale, détachement mobile, 3 décembre 1916.
53SHD, 11 J 395, CG 02/05/1917, Marceau Louis, 87e RI, État signalétique et des services.
54Pierre-Maurice Masson, Lettres de guerre, op. cit., p. 230.
55SHD, 11 J 390, CG 19/10/1916, Marie Louis, 128e RI. Son livret mentionne 142 jours de prison et 26 jours de cellule notamment pour « ivresse publique », « tapage nocturne » et « tentative de violation de domicile ».
56SHD, 11 J, Registres des minutes de jugements des conseils de guerre de la 3e DI, vol. 2, 1916. Louis Marie a été condamné à deux peines légères de prison et deux peines d’amende entre 1909 et 1913 pour vol et infraction au règlement des chemins de fer.
57SHD, 11 J 390, CG 19/10/1916, Marie Louis, 128e RI.
58SHD, 11 J, Registres des minutes de jugements des conseils de guerre de la 3e DI, vol. 2, 1916.
59SHD, 11 J 390, CG 19/10/1916, Marie Louis, 128e RI, Rapport du capitaine Troquel, commandant la 3e Cie du 128e RI.
62SHD, 11 J 393, CG 29/01/1917, Marie Louis, 272e RI. Rapport du lieutenant Delporche, commandant la 23e Cie du 272e RI, 17 janvier 1917.
63SHD, 11 J 401, CG 3/11/1917, Marie Louis, 87e RI, PV de gendarmerie nationale, 16 octobre 1917.
64Par exemple, lors de son procès pour sa deuxième désertion (son troisième conseil de guerre), il répond par le silence : SHD, 11 J 393, CG 29/01/1917, PV d’interrogatoire de Marie Louis, 16 janvier 1917.
65SHD, 11 J, vol. 1, 09/1914-12/1915.
66Les soldats reçoivent néanmoins des sanctions disciplinaires très lourdes : les deux sergents et les caporaux sont cassés de leur grade, les soldats sont punis de soixante jours de prison, transformés par le général de division en soixante jours de travaux de tranchées en première ligne (SHD, 22 N 39, Ordre général, 2e CA, 12 novembre 1914).
67SHD, 11 J 389, CG 05/10/1916, Cornet Jean-Baptiste, 272e RI, Rapport du sous-lieutenant Perruisseau, Commandant la 18e Cie du 272e RI, 22 septembre 1916.
68Ibid., Livret de punition. Entre août 1914 et juillet 1916, Cornet n’a reçu que deux punitions mineures de trois et quatre jours de prison.
69Ibid., Interrogatoire du témoin aspirant Peltier Gustave, sans date.
70Ibid., Interrogatoire du soldat Cornet, sans date.
71Contrairement à l’Allemagne où le Code de justice militaire rédigé en 1872 prévoyait un à cinq ans de prison pour mutilation volontaire (Duménil, 2000, p. 438 sq.)
72La mutilation est par exemple un des cinq motifs que Joffre met en avant pour demander au ministre de la Guerre, dans son télégramme du 3 septembre 1914, le rétablissement des cours martiales : SHD, 5 N 66, dépêche télégraphique, 3 septembre 1914.
73L’acide picrique est un acide jaune brillant, composant principal de la mélinite, utilisée comme explosif.
74SHD, 11 J 386, CG 11/03/1916, Graux Fernand, 87e RI. Interrogatoire du soldat Fernand Graux, 11 février 1916. Graux s’est injecté le pétrole avec « une petite seringue […] trouvée près du cantonnement de la Cie dans un tas d’ordure ».
75SHD, 11 J 385, CG 13/09/1915, Garnier Marcel, 3e RG, 28 juillet 1915, Certificat de contrevisite : Garnier se blesse au genou d’abord involontairement. Ensuite lui vient l’idée d’« appliquer sur cette écorchure, un tampon imbibé d’essence de pétrole pour irriter la plaie et se rendre indisponible ».
76Voir chapitre précédent.
77SHD, 11 J 390, CG 19/10/1916, Petit Octave, 272e RI. Par ailleurs, la courbe de température indique une fièvre de 11 jours qui oscille entre 39 et 40 °.
78Ibid., Notice individuelle, sans date.
79SHD, 11 J 3188, CGS 18/01/1915, Gantois Arthur, 51e RI, Rapport du lieutenant Steiner, 9 janvier 1915.
80SHD, 11 J 385, CG 05/11/1915, Thiery Joël, 51e RI, Rapport du capitaine Noillé sur la faute commise par le soldat Thiery, 20 septembre 1915.
81SHD, 11 J 390, CG 08/10/1916, Hardy Louis, 128e RI, Rapport du lieutenant commandant la 5e Cie.
82SHD, 11 J 388, CG 09/09/1916, Mienne Georges, 128e RI.
83SHD, 11 J 386, CG 11/03/1916, Graux Fernand, 87e RI, Interrogatoire du soldat Graux Fernand, 11 février 1916.
84Ibid, Interrogatoire du sergent-major Sochard Henri.
*Seulement les « cultivateurs », « domestiques agricoles », « ouvriers agricoles » et « charretiers » agricoles
†De décembre 1918 à mars 1919, la 3e DI occupe la Sarre.