1Paroles de San Martín citées par le voyageur anglais Basil Hall, op. cit., p. 223.
2Timothy Anna, La caída del gobierno español en el Perú, el dilema de la independencia, Lima, IEP, 2003 [1979 en anglais], p. 109.
3Gabriel Lafond, op. cit., p. 155.
4LDC, 21 octobre 1820, f. 1.
5Carlota Casalino Sen et Rafael Sagrado Baeza, « Representaciones y nociones de Perú y Chile en el siglo xix », in Eduardo Cavieres et Cristobal Aljovín de Losada (eds.), Chile-Perú, Perú-Chile en el siglo xix, Valparaíso, PUCV, 2005, p. 59-100, ici p. 60.
6Toutefois, Maurice Agulhon explique que, dans la France révolutionnaire, l’emblème solaire ne fut complètement accepté qu’à partir de 1848 car, jusqu’à cette date, son identification à la Monarchie absolue restait encore très forte ; M. Agulhon, Marianne au combat. L’imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 1880, Paris, Flammarion, 1979. Voir également, Tristan Platt, « Simón Bolívar, the Sun of Justice and the Amerindian Virgen : Andean Conceptions of the Patria in Nineteenth-Century Potosí », Journal of Latin American Studies, vol. 25, part. i, 1993, p. 159-185, notamment p. 165.
7Le Règlement est reproduit dans CDIP, t. xiii, « Obra de gobierno del General San Martín », vol. 1, p. 1-6, citation se trouvant p. 1.
8Pablo Macera, La imagen francesa del Perú (siglos xvi-xix), Lima, Instituto Nacional de Cultura, 1976, p. 67-70.
9La métaphore est suggérée par Jesús Díaz-Caballero, « El incaísmo como primera ficción orientadora en la formación de la nación criolla en la Provincias Unidas del Río de la Plata », A Contracorriente. Revista de Historia Social y Literatura en América Latina, vol. 3, no 1, 2005, p. 67-113, ici p. 88.
10Bernardo Monteagudo, Diálogo entre Atahualpa y Fernando VII en los Campos Eliseos, Chuquisaca, s.n., 1808, CDIP, t. xxv, « El teatro en la independencia », vol. 1, p. 251-261.
11Au-delà des compagnons morts dans la lutte pour l’Indépendance, San Martín établissait également une unité spirituelle avec les soulèvements de Pumacahua et de Tupac Amaru. Gabriel Lafond rappelle que les proclamations de l’Armée libératrice « avaient pour but d’enseigner aux Péruviens qu’ils pouvaient se libérer du joug espagnol en toute sécurité puisque leurs frères du Sud étaient prêts à leur venir en aide avec d’importantes forces et à renouveler le serment de libération de leur patrie sur la tombe de Tupac Amaru et Pumacahua, les martyrs illustres de la liberté » ; voir G. Lafond, op. cit., p. 151.
12Le huaqueo désignait le saccage de tombes et de vestiges préhispaniques.
13À ce propos, voir note 79 du chapitre précédent.
14Hipólito Unanue, « Idea general de los monumentos del antiguo Perú e introducción a su estudio », Mercurio Peruano, 17 mars 1791, no 22, p. 201-208.
15Basil Hall, op. cit., p. 228.
16« Nota del Marqués de Montemira a S. E. el general en Jefe del ejército libertador », 6 juillet 1821, reproduite dans Jorge M. Corbacho, El 28 de julio de 1821 : según relaciones de testigos presenciales, s.n., Lima, 1911, p. i-ii.
17Édit du 10 juillet 1821, CDIP, t. xiii, op. cit., p. 14.
18Juan Manuel Beruti, op. cit., p. 290.
19Basil Hall, op. cit., p. 237.
21D’origine péninsulaire, Juan Antonio Alvarez de Arenales combattit auprès des insurgés à partir de la réunion de la junte de Chuquisaca qui eut lieu en 1809. Les écrits de José Segundo Roca sont un témoignage des arcs de triomphe, des fêtes, des danses, des présents et des banquets que les villages de l’intérieur offrirent à l’expédition du général. À de nombreuses reprises, le caractère distant du militaire allait à l’encontre des normes du protocole. Il s’offusqua, par exemple, quand les regidores de Huamanga, formés en corporation, vinrent à sa rencontre afin de lui offrir les clefs de la ville. Arenales les ignora et, selon Roca, « il leur rendit à peine la courtoisie d’un geste de la tête ; imperturbable, il continua sa marche à la tête de la colonne, en répétant la phrase suivant : historiens… historiens… » (Souligné dans l’original) ; J. Segundo Roca, op. cit., p. 42. Les officiers durent s’excuser pour le manque de culture politique de leur général.
22La Gaceta, no 5, juillet 1821.
23Les documents de l’époque maintenaient parfois l’identification pré-constitutionnelle entre proclamation et serment (jura).
24Décret du 22 juillet reproduit dans Fernando Gamio Palacio, La municipalidad de Lima y la Emancipación, 1821, Lima, Concejo Provincial de Lima, 1971, p. 56. Il s’agit d’une édition commentée des livres du Cabildo pour l’année 1821.
25AHM, Tesorería Propios, Arbitrios y cuentas 1822, Caja 19.
26Si l’on ajoute une autre série de 2 171 médailles frappées le 27 juillet, 4 348 médailles furent émises au total.
27Fernando Gamio Palacio, op. cit., p. 69-70.
28Basil Hall, op. cit., p. 242.
29La Gaceta, no 7, 1er août 1821, CDIP, t. xii, « Obra de Gobierno de San Martín », vol. 1, p. 19.
31La Gaceta, no 7, 1er août 1821.
32Session du Cabildo métropolitain du 27 juillet 1821, reproduite par Fernando Gamio Palacio, op. cit., p. 83.
33Formule reproduite dans Fernando Gamio Palacio, op. cit., p. 88.
34AGN (OI 11-2), 26 juillet. Le Consulat informa San Martín qu’il avait demandé à tous les employés d’accomplir le serment de l’Indépendance ; BNL (D2451, 3 f.) quant au ministère de la Marine du Sud et au Commissariat de guerre du Pérou, ils firent de même le 29 juillet.
35Décret signé par San Martín et Bernardo Monteagudo le 1er août 1821, et publié dans La Gaceta, no 10, 11 août 1821. Il est reproduit dans CDIP, t. xiii, op. cit., p. 40.
36Manuel de Santiago Concha, Los patriotas de Lima en la noche feliz (Drama en dos actos), Lima, Imprenta de San Jacinto, 1821 ; CDIP, « El teatro en la independencia », t. xxv, vol. 2, p. 7-49.
37José Justo Figuerola, Elogio del Excelentísimo señor don José de San Martín y Matorras, Protector del Perú […] que en su público recibimiento en la Universidad de San Marcos de Lima el día 17 de enero del presente año dijo el d. d. Justo Figuerola…, Lima, Imprenta de Don Manuel del Río, 1822. Reproduit dans Recibimientos a San Martín y a Bolívar en la Universidad de San Marcos, Lima, Homenaje de la Cámara de Diputados a la Universidad Nacional Mayor de San Marcos en el IV Centenario de su Fundación, 1951, Appendice I, p. 77-91.
38Fernando Gamio Palacio, op. cit., p. 68.
39Mona Ozouf, op. cit., p. 264.
40Anna insiste sur le fait que l’élite accepta l’Indépendance sous la pression. Timothy Anna, op. cit., p. 251. Pour Montoya « le 28 juillet 1821, ne fut ni plus ni moins qu’une formalité, un pacte de classe, une transition temporelle entre royalistes, Armée de libération et classe dirigeante péruvienne. La continuité de l’ordonnancement social et la faible altération de l’ordre public en sont la preuve », Gustavo Montoya, La independencia del Perú y el fantasma de la revolución, Lima, IFEA-IEP, 2002, p. 103.
41Le voyageur Alexander Caldcleugh alimente la vision d’une plèbe dépolitisée lorsqu’il déclare dans ses mémoires que « les classes inférieures ne gagneraient rien au changement. Liberté et Constitution, ces termes qu’ils entendaient pour la première fois, ne leur signifiaient rien. San Martín devait plutôt mettre en œuvre ses intentions auprès des classes les plus favorisées », Alexander Caldcleugh, El Perú en la víspera de la jura de la independencia (1821), reproduit dans CDIP, t. xxvii, vol. 1, p. 175-199, p. 195.
42Basil Hall, op. cit., p. 202.
43Estatuto Provisional (Statut provisionnel) du 8 octobre 1821, reproduit dans CDIP, t. xiii, « Obra de gobierno de San Martín », vol. 1, p. 33.
44Anonyme (1821), Diario de las cosas notables acaecidas en Lima con la llegada del ejército de la Patria al mando del General en Jefe Excmo. Señor D. José de San Martín, desde el año pasado de 1820, Lima, 1821, reproduit partiellement dans Jorge M. Corbacho, op. cit., p. 13-15, p. 14.
46Jorge M. Corbacho, op. cit., p. 14.
47Le reçu du paiement se trouve mal classé parmi les documents de AHM, Tesorería Propios, Arbitrios y cuentas 1822, Caja 19. Des opérations symboliques comparables furent menées à Buenos Aires en mai 1813, à la faveur des décisions de l’Assemblée.
49AHM, Tesorería Propios, Arbitrios y cuentas 1822, Caja 19.
50Ernesto Quezada, Las reliquias de San Martín, Buenos Aires, s.n., 1900 ; cité par Juan Bromley, « El estandarte real de la ciudad de Lima », Monografías históricas sobre la ciudad de Lima, Lima, Concejo provincial de Lima, 1935, t. i, p. 327-397.
51Juan Bromley, op. cit., p. 340.
52Rómulo Cúneo Vidal, « El pendón y el escudo de armas de la Muy Noble y Nombrada Ciudad de los Reyes de las Provincias del Perú », Boletín del Instituto Riva-Agüero, Lima, 11, 1977-1981, p. 377-382, ici p. 381.
53LDC, 8 octobre 1821, f. 5, f. 2.
54Gabriel Lafond, op. cit., p. 145.
55Bernardo Monteagudo, Exposición de las tareas administrativas del gobierno desde su instalación hasta el 15 de julio de 1822, Imprenta Manuel del Río, Lima, 1822, p. 11.
56José Luis Comellas García-Llera, « La España de Carlos IV y la formación de las élites », in Luis Navarro García (ed.), José de San Martín y su tiempo, Séville, Universidad de Sevilla, 1999, p. 53-64.
57Citée par Timothy Anna, op. cit., p. 220.
58LDC, 8 octobre 1821, f. 5.
59Basil Hall, op. cit., p. 261.
60L’une des premières mesures de San Martín en entrant à Lima fut de rendre aux régiments chiliens les drapeaux qu’Osorio avait pris à Rancagua et qui furent présentés comme des trophées aux pieds de l’image du Rosaire dans l’église de Santo Domingo ; voir Jorge Fernández Stoll (1953), La bandera, Lima, Peruanidad, 1957, p. 13.
61Basil Hall, op. cit., p. 326-327.
63Afin de rendre l’Ordre plus solennel, il fut décrété que « tous les chefs de l’armée assisteront à cette cérémonie, même s’ils se trouvent cantonnés en dehors de cette capitale jusqu’à une distance de deux lieues », et « les compagnies, de préférence de tous les corps de l’armée, viendront également se former depuis les cantonnements où ils se trouvent, et ils couvriront la distance entre le palais et l’église de Santo Domingo » ; LDC, 12 décembre 1821.
64W. B. Stevenson, op. cit., p. 327.
65Francisco Javier Mariátegui, Anotaciones a la historia del Perú independiente, CDIP, t. xxvi, « Memorias, diarios y crónicas », [1869], vol. 2, p. 9-157, ici p. 120.
66Robert Proctor, « El Perú entre 1823 y 1824 », in CDIP, t. xxvii, vol. 2, p. 187-339, ici p. 290.
67Boletín del Ejército Nacional de Lima, no 16, Jauja, 30 septembre 1822, p. 1. Au pied du tableau se trouvait un poème portant les vers suivants : « Que le statut Martinien ne lui appartienne pas : copie mineure de la constitution des Espagnes », op. cit., p. 2.
68Sur la variable régionale Lima-Cusco dans la guerre d’Indépendance, voir John Fisher, « Royalism, Regionalism, and Rebellion in Colonial Peru 1808-1815 », The Hispanic American Histo rical Review, vol. 59, no 2, 1979, p. 232-257 ; et du même auteur, « The Royalist Regime in the Viceroyalty of Peru, 1820-1824 », Journal of Latin American Studies, no 32, vol. 1, 2000, p. 55-84.
69Olivier Ihl, Le Mérite et la République. Essai sur la société des émules, Paris, Gallimard, 2007.
71La citation continue ainsi : « Depuis que le fin politique Philippe, roi de Macédoine, utilisa l’argent pour mettre en œuvre [sic ] ses ambitions de conquête, la valeur, l’ingéniosité et la dignité de l’homme se sont évanouis. […] [et dirigé contre le Cabildo, qui avait demandé pour ses membres une augmentation de leurs gratifications :] Est-il inconcevable que le luxe auquel nos anciens mandataires nous ont habitués ne repose pas sur les prix pécuniaires ordonnés par le décret du 29 avril ? Le Pérou n’a pas en sa possession suffisamment de trésors », AGN OI 45-6, 29 avril 1822.
73Napoléon octroya exceptionnellement la croix de la Légion d’honneur à Marie Schellink en 1808, non pas en tant que femme patriote, mais en qualité de lieutenant émérite ; voir Olivier Ihl, op. cit., p. 351.
75Bernardo Monteagudo, « A las americanas del sud », Gaceta de Buenos Aires, 20 décembre 1811, p. 1.
76Manuel de Santiago Concha, Los patriotas de Lima…, op. cit., p. 15-16.
77Dominique Godineau, Citoyennes tricoteuses. Les femmes du peuple à Paris pendant la Révolution francaise, Paris, Alinéa, 1988.
79Boletín del Ejército Nacional de Lima, Jauja, 20 juin 1821.
80Dans la pièce Los Patriotas de Lima…, op. cit., p. 48, les acteurs et le public chantent la strophe patriotique.
81W. B. Stevenson, op. cit., p. 302. Pour cet auteur, la scène aurait eu lieu lors de la veillée du 4 septembre, et non pas au cours de celle du 2.
83« Pendant la messe, on observera les mêmes cérémonies que celles que nous avons connues jusqu’ici, sauf celle de l’encensement du Chef suprême qui usurpe un hommage qui est réservé à la Divinité », LDC, 9 mars 1822.
84« Pour plaisanter, l’officier don Atanasio Duarte trinqua en honneur du président en disant : “Vive le président don Cornelio Saavedra, empereur et roi de l’Amérique du Sud !”, ce qui fut entendu par le secrétaire de la junte, le docteur Mariano Moreno » ; Juan Manuel Beruti, op. cit., p. 156.
85Gaceta de Buenos Aires, 8 décembre 1810.
86Gaceta de Buenos Aires, 8 décembre 1810.
87LDC, 13 septembre 1821.
88Edicto en que el Excmo, e ilustrísimo sr. D. d. Juan Domingo González de la Reguera, caballero Gran-Cruz de la real y distinguida orden española de Carlos Tercero : Arzobispo de Lima, del consejo de S. Mag. En conformidad de lo resuelto por el rey […] por Cédula 1 de marzo de 1794 corrige en su Diócesis los abusos, y desórdenes con que se tocan las campanas, y asimismo, prescribe la moderación en las Pompas fúnebres, Lima, Impreso en la Real Casa de Niños Huérfanos, 1795.
89Robert Proctor, op. cit., p. 264.
90Francisco Javier Mariátegui, op. cit., p. 145.
91Edicto en que el Excmo…, op. cit., p. 23.
92C’est ainsi qu’elles sont décrites par le voyageur Gilbert F. Mathison, « Residencia en Lima entre abril y mayo de 1822 », CDIP, t. xxvii, « Relaciones de Viajeros », vol. 1, p. 275-319, p. 281.
93Selon Basadre la « saya salaverrine, la saya orbegosine, gamarrine, etc. » devinrent à la mode ; Jorge Basadre, La iniciación de la república, Contribución al estudio de la evolución política y social del Perú, Lima, UNMSM fondo editorial, 2002 [1939], 2 vol., p. 108.
94Révérend Hugh Salvin, « Diario del Perú », CDIP, t. xxvii, « Relaciones de Viajeros », vol. 4, p. 94.
95Paulino Castañeda Delgado, « Las convicciones religiosas de Don José de San Martín », in Luis Navarro García (ed.), José de San Martín y su tiempo, Séville, Universidad de Sevilla, 1999, p. 133-155, ici p. 147.
96Lima Justificada en el suceso del 25 de julio, Lima, Manuel del Río, impreso de orden de la Ilustrísima Municipalidad, 1822, p. 8.
97Ceci suggère à quel point San Martín voulut inclure Lima dans une épopée qui la plaçât avec dignité dans le nouveau théâtre indépendantiste. Elle fut en effet dotée du titre d’« héroïque » pour le simple fait d’avoir « presque » lutté contre l’ennemi.
98Décret signé par Monteagudo le 15 juin 1822, reproduit par Francisco Javier Mariátegui, op. cit., p. 152.
99Francisco Javier Mariátegui, op. cit., p. 153.
100LDC, 31 janvier 1822. Le décret établissait également que « son Cabildo bénéficiera du titre d’honorable, afin que soient manifestés à ladite ville les sentiments de reconnaissance qu’elle mérite de la part du gouvernement suprême depuis que la liberté du Pérou a été proclamée. »
101CDIP, t. xxii, « Gobierno Virreynal del Cuzco », vol. 3, p. 137.
103LDC, 27 mars 1822. Le décret exemptait également des contributions pour une durée de quatre ans, et du service militaire pour six ans.
104LDC, 24 novembre 1821.
105Mona Ozouf, op. cit., p. 208-209.
106Pour des raisons d’hygiène, San Martín tenta de déplacer le marché de la Plaza Mayor vers d’autres places plus éloignées ; à ce sujet voir Gabriel Lafond, op. cit., p. 119.
108Le projet de la Convention de 1792 d’ériger une colonne à l’endroit de l’ancienne Bastille fut lui aussi enterrée pendant des années. Napoléon ignora le projet et fit construire à la place un éléphant en plâtre. La colonne de Juillet fut finalement construite en 1833-1840, afin de commémorer la chute de Charles X en 1830.
109Reglamento Provisional, CDIP, t. xiii, « Obra de gobierno del General San Martín », vol. 1, p. 1-6, ici p. 5.
110Susy Sánchez, « Clima, hambre y enfermedad en Lima durante la guerra independentista (1817-1826) », in Scarlett O’Phelan (ed.), La Independencia del Perú. De los Borbones a Bolívar, Lima, IRA-PUCP, 2001, p. 237-263.
111W. B. Stevenson, op. cit., p. 330.
112La suite de la citation : « Les maisons furent décorées et peintes de façon amusante, selon le goût ou l’habileté des propriétaires ; certains exhibaient de vieux tapis et des pièces de tapisseries accrochées aux murs ; d’autres portaient des miroirs, des peintures de saints et des lampes à huile de cristal disposées à la place des lampes ordinaires », Gilbert F. Mathison, « Residencia en Lima… », op. cit., p. 290.
113Gilbert F. Mathison, op. cit., p. 312.
114Dans le cas français, Mona Ozouf constate que, concernant les femmes, « leur présence dans les fêtes paraît receler un danger, en introduisant un élément d’illusion, voire de subversion », Mona Ozouf, op. cit., p. 166.
115Afin de mettre en œuvre cette cérémonie, Monteagudo envoya un communiqué au gouverneur ecclésiastique pour que, le 16, comme lors des fêtes de tablas des vice-rois, celui-ci vienne chercher le Délégué suprême au palais, escorté par le chapitre ecclésiastique, afin d’« accompagner la procession civique qui doit être organisée sur la route du Callao pour placer la première pierre du monument qui rappelle aux Péruviens le glorieux jour de l’Indépendance » ; AAL I, 80, Lima, 13 mai 1822.
116Gilbert F. Mathison, op. cit., p. 317.
117LDC, 3 janvier et 16 février 1822.
118Gilbert F. Mathison, op. cit., p. 313.
119Juan Manuel Beruti, op cit., p. 296.
120Timothy Anna se réfère au cas du comte de Montemar qui, pour démontrer son patriotisme et récupérer ses biens, fut « invité » à parrainer les taureaux et à récolter des fonds patriotes ; T. Anna, op. cit., p. 245.
121Gilberth F. Mathison, op. cit., p. 315.
123Robert Proctor, op. cit., p. 265-273. Pour sa part, San Martín punit par l’enrôlement forcé ceux qui défiaient son décret du 3 janvier 1822 interdisant le jeu ; LDC, 3 janvier 1822. De même, il promit la liberté aux esclaves qui dénonceraient leurs maîtres si ces derniers continuaient à jouer. Les levées improvisées lors de réunions festives semblent avoir été une pratique utilisée par les deux camps.
124Par exemple, son argument contre la « coutume barbare » des corridas dans La Abeja Republicana, no 35, édition en fac-similé, Lima, Copé, 1971, p. 316. Lors des sessions de la société patriotique, le républicain Gregorio Paredes avait disserté sur les préjudices provoqués par les corridas sur l’agriculture ; CDIP, t. xiii, « Obra de gobierno… », op. cit., p. 425.
125En plus de transformer les couvents en école, San Martín et Monteagudo fondèrent la Bibliothèque nationale. Le Libérateur légua d’ailleurs sa bibliothèque personnelle à l’institution.
126Les royalistes reçurent également le surnom péjoratif de « Sarrasins ».