2Voir Lebrigre, 1989 ; Farge, 1992b, p. 210 sq. Voir aussi Ramsey, 1988, p. 231-232 ; Goulemot, 1980, p. 1240 sq.
3Édit pour la punition des empoisonneurs devins et autres…, op. cit.
5Dictionnaire universel françois et latin, vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux, Paris, Florentin Delaulne et al., 1721.
6Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers, par une société de gens de lettres, Neufchastel, Samuel Faulche, 1765, t. IX, Polier de Bottens, art. « Magie », p. 852-854, et t. XV, Chevalier de Jaucourt, art. « Sorciers et sorcières », p. 372 ; la possession de Loudun est sans doute l’affaire la plus fréquemment citée par les traités de lois et les collections de procès au xviiie siècle : voir par exemple [François Gayot de Pitaval], Causes célèbres et intéressantes, avec les Jugemens qui les ont décidées, Paris, Theodore Legras, t. II, 1734, p. 350-560 ; Grandier y figure en tant que « condamné comme Magicien » ; un siècle plus tard, cette affaire ouvre, sous une forme modifiée, l’ouvrage de Louis Figuier, Histoire du merveilleux dans les temps modernes, Paris, Hachette, 1873-1881, t. I, p. 83-264.
7Dictionnaire de Trévoux, op. cit., t. IV, art. « Sorcier », col. 1812.
8Ibid., t. III, art. « Magie », col. 34-35.
9Voir Schade, 1993 (1re éd. 1987), p. 202.
10Voir Wirth, 1983, p. 56 : « On prétend pouvoir nier la pensée de l’autre avec une condescendance ou un cynisme également naïfs, en renvoyant à de prétendues croyances la résistance qu’elle oppose. »
11Dompnier, 1998b, p. 20.
12Cabantous, 2002, p. 63.
13Jean-Baptiste Thiers, Traité des superstitions selon l’Ecriture sainte, les decrets des Conciles et les sentiments des Saints Peres, et des Theologiens, Paris, Antoine Dezallier, 1679 ; 5 éditions jusqu’à 1777, voir Goulemot, 1984.
14Dompnier, 1998b, p. 22-28.
15Jean-Baptiste Thiers, Traité des superstitions…, op. cit., « Préface », p. 1-2.
16Parmi les plus cités au xviiie siècle : Jacques D’Autun, L’incrédulité sçavante et la credulité ignorante au sujet des Magiciens et des sorciers…, Lyon, Jean Merlin, 1671 ; [P. Pierre Le Brun], Histoire critique des pratiques superstitieuses, Rouen-Paris, Jean de Nully, 1702 ; ce dernier porte le débat explicitement sur le terrain des savoirs, cherchant une voie entre une trop grande crédulité et la négation entière des manifestations surnaturelles.
17Dont A. Boissier, Recueil de lettres au sujet des maléfices et du Sortilege, Paris, Brunet fils, 1731 ; [Antoine-Louis Daugis], Traité sur la magie, le sortilege, les possessions, les obsessions et malefices, Où l’on démontre la vérité & la réalité etc., Paris, Pierre Prault, 1732.
18Voir Perol, 1998 ; Muyart de Vouglans, Les Loix criminelles de France dans leur ordre naturel, Paris, Merigot, Crapart et Benoît Morin, 1780, liv. III, tit. I, Des Crimes contre la Religion, ou Crimes de Lese-Majesté Divine, § III, De la Magie & Sortilege, art. VI : Observation générale de l’Auteur à ce sujet : « Au lieu que dans un siecle comme le nôtre, où l’on se fait gloire de ne rien croire, & de révoquer en doute les vérités de la Religion les plus constantes, la continuité & la fréquence de ces prestiges ne permettent plus de douter de l’existence des Démons à ceux qui oseroient la nier, tendroit nécessairement à renverser un empire que cet Ennemi du genre humain a tant d’intérêt d’étendre & de conserver. »
19Daston, Park, 1998, p. 337-338.
20Wilkins, 1973, p. 359, qui donne une liste de catalogues de librairies, p. 360-361.
21Daniel Jousse, Traité de la justice criminelle de France, Paris, Debure père, 1771, t. III, part. IV, titre XXX, « Magie, Sortilege, Divination », p. 752-767.
22AN, Série X, Inventaire 450, arrêt du 23 janvier 1740 ; la sentence stipulait l’amende honorable et le bûcher.
24Encyclopédie, op. cit., t. IX, Polier de Bottens, art. « Magie ».
25Mais aussi à Diderot, à Polier de Bottens, pasteur à Lausanne proche de Voltaire, à l’abbé Mallet, au médecin Ménuret ou à d’Holbach.
26Lebrun, 2001, « La culture populaire en France au xviie siècle à travers le “Dictionnaire” de Furetière » (1985), p. 200-211.
27Perol, 1998, p. 71 ; par « fanatisme », il faut entendre celui des convulsionnaires de Saint-Médard.
28Encyclopédie, op. cit., t. IX, Polier de Bottens, art. « Magie ». Les jésuites de Trévoux emploient d’ailleurs une formule semblable, en référence à Bayle, voir Perol, 1998, p. 69. Voir Wilkins, 1972, p. 1762.
30Dictionnaire de l’Académie françoise, op. cit., an V [1798], t. II, art. « Magie », p. 49.
31Ibid., art. « Sorcier », p. 548.
32Ibid., art. « Superstition, surperstitieux », p. 613.
33Goulemot, 1980, p. 1244.
34Voir Volpilhac-Auger, 1998, p. 98-101.
35Dictionnaire de l’Académie françoise, op. cit., an V [1798], t. II, art. « Sorcellerie », p. 548.
36Abbé [Laurent] Bordelon, L’Histoire des imaginations extravagantes de Monsieur Oufle…, Paris, Librairie rue Saint-Jacques, 1754 (1re éd. 1710) ; [abbé Pierre Quesnel], Almanach du diable contenant des prédictions très-curieuses et absolument infaillibles, pour l’Année 1737, Aux Enfers, s.d. [1737] ; voir aussi Muchembled, 2000, p. 226 sq. ; Wilkins, 1975, p. 122 sq.
37Voir par exemple l’abbé Jean-Baptiste Fiard, La France trompée par les magiciens et démonolâtres du xviiie siècle, fait démontré par des faits, Paris, Grégoire, 1803.
38À l’article « Sortilege », on peut lire : « Le sortilege est compris dans ce que l’on appelle en général magie [...] Il n’appartient qu’aux Théologiens de traiter une matière si délicate », Encyclopédie, op. cit., t. XV, p. 382.
39Ainsi le phénomène des loups-garous est-il discuté dans une perspective médicale mais également dans le contexte, plus incertain, de l’histoire des superstitions, voir Goulemot, 1980, p. 1246.
40Voir aussi Perol, 1998, p. 87.
41Louis-Sébastien Mercier, Tableau de Paris, t. II, chap. cxci, « Amour du merveilleux », Amsterdam, 1783, Paris, Mercure de France, 1994, t. I, p. 475.
42Dictionnaire historique de la langue française, op. cit., t. III, art. « Secret », p. 3434.
43Dictionnaire de Trévoux, op. cit., t. IV, art. « Secret », col. 1424.
44Dictionnaire de l’Académie françoise, Paris, veuve de Jean Baptiste Coignard, 1694, art. « Secret ».
45Antoine Furetière, Dictionnaire universel, La Haye-Rotterdam, Arnout et Renier Leers, 1690, t. III,, art. « Secret » ; voir, entre autres, Gestrich, 1994.
46Antoine Furetière, Dictionnaire universel, op. cit., t. III, art. « Secret ».
47Dictionnaire de Trévoux, op. cit., t. IV, art. « Secret », col. 1424.
48Encyclopédie, op. cit., t. XIV, Chevalier de Jaucourt, art. « Secret », p. 862.
50Antoine Furetière, Dictionnaire universel, op. cit., t. III, art. « Secret » ; voir Eamon, 1994.
51Daston, Park, 1998, p. 314-316.
52Licoppe, 1991, p. 116 sq., souligne que, dans la pratique des « philosophes naturels » en France, la référence à l’autorité royale semblait indispensable, contrairement à ce qui se produisait à la même époque en Angleterre.
53Jacques-Chaquin, 1998 ; Harrison, 2001.
54Antoine Furetière, Dictionnaire universel, op. cit., t. III, art. « Secret » ; Dictionnaire de Trévoux, op. cit., t. IV, art. « Secret », col. 1425.
55Andries, 1998, p. 367 sq., met en doute l’efficacité de l’aspect pratique au vu de la mauvaise qualité typographique, des erreurs d’interprétation dans les versions raccourcies et fragmentées des compilations que représente la littérature de colportage, et qui les rendent souvent peu compréhensibles.
56Parmi les plus connus, le Secretum secretorum, attribué à Aristote mais en fait repris d’un texte arabe du ixe siècle, lui-même traduit du grec ; Les admirables secrets d’Albert le Grand, qui remonte au xve siècle, augmenté par la suite ; La magie naturelle de Porta, l’un des textes phares de la Renaissance ; Voir Andries, 1994, contrairement à ce qu’avait pensé Mandrou, 1964.
57Secrets merveilleux de la Magie Naturelle & Cabalistique du Petit Albert, Traduit exactement sur l’Original Latin, intitulé ALBERTI PARVI LUCII, Libellus de mirabilibus Naturæ Arcanis. Enrichi des Figures misterieuses, & la maniere de les faire, Lyon, Beringos Fratres, Enseigne d’Agrippa, 1729 [1re éd. 1706], p. 169. À côté de la magie naturelle, ce livre contient même des éléments de magie diabolique, raison pour laquelle il a été plusieurs fois condamné par la police de la librairie ; voir Andries, 1994, p. 188.
58Dictionnaire critique de la langue française, par M. l’abbé Féraud, Marseille, Jean Mossu père et fils, 1787-1788, t. III, art. « Secret », p. 539 ; Eamon, 1994 ; Dictionnaire historique de la langue française, op. cit., t. III, art. « Secret », p. 3434.
59Antoine Furetière, Dictionnaire universel, op. cit., t. III, art. « Secret ».
61Antoine Furetière, Dictionnaire universel, op. cit., t. III, art. « Secret », repris mot à mot par le Dictionnaire de Trévoux, op. cit., t. IV, art. « Secret », col. 1425.
62Encyclopédie, op. cit., t. XIV, Chevalier de Jaucourt, art. « Secret », p. 862.
64J’établis ici une analogie avec les développements de Wirth, 1983, p. 34, au sujet des transformations subies par le concept de fides à la fin du Moyen Âge.
65Voir Burghartz, 1988 ; Clark, 1991, argument repris dans Id., 1997, chap. iii : l’accent mis sur la contrainte intellectuelle de la polarité est cependant discutable ; pour une argumentation plus nuancée, voir Waardt, 2002 ; la thèse d’une opposition binaire, dans la pensée démonologique, entre la femme, sorcière potentielle, et l’homme, sorcier impossible, a également été critiquée par Schulte, 2001, p. 165-170, Apps, Gow, 2003, p. 95-117, et Rowlands, 2001. Pour l’appropriation de la figure d’une « femme puissante », par certains courants féministes au xxe siècle, voir Bovenschen, 1977, et l’exemple français de la revue Sorcières (1976-1981), fondée par Xavière Gauthier. Pour une critique de cette position, Bender-Wittmann, 2002, p. 23-24.
66Behringer, 2004 ; Dillinger, 2007 ; Gijswijt-Hofstra, 1999, p. 180-181 ; pour un aperçu synthétique, Krampl, 2007 ; Rowlands (dir.), 2009 ; Apps, Gow, 2003 ; voir le tableau comparatif des pays européens dans Schulte, 2001, p. 86.
67Dans le ressort du Parlement de Paris (1565 et 1640), les hommes, avec 52 % des prévenus, prennent une place presque aussi importante qu’un siècle plus tard les faux sorciers masculins de la police de Paris ; voir Soman, 1985, p. 183. Entre 1699 et 1782, date de la dernière affaire de sorcellerie devant la Haute Cour, le Parlement de Paris juge trente-huit affaires, soit cinquante-deux hommes et quinze femmes (77,6 % contre 22,4 %) ; dans les arrêts rendus sur les affaires jugées au Châtelet se dessine la même tendance : dans six affaires sont jugés cinq femmes (29,4 %) et douze hommes (70,6 %) ; AN, Série X, Inventaire 450, hormis les accusations de blasphème et de sacrilège.
68Parmi les quatre cent huit personnes arrêtées, recherchées ou repérées par la police entre 1692 et 1783, environ 41 % sont des femmes et 59 % des hommes, soit 167 femmes et 241 hommes ; quinze ont été arrêtées plusieurs fois, il s’agit donc de 392 individus, dont 157 femmes (40,1 %) et 235 hommes (59,9 %).
69En Normandie, entre 1564 et 1660, le nombre des sorciers excède également celui de leurs consœurs : Monter, 1997, indique que près de trois quarts des appelants pour accusation de sortilège devant le Parlement de Rouen étaient des hommes. Pour l’Europe, voir Ankarloo, Henningsen (dir.), 1990 ; Briggs, 1997, p. 257-271 ; Gijswijt-hofstra, 1999, p. 180 ; Labouvie, 1990 ; Lambrecht, 2002 ; Schulte, 2001 ; Sallmann, 1991, p. 462 ; Castan, 1991b, p. 470 ; Farge, 1991.
70Nous disposons de renseignements pour 162 hommes et 51 femmes seulement sur 408 personnes ; sur 213 personnes (en %) : ecclésiastiques (17,4), nobles (2,8), officiers (6,1), se disant de condition (1,9), administration/droit (2,8), médecine (6,1), marchands et maîtres artisans (6,1), autres artisans et petits métiers (33,3), domestiques (8,9), soldats (5,6), métiers de la terre (5,2), écrit/enseignement (3,8).
71L’âge est connu pour 100 femmes et 119 hommes ; la tranche 40-49 ans se démarque d’emblée (25 %) ; les plus de soixante ans sont également nombreux (21,5 %), alors que 15,5 % seulement ont moins de 30 ans (ce qui est surtout dû à l’absence d’enfants parmi les accusés) ; 22 % ont 30-39 ans et 16 % 50-59 ans. Notre échantillon diffère donc sensiblement de la structure des âges établie pour le xviiie siècle : Gourdon, 2001, p. 82 sq. ; Troyanski, 1989, p. 8-14, lorsque environ 10 % de la population française était âgée de plus de 60 ans contre 40 % de moins de 20 ans ; les proportions sont plus marquées encore dans la capitale avec seulement 5 % des adultes dépassant les 60 ans ; Beauvalet-Boutouyrie, 2001 ; Id., 2008.
72Près de 23 % des hommes dont le métier est connu ; Julia, 1986, p. 92-95, souligne les difficultés de stabilisation professionnelle du clergé séculier au début du xviiie siècle.
73Marraud, 2000, p. 33, une partie croissante de la noblesse vit cependant en ville en permanence. En 1788, leur part de la population globale (estimée à 600 000 personnes) s’élèverait à 2,5-3 %.
74Sur 202 prévenus dont l’origine géographique est connue, 25 ne sont pas régnicoles ; les sujets du roi sont nés à Paris ou en Île-de-France pour plus d’un quart, les provinciaux proviennent en majorité du nord du royaume ; voir Krampl, 2004, p. 93 et p. 572. Dubost, 2000 ; Faron, Grange, 2004, p. 549, qui relèvent pour Paris en 1793 un taux de 2,78 % d’hommes étrangers de plus de quinze ans.
75Chartier, 1981, p. 222-243.
76Sallmann, 1986, p. 148, soutient qu’au xvie siècle à Naples, les personnes pratiquant la magie devaient se conformer à un statut à part en fonction des attentes de leurs contemporains, ressort même de leur pouvoir surnaturel.
77AB 10761, Affaire Serlach, note de police sur le « prétendu » chevalier Bidache, s.d. [1724], f° 79r.
78Mandrou, 1968, p. 499-512, qui cite, outre les grandes affaires de Brie et de Normandie à la fin du xviie siècle, plusieurs affaires de bergers survenues en 1700 (Gisors), 1703 (Rouen), et 1750 (Laon), p. 510-511 ; voir aussi les observations de Chautant, 1998, p. 139-141. Sur la condamnation de bergers par le Parlement de Normandie, Monter, 1997, p. 591 sq. ; Nicolas Delamare, Traité de police, Paris, Brunet, 1729 (1re éd. 1705), t. I, liv. III, tit. VII, chap. iii, p. 563-564. Ramsey, 1997.
79Matthews Grieco, 1991 ; Jacobson Schutte, 1999.
80Parmi les 113 personnes agissant seules (sur 408), les femmes sont proportionnellement plus nombreuses : 53 hommes (47 %) et 60 femmes (53 %), les hommes se liant davantage à d’autres pour exercer la magie. Voir aussi Edwards, 2000.
81Voir Dupas, 2001, p. 225, qui fait surtout référence à Jacques d’Autun, L’incrédulité sçavante et la credulité ignorante au sujet des Magiciens et des sorciers…, op. cit. ; aussi Thiessen, 2002, « Sakramentalien und Magie ».
82AB 12089, Interrogatoire de Claudine Thulion, femme Vion (Chénon), 14 août 1760, f° 91r.
84AB 10523, Interrogatoire de Marie Moreau, veuve Gaudron, dite La Créancier (d’Argenson), 16 août 1701, f° 313r.
85Julia, 1996 ; Cabantous, 2002, p. 69 sq.
86Voir Gijswijt-Hofstra, 1999, p. 139 ; Cabantous, 2002, p. 33 sq.
87Certeau, 1990a (1re éd. 1970), pour l’affaire de possession impliquant le prêtre Urbain Grandier ; Kreiser, 1982 ; Michelet, 1966 (1re éd. 1862), chap. x-xii ; Ferber, 2004, chap. iv-v (le prêtre Louis Gaufridy, jugé à Aix-en-Provence en 1611) ; Waardt et al. (dir.), 2005 (exemples de l’aire germanique) ; Ziegelmeyer, 1995 (un prêtre accusé de sorcellerie).
88AB 11176, Interrogatoire de Marguerite Vergne, veuve Bonnet (Le Droit), 8 mars 1732, f° 114v, qui parle de l’abbé Capmartin.
89Par exemple BNF Nouv. acquis. fr. 3241, 3e interrogatoire de l’abbé Pinel (d’Argenson), 17 août 1703, p. 5-14.
90BNF Clair. 983, 2e interrogatoire de Charles Calais (d’Argenson), 25 juillet 1703, p. 119.
91AB 10600, Rapport de police sur Marie Guillotin, veuve Valentin, s.d. [1712], f° 277v.
92Sur 49 femmes pour lesquelles nous avons des indices concernant la maîtrise de l’écrit, 30 (soit 61,2 %) savent au moins signer leur interrogatoire. Parmi 96 hommes, dont 28 ecclésiastiques, 91 savent signer (soit 94,8 %) ; voir aussi Sonnet, 1991, p. 115.
93AB 10545, Premier interrogatoire de l’abbé Pinel (d’Argenson), 12 août 1703, non folioté.
94AB 10826, Note de police sur la veuve Fleury, s.d. [mars 1724], f° 227, qui prédit l’avenir à l’aide d’un grand livre d’astrologie.
95AB 10557, Mémoire de dénonciation contre Brigitte Gabart de Mainville, s.d. [1705], f° 99r.
96Schulte Van Kessel, 1991.
97Burkardt, 1997, p. 80-97 ; Caffiero, 1991.
98Le Goff, 1984 ; voir aussi Delumeau, 1978. Le débat reste vivant au xviiie siècle : Dom Calmet Augustin, Dissertations sur les apparitions des Anges, des Démons & des esprits..., Paris, de Bure l’aîné, 1746 ; Nicolas Lenglet-Dufresnoy, Recueil de dissertations anciennes et nouvelles, sur les apparitions, les Visions & les Songes, Avignon-Paris, Jean-Noel Leloup, 1752 ; Schmitt, 1994 ; synthétique, Audisio, 1996, p. 268-272. Sur le phénomène contemporain des vampires, Faivre, 1993 ; Klaniczay, 1990.
99Jean-Baptiste Thiers, Traité des superstitions…, op. cit., p. 92.
101Dictionnaire de théologie catholique, Paris, Letouzey et Ané, 1930 (1re éd. 1899-1903), t. I, part. 1, art. « Ange », col. 1216-1270 ; 1924 (1re éd. 1908-1911), t. IV, part. 1, art. « Démon », col. 308-409 ; Lexikon für Theologie und Kirche, dir. par Walter Kasper et al., Fribourg en Brisgau-Bâle-Rome-Vienne, Herder, 1995, t. III, art. « Dämon », col. 1-6, « Engel », col. 646-655, et t. IV, « Geister », col. 379-380.
102Voir dans une perspective ironique, [Abbé Montfaucon de Villars], Le Comte de Gabalis ou Entretiens sur les sciences secretes, Paris, Claude Barbin, 1670. L’auteur reprend la tradition lettrée de la Renaissance, notamment Paracelse, pour classifier la population des esprits selon les quatre éléments ; la littérature s’en inspire au xviiie siècle, voir Milner, 1960, vol. 1, p. 69 sq.
103Sur l’importance du secret dans le maintien de l’adhésion au rituel proposé, Boudet, Véronèse, 2006, p. 130 sq. et p. 138-139.
104Ces réflexions s’inspirent principalement de Certeau, 1993 ; Id., 1990b (1re éd. 1980), p. 270.
105Barthes, 1994 ; voir les observations comparables de Milliot, 1996, p. 66-67, sur les stratégies narratives de la littérature de colportage : pour faire paraître comme véridiques des histoires merveilleuses, les textes intègrent des témoignages de personnes de qualité, des citations d’actes judiciaires, des noms propres ou encore des indications précises de lieu.
106Boudet, 2006 ; Klinkhammer, 1993 ; Sallmann, 1986 ; Kieckhefer, 1990.
107Adam, 2001 ; Dillinger, 2011 ; Dillinger, Feld, 2002 ; Hagen, 1997 ; Labouvie, 1992, p. 124, 189, 300 ; Scheutz, 2001, p. 430-456 ; Id., 2003 ; Thiessen, 2002, « Sakramentalien und Magie » ; pour un aperçu général du phénomène, magique ou non, Bercé, 2004.
108Gijswijt-Hofstra, 1999, p. 133 et p. 139, qui affirme la pratique plutôt masculine et propre à l’Europe méditerranéenne, vision qu’autorisaient les travaux fondés sur les archives de l’Inquisition espagnole et romaine ; sur Naples, Sallmann, 1986 ; sur l’Espagne, Moléro, 2006.
109Claude-Joseph de Ferrière, Dictionnaire de droit et de pratique, Paris, Brunet fils, 1740, t. II, p. 997 ; il existe des analogies avec la législation sur le pillage de navires naufragés sur les côtes du royaume, qui, elle, vise plus clairement une mainmise de la monarchie sur le territoire littoral ; voir Cabantous, 1993, p. 121 sq. Dans les pays germaniques en revanche, la chasse aux trésors est progressivement incriminée au xviiie siècle par de nombreux règlements régionaux, voir Wettmann-Jungblut, 2001.
110Dans la plupart des cas, la formule n’est pas précisée ; très répandue dans les pays de l’Empire germanique, la prière de saint Christophe figure également dans un cahier manuscrit trilingue appartenant au baron prussien Serlach. Intitulé « Engagement avec Campio », ce cahier contient de longues conjurations adressées à l’esprit nommé Campio en français, en allemand et en latin, à l’aide de l’appel du « grand Saint Christophle qui commande aux bons et mauvais esprits », AB 10804, f° 49-160, f° 150r ; Scheutz, 2003, p. 47 sq.
111Charles-Henri baron de Gleichen, Souvenirs, Paris, Léon Techener fils, 1868 ; plusieurs exemples dans Mozzani, 1988.
112AB 10555, Interrogatoire d’Elisabeth du Lyon, femme Valet (d’Argenson), 19 juillet 1704, f° 102r.
113AB 12089, Interrogatoire de Pierre Vion (Chénon), 25 août 1760, f° 104v ; également Dillinger, Feld, 2002, p. 166.
114Pour l’association entre fausse monnaie et alchimie, APP Série AA 4, 1699, Marie Madeleine Givaudan, femme Bertrand, dite la Pere, f° 826-827 ; AB 10548, 1704, Vinache ; AB 10548, BNF Ms. fr. 8120, 1704, Marconnet ; AB 10548, 1704, Schuster ; ce dernier est lié à Caraffa, AB 10548, 1703-1704, et François Ravaisson (éd.), Archives de la Bastille, op. cit., t. X, p. 381 ; BNF Clair. 983, 1706, Chevalier ; AB 10804, 1723, Serlach, Lecollet ; AB 11186, 1732, Forassassy. Voir par exemple Burkardt, 2008. Sur le lien entre alchimie et cosmétiques, Lanoë, 2008, p. 143-160.
115Licoppe, 1996 ; sur la question du rapport entre chimie et alchimie, Newman, Principe, 1998 ; Newman, Principe, 2001.
116Bensaude-Vincent, Stengers, 1993, p. 56 sq. ; également Revel, 1984.
118Drévillon, 1996, p. 15.
119AB 10861, Mémoire d’un observateur sur Jacques Vigoureux, s.d. [début juillet 1724], f° 119v.
120Il s’agit d’une technique divinatoire à l’aide d’un sas (pour cheveux) et d’une poudre ; AB 10812, Interrogatoire de Catherine Gauthier, femme Brouard/Desbrois (Daminois), 13 février 1724, f° 247v.
121La femme Bontemps, selon Madame du Hausset, Mémoires sur Louis XV et Madame de Pompadour, éd. par Jean-Pierre Guicciardi, Paris, Mercure de France (coll. « Le temps retrouvé »), 1985, p. 136. Ce texte est peut-être un faux, rédigé à des fins polémiques contre la maîtresse du roi.
122Voir Boudet, 2006, p. 114-117 : les principes physiognomoniques entrent dans la pratique divinatoire occidentale au xiiie siècle ; sur son essor au xvie siècle, voir Courtine, Haroche, 1994.
123BNF Clair. 984, Notes de d’Argenson sur les détenues de la Salpêtrière, 1703, Marie Teste, veuve Desvaux, p. 227.
124Voir Molino, 1987. Également Belmas, 2006 ; Freundlich, 1995 ; Saurer, 1989. Parmi d’autres, AB 10622, 1715, AB 10671 et 10804, 1723.
125AB 10555, 1704, Louise Deseraigne, veuve Rousseau, ainsi que Y 10908, 1778, Jean Muret, dit Guelorget ; Porret, 1990, 1991.
126AB 10965, Rapport de police sur Denis Duhemoy ou Duchemoy, s.d. [1727], f° 69r.
127AB 10566, Rapport de police sur Françoise Pigeon, veuve Guillaume, s.d. [1706], non folioté.
128AB 10545, 4e interrogatoire de l’abbé Pinel (d’Argenson), 26 août 1703, non folioté.
129Voir Brockliss, Jones, 1997, p. 238 sq. et p. 658 sq.
130Pour une problématisation historique, voir Frevert, 2000 ; dans le contexte de la croyance, Engels, Thiessen, 2001, p. 353-357 ; sur les relations de crédit, Muldrew, 1998.
131Pour le domaine médical, voir Pomata, 1994, p. 174 sq.
132Respectivement AB 10545, 1703, non folioté ; AB 10861, Note de police sur Jacques Vigoureux, 1724, f° 132r ; AB 10812, Rapport sur Colas et Desbrois, 1724, f° 265v.
133Respectivement AB 10622, Interrogatoire d’Anne Ravel, femme Lefort (d’Argenson), 27 mars 1715, f° 27v, et Interrogatoire de Susanne Collet (d’Argenson), 16 mars 1715, f° 16r.
134BNF Clair. 985, Notes de d’Argenson sur les détenus à Bicêtre, 1712, Jean Chaperon, p. 247.
136Abbé [Laurent] Bordelon, L’Histoire des imaginations extravagantes de Monsieur Oufle…, Paris, 1754 (1re éd. 1710).
137Certeau, 1990b (1re éd. 1980), « L’économie scripturaire », p. 195-224.
138Pour un aperçu, voir Froeschlé-Chopard, 2000.
139Bouza, 1992, chap. i et ii.
140AB 10524, 1700, f° 176r.
141Andries, Bollème (dir.), 2003 ; Sarrazin, 1997.
142Drévillon, 1996 ; Eamon, 1994.
143Pour l’Angleterre, voir Davies, 1999, p. 120-164 et p. 272.
144AB 10812, Mémoire à l’encontre de Colas, s.d. [1724], f° 264r. Les écrits saisis ou mentionnés lors des interrogatoires ont été recensés.
145AB 10681, Jacques Vigoureux, marchand d’étoffes, possède la Démonomanie des sorciers de Bodin, et probablement d’autres œuvres de l’auteur ; Procès-verbal de perquisition, 23 juillet 1724, f° 128v.
146Ces deux ouvrages poursuivent, dans la seconde moitié du xviiie siècle, leur succès de librairie clandestine, voir Darnton, 1995b, p. 219 sq. ; Gersmann, 1993.
147Galling, 1962, t. VI, art. « Zauberbuch ».
149Pour une mise en perspective des « caractères », voir Grévin, Véronèse, 2004.
150Lebrun, 1983, p. 112 ; Van Gennep, 1982 (1943), chap. ii, « Du berceau à la tombe », p. 111 sq.
151Voir Eamon, 1994 ; Sarrazin, 1997, chap. iii ; Giesecke, 1992.
152AB 10802, Rapport de Cadot de Condé, 10 août 1745, f° 231v.
153Secrets merveilleux de la Magie Naturelle & Cabalistique du Petit Albert…, op. cit.
154AB 10555, 3e interrogatoire de Pierre Meunier (d’Argenson), 10 septembre 1704, f° 121v, une partie de ce texte manuscrit, f° 39-42.
155AB 10454, Interrogatoire d’Elisabeth Bailly, femme du Castel (d’Argenson), 5 août 1703, non folioté.
156AB 10524, 1700, Cahier composé d’extraits de plusieurs grimoires, François Tirmont, f° 175-184.
157BNF Clair. 983, 1703, Pierre Joseph Rolland, successivement peintre en bâtiment et soldat aux gardes françaises, aurait ainsi recopié un Petit Albert, p. 113 ; AB 10586, 1710, l’écrivain public Jean Nicolas Latteignant a recopié un livre, f° 281v ; AB 10600, 1712, Pierre Lahoussaye a écrit de sa main plusieurs petits grimoires consacrés à l’invocation du diable qu’une femme de sa connaissance, la dite Marotte, lui aurait dictés, f° 264v. Pour un exemple de diffusion par copie, voir Burkardt, 2008, p. 48 sq.
158Les formules de conjuration « anonymisées » sont utilisées au moins depuis le début du xviie siècle, par exemple dans les secrets pour l’amour, voir Hacke, 2002, p. 370 et p. 372 ; également Giesecke, 1992.
159AB 10607, Conjuration appartenant à la femme La Feugere, 1713, f° 222. (C’est moi qui souligne.)
161Birn, 2007, signale des livres « superstitieux » objets de censure, p. 54-55.
162AB 10600, Pierre Lahoussaye, note de police, s.d. [1712], f° 261.
163AB 10608, Note de police, août 1713, f° 140-141 ; voir aussi BNF Clair. 985, Notes de d’Argenson sur les prisonniers de Bicêtre, Jean Chaperon, 1712, p. 247, qui aurait mis en vente des livres signés par l’esprit Astarot.
164AB 11674, Interrogatoire de la veuve d’Archeville (Chastelus), 23 novembre 1749, f° 7v.
165AB 11176, Rapport de l’inspecteur Guillotte, 22 août 1731, f° 77.
166AB 10548, 1er interrogatoire de Isaac Thibault Derouet, écuyer sieur de Marconnet (d’Argenson), 15 novembre 1704, f° 203-20 ; voir annexe 2.
167AB 10681, Procès-verbal de perquisition chez Jacques Vigoureux (commissaire Demoncrif, inspecteur Delajannière), 23 juillet 1724, f° 128v.
168AN Série Y 13756, 1750, Information sur Pierre Gabriel Gaulard, prêtre du diocèse de Besançon (Delavergée), non folioté.
169AB 11176, Rapport de l’inspecteur Guillotte, 22 août 1731, f° 77, qui énumère neuf grimoires différents dont les suivants ont pu être identifiés : Enchiridion Leonis Papae, Agrippa, Doktor Faustus, un ouvrage de Pierre-Jean Fabre, médecin-chimiste du xviie siècle, à Montpellier, un autre livre de Schottius, L’art magique, auteur allemand de magie naturelle du xviie siècle.
170AB 10555, Perquisition et interrogatoire, 5 mai 1704, f° 33v.
171Voir Chartier, 1987a, p. 209 sq. ; Fabre, 2000, p. 180.
172Voir Certeau, 1990b (1re éd. 1980), « Lire : un braconnage », p. 239-255.
173Rare, le soupçon d’avoir abusé de l’Écriture sainte n’apparaît que deux fois.
174Schreiner, 1990 ; Hanns Bächtold-Stäubli (dir.), Handwörterbuch des deutschen Aberglaubens, Berlin, de Gruyter, 1927-1942, t. I, art. « Buchstabe », « Bündelchen », « Analogiezauber » (Wort-und Schriftzauber) ; t. III, art. « Gesangbuch », « Gebetbuch », « Gebet (und Zauberspruch) », « Geister, Buch der » ; t. X, art. « Zauberbuch » ; voir aussi Bödeker, Chaix, Veit (dir.), 1991.
175AB 10804, Mémoire de l’abbé Lecollet, s.d. [1723], f° 141r.
176Louis-Sébastien Mercier, Tableau de Paris, op. cit., fait également remarquer le rôle que joue l’utilisation de l’écrit par les charlatans pour rendre crédibles leurs propositions.
177AB 10802, 1724/1745, Abbé de Rocheblanche, f° 38-55.
178AB 10532, 1702, Puchenach, f° 297-424 ; AB 10545, 1703, abbé Pinel, non folioté.
179AB 10804, 1723, le baron de Serlach possède en effet un écrit intitulé « Engagement avec Campio, Prince des trésors dans les entrailles de la terre » (f° 149r), f° 149-166 ; AB 11186, 1732, l’horloger Forassassy détient un mémoire d’alchimie en italien sur la « grande médecine », f° 181-182.
180AB 11714, Rapport de l’inspecteur Dumont, 5 février 1750, f° 17r.
181Pour l’usage permettant de connaître Dieu : AB 12089, Interrogatoire de Charles Auguste Pollart (Chénon), 25 août 1760, f° 126r ; pour la présence dans une bibliothèque, voir le fonds de manuscrits (« sciences occultes » et « divination ») de la bibliothèque de l’Arsenal, qui, au xviiie siècle, appartenait au marquis d’Argenson.
182Voir Chartier, 1992, « Communautés des lecteurs », p. 13-33, p. 15 ; Bouza, 2010, p. 3-34.
183BNF Clair. 985, Notes de d’Argenson sur les détenus de Bicêtre, Jean Chaperon, 1712, p. 247.
184AB 10804, 2e interrogatoire de Serlach (Divot), 27 août 1723, f° 137v.
185AB 10861, Résumé de police sur Jacques Vigoureux, 26 juillet 1724, f° 132 ; AB 11780, Interrogatoire d’André Dubuisson (Chastelus), 26 septembre 1749, qui fait voir un livre pour appeler le diable, f° 187v.
186AB 10804, Note de police, s.d. [septembre 1723], f° 193r.
187Voir Fabre (dir.), 1997, « Introduction », p. 1-56, p. 25.
188Fabre, 1993a (1re éd. 1985), p. 240.
189Wenzel, 1997, p. 483-485, renvoie à l’image du lecteur, dans l’Apocalypse de saint Jean, qui, ayant dévoré le livre, fait entendre des mots étrangers du fond de son corps.
192L’expression est de Fabre (dir.), 1997, « Introduction », p. 19 ; Id., 2003, p. 41-45 et p. 78 sq. : si l’identification d’un individu est d’abord le fait d’institutions, l’exemple de l’écrit magique porté, voire arboré sur soi, montre une manière analogue de se singulariser, de se donner une identité en dehors des instruments du pouvoir prévus à cet effet ; voir Denis, Milliot, 2004, p. 17 sq., sur les appropriations de l’écrit identificatoire.
193Farge, 1992a, p. 103-104.
194AB 12479, État des effets des prisonniers par le lieutenant du roi à la Bastille, 1712-1725, 1er août 1723, non folioté.
195Respectivement AB10804, 2e interrogatoire de Serlach (Divot), 27 août 1723, f° 137v ; AB 11398, Interrogatoire d’Evrard Maguere (Dalby), 29 mars 1738, f° 39v.
196AB 12089, Interrogatoire de Jean Jacques Pyron (Chénon), 25 août 1760, f° 112v, sur un homme surnommé Montpellier.
197AB 10967, Rapport de l’inspecteur Haymier sur la femme Falaise, 17 mars 1727, f° 36v ; AB 10555, Procès-verbal de perquisition chez Marie Maignant, veuve de la Ferté (Chaud), 5 mai 1704, f° 32r.
198BNF Clair. 983, 2e interrogatoire de Jeanne Lefevre, femme Mariette (d’Argenson), 15 juillet 1703, p. 105.
199AB 12089, Interrogatoire de Sucher de Fondgrand (Chénon), 27 août 1760, f° 130r.
200Texte écrit à la deuxième personne du singulier : AB 10524, Manuscrit appartenant à François Tirmont, 1700, f° 177v-178v.
201AB 11398, Interrogatoire d’Evrard Maguere (Dalby), 29 mars 1738, f° 38v.
202AB 11674, Interrogatoire d’Émilien Saunois (Chastelus), 3 décembre 1749, f° 18v.
203BNF Clair. 985, Notes de d’Argenson sur les détenus de Bicêtre, Darnauld, 1700, p. 5.
204Voir par exemple, Delumeau, 1989, chap. v ; Maire (éd.), 1985.
205Voir surtout Duden, 1991 (1re éd. 1987) ; Rublack, 2001 ; Vigarello, 1999 (1re éd. 1993), p. 189.
206AB 10543, Interrogatoire de Mathurin Picault (d’Argenson), 11 juin 1708, f° 64r.
207En analogie avec le rôle du médium dans la franc-maçonnerie du xviiie siècle, Bergé, 1997, p. 120.
208Voir Farge, 2003, p. 45.
209AB 12009, 1757-1761, Rapport de police sur François Merlier dit Vallois, f° 17.