1Ernesto Gil Calvo, op. cit.
2Juan Pedro Viqueira Albán, ¿ Relajados o reprimidos ? Diversiones públicas y vida social en la Ciudad de México durante el Siglo de las Luces, Mexico, FCE, 1987.
3Cédule royale reproduite dans le récit des fêtes royales, anonyme et intitulé El día de Lima. Proclamación real que del nombre Augusto de el supremo señor D. Fernando el VI, Rey Católico de las Españas y Emperador de las Indias. N. S. Q. D. G. Hizo la muy noble y muy leal ciudad de los Reyes Lima, cabeza de la América Austral, fervorizada a influjo del celo fiel, del cuidadoso empeño y de la amante lealtad del excelentísimo señor don Joseph Manso de Velasco […] Virrey, Gobernador y Capitán General de estos Reinos del Perú y Chile, etc. ; de cuyo orden se imprime. Con la relación de tan fausto felice aplauso, y de las reales fiestas con que se celebró, Lima, 1748, p. 107.
4Victor Turner, op. cit., p. 28.
5Thomas de Torrejón, Parentación Real, Sentimiento Publico, Luctuosa Pompa, Funebre Solemnidad en las Reales Exequias del Serenissimo Señor Don Luis I, Catholico Rey de las Españas y Emperador de las Indias. Sumptuoso Mausoleo, que a su Augusto Nombre, e Inmoprtal Memoria erigio en la Iglesia Metropolitana de Lima el EXCMO. Señor Don Joseph de Armendariz Marquez de Castel-fuerte, del Orden de Santiago […] Virrey, Governador, y Capitan General de estos Reynos, y Provincias del Peru, Tierra-Firme, y Chile, Lima, 1725, p. 20.
9Voir les mécanismes rhétoriques de « l’éloge du roi » dans Louis Marin, Le portrait du roi, Paris, Minuit, 1981, p. 111-143.
10Relación y documentos de gobierno del virrey del Perú, José A. Manso de Velasco, conde de Superunda (1745-1761), étude préliminaire et notes élaborées par Alfredo Moreno Cebrián, Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid, 1983, p. 259.
11Cette catastrophe, selon l’étude de Gabriel Ramón Joffré, permit le début d’un nouveau cycle de construction, marquant le passage du baroque au néo-classique sous l’impulsion réformiste. La période d’Amat accentuera cette tendance ; Gabriel Ramón Joffré, « El umbral de la urbe : usos de la Plaza Mayor de Lima (siglos xviii-xix) », in Carlos Aguirre Anaya et al. (eds.), Los espacios públicos de la ciudad. Siglos xviii y xix, México, Casa Juan Pablo-Instituto de Cultura de la Ciudad de México, 2002, p. 266-267, p. 268.
12Karine Périssat, op. cit., p. 243. L’auteur compare dans le détail les défilés incaïstes indigènes de 1723, 1725, 1748 et 1760 – bien que, pour cette dernière occasion, ils brillent par leur absence.
13Anonyme (1748), op. cit., p. 2.
14Anonyme (1748), op. cit., p. 2. On est d’accord avec K. Périssat, op. cit., p. 24 et 29, Valenzuela, op. cit., T. Hertzog, op. cit., sur le fait que l’absence physique du souverain et l’éloignement géographique accentuaient les recours symboliques, pour exprimer la loyauté et rénover le lien politique entre la ville et la Monarchie.
16K. Périssat, op. cit., p. 211-221.
17Ramón Mujica, El barroco peruano…, op. cit., t. 1.
18Anonyme (1748), op. cit., p. 5.
21Sur l’impact de tremblement de terre dans la conscience collective et sur sa relation avec les révoltes de ces années, voir Susy Sánchez Rodríguez, « Del gran temblor a la monstruosa conspiración. Dinámica y repercusiones del miedo limeño en el terremoto de 1746 », in Claudia Rosas Lauro, El miedo en el Perú, siglos xvi al xx, Lima, PUCP-Sidea, 2005, p. 103-121. Un autre travail méticuleux sur cette catastrophe se trouve dans l’ouvrage de Pablo Emilio Pérez-Mallaína Bueno, Retrato de una ciudad en crisis. La sociedad limeña ante el movimiento sísmico de 1746, Séville, CSIC-EAEHA-PUCP, 2001. Voir aussi, Charles Walker, Shaky Colonialism. The 1746 Eathquake-Tsunami in Lima, Peru, and Its Long Aftermath, Durham-Londres, Duke University Press, 2008. On utilise la chronique de cet événement écrite par le savant liménien José Eusebio Llano y Zapata. L’auteur de Epítome …, op. cit., écrivit aussi « Observación diaria crítico histórico, meteorológica contiene todo lo acaecido en Lima desde el primero de marzo de 1747 hasta 28 de octubre del mismo, y se da la historia de las Santas Imágenes Patronas de los Temblores, que se veneran en esta Corte, y el número de los que se han sentido en el período de ocho meses. Impreso en Lima, 1748 », in Manuel Odriozola, Terremotos. Colección de las relaciones de los más notables que ha sufrido esta capital y que la han arruinado, Lima, Tipografía de A. Alfaro, 1863, de même que d’autres chroniques compilées dans cette collection. On a aussi consulté les mémoires du vice-roi, op. cit., ainsi que les LCL.
22Cet éloge créoliste de la terre qui l’a vu naître n’entre pas en contradiction, au xviiie siècle, avec la loyauté envers la lointaine Couronne. Karine Périssat, op. cit., p. 211-222.
23Anonyme (1748), p. 126.
24Llano y Zapata, « Observaciones… », op. cit., p. 140.
25Relación y documentos…, op. cit., p. 266. Une chronique anonyme rend compte de la construction de la vice-église pour les funérailles de Philippe V. Elle était « de bois de navire […] qui fut invariablement visité [par le vice-roi] tous les jours, en tant que premier contremaître d’elle [suivi de sa construction] pour ne pas retarder les cérémonies pour le défunt monarque… », Anonyme (1746), « Individual y verdadera relación de la extrema ruina que padeció la Ciudad de los Reyes, Lima, Capital del Reino del Perú, con el horrible temblor… (1746) », in Manuel Odriozola, op. cit., p. 188.
26« Ma demeure se composait d’un incommode baraquement sur la Plaza, fait de toiles et planches… », Relación y documentos…, op. cit., p. 261.
28Tout au long du mois de septembre, les tremblements s’intensifièrent. Il y en eut même un le jour de la proclamation. Llano y Zapata, op. cit., p. 123.
29Anonyme (1748), p. 126, p. 132.
32Anonyme (1746), « Individual y verdadera relación de la extrema ruina… », op. cit., p. 153. La statue de Philippe V avait été mise sur le pont durant le gouvernement du vice-roi marquis de Villagarcía.
33Anonyme (1748), op. cit., p. 148.
36Anonyme (1748), op. cit., p. 156.
37Ibid., p. 156-157. Les tentatives de ce militaire de réduire la rébellion furent un échec, mais il réussit à construire deux fortins pour les contenir. Manso de Velasco envoya par la suite d’autres « hommes efficaces » qui continuèrent, avec plus de succès, la même stratégie sans réussir à étouffer la rébellion pour autant.
39Relación y documentos…, op. cit., p. 400.
40Anonyme (1748), op. cit., p. 164.
41Anonyme (1748), op. cit., p. 165.
44Fray Antonio de la Calancha, « Historia de la Universidad de San Marcos hasta julio de 1647 », in Luis Antonio Eguiguren, Diccionario Histórico cronológico de la Real y Pontificia Universidad de San Marcos y sus colegios : crónicas e investigación, Lima, Torres Aguirre, 1940, p. 4.
45Anonyme (1748), op. cit., p. 186.
47Anonyme (1747), op. cit., p. 198.
48Anonyme (1748), op. cit., p. 201.
49Ibid., p. 203. Les divertissements profanes « ne sont rien d’autre qu’un efficace stimulant aux désordres licencieux, principalement pour les gens populaires et plébéiens qui s’abandonnent à l’excès. »
51Anonyme (1748), op. cit., p. 212-213.
52« Plus par incompréhension que par volonté », ibid., p. 215.
54« Lima, qui adore Ferdinand / Papillon parmi les cendres / l’ardeur de ses délicatesses / améliore la vie du Phénix / Elle ne pleure plus ses disgrâces / mais avec une ferveur confiante/attend la Royale faveur / qui fait du Souverain l’Amour/et désormais chante, heureuse / même l’amour ne peut se libérer de l’amour », ibid., p. 225.
55Anonyme (1748), op. cit., p. 233-234.
56Garcilaso de la Vega Inca, Comentarios Reales de los Incas, Buenos Aires, Espasa Calpe, 1960.
57Les peintures généalogiques des souverains posaient les rois d’Espagne comme successeurs linéaires des dynasties d’empereurs incas ; de même, les « Incas » représentés dans le défilé juraient fidélité au monarque, à l’« Inca des Deux Mondes » (selon l’expression habituelle que l’on trouve dans les récits des fêtes). Pour Juan Carlos Estenssoro, cette opération iconographique et, nous ajoutons, performative, ne cherchait pas à soumettre la dynastie inca à l’espagnole, mais bien plus à souder les deux en effaçant les différences. Voir Juan Carlos Estenssoro, Du paganisme à la sainteté. L’incorporation des Indiens du Pérou au catholicisme. 1532-1750, Paris, EHESS, 1997, p. 663. Ce procédé légitimait certes la domination espagnole sur le monde conquis, mais il justifiait aussi les descendants des rois incas dans leurs recherches de blasons impériaux, en les intégrant à l’intérieur d’une même et seule histoire impériale. Une importante étude sur la valeur politique des portraits des Incas et l’idéologie incaïste se trouve dans Natalia Majluf, « De la rebelión al museo : Genealogías y retratos de los Incas, 1781-1900 », in Thomas Bitting Foster Cummins (ed.), Los Incas, reyes del Perú, Lima, Banco de Crédito del Perú, 2005, p. 253-319.
58K. Périssat, op. cit., p. 252.
59Anonyme (1748), op. cit., p. 238.
61Teresa Gisbert, La fiesta en el tiempo, La Paz, Unión Latina, 2007 ; Teresa Gisbert, El paraíso de los pájaros parlantes : La imagen del otro en la cultura andina, La Paz, Universidad Nuestra Señora de La Paz, 1999. Karine Périssat trouve quant à elle une analogie avec le jardin des Hespérides.
62Scarlett O’Phelan Godoy, « Repensando el movimiento nacional Inca del siglo xviii », Scarlett O’Phelan Godoy (ed.), El Perú en el siglo xviii. La Era Borbónica, Lima, PUCP-IRA, 1999, p. 263-277.
63Selon Luis Millones, ce mystérieux personnage était Tanupa, un dieu issu du panthéon inca. Garcilaso ne mentionne pas ce point dans les commentaires. Luis Millones, « Representando al pasado : desfiles y disfraces en los Andes », in Luis Millones et Onuki Yoshio (eds.), El mundo ceremonial andino, Senri Ethnological Studies, 37, Osaka, The National Museum de Ethnology, 1993, p. 275-288.
64L’incorporation dans le défilé du royaume côtier Chimú au passé impérial est due au fait que les Indiens de Lima étaient en majorité des immigrants issus de la côte nord.
65Anonyme (1748), op. cit., p. 243.
66Anonyme (1748), op. cit., p. 261.
68Relación y documentos…, op. cit., p. 248.
70Relación y documentos…, op. cit., p. 248.
72Scarlett O’Phelan Godoy, « Una rebelión abortada. Lima 1750 : la conspiración de los indios olleros de Huarochirí », Sobre el Perú. Homenaje a José Agustín de la Puente Candamo, Lima, PUCP, 2002, p. 935-967, p. 949 et 951. Une étude sur la composition de l’élite indienne résidant à Lima, sur sa participation dans les fêtes royales dans le but d’accroître son autonomie, opposée aux choix de certains ayant préféré la voie de la conspiration, se trouve dans Gonzalo Carrillo Ureta, « La única voz por donde los yndios pueden hablar : estrategias de la elite indígena de Lima en torno al nombramiento de procuradores y defensores indios (1720-1770) », Histórica,xxx, 1, Lima, 2006, p. 9-63.
73Relación y documentos…, op. cit., p. 250.
74Un grand classique sur l’incaïsme : Alberto Flores Galindo, Buscando un Inca. Identidad y utopía en los Andes, Lima, Horizonte, 1994.
75Anónimo, Lima gozosa. Descripción de las festivas demostraciones con que esta ciudad, Capital de la América Meridional, celebró la real Proclamación en el nombre Augusto del Católico Monarca, Señor Don Carlos III […] a influjo del activo celo de Don José Antonio Manso de Velasco…, Lima, Plazuela de San Cristóbal, 1760, p. 111b.
76Anonyme (1760), op. cit., p. 117.
77José de la Torre Ugarte, « Himno nacional », 1821. Ces vers chantent : « Long, fut le temps du Péruvien opprimé / l’infamante chaîne qu’il traîna / condamné à la cruelle servitude / longtemps il gémit en silence / Mais à peine son cri sacré / Liberté ! Sur ces côtes s’est entendu / l’indolence de l’esclave se secoua / l’échine humiliée se leva. »
78Anonyme (1760), op. cit., p. 130b.
81Anonyme (1760), op. cit., p. 141 : « Don Gerónimo de Boza y Boza, son neveu, dont les ornements de gala avec livrée brillaient moins que l’agilité avec laquelle il dirigeait le cheval, une dextérité supérieure à son âge, qui ne dépassait pas les neuf ans. »
84Rituel des Indiens de la côte nord-est de l’Amérique du Nord et du Canada, dans lequel des groupes s’affrontent en détruisant leurs propres richesses pour montrer leur pouvoir.
85Anonyme (1760), op. cit., p. 179b.
87Gaceta de Lima de 1756 a 1762, op. cit., p. 42.
88Il faut ajouter, plus tard, la perte de La Havane et Manille, voir Leon Campbell, The Military and Society in Colonial Peru, 1750-1800, Filadelfia, 1978, p. 21. Cela est souligné, plus récemment par Anthony McFarlane, « Guerras e independencias en las Américas », in María Teresa Calderón et Clément Thibaut, Las revoluciones en el mundo atlántico, Bogotá, Tauros, 2006, p. 171-188, notamment p. 177.
89Voir José Ragas, « El discreto encanto de la milicia. Ejército y sociedad en el Perú borbónico », in Charles Pardo-Figueroa Thays et Joseph Dager Alva (eds.), El Virrey Amat y su tiempo, Lima, PUCP-IRA, 2004, p. 209-228, en particulier p. 215.
90Gaceta de Lima de 1756 a 1762, op. cit., Ejemplar desde el 10 de octubre hasta el 3 de diciembre de 1762, 8 novembre, p. 14-15.
91Hipólito Unanue, Guía política, eclesiástica y militar del Virreynato del Perú, 1793, Lima, édition en fac-similé, COFIDE, 1985, p. 301-350. Autour de 1776, le Pérou est devenu une des colonies les plus militarisées ; voir à ce sujet Leon Campbell, op. cit., p. 21-22.
92Juan Marchena Fernández, « The social World of the Militiry in Peru and the New Granada. The colonial Oligarchies in conflict. 1750-1810 », in John Fisher et Anthony Macfarley (eds.), Reforme and Insurrection in Bourbon New Granada and Peru, Luisiana State University, Baton Rouge, 1990, p. 54-95.
93José Ragas, « El discreto encanto de la milicia… », op. cit., p. 220.
94Gaceta de Lima, 7, 8, 12 et 16 décembre 1763, p. 34-35.
95Ibid., 20 janvier 1763, p. 37.
96Ibid., 2 juin 1763, p. 83.
97Ibid., 23 juin 1763, p. 83.
98Ibid., 29 septembre 1763, p. 116.
99Ibid., 3 juillet 1763, p. 83.
100Ibid., 20 janvier 1763, p. 62.
102Gaceta de Lima, 1er mai 1763, p. 63.
103Ibid., 3 septembre 1763, p. 101.
104« Reglamento de las milicias del Perú », AGI, A. L. 654. Les ordonnances sont mentionnées par José Francisco Gálvez, « Burócratas y militares en el siglo xviii », in Scarlett O’Phelan (ed.), El Perú en el siglo xviii…, op. cit., p. 243-262, notamment p. 260.
105« Malgré le traité de Paix [le vice-roi] a ordonné que tous les colonels recrutent pour leurs corps militaires respectifs afin de poursuivre les exercices ; que la fabrication de la poudre, ainsi que la fonte des balles de différents calibres ne cessent pas, ni la fabrication de mortiers, ni les travaux de la prison du Callao, pour qu’en temps opportun on puisse non seulement faire une guerre défensive mais aussi une guerre offensive », Gaceta de Lima, 14 mars 1764, p. 146.
106Ibid., 19 septembre 1764, p. 176.
107L’usage du concept de patrie adopte durant les années 1760 une charge spécialement militaire dans la théorie absolutiste qui semble co-exister avec la « patrie créole » qu’inaugure l’œuvre de Salinas de Cordoba, à la fin du xviie siècle.
108Pablo Fernández Albaladejo, « Dinastía y comunidad política : el momento de la patria », in P. F. Albaladejo (ed.), Los Borbones. Dinastía y memoria de Nación en la España del siglo xviii, Madrid, Marcial Pons, 2002, p. 485-532. Cela est aussi remarqué par Margarita Eva Rodríguez García, Criollismo y patria en la Lima ilustrada (1732-1795), Buenos Aires, Ed. Miño y Dávila, 2006, p. 286-287.
109Gabriela Tío Vallejo et Víctor Gayol, « Hacia el altar de la patria. Patriotismo y virtudes en la construcción de la conciencia militar entre las reformas borbónicas y la revolución de la independencia », in Juan de Ortiz Escamilla (ed.), Fuerzas militares en Iberoamérica, siglos xviii y xix, Colegio de México, Colegio de Michoacán, Universidad Veracruzana, 2005, p. 111-137.
110À la fin du xviiie siècle, selon Georges Lomné, « le terme patriote désigne donc celui qui œuvre au bien commun, au sein de “Sociétés d’amis du pays” » ; voir G. Lomné, « Face à l’Averne de la Révolution, le “véritable patriotisme” des Néo-granadins », in Marc Bélissa et Bernard Cottret, Cosmopolitismes, patriotismes. Europe et Amérique, 1773-1802, Rennes, Les Perséides, 2005, p. 163-181, ici p. 164.
111Gabriel Ramón Joffré, « Urbe y orden. Evidencias del reformismo borbónico en el tejido limeño », in Scarlett O’Phelan Godoy (ed.), El Perú en el siglo xviii…, op. cit., p. 295-324, p. 306.
112Le premier quartier s’étendait vers l’ouest de la ville et incluait le théâtre, la sortie vers le Callao (le portail sera construit vers 1797 dans un style néoclassique par le vice-roi Ambrosio de O’Higgins) et le temple des Nazaréennes patronné par Amat. Au cours de ces années, il n’y eut pas de construction dans le deuxième quartier, zone de la place d’Armes. Dans le quatrième, on construisit l’hôpital des Orphelins et le quartier de Sainte Catherine. Ce dernier était éloigné de la zone résidentielle, dans son enceinte la troupe prenait du repos et entreposait ses armements.
113Francisco de Arrese y Layseca, Descripción de la Reales Fiestas que por la Feliz Exaltación del Señor Don Carlos IV al Trono de España, y de las Indias, Celebró la muy noble Ciudad de Lima Capital del Perú, Lima, Imprenta Real de los Niños Expósitos, 1790. Ce récit est à son tour reproduit dans CDIP, t. xix, vol. 2, « La Universidad », « Apéndice V », p. 401-443. On utilise cette édition.
114AHM-LCL, année 1790, 29 janvier, f. 147b.
115Alberto Flores Galindo, La ciudad sumergida. Aristocracia y plebe en Lima, 1760-1830, Lima, Horizonte, 1991, p. 83.
116. Francisco de Arrese y Layseca, op. cit, CDIP, p. 405 et 419.
117Le recteur aussi réussit à gagner une plainte en faveur de l’université pour la possession des estrades sur la Plaza Mayor durant les fêtes royales prévues pour la fin de l’année. AHM-LCL, année 1789, 29 octobre, f. 122b, 4 décembre, f. 129b.
118AHM-LCL, année 1789, 21 juillet, f. 104b.
119Francisco de Arrese y Layseca, op. cit., p. 438.
120D.S.P.D.L.E, Júbilos de Lima, y glorias del Perú : Cómicos aplausos, y reverentes Cultos con que los Gremios de Abastos, celebran la felize [sic] Exaltación de Nuestro Invictísimo Monarca el Sr. Dn. Carlos IV (que Dios prospere) en el trono de rey de las Españas y Emperador de las Indias : los que pone a los pies de tan augusto soberano Don Antonio Enderica, Capitán de Infantería de Milicias Provinciales, y Comisario de estos Gremios, Imprenta Real calle de Concha, Lima, 1789, in CDIP, « El teatro en la Independencia », t. xxv, vol. 1, p. 21-50.
121« Le valeureux clairon de votre voix […] / énumère les douces mélodies de ton décor… », DSPDLE, op. cit., CDIP, op. cit., p. 50.
122Francisco de Arrese y Layseca, op. cit., CDIP, op. cit., p. 439.
123Anonyme, Explicación previa de los carros y máscara, con que la Nación Indica de esta Capital de Lima, y sus Pueblos comarcanos, celebra la feliz Exaltación al Trono de Nuestro Augusto Monarca el señor Don Charles IV (que Dios guarde). Bajo del Gobierno del Señor Subdelegado del Partido de Santiago de Cercado, y su Jurisdicción Don Manuel María del Valle, y Postigo, Agente Asesor de este Superior. Siendo comisarios Don Bartolomé de Mesa, Don Ramón Landaburu, y Don Ilario Gomez, Comerciantes de esta Ciudad, Lima, Imprenta de Niños Expósitos, 1790, p. 23, reproduction en fac-similé dans CDIP, Universidad, « Apéndice », p. 452-474.
124Anonyme, Explicación previa…, op. cit. (version augmentée et corrigée), p. 23.
125Mesa avait également payé la publication d’un poème funèbre pour Charles III, qui l’avait commandé aussi à Terralla y Landa. Pour sa part, Monique Alaperrine Bouyer a en revanche trouvé des lettres que Mesa envoya au roi, lui demandant d’accepter son cousin Don Santiago Felipe Camilo Tupac Yupanqui dans le collège créé en 1792, à Grenade, pour les nobles américains. Monique Alaperrine-Bouyer, « Del Colegio de caciques al Colegio de Granada : la educación problemática de un noble descendiente de los Incas », Bulletin de l’Institut d’Études Andines, 30, 3, 2001, p. 501-525. Pour sa part, María Soledad Barbón a trouvé dans l’Archive des Indes (AGI) plusieurs probanzas (accréditations des mérites) envoyées par ce personnage au roi, afin de confirmer sa fidélité. Un mois après les fêtes, Mesa adressa une pétition aux autorités coloniales afin qu’elles informent Charles IV de sa coûteuse expression de loyauté. Mesa fit envoyer à Cadix, en 1793, deux tableaux représentant l’événement, peints à sa demande. Soledad Barbón, « “El Júbilo de la Nación Indica” : Indigenous Celebrations in Lima in Honor of Charles IV (1790) », Jahrbuch für Gestchichte Lateinamerikas, no 43, Köln-Weimar-Wien, Böhlau Verlag, 2006, p. 147-163, p. 158 et p. 160-161.
126Anonyme, Explicación previa…, op. cit., f. 4-5.
128Gaceta de Lima de 1793 a junio de 1794, édition en fac-similé par José Durand, op. cit., p. 348. Les manœuvres s’annoncèrent le 10 août, le récit s’imprima le 10 et le 13 septembre.
130John Fisher, El Perú borbónico…, op. cit., p. 30.
131Claudia Rosas, Del trono a la guillotina, el impacto de la revolución francesa en el Perú (1789-1808), Lima, IFEA-Embajada de Francia-PUCP, 2006, p. 210.
132Joseph Manuel Bermúdez, Oración fúnebre del excelentísimo señor Conde de la Unión que en las exequias celebradas por el ilustre Cabildo y regimiento de esta muy noble y leal Ciudad de los Reyes dijo en la Santa Iglesia Catedral el día 27 de nov. De 1795 el D. D. Joseph Manuel Bermúdez, cura propio de la Ciudad de Huánuco, vicario Juez Eclesiástico de su Partido, Lima, Imprenta Real de los Huérfanos, 1795, p. 13.