1Voir Certeau, Julia, Revel, 1993.
2Goulemot, 1980 ; Lebrun, 2001, « La culture populaire en France au xviie siècle… ».
3Cette démarche s’inspire de la réflexion sur l’histoire de la certitude empirique, voir Cerutti, Pomata (dir.), 2001.
4Milliot, 2006b ; l’intérêt récent pour les mémoires de police de la seconde moitié du xviiie siècle se situe dans une perspective comparable, voir Denys, Marin, Milliot (dir.), 2009 ; Milliot (dir.), 2006a.
6Lüdtke (dir.), 1991, « Einleitung ». Pour la police parisienne, Sälter, 2004.
7Fitzpatrik, Gellatelly, 1996, p. 747.
8Ibid., p. 755 (sur les régimes totalitaires) ; Lüdtke, Fürmetz, 1998.
9Piasenza, 1990a, chap. iii. Pour la surveillance des littérateurs et écrivains, voir Gersmann, 1997.
10Le propos qui suit repose sur les écrits qui dénoncent ou signalent une personne exerçant la magie, non pas sur les interrogatoires.
11AB 10557, Mémoire à l’encontre des Gabart de Mainville, s.d. [1705], f° 99r.
12AB 10566, Plaintes contre Françoise Pigeon, femme Guillaume, recueillies par l’exempt Pelletier, s.d. [1706], non folioté.
13AB 10586, 1710, Affaire Lebon et Latteignant.
14AB 10965, Placet adressé par l’épouse de Denis Duchemoy au lieutenant général, s.d. [1728], f° 71v.
15AB 10965, Placet de Jeanne de Veldenz au cardinal de Fleury, s.d. [1727], f° 13v ; elle est accusée par le le prince de Conti qui tient à s’assurer l’héritage du prieur de Vendôme ; celui-ci avait hébergé Jeanne de Veldenz, qui se consacre à l’alchimie.
16Voir Briggs, 1997 (1re éd. 1996) ; Rowlands, 2001.
17AB 12155, Placet à l’encontre de Jean-Baptiste Dubuisson, s.d. [31 juillet 1762], f° 100.
18AB 10566, Dépositions à l’encontre de Françoise Pigeon, femme Guillaume, recueillies par l’exempt Pelletier, s.d. [1706], non folioté.
19AB 11855, Avis donné par Anne Jeanne Capet, femme Preault, s.d. [1754], f° 207.
20AB 10566, Dépositions à l’encontre de Françoise Pigeon, femme Guillaume, recueillies par l’exempt Pelletier, s.d. [1706], non folioté.
21Dictionnaire de l’Académie françoise, op. cit., 1694 ; ainsi que Claude-Joseph de Ferrière, Dictionnaire de droit et de pratique, op. cit., t. II, p. 571 sq. ; surtout Pomata, 1994, chap. ii.
22Moléro, 2003, compte le « préjudice subi », formule non précisée, parmi les motifs premiers de la dénonciation.
23AB 10880, Placet de Catherine Joly, s.d. [fin déc. 1724], f° 10r ; voir aussi Loriga, 1983.
24Voir aussi AB 10607, Mémoire de la femme Gagon, sans date [juillet 1713], f° 126-127, Rapport de l’inspecteur Simonnet, 12 juillet 1713, f° 128-129 ; AB 11176, 1732, l’inspecteur Guillotte fait travailler deux hommes qui observent leurs anciens camarades, f° 79-81.
25BNF Clair. 983, Lettre de d’Argenson au roi, 9 octobre 1702, p. 1, jointe à son Mémoire qui contient en détail les noms et les intrigues des faux devins, des prétendus sorciers…, BNF Clair. 983, p. 1-3, éd. par Mandrou, 1979, p. 282.
26AB 10545, 1er interrogatoire de l’abbé Pinel (d’Argenson), 12 août 1703, non folioté.
27Engels, 2000, p. 68 sq.
28AB 10555, Mémoire signé Valbin adressé à d’Argenson, 21 janvier 1704, f° 14r.
29AB 10812, Mémoire de dénonciation contre Colas, s.d. [1724], f° 264r.
30AB 10557, Mémoire de dénonciation contre Brigitte et Gilles Pierre Gabart de Mainville, s.d. [1705], f° 98r. Outre le cas mentionné, AB 11342, Mémoire par Languet, curé de Saint-Sulpice, contre la veuve Desvarenne, 30 août 1736, f° 106 et f° 108.
31Certeau, 1975, « La formalité des pratiques… », p. 161. Voir infra, chapitre 3.
32AB 10526, Rapport de l’exempt Aulmont le Jeune à d’Argenson, 2 mars 1701, f° 384r.
33AB 10555, Plainte du voisinage, sans date [fin mars 1704], f° 16.
34AB 10555, Procès-verbal d’arrestation, 8 avril 1704, f° 16r.
35Mandrou, 1968, p. 96-99. D’autres études ont souligné l’importance des communautés locales et des structures familiales dans la persécution : Briggs, 1997 (1re éd. 1996), p. 273, 338, 355-367 ; Davies, 1999 ; Walz, 1993.
36AB 10965, Rapport du commissaire Regnard l’aîné au lieutenant général Hérault, 8 août 1727, f° 65-66, duquel il apparaît que le commissaire se fonde sur des plaintes reçues dans le quartier Saint-Jacques.
37Apposer les scellées, dresser les procès-verbaux de perquisition et d’arrestation, conduire l’interrogatoire.
38Boltanski, avec Darré, Schiltz, 1984.
39AB 10528, Rapport de l’exempt Aulmont le Jeune au sujet de Bardy de Villeclerc, 2 mars 1701, f° 339r.
40La collaboration entre inspecteurs et commissaires devient plus courante à partir des années 1740, voir Piasenza, 1990a, p. 339.
41AB 12089, Rapport de Loret au lieutenant général Berrier, 23 août 1760, f° 96r.
42Piasenza, 1990b, p. 1199 sq.
43BNF Clair. 983, Lettre de d’Argenson au roi, op. cit., p. 1.
44AB 10812, Apostille de d’Ombreval adressée à l’exempt Haymier au sujet des méfaits supposés de Colas et de Debrois, 2 juin 1724, f° 264v.
45AB 10590, Avis d’un certain Lacousture contre Marie Madeleine du Colombier, veuve Gaillard, adressé à Pommereuil, 24 novembre 1708, non folioté.
46AB 10530, Rapport de l’exempt Loir, 16 juin 1703, f° 85v.
47AB 10607, Préparation à l’interrogatoire de la veuve Mignan, 1713, f° 169 ; sur la carrière de l’inspecteur Millet, accusé à partir de 1716 dans le procès contre les inspecteurs, voir Sälter, 2004, p. 188 sq.
48AB 10526, Rapport d’Aulmont le Jeune à d’Argenson, 18 mars 1701, f° 182r.
49AB 10812, Rapport de Haymier à d’Ombreval sur l’ancien aumônier de Sainte-Marine, Darbeau, s.d. [1724], f° 265r-v ; Jacques Vigoureux sera lui aussi observé pendant plus d’un an, AB 10861, Rapport d’un observateur, s.d. [1724], f° 119r ; AB 10915, Rapport d’un observateur à Hérault sur Françoise Collie, 13 décembre 1725, f° 56r.
50AB 10880, Rapport d’un observateur à l’inspecteur Delajannière, 2 janvier 1725, f° 15r.
52AB 10861, Rapport d’un observateur, s.d. [1724], f° 119v.
53BNF Clair. 983, Lettre de d’Argenson au roi, op. cit., p. 3.
54Respectivement AB 5133, Journal de Junca, entrées à la Bastille, f° 98 et f° 101v, AB 5134, Journal de Junca, sorties de la Bastille, f° 90, aussi AB 10620, 1704, Affaire Vinache ; Marie Clement : AB 10761 et AB 10804, 1723-1726.
55AB 5134, Journal de Junca, sorties de la Bastille, f° 93.
56Voir AB 10607, le questionnaire « pour interroger la nommée gagon Poncet et dite Legrand » (s.d. [1713], f° 131) porte le renvoi explicite à deux interrogatoires précédemment réalisés dans la même affaire.
57AB 10548, Rapport de Junca, gouverneur de la Bastille, s.d. [23 avril 1704 ?], f° 80.
58AB 10545 et 10542, Interrogatoires de Mathurin Picault (d’Argenson), 24 et 27 juillet, 2 août et 25 octobre 1703, non folioté.
59Delumeau, 1990 ; Bennassar, 1987 ; voir surtout Foucault, 1976 ; Id., 1999, « Cours du 19 février 1975 », p. 155-186.
60Pour la police des mœurs, voir Benabou, 1987, p. 133 sq. ; Taeger, 1999.
61AB 11398, Interrogatoire d’Émilien Saunois (Dalby), 29 mars 1738, f° 36v.
62AB 11398, Rapport de Dalby à Hérault au sujet de Maguere et Saunois, 4 avril 1738, f° 33r-v.
64AB 10880, Rapport d’un observateur sur Dudart dit La Motte, 2 janvier 1725, f° 16.
65AB 10548, 2e interrogatoire d’Étienne Vinache (d’Argenson), 10 mars 1704, f° 16v.
66Vigarello, 1999 (1re éd. 1993), p. 114.
68Voir Rabier (dir.), 2007 ; Moisan, 2008.
69Foucault, 1994, « Les déviations religieuses et le savoir médical » (1968), p. 624-635.
70Witkowski, 2001, p. 60-61.
71Foucault, 1994, « Les déviations religieuses et le savoir médical » (1968), p. 631 ; Certeau, 1977, p. 13-39.
72Voir Clément, 2000-2001. Dans le contexte de la généralisation de la lecture, fin du xixe siècle, voir Fabre, 1993a, p. 240.
73Claude-Joseph Geoffroy (1685-1752) : trois fois garde des apothicaires de Paris en 1718, 1719, 1720, puis inspecteur de pharmacie à l’Hôtel-Dieu, élu échevin de Paris en 1731, il entre à l’Académie des sciences en 1711, en botanique, puis en chimie. Son père, Matthieu-Claude Geoffroy (1644-1708), s’est illustré par des recherches remarquées au service de la noblesse de cour, et il est intervenu dans l’affaire des poisons. Son frère et son fils se sont également consacrés à la médecine et à la pharmacie. Voir M. Prevost, J.-Ch. Roman d’Amat, H. Tribout de Morembert (dir.), Dictionnaire de biographie française, t. XV, Paris, Letouzey et Ané, 1982, col. 1132-1133. Son frère, Étienne-François Geoffroy (1672-1731), compte parmi les chimistes de grande notoriété, auteur de textes critiques à l’égard de l’alchimie qui s’avèrent des reprises d’alchimistes du xviie siècle, voir Kahn, 1997, p. 44 ; Étienne-François Geoffroy, « Des supercheries concernant la Pierre philosophale », in Histoire de l’Académie Royale des Sciences, avec les Mémoires de Mathématique & de Physique, 1722, t. 1, Paris, Hôtel de Thou, rue des Poitevins, 1723, p. 372-388.
74AB 10590, Rapport d’Antoine Le Noir, 29 avril 1709, non folioté.
76AB 10600, Préparation à l’interrogatoire de Marie Guillotin, veuve Valentin, s.d. [début mars 1712], f° 281r.
77AB 10804, Procès-verbal de perquisition par le commissaire Divot, signé par Geoffroy, 4 août 1723, f° 147-148.
79AB 10804, Note de police sur le baron de Serlach, s.d. [1723], f° 193r.
80AB 10548, 2e interrogatoire de Georg Conrad Schuster (d’Argenson), 16 mars 1704, f° 388.
81Édit pour la punition des empoisonneurs devins et autres…, op. cit., art. VII : « de l’arsenit, du regale, de l’orpiment et du sublimé ».
82Ibid. : « Medecins, Apotiquaires, Chirurgiens, Orfévres, Teinturiers, Maréchaux, & autres personnes publiques, qui par leur professions sont obligez d’en employer ».
83Ibid., art. IX : « sous pretexte de remedes chymiques, experiences, secrets particuliers, recherche de la pierre philosophale, conversion, multiplication ou rafinement des metaux, confection de cristaux ou pierres de couleur, & d’autres semblables prétextes » ; l’autorisation peut être délivrée par différentes instances dont certaines communautés de métier.
84AB 10548, 1er interrogatoire d’Étienne Vinache (d’Argenson), 23 février 1704, f° 40r.
86Ramsey, 1982 ; Brockliss, Jones, 1997, chap. x ; Gentilcore, 2006.
87Sur 133 personnes : 6 ecclésiastiques, 16 hommes de condition, 9 femmes de condition, 52 hommes et 57 femmes roturiers.
88AB 10590, 1709, Marie Madeleine du Colombier, veuve Gaillard, non folioté.
89Ibid., Lettre d’un patient nommé Gramond, 5 septembre 1703, non folioté.
90Voir Farge, 1992b, p. 50-60.
91AB 10586, Note de police, 1710, f° 87r.
92AB 10586, Déclaration de la veuve Rigault, suivie du rapport de Simonnet, 26 mars 1710, f° 91-92.
93Comparée à la transmutation des métaux, la distillation d’essences et d’esprits est généralement considérée comme de moindre importance, notamment dans un contexte d’utilité pour l’État ; voir par exemple AB 10548, 1er interrogatoire d’Étienne Vinache (d’Argenson), 23 février 1704, f° 39-42.
94AB 10620, Mémoire de Depouret au sujet de Diesback, destiné au chancelier Pontchartrain, 5 avril 1715, f° 33-36 ; il est identique aux mémoires du 23 mars 1715 adressés à d’Argenson, f° 37-40, et à Torcy, f° 41-44 ; ici f° 33r.
95Voir Licoppe, 1996, chap. iii, p. 88-126, qui montre qu’à partir du premier tiers du xviiie siècle, l’expérience scientifique, cherchant l’approbation des autorités royales, est avant tout interrogée sur l’utilité de son résultat.
96AB 10620, respectivement f° 30 et f° 47 (note de Pontchartrain).
97AB 10620, Mémoire adressé à Pontchartrain, 4 avril 1715, f° 33v.
98Bély, 1990, p. 64, sur le fait que le refus de la part d’un accusé de donner son identité était suspect en soi.
99AB 10620, Mémoire adressé à Pontchartrain, 4 avril 1715, f° 34v.
100AB 10620, Extrait de la lettre de Pontchartrain à d’Argenson, 27 avril 1715, f° 45r.
101AB 10620, Mémoire adressé à Pontchartrain, 4 avril 1715, f° 35v.
102AB 10620, Mémoire du sieur Guiller, probablement adressé à Pontchartrain, 2 mai 1715, f° 55r.
103AB 10620, Extrait de la lettre de Pontchartrain à d’Argenson, 2 mai 1715, f° 54r.
104Voir annexe 3 ; AB 10620, 1er interrogatoire de Diesback (d’Argenson), 2 mai 1715, f° 64 ; sur le « Cosmopolite », Newman, 1990.
105AB 10620, Déclaration du sieur de Rodes au sujet de Diesback, 6 mai 1715, f° 73r.
106AB 10620, Lettre de Pontchartrain à d’Argenson, 8 mai 1715, f° 78.
107AB 10620, Rapport de Le Noir, 23 mai 1715, f° 112-117.
108AB 10620, Lettre de Pontchartrain, 18 mai 1715, f° 119 ; réponse par le sieur Aubert de Gênes, 30 juin 1715, arrivée à Paris le 9 juillet, f° 122-123.
109AB 10620, Lettre de Bernaville, s.d. [1715], f° 79r.
110AB 10620, 3e interrogatoire de Diesback (d’Argenson), 21 mai 1715, f° 103r. Il la décrit comme suit : « elle Se trouve dans les Mines De Hongrie, qu’elle Est de Couleur grise, que Sa Substance Est de Souffre et de Mercure, qu’estant Jointe avec le Sinabre Mineralle Elle divise les Souffres Metaliq. – Rappelle les Souffres Volatilles Et fixe les Meteaux. »
111Sur l’évolution terminologique et la séparation de l’alchimie de la chimie, voir Newman, Principe, 1998.
113Bernard Le Bovier de Fontenelle, « Sur les supercheries de la pierre philosophale », in Histoire de l’Académie Royale des Sciences…, op. cit., p. 68-72, p. 69 ; voir aussi Kahn, 1997, p. 43.
114Étienne-François Geoffroy, « Des supercheries concernant la Pierre philosophale », op. cit. ; il s’agit du frère de l’apothicaire consulté par la police.
115Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers…, t. I, 1751, art. « Alchimie », par Malouin.
116Ibid, t. XII, 1765, art. « Hermétique (Philosophie) », par Venel.
117Meillassoux-Le Cerf, 1989, sur l’alchimie ; sur la « science publique », Bensaude-Vincent, Blondel (dir.), 2008 ; Stewart, 1992. Pour le xviie siècle, Kahn, 1997, p. 42, cite Stahl, Boerhaave ou Rouelle ; Verlet, 1991.
119Diesback fait probablement allusion à Ferdinand III de Médicis (1663-1713), fils du grandduc de Toscane Côme III (1642-1723), et frère du grand-duc Jean (1671-1737). Le grandpère de Ferdinand, le grand-duc Ferdinand II (1610-1670), avait fondé en 1657 l’Accademia del Cimento.
120AB 10620, 3e interrogatoire de Diesback (d’Argenson), 21 mai 1715, f° 103v, au sujet d’un lingot d’argent augmenté : « p.r faire cette augmentation Jl a fait Chauffer Un Creuset dans Lequel Jl a mis trois partyes de Mercure Crû, et Une Partye de Chaux dargent Rjncrudé, Et que le tout S’estant Congellé par le moien du feu, et d’une poudre qu’il luy a esté donné par Un allemand Chimistes, qu’il Ne Connoist point Et dont jl ne Scay le Nom, Jl a fournie le dit lingot. »
121L’une des difficultés de la littérature chimique antérieure au milieu du xviiie siècle réside notamment dans la multiplicité des termes, voir Bensaude-Vincent, Stengers, 1993, p. 63 sq.
122AB 10548, Rapport de Le Noir sur Georg Conrad Schuster, 20 mars 1704, f° 395r, qui, après analyse, considère « que cette pretendüe poudre de projection, estoit Chimerique » ; la poudre de projection étant une forme de cette matière réunissant les principes opposés du soufre et du mercure, elle permet d’augmenter la qualité des métaux.
123Daston, 1991b, p. 348.
124Licoppe, 1996, p. 116 sq.
125Guy-Crescent Fagon (1638-1718), d’abord professeur de botanique au Jardin du roi dont il devient surintendant en 1699, année de son entrée à l’Académie des sciences, premier médecin du roi depuis 1693.
126M. Prevost, J.-Ch. Roman d’Amat (dir.), Dictionnaire de biographie française, t. VI, Paris, Letouzey et Ané, 1954, col. 1260-1261.
127François Ravaisson (éd.), Archives de la Bastille…, op. cit., t. X, p. 79.
128Arrêté en 1702 ; voir AB 10548, Dossier Schuster, et François Ravaisson (éd.), Archives de la Bastille…, t. X, p. 381. Voir aussi Krampl, 2006.
129AB 10598 et 12717, 1711 ; Louis Rouvroy duc de Saint-Simon, Mémoires, t. XX, Paris, 1908, p. 233 et appendice VIII ; voir également Wilkins, 1975, p. 174.
130François Ravaisson (éd.), Archives de la Bastille…, t. XIX, p. 424-426.
131Notamment dans l’affaire de Marie Marescot, veuve de la Ferté, en 1704, voir AB 10555 ainsi que François Ravaisson (éd.), Archives de la Bastille…, t. XI, p. 155.
132AB 10620, 4e interrogatoire de Diesback (d’Argenson), 18 juillet 1715, f° 127v.
133AB 10620, Extrait de la lettre de Pontchartrain à d’Argenson, 23 juillet 1715, f° 124r.
135AB 10620, Lettre de Boudin à Pontchartrain, 15 juillet 1715, f° 125v.
136Pour un développement détaillée des sanctions, voir Krampl, 2004, chap. iii, et Sälter, 2000. Concernant le débat sur la prison pénale, Foucault, 1975 ; Perrot (dir.), 1980. Spierenburg, 1991, insiste sur la coexistence du supplice et des institutions d’internement qui gagnent en importance au xviiie siècle.