1Quelques étapes historiographiques essentielles : Le Goff, 1981 ; Schmitt, 1994 ; Chiffoleau, 1980, ainsi que ses articles : « Perchè cambia la morte nelle regione di Avignone alla fine del Medioevo », Quaderni Storici, no 50, août 1982, p. 449-465 ; version française : « Ce qui fait changer la mort dans la région d’Avignon à la fin du Moyen Âge », dans Death in the Middle Ages, Louvain, Leuven University Press, 1983, p. 117-133 ; Fournié, 1997 ; Vovelle, 1970 ; Vovelle, 1996 ; Cuchet, 2005, ainsi que ses articles : « L’au-delà à l’épreuve du feu : la fin du purgatoire (1914-1935) ? », Vingtième siècle, vol. 76, no 4, 2002, p. 117-130, et Cuchet, 1999.
2Pour faire écho à Alphonse Dupront, Puissances et latences de la religion catholique, Paris, Gallimard, 1993.
3Stephen Greenblatt, Hamlet in Purgatory, Princeton, Princeton University Press, 2001. La condamnation anglicane de la doctrine catholique du purgatoire est formulée au 22e article : XXII. Of Purgatory. The Romish Doctrine concerning Purgatory, Pardons, Worshipping and Adoration, as well of Images as of Relics, and also Invocation of Saints, is a fond thing, vainly invented, and grounded upon no warranty of Scripture, but rather repugnant to the Word of God. Elle est déjà incluse dans le 10e article des Dix articles de 1536, qui déclare that prayers for the dead are good and useful, but the efficacy of papal pardon, and of soul-masses offered at certain localities, is negatived.
4Vovelle, 1973, p. 614, p. 613.
6Alphonse Dupront, Du Sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages, Paris, Gallimard, 1987, passim ; on se permet également de renvoyer à Philippe Boutry, « Une recharge sacrale. Restauration des reliques et renouveau des polémiques dans la France du xixe siècle », dans Philippe Boutry, Pierre Antoine Fabre et Dominique Julia (eds.), Reliques modernes. Cultes et usages des corps saints des Réformes aux révolutions, Paris, Éditions de l’EHESS, 2009, 2 vol., t. I, p. 121-173.
7Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Histoire religieuse de la France contemporaine, 1, 1800-1880, 2, 1880-1930, 3, 1930-1988, Toulouse, Privat (coll. « Bibliothèque historique de Privat »), 1985-1988, 3 vol., en particulier au t. I.
8Guillaume Cuchet, « The revival of the cult of Purgatory in France (1850-1914) », French History (Oxford), t. XVIII, no 1, 2004, p. 77-96.
9Claude Langlois, « Du bon usage des indulgences à l’occasion de l’année sainte (Bouvier, 1826) », dans Gabriel Audisio, Régis Bertrand, Madeleine Ferrières et Yves Grava (eds.), Identités juives et chrétiennes. France méridionale, xive-xixe siècles. Études offertes à René Moulinas, Aix-en-Provence, Publications de l’université de Provence, 2003, p. 285-294 (citation p. 289 : « cette quête laborieuse d’un difficile réenchantement du monde »). La référence est à Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion, Paris, Gallimard, 1985.
11Gérard Cholvy, « Du Dieu terrible au Dieu d’amour : une évolution de la sensibilité religieuse au xixe siècle », dans Actes du 109e Congrès national des sociétés savantes (Dijon, 1984), Paris, Imprimerie nationale, 1984, Histoire moderne, t. I, p. 141-154 (citation p. 149).
12Ralph Gibson, « Hellfire and damnation in nineteenth-century France », The Catholic Historical Review, t. LXXIV, no 3, 1988, p. 283-402.
13Cuchet, 2005, p. 35-36.
14Jean-Pierre-Laurent Gaduel, Manuel de la dévotion aux âmes du purgatoire, Orléans, Gatineau, 1852, X-262 p.
15Frederick William Faber, All for Jesus, or the Easy Ways of Divine Love, Londres, Burnes and Oates, 1853, 407 p. Traduction française : Tout pour Jésus, ou les voies faciles du divin amour, ouvrage traduit de l’anglais sur la troisième édition, Le Mans, Gallienne, 1854, XX-423 p.
16Guillaume Cuchet, « La littérature de piété aux xixe et xxe siècles. Le cas des Mois du purgatoire », Revue d’histoire ecclésiastique, t. IC, no 1, 2004, p. 65-81.
17On se permet de renvoyer à Philippe Boutry, « La crise du péché », dans Catherine Maire et Bernard Hours (eds.), Catholicisme et bourgeoisie. Bernard Groethuysen. Actes de la table ronde sur Bernard Groethuysen, Lyon, 2002, Cahiers du Centre de recherches historiques, no 32, octobre 2003, p. 93-111.
18D’un exceptionnel intérêt sont à cet égard les enquêtes pionnières conduites en Italie méridionale par Pierroberto Scaramella, Le Madonne del Purgatorio. Iconografia e religione in Campania tra Rinascimento e Controriforma, Gênes, Marietti, 1991 ; et I santolilli. Culti dell’infanzia e santità infantile a Napoli alla fine del XVII secolo, Rome, Edizioni di storia e letteratura, 1997 ; ainsi que les recherches de Francesca Romana Koch sur la Rome du second xixe siècle et le Museo del Purgatorio, I Contabili dell’aldilà. La devozione alle anime del purgatorio nella Roma postunitaria, Turin, Rosenberg e Sellier, 1992.
19Guillaume Cuchet, « À propos de l’italianisation de la piété française au xixe siècle », Mélanges de l’École française de Rome. Italie et Méditerranée, t. CLV, no 2, 2003, p. 863-878.
21Philippe Boutry, « Une révolution copernicienne : Mgr Devie et la morale de saint Alphonse de Liguori », Prêtres et paroisses au pays du curé d’Ars, Paris, Cerf, 1986, p. 408-422.
22Philippe Boutry, « Les missions catholiques de la Restauration : réflexions historiographiques », dans Paul d’Hollander (ed.), L’Église dans la rue. Les cérémonies extérieures du culte en France au xixe siècle. Actes du colloque des 23-24 mars 2000 à Limoges, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2001, p. 31-56.
23Adolfo Omodeo, Le Missioni di riconquista cattolica nella Francia della Restaurazione, dans Critica storica, 1938-1939 ; repris dans Aspetti del cattolicesimo della Restaurazione, Turin, Einaudi, 1946 ; puis dans Studi sull’età della Restaurazione, Turin, Einaudi, 1970 ; 1974, p. 303-363.
24Ernest Sevrin, Les missions religieuses en France sous la Restauration (1815-1830). I. Le missionnaire et la mission, Paris, Procure des prêtres de la Miséricorde, 1948. II. Les missions (1815-1820), Paris, Vrin, 1959.
25Gaston Bordet, La grande mission de Besançon, janvier-février 1825. Une fête contre-révolutionnaire, néobaroque ou ordinaire ?, Paris, Cerf, 1998.
26Martyn Lyons, « Fires of Expiation : Book-Burnings and Catholic Missions in Restoration France », French History, t. X, no 1, 1996, p. 240-266.
27Philippe Boutry, « Le Roi martyr. La cause de Louis XVI devant la cour de Rome (1820) », Revue d’histoire de l’Église de France, t. LXXVI, no 1, 1990, p. 57-71.
28Claude Michel, « Jacques Roman et l’affaire des tentures de la Fête-Dieu : un procès politique et religieux sous la Restauration », Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, t. CXXIII, 1977, p. 381-399.
29Ernest Sevrin, Les missions religieuses en France sous la Restauration, op. cit., t. I, p. 182-183.
30Arch. nat. F19 5556, dépêche du 20 août 1817 sur la mission de Nevers (cité ibid., p. 183).
31L’Ami de la Religion et du Roi, no 1024 du mercredi 2 juin 1824, t. XL, p. 102-103. Sur Claude Guyon (1785-1845), prêtre séculier du diocèse de Lyon, entré en 1821 dans la Compagnie de Jésus, on renverra à Ernest Sevrin, « Le Père Guyon », dans Les missions religieuses en France sous la Restauration, op. cit., t. I, p. 67-74, ainsi qu’à la brève notice de Hugues Beylard dans Paul Duclos (ed.), Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Paris, Beauchesne, 1985, t. I, Les jésuites, p. 143-144.
32Ernest Sevrin, Les missions religieuses en France sous la Restauration, op. cit., t. I, p. 184. Il s’agit de la Relation de la mission donnée à la ville de Briançon dans les mois d’octobre et de novembre 1818, rédigée par l’abbé Joseph-A. Vacher, vicaire, Grenoble, Baratier, 1819, 32 p.
33Bonnard Fourier, Le Père Charles Bretenière, deuxième supérieur de la Retraite chrétienne (1770-1845), Lyon-Paris, Vitte, 1939, chap. viii, cité par Ernest Sevrin, ibid., t. I, p. 186. « Car en ces jours-là, lorsque j’aurai fait revenir les captifs de Juda et de Jérusalem, j’assemblerai tous les peuples, et je les amènerai dans la vallée de Josaphat où j’entrerai en jugement avec eux touchant Israël mon peuple et mon héritage, qu’ils ont dispersé parmi les nations, et touchant ma terre, qu’ils ont divisée entre eux », dit le prophète Joël, 3, 1-2 (traduction Lemaître de Sacy).
34Notes de l’abbé Clerc, citées par Gaston Bordet, La grande mission de Besançon, janvier-février 1825, op. cit., p. 76. « Le thème du Miserere (psaume 50 de la Vulgate), relève l’auteur, est un thème favori de la mission de Besançon » (p. 76, note 1) : il ne laisse place qu’à l’iniquité et à la pitié. « Ayez pitié de moi, mon Dieu, selon votre grande miséricorde ; et effacez mon iniquité selon la multitude de vos bontés. […] Détournez votre face de-dessus mes péchés, et effacez toutes mes iniquités » (Ps. LX, 1-2, 10, traduction Lemaître de Sacy).
35« Je pensais à toi dans mon agonie ; j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Pascal, Le Mystère de Jésus, Pensées, édition Brunschvicg, no 553, édition Lafuma, no 919). Le texte est pour la première fois donné en son entier en 1844 par Prosper Faugère dans son édition des Pensées, fragments et lettres de Blaise Pascal, publiés pour la première fois conformément aux manuscrits originaux en grande partie inédits.
36Sur Jean-Marie de La Mennais, grand vicaire du diocèse de Saint-Brieuc, grand vicaire de la Grande Aumônerie, fondateur de l’Institut des frères de Ploërmel, on renverra à Ernest Sevrin, « Jean-Marie de La Mennais », dans Les missions religieuses en France sous la Restauration, op. cit., t. I, p. 74-79 et p. 272-273 (citation) ainsi qu’à la biographie d’Auguste Laveille, Jean-Marie de La Mennais (1780-1860), Paris, Poussielgue, 1903.
37Gaston Bordet, La grande mission de Besançon, janvier-février 1825, op. cit., p. 196.
39On se permet de renvoyer à Philippe Boutry, « Tradition et autorité dans la théologie catholique au tournant des xviiie et xixe siècles. La bulle Auctorem fidei (28 août 1794) », dans Jean-Dominique Durand (ed.), Histoire et théologie. Actes de la journée d’études de l’Association française d’histoire religieuse contemporaine, Paris, Beauchesne, 1994, p. 59-82 ; et « Autour d’un bicentenaire. La bulle Auctorem fidei (28 août 1794) et sa traduction française (1850) par le futur cardinal Clément Villecourt », Mélanges de l’École française de Rome. Italie et Méditerranée, t. CVI, no 1, 1995, p. 203-261.
40On s’appuiera sur les principaux résultats énoncés dans Philippe Boutry, « Le bel automne de l’indulgence, ou 50 000 suppliques à l’âge de la Restauration », Provence historique, t. XXXIX, no 156, 1989, p. 337-353.
41Archivio Segreto Vaticano/S. Congregazione delle Indulgenze e Santissime Reliquie [sera désormais abrégé en ASV/SCISR], Fogli di Udienze, 17 novembre 1818. Plenaria per tutti i Fedeli che interverranno alle missioni e spirituali esercizi che si faranno nel distretto o diocesi sudetto di S. Malo. Sur Mgr Gabriel Cortois de Pressigny (1745-1823), qui mourra archevêque de Besançon, Pierre Féret, « Le concordat de 1816. Ambassade à Rome de Cortois de Pressigny et du comte de Blacas », Revue des questions historiques, 1901, p. 187-240.
42ASV/SCISR, Fogli di Udienze, 3 avril 1821. Plenaria per tutti i Fedeli che interverranno cinque volte alle missioni ed esercizi spirituali. Sur le premier évêque concordataire de Limoges (1802-1822), Antoine Du Bourg, La vie religieuse en France sous la Révolution, l’Empire et la Restauration. Mgr Du Bourg, évêque de Limoges, 1751-1822, Paris, Perrin, 1907.
43ASV/SCISR, Fogli di Udienze, Marseille, 29 mai 1821. Sur le futur évêque de Marseille (1837-1861), grande figure des missions de la Restauration, Jean Leflon, Eugène de Mazenod, évêque de Marseille, fondateur des missionnaires Oblats de Marie Immaculée (1782-1861), Paris, Plon, 1957-1965, 3 vol.
44ASV/SCISR, Fogli di Udienze, 22 décembre 1824. Il vescovo di Belley, mandando de’Missionarij nella sua Diocesi a far Missioni e Spirituali Esercizij, Parziale di cento giorni in ciascun giorno delle Missioni, e Plenaria negli ultimi giorni pur chè i Fedeli siano intervenuti cinque volte ; E plenaria nel giorno dell’erezione della croce e parziale per chi pregherà avanti la medesima ; E più per quei Fedeli che intervenuti cinque volte e che hanno cominciato la confessione, plenaria in quel giorno che si comunicaranno ; E finalmente la facoltà al superiore di ciascuna Missione di benedire nell’atto della Missione e Spirituale Esercizio, Corone, Croci, ecc. Sur la grande figure de Mgr Alexandre-Raymond Devie (1767-1852), évêque de Belley de 1823 à 1852, Joseph Cognat, Vie de Mgr Alexandre-Raymond Devie, évêque de Belley, Lyon-Paris, J. -B. Pélagaud, 1865, 2 vol.
45ASV/SCISR, Fogli di Udienze, 12 janvier 1825. Una Congregazione de’Sacerdoti addetti alle Missioni ed Esercizi Pii di autorità del vescovo.
46ASV/SCISR, Fogli di Udienze, 11 janvier 1826. Per que’Fedeli che avessero assistito alle Missioni ed Esercizi che durano trenta giorni almeno dieci volte.
47ASV/SCISR, Fogli di Udienze, 18 février 1826. Supplica per uniformarsi alle disposizioni de’suoi antecessori per il Giubileo a graziare ancora le Parrochie di sua Diocesi dalla diminuzione delle visite, specialmente par la lontananza dalle sudette chiese, e possino visitar le processionalmente, come i capitoli e compagnie.
48ASV/SCISR, Fogli di Udienze, 25 février 1826. Per qualunque Marinaro o Persona che prima di porsi in Mara farà la S. Comunione.
49Jean-Marc Ticchi, « L’introduction du chemin de croix en France : le succès d’une dévotion romaine ? », dans Frédéric Meyer et Sylvain Milbach (eds.), Les échanges religieux franco-italiens 1760-1850, Actes de la journée d’études organisée à Chambéry les 11 et 12 mai 2007, Chambéry, Presses de l’université de Savoie, 2010, p. 119-131.
50ASV/SCISR, Fogli di Udienze, Besançon, 10 juillet 1821. Facoltà di erigere le stazioni della Via Crucis nella sua parrochia ed in nove chiese del suo vicinato nella detta diocesi.
51ASV/SCISR, Fogli di Udienze, Meaux, 10 juillet 1821. Ove non esiste l’Ordine Serafico.
52Un bilan en est proposé dans Guy Bedoulle (ed.), Lacordaire, son pays, ses amis et la liberté des ordres religieux en France, Paris, Cerf, 1991.
53Pour les diocèses de la future Belgique, on ne relève pas moins de 23 suppliques le 17 juillet 1821.
54ASV/SCISR, Fogli di Udienze, Lyon, 18 septembre 1821. Facoltà di erigere le stazioni della Via Crucis nella parrocchia d’Arnas, ed in altri dieci parrocchie. La congrégation accède à la supplique, avec la formule canonique Ubi Ordo S. Francisci non existit.
55ASV/SCISR, Fogli di Udienze, Dijon, 13 novembre 1821. Ha ottenuto la grazia di erigere le stazioni della Via Crucis con licenza dell’Ordinario in sette chiese, supplica ora per la stessa grazia per altre venti chiese.
56ASV/SCISR, Fogli di Udienze, Nantes, 18 avril 1830. Les quatre autres signataires sont Gilles Le Raÿ, Jean Michon, Pierre Bizet et Antoine Despuech, prêtres.
57ASV/SCISR, Fogli di Udienze, Agen, 13 février 1821. Ha ottenuto dal Cardinal Legato la facoltà di istituire la devozione delle Quarant’ore in tutti gl’Oratori e Chiese della Città Vescovile per turno dal Sabato della Settuagesima, sino alla feria 4 delle Ceneri a settennio, supplica ora per la conferma. Mgr Jean Jacoupy fut l’évêque concordataire d’Agen de 1802 à 1840.
58ASV/SCISR, Fogli di Udienze, 27 novembre 1821. Il s’agit de Mgr Louis-Siffrein de Salamon, ancien correspondant du Saint-Siège durant les premières années de la Révolution, évêque de Saint-Flour de 1820 à 1829 ; de Mgr Guillaume-Balthazar de Cousin de Grainville, évêque de Cahors de 1802 à 1828 ; et de Mgr René-François Soyer, évêque de Luçon de 1821 à 1845.
59ASV/SCISR, Fogli di Udienze, Limoges, 14 mars 1827. Il vescovo di Limoges supplica perchè la Santità Vostra si degni concedere alla chiesa parrochiale di S. Michele Arcangelo detta des Lions nella città di Limoges la Plenaria da principiare dalla Domenica Quasimodo Santissima alla Domenica della Santissima Trinità, cioè il primo ed ultimo giorno in cui sta esposta la reliquia del Capo di S. Marziale ed altri Santi, e all’Indulgenze da lucrarsi nelle Chiese di sua diocesi nelle quali si fa detta esposizione, la quale cade di sette in sette anni, e ciò in perpetua. Réponse de la S. Congrégation : Plenaria juxta preces. Mgr Prosper de Tournefort est évêque de Limoges de 1825 à 1844. Sur les ostensions limousines, Antoine Perrier, « Une manifestation populaire de religiosité en Limousin ; les ostensions septennales », Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, no 101, 1973, p. 119-156 ; Louis Pérouas, « Ostensions et culte des saints en Limousin. Une approche ethno-historique », dans François Lautman (ed.), Les ostensions limousines, numéro spécial d’Ethnologie française, t. XIII, no 4, 1983, p. 323-336, repris dans Louis Pérouas, Culte des saints et anticléricalisme. Entre statis tique et culture populaire, Ussel, Musée du pays d’Ussel, Rencontre des historiens du Limousin, et Paris, De Boccard, 2002, p. 299-326 ; Paul d’Hollander, « Les ostensions en Limousin au xixe siècle », Revue d’histoire des religions, t. CCXVII, no 3, 2000, p. 503-516 ; ainsi que François Lautman (ed.), Les ostensions limousines, numéro spécial d’Ethnologie française, t. XIII, nos 3-4, 1983.
60Arsenio Frugoni, « Il Giubileo di Bonifacio VIII », Bollettino dell’Istituto storico italiano per il Medioevo e Archivio Muratoriano, t. LXII, 1950, p. 1-121, repris dans Arsenio Frugoni, Incontri nel Medio Evo, Bologne, Il Mulino, 1979, p. 73-117, puis dans Arsenio Frugoni, Il giubileo di Bonifa cio VIII, sous la direction d’Amedeo De Vincentiis, Rome, Laterza, 1999 ; Raffaello Morghen, Bonifacio VIII e il giubileo del 1300 nella storiografia moderna, Rome, Edizioni dell’Elefante, 1975. Sur la genèse de l’idée de jubilé dans la chrétienté médiévale, Raymond Foreville, « L’idée de jubilé chez les théologiens et les canonistes (xiie-xiiie siècles) », Revue d’histoire ecclésiastique, t. LVI, 1961, p. 401-423.
61Philippe Boutry, « Espace du pèlerinage, espace de la romanité. L’année sainte de la Restauration », dans Sofia Boesch Gajano et Lucetta Scaraffia (eds.), Luoghi sacri e spazi di santità, Turin, Rosenberg e Sellier, 1990, p. 419-444 ; et « La tradition selon Léon XII. 1825, l’année sainte de la Restauration », dans Jean-Dominique Durand et Régis Ladous (eds.), Histoire religieuse. Histoire globale. Histoire ouverte. Mélanges offerts à Jacques Gadille, Paris, Beauchesne, 1992, p. 279-299.
62Exultabat spiritus Noster (25 décembre 1825), traduction française contemporaine dans L’Ami de la Religion et du Roi, no 1195 (21 janvier 1826) et no 1196 (25 janvier 1826), t. LXVI, p. 321-328 et p. 337-343, § 7.
63Sur Jean-Baptiste Bouvier (1783-1854), évêque du Mans de 1833 à sa mort, on renverra aux biographies de Mgr Alexandre-Léopold Sebaux, Vie de Mgr Jean-Baptiste Bouvier, évêque du Mans, Angoulême, Roussaud, 1886 (2e éd. : Paris, Retaux-Bray, 1889) et du chanoine Auguste Sifflet, Les évêques concordataires du Mans, t. IV. Mgr Jean-Baptiste Bouvier. 1. 1834-1844, 2. 1845-1854, Le Mans, Monnoyer, 1914-1927, 2 vol. ; sur son épiscopat, à la thèse de doctorat de Pierre Foucault, Aspects de la vie chrétienne dans un grand diocèse de l’Ouest de la France : le diocèse du Mans, 1830-1854, Université de Caen, 1980, 3 vol. ; sur sa réflexion pionnière en matière de morale sexuelle, à l’étude de Claude Langlois, Le crime d’Onan. Le discours catholique sur la limitation des naissances, 1816-1930, Paris, Les Belles Lettres, 2005.
64Jean-Baptiste Bouvier, Traité dogmatique et pratique des indulgences, des confréries et du jubilé, à l’usage des ecclésiastiques qui travaillent dans le saint ministère, Le Mans, Monnoyer, 1826, VII-456 p. L’ouvrage connaîtra une huitième édition, « entièrement retouchée et considérablement augmentée », Traité dogmatique et pratique des indulgences, des confréries et du jubilé, à l’usage des ecclésiastiques, Paris, Méquignon, 1843, VIII-344 p. La dernière et dixième édition, qui reproduit la précédente, date de 1855 (Paris, Leroux, Jouby et Compagnie, 486 p.).
65Jean-Baptiste Bouvier, Traité dogmatique et pratique des indulgences, des confréries et du jubilé, à l’usage des fidèles, Le Mans, Monnoyer, 1826, VII-494 p., in-24o. Ce dernier ouvrage de très petit format a été réédité au cours de la même année sous le titre Instructions abrégées sur les principes de la doctrine chrétienne, les indulgences, les confréries et le jubilé, à l’usage des fidèles, Le Mans, Monnoyer, 1826, VII-288 p. Sur ce livre, Claude Langlois, « Du bon usage des indulgences », art. cité.
66Jean-Baptiste Bouvier, Traité dogmatique et pratique des indulgences…, 8e éd., op. cit., p. VI.
67Pierre Collet, Traité historique, dogmatique et pratique des indulgences et du jubilé, pour servir de complément aux conférences d’Angers, Paris, Hérissant, 1759, 2 vol. Sur Pierre Collet (1693-1770), professeur au grand séminaire de Saint-Firmin, dit des Bons Enfants, voir les notices de Fernand Combaluzier dans le Dictionnaire de spiritualité, 1953, t. II, col. 1121-1123, et de Raymond Limouzin-Lamothe dans le Dictionnaire de biographie française, 1961, t. IX, col. 268-269.
68Pierre Collet, Instructions pour le temps du Jubilé, Paris, Entrepôt central de Librairie, 1826, XVI-77 p. On en relève quatre éditions pour la seule année 1826.
69Jean-Baptiste Bouvier, Traité dogmatique et pratique des indulgences…, op. cit., p. V.
70Ibid., p. V-VI. Il s’agit du Tractatus dogmatico-moralis de Indulgentiis, in duas partes distributus, authore F. Theodorus a Spirito Sancto, Rome, 1743, XVIII-424 p. ; et de la Biblioteca canonica, juridica, moralis, theologica de Lucio Ferraris, edizione prima romana, Rome, Barbiellini, 1757-1761, sept vol. ; elle sera complétée et accrue à plusieurs reprises sous le nom de Prompta Biblioteca, jusqu’à sa reprise par l’abbé Migne en 8 vol. (1852-1857) et par Gennaro Bucceroni en 8 vol. (1885-1892). Sur le frère mineur Lucio Ferraris (1687-1763), consulteur du Saint-Office, voir la notice de Zaccaria di San Mauro dans Enciclopedia cattolica, 1950, t. V.
71Jean-Baptiste Bouvier, Traité dogmatique et pratique des indulgences…, op. cit., p. VI.
74On renverra également au très suggestif article de Chiffoleau, 1981, p. 235-246.
75Jean-Baptiste Bouvier, Traité dogmatique et pratique des indulgences…, op. cit., p. 29-30.
76Matthieu Brejon de Lavergnée a particulièrement insisté sur cette perspective à la fois spirituelle et caritative dans son grand travail sur La société de Saint-Vincent-de-Paul au xixe siècle (1833-1871). Un fleuron du catholicisme social, Paris, Le Cerf (coll. « Histoire religieuse de la France »), 2008. On renverra également à la thèse inédite de Richard Drevet sur les origines lyonnaises de l’œuvre de la Propagation de la Foi, qui participe de la même spiritualité : Laïques de France et missions catholiques au xixe siècle. L’œuvre de la Propagation de la Foi, origines et développement lyonnais (1822-1922), thèse de doctorat sous la direction de Claude Prudhomme, Université Lyon II-Lumière, février 2002.
77Jean-Baptiste Bouvier, Traité dogmatique et pratique des indulgences…, op. cit., p. 15.
81On renverra ici à la belle et importante thèse d’Élisabeth Germain, Parler du salut ? Aux origines d’une mentalité religieuse. La catéchèse du salut dans la France de la Restauration, Paris, Beauchesne, 1967 ; ainsi qu’à son article, « Hors de l’Église point de salut : sur l’histoire de l’axiome dans la France de la Restauration », Recherches de sciences religieuses, t. LV, no 4, 1967, p. 519-546.
82Jean-Baptiste Bouvier, Instructions abrégées, op. cit., p. 40, cité par Claude Langlois, « Du bon usage des indulgences », art. cité, p. 287.
83« Mettre la miséricorde divine à la portée de chacun par les moyens de l’Église tout en laissant Dieu maître entier du grand jeu du salut », écrit encore Claude Langlois dans « Du bon usage des indulgences », art. cité, p. 289.
84Mgr Raphaël Casanelli d’Istria, Grand Catéchisme à l’usage du diocèse d’Ajaccio [1834], Tours, Mame, 1867, p. 168-169. La référence évangélique est à Luc 7, 47 et reprend les paroles du Christ à sainte Marie-Madeleine. Je remercie vivement le P. François Casta, lors d’un lointain exposé à Marseille en mai 1988, d’avoir attiré mon attention sur ce texte très suggestif. Mgr Raphaël Casanelli d’Istria (1794-1869), après avoir poursuivi à Rome, à l’université de la Sapience, des études de doctorat en philosophie (1823) et en théologie (1826), sera évêque d’Ajaccio de 1834 à sa mort.
85On renverra ici à l’étude fondamentale de Jean Guerber, Le ralliement du clergé français à la morale liguorienne. L’abbé Gousset et ses précurseurs (1785-1832), Rome, Università Gregoriana Editrice, 1973 ; ainsi qu’aux travaux de Philippe Lécrivain, « Saint Alphonse au risque du rigorisme et du liguorisme », dans Alphonse de Liguori, pasteur et docteur, Paris, Beauchesne (coll. « Théologie histo rique »), 1987, p. 231-272 ; et Jean Delumeau, L’aveu et le pardon. Les difficultés de la confession, xiiie-xviiie siècles, Paris, Fayard, 1990.
86Sur le lent ralliement du clergé français à la théologie morale liguorienne, voir Michel Lagrée, « La confession dans les visites pastorales et les statuts synodaux bretons aux xixe et xxe siècles », dans Pratiques de la confession. Des Pères du Désert à Vatican II. Quinze études d’histoire, Paris, Cerf, 1983, p. 239-253 ; Ralph Gibson, « Rigorisme et liguorisme dans le diocèse de Périgueux, xviie-xixe siècles », Revue d’histoire de l’Église de France, t. LXXV, 1989, p. 315-342 ; Claude Langlois, « La difficile conjoncture liguorienne de 1832 », dans Joseph Doré et Christoph Theobald (eds.), Penser la foi. Recherches en théologie aujourd’hui. Mélanges offerts à Joseph Moingt, Paris, Cerf et Assas Éditions, 1993, p. 645-661 ; Philippe Boutry, « Une théologie morale en transition : rigorisme et liguorisme dans la formation du curé d’Ars », dans Louis Châtellier (ed.), Religions en transition dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, Oxford, Voltaire Foundation, 2000, vol. 2, p. 155-170.
87Thomas Gousset, Justification de la théologie morale du Bienheureux Alphonse de Ligorio, Besançon, 1832, p. 152, cité par Jean Guerber, Le ralliement du clergé français à la morale liguorienne. L’abbé Gousset et ses précurseurs (1785-1832), Rome, Università Gregoriana Editrice, 1973, p. 279.
88Thomas Gousset, Théologie morale à l’usage des curés et des confesseurs, Paris, Lecoffre, 1844, 2 vol., citée d’après la quatrième édition (ibid., 1846, 2 vol.), § 457 (I, p. 292) et § 450 (I, p. 286).
89Alphonse Dupront, « Année sainte 1975. Tradition et modernité », dans Paul VI et la modernité dans l’Église. Actes du colloque organisé par l’École française de Rome (Rome, 2-4 juin 1983), Rome, Collection de l’École française de Rome, no 72, 1984, p. 356. On renverra sur ce texte à Dominique Julia et Philippe Boutry, « Une anthropologie religieuse du Jubilé. L’année sainte d’Alphonse Dupront », Revue d’histoire de l’Église de France, t. LXXXVI, vol. 216, no 1, 2000, p. 95-117.
90Charitatis Christi, (25 décembre 1825), § 6 et § 7 ; traduction française contemporaine dans L’Ami de la Religion et du Roi, no 1204 (22 février 1826) et no 1206 (1er mars 1826), t. LXVII, p. 33-40 et p. 65-73.
91Déclaré vénérable dès le 4 mai 1796 par le pape Pie VI, Alphonse Marie de Liguori (1696-1787) est béatifié le 6 septembre 1816 par le pape Pie VII et canonisé le 26 mai 1839 par le pape Grégoire XVI ; il sera proclamé docteur de l’Église par le pape Pie IX le 23 mars 1871.
92Joseph-Hippolyte Guibert à Eugène de Mazenod, Digne, 15 novembre 1826, cité par Yvon Beaudoin dans Le cardinal Joseph-Hippolyte Guibert, Oblat de Marie Immaculée (1802-1886), Rome, Archives générales OMI, 2006, p. 235, p. 238-239.