1Sermones moralissimi super evangelia dominicalia totius anni cunctos alios excellentes Reverendi in Christo patris et domini Gulhermi de Peraldo ordinis fratrum predicatorum sacre pagine doctoris, ac quondam Episcopi Lugdunensis… que in lucem prodiit Anno Domini M.D.XIX. et XX Novembris (le privilège accordé à Rome par le pape Léon X à l’imprimeur est daté pridie Kal. octobris anno septimo, soit le 30 septembre 1519). Sermones moralissimi super epistolas dominicales totius anni multas materias predicabiles complectentes Reverendi in Christo patris domini Guilhermi de Peraldo, olim episcopi Lugdunensis, ex sacro ordine fratrum praedicatorum (en fin de volume, le frère B. de Croso au lecteur, 20 novembre 1519, et marque de l’imprimeur Jehan de Channey. Même privilège que supra). Ces deux volumes sont conservés sous la même reliure à la médiathèque d’Avignon, 8o. 24.426 ; et séparément à la BnF sous les cotes Rés. D 46868 et 46868 bis.
2« Questio adiuncta ad communem utilitatem predicantium per Fratrem Bernardum de Croso, sacri ordinis Predicatorum in sacra Theologia doctorem, et penitentiarium S.B.N. Pape in sede Avinionense. »
3« Utrum papa possit ex plenitudine clavis jurisdictionis relaxare totam penam per remissionem plenariam concessam in modum suffragii animabus que de facto sunt in purgatorii. »
4Questio utilissima, modernis multum necessaria, de relaxatione animarum de penis purgatorii per indulgentias, elucidata per fratrem Bernardum Decroso…, Avignon, 1520 (B. Av. 8o. 18456).
5Bibl. Avignon, Ms 3938, fo 1-12 : Compendium facultatum specialium legati, seu vice-legati Avenionis. Il peut concéder une indulgence plénière à ceux qui assisteront à la première messe qu’il dira ou fera dire dans l’église d’Avignon (no 70). Il peut concéder une indulgence de dix ans à toutes les églises (no 60).
6« Et subtilem, compendiosam et pernecessariam questionem de relaxatione animarum de penis purgatorii per indulgentiam, in hac temporis tempestate, per te in fine dictorum sermonum subtiliter decisam. »
7Die Amerbachkorrespondenz, éd. par Alfred Hartmann, Bâle, 1942-1974, t. II, lettres 746 et 747.
10Texte publié par Jean et Yann Pichon, Le mystère du Couronnement de la Vierge, Paris, Robert Laffont et Le Centurion, 1982.
11Art. « Indulgences », Dictionnaire de théologie catholique, Paris, Letouzey et Ané, 1921-1922, t. VII, col. 1615.
12Augustin Renaudet, Préréforme et humanisme à Paris pendant les premières guerres de religion (1494-1517), Paris, Champion, 1916, p. 51.
13BnF, Ms. fr. 1423, fo 140-142. Voir Jean-Pierre Massaut, Josse Clichtove, l’humanisme et la réforme du clergé, Paris, Les Belles Lettres, 1968, t. II, p. 80-94.
14Marc Venard, « Les ventes d’indulgences au temps de Luther », dans Michel Aubrun (ed.), Entre idéal et réalité. Finances et religion du Moyen Âge à l’époque contemporaine, Clermont-Ferrand, Institut d’histoire du Massif central, 1994, p. 275-285.
16Mémoires de Claude Haton, éd. par Laurent Bourquin, Paris, Éd. du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2005, t. III, p. 384.
17Les 95 thèses étaient bien entendu en latin. J’ai choisi comme traduction celle donnée par Henri Strohl, Luther jusqu’en 1520, Paris, Puf, 1962, p. 253-267.
18Le 6 mai 1518, la Faculté de théologie de Paris a censuré la proposition suivante : « Quiconque met au tronc de la Croisade un teston, ou la valeur, pour une âme étant en purgatoire, il délivre ladite âme incontinent, et s’en va infailliblement ladite âme aussitôt en paradis ; itaque en baillant dix testons pour dix âmes, voire mille testons pour mille âmes, elles s’en vont incontinent et sans doute en paradis » (BnF, Ms. lat. 9960, fo 247). La Faculté condamne spécifiquement le mot « infailliblement » et la tarification du résultat.
19Cette bulle Cum postquam est mentionnée par Henri Strohl (op. cit., p. 283), mais elle ne se trouve pas dans le Bullarium Romanorum Pontificium. L’historien aurait-il confondu avec quelque autre texte ?
20« Sine dubio Ecclesia habens spiritum sponsi sui Christi, ideo non errans singula prout expedit temporibus suis distribuit, mota et illuminata a spiritu qui novit tempora. »
21Noter que, dans ce passage, l’auteur, emporté dans son élan, parle de suffrages de l’Église suffisants pro redemptione animarum omnium in purgatorio penas solventium, oubliant que l’Église ne peut pas racheter (redimere) les âmes, car seule la Passion de Jésus-Christ est rédemptrice, mais seulement les délivrer.
22Ceci est fort bien dit mais nous avons noté que Léon X, dans la bulle d’indulgence concédée pour Rouen en 1516, a accordé aux fidèles « de tous leurs pechez, crimes et excès, de peine et de coulpe, pleine indulgence et rémission ». Voir supra note 14.
23« Post hanc vitam patriam caelestem et infernum esse tantum, firmiter credimus, radicitus purgatorium ab antichristo fictum abnegantes », Valdo Vinay, Le confessioni di fede dei valdesi riformati, Turin, 1975, p. 40. L’auteur rappelle en note un procès de 1506 d’où il ressortait que « les barbes enseignaient que le purgatoire était en ce monde, mais qu’il n’y en avait pas dans le monde futur ».
24Voir Marc Venard, « Jean de Roma ou la bonne conscience d’un inquisiteur », dans Les dominicains en France devant la Réforme, 1520-1563. Mémoire dominicaine, no 12, 1998, p. 75-84. Et Gabriel Audisio, Le barbe et l’inquisiteur. Procès du barbe vaudois Pierre Griot par l’inquisiteur Jean de Roma (Apt, 1532), Aix-en-Provence, Edisud, 1979.
25« Dict que premierement a erré, car ledict bonnetier luy dict qu’il ne failloit pas chargier (= croire) au purgatoire. » (Gabriel Audisio, Le barbe et l’inquisiteur, op. cit., p. 80.) Résumé de l’inquisiteur : « Gryot primo tenuisse nullum esse purgatorium in alieno seculo » (ibid., p. 91).
26Amerbachkorrepondenz, IV, p. 217 : 6 mai 1533.