2Louis Châtellier (ed.), Religions en transition dans la seconde moitié du xviiie siècle, Oxford, Voltaire Foundation, 2000. N’est pas négligeable l’essai de Richard K. Fenn, The Persistence of Purgatory, Cambridge, Cambridge University Press, 1995.
3Bernard Plongeron, Histoire du christianisme des origines à nos jours, t. X. Les défis de la modernité (1750-1850), Paris, Desclée, 1997. Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Histoire religieuse de la France contemporaine, t. I, 1800-1880, Toulouse, Privat, 1985. Louis Châtellier, La religion des pauvres. Les missions rurales en Europe et la formation du christianisme moderne, xvie-xixe siècles, Paris, Aubier, 1993, en particulier la troisième partie « Vers une nouvelle religion », p. 243 et suiv.
5P.-M.-J. Darcimoles, Ordonnances synodales, Aix, 1853. Le prélat interdit d’utiliser cette aumône « pour un autre motif » et ne permet de l’utiliser à la réparation de l’autel du purgatoire que faute d’y pourvoir autrement et seulement avec son accord.
7Régis Bertrand, « Dévotions et confréries dans le diocèse de Digne à la fin du xviie siècle », Annales de Haute-Provence, no 301, 1986, p. 3-18.
8Régis Bertrand, « Autels, chapelles et confréries du diocèse d’Arles entre 1671 et 1778 », dans Marie-Hélène Froeschlé-Chopard et Roger Devos (eds.), Les confréries, l’Église et la Cité, Grenoble (Centre alpin et rhodanien d’ethnologie. Documents d’ethnologie régionale, no 10), p. 195-212. Voir aussi ma communication « Limites du rôle des confréries dans le rayonnement des dévotions en Provence sous l’Ancien Régime », dans Bernard Dompnier et Paola Vismara (eds.), Confréries et dévotions dans la catholicité moderne (mi-xve-début xixe siècle), Rome, 2008, p. 339-354 (Collection de l’École française de Rome, 393).
9Le « premier memento », avant la consécration, est en faveur des vivants.
10Citées ici d’après Office des morts selon le bréviaire et le missel de Châlons, Châlons, 1841, p. 149.
11Jean-Baptiste Molin et Annick Aussedat-Minvielle, Répertoire des rituels et des processionnaux imprimés conservés en France, Paris, IRHT, 1984.
12Sur le flux des publications pieuses concernant la mort, Philippe Martin, Une religion des livres (1640-1850), Paris, Cerf, 2003, p. 328-336. Claude Savart (Les catholiques en France au xixe siècle. Le témoignage du livre religieux, Paris, Beauchesne, 1985), montre, p. 484, l’importance des rééditions des livres sur la mort relevant de la « pastorale de la peur » des siècles précédents dans l’étude qu’il fait des publications de l’année 1861.
13Catéchisme imprimé par ordre du dernier concile provincial d’Avignon, nouvelle édition complète, Avignon, 1834, p. 4, 51-54, 173-174.
14[Abbé Gérard], L’esprit du christianisme précédé d’un précis de ses preuves, Paris, 1803-an XI, p. 88-92.
15Ange conducteur ou recueil de prières les plus propres à inspirer de la dévotion, nouvelle édition revue, corrigée et rangée dans un meilleur ordre, Dole, 1825, p. 23, 42, 80, 87, 146, 150, 165, 198. Philippe Martin, Une religion des livres, op. cit., p. 301.
16Le miroir des âmes ou exposition des différens états des âmes par rapport à Dieu…, Lyon-Paris, 1821. Voir Anne Sauvy, Le miroir du cœur. Quatre siècles d’images savantes et populaires, Paris, Cerf, 1989, p. 223.
17Plusieurs de ces gravures des débuts du xixe siècle sont reproduites dans Jean Cuisenier, L’art populaire en France, Fribourg, Office du livre, 1975, pl. 288-298. Jean Mistler, François Blaudez, André Jacquemin, Épinal et l’imagerie populaire, Paris, Bibliothèque des guides bleus, 1961, p. 46-53 et hors texte entre les p. 56-57, ont donné une étude des origines aux xve-xvie siècles de cette « estampe qui a connu le plus de succès au xixe siècle ». C’est une gravure parisienne de Jaspar Isac qui fixerait vers 1640 l’iconographie reprise ensuite avec figuration du Jugement dernier. À noter par ailleurs à la p. 90, « Christ ayez pitié de nous », le Christ en croix auquel la Vierge présente les âmes du purgatoire, Dieu et le Saint-Esprit étant représentés à l’arrière-plan, gravure de Pellerin, fin du xviiie siècle.
18Laurent Durand, Cantiques de l’âme dévote dits de Marseille, où l’on représente d’une manière facile les principaux mystères de la Foi et les principales vertus de la religion chrétienne, Avignon, vers 1850, p. 292-294. Voir Régis Bertrand, « Les Cantiques de l’âme dévote de Laurent Durand (dits Cantiques de Marseille), ou le long succès d’un auteur », dans Jean Queniart (ed.), Le chant, acteur de l’histoire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999, p. 51-64. Sur ces cantiques, première exploration dans Amédée Gastoué, Le cantique populaire en France, Lyon, Janin, 1924.
19Recueil de cantiques à l’usage du diocèse de Gap, troisième édition corrigée et augmentée, Gap, 1844, p. 133-136.
20Cantiques tirés des meilleurs recueils à l’usage des paroisses, des retraites, des catéchismes, des maisons d’éducation, et des familles chrétiennes, nouvelle édition, 1835, p. 352-355 et p. 85-100, et encore p. 7, 14.
21D’où peut-être le fait assez étonnant que les 689 pages d’Élisabeth Germain, Parler du salut. Aux origines d’une mentalité religieuse. La catéchèse du salut dans la France de la Restauration, Paris, Beauchesne, 1967, ne disent quasiment rien du purgatoire.
22Ange conducteur, op. cit., p. 202 ; voir aussi, par exemple, p. 188.
23Cantiques de Saint-Sulpice. Manuel de catéchisme de première communion et de persévérance à l’usage des paroisses et des maisons d’éducation, Paris, 1856, p. 150-151.
24Régis Bertrand, « “Que de vertus…” Les épitaphes édifiantes des débuts du xixe siècle », dans Régis Bertrand, Anne Carol et Jean-Noël Pelen (eds.), Les narrations de la mort, Aix, Publications de l’université de Provence, 2005, p. 241-255.
25[Bœuf], Le cimetière de Loyasse, description de tous les monumens qui existent dans ce cimetière avec le relevé exact des inscriptions qui y sont gravées, Lyon, 1834. Pour éviter une inflation de notes, j’indiquerai dans le texte les pages de chaque citation.
26Louis Henseling (ed.), Les cahiers de Pierre Letuaire. Notes et souvenirs sur l’histoire et les mœurs toulonnaises, Toulon, 1910, fasc. 2, p. 141.
27Arch. dép. Alpes-de-Haute-Provence 50 VV 3.
28Recueil de quelques discours de circonstances par M. l’abbé Payen, ancien curé de Salon, chanoine honoraire de Viviers, de Chalons et d’Évreux, Avignon, 1866, p. 79-87.
29Lettre à Siméon Luce du jeudi 16 mars 1865, citée dans Lucien Lepoittevin (ed.), Jean-François Millet, correspondance intégrale, Le Vast, J. et L. Lepoittevin, 2005, t. II, p. 76, nos 830-438.
30L’autre fresque représente La prière pour les morts obtient la délivrance des âmes qui souffrent dans le purgatoire. Voir De pierre et de cœur : l’église Saint-Sulpice, 350 ans d’histoire, Paris, Cerf, 1996, p. 105-106 ; Bruno Foucart, Le renouveau de la peinture religieuse en France, 1800-1860, Paris, Arthéna, 1987, p. 179-182 et fig. 35. Voir ci-après le texte d’Isabelle Saint-Martin.