1Ce manuscrit a été déposé par Mme Françoise Bergeret-Tarde aux archives d’histoire contemporaine du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), dans le fonds Gabriel Tarde, sous la cote GTA 43, « Notes philosophiques ». Il a été publié en 2009, avec d’autres textes inédits de la même époque, par Louise Salmon et moi-même, sous le titre Sur le sommeil ou plutôt sur les rêves et autres textes inédits. Nous avons édité le nocturnal de Tarde ainsi que des extraits du journal (« Cahier 17 ») contemporains de celui-ci. « Un cauchemar politique », qui se réfère à la Commune, et deux poèmes, « Les comices » (juin 1870) et « La violette de la paix » (mars 1871), permettent de cerner les positions politiques de Tarde à cette époque. Je citerai les manuscrits de Tarde d’après cet ouvrage, lorsqu’ils y ont été republiés.
2CHEVS, GTA 63, 1866, « Vingt ans – À ma mère », L’écho de la Save, 29 juillet.
3Pour une biographie de Tarde, voir Milet, 1970 ; Salmon, 2005. Louise Salmon a republié à la suite de son article le Journal (« Cahier 19 ») que Tarde a écrit en 1894, à son arrivée à Paris et où il évoque sa « triste jeunesse » (p. 163).
5La majeure partie de la bibliothèque de Tarde est actuellement conservée à l’École nationale d’administration pénitentiaire (Énap) d’Agen. Le sommeil et les rêves de Maury est le seul ouvrage portant spécifiquement sur les rêves et publié avant 1870 qui figure dans cette bibliothèque. Il se peut, bien entendu, que d’autres livres sur le même sujet aient été dispersés ensuite.
7Dans la « Lettre à la présidente », en 1850, Théophile Gautier évoque une fausse couche qu’il ne réussit pas à avoir à Genève. L’homme politique socialiste Marcel Sembat évoque assez souvent avec une certaine angoisse dans son Journal ses « fausses couches » (voir chap. 9 « Observations, récits littéraires et narrations critiques », p. 265-286, et 11 « Freud, les rêves et l’Europe francophone », p. 311-348).
12CHEVS, GTA 42, Notes critiques sur l’Intelligence de M. Taine, 28 avril 1870, « Théorie de la substitution – Formation des idées générales – Perception hallucination vraie – Importance de l’affirmation », f. 4-5.
13CHEVS, GTA 61 ; Tarde, 2009, p. 169-176.
17Voir Salmon, dans ibid., p. 210-214.
18Pour une synthèse historique générale, voir Rougerie, 1971 ; id., 1997.
19Tarde, 2009, p. 155-167. Pour une analyse de ce texte, voir Salmon, 2009, p. 202 et suiv.
20Tarde, 2009, p. 177-183.
25Étude sur Maine de Biran, s. d., GTA 43, f. 25. L’auteur souligne.
27Ibid., p. 73, 74 et 77.
28Ibid., p. 73, 76 et 113-114. Sur les réveils qui sont des renaissances, voir p. 66.
31Ibid., p. 70-71, 75, 84-85 et 128.
38Tarde, 1980. Ce texte, comme beaucoup d’autres, est un manuscrit de jeunesse qui a été publié une fois la célébrité venue. Pour un commentaire de ce « roman sociologique », voir Vatin, 2005.
41CHEVS, GTA 42, op. cit., f. 42.
42Sur Bergson, voir chap. 10 « Inconscient, subconscient, sentiment. Le sommeil sans les rêves ? », p. 287-310.
44Id., 1880, p. 153, 155 et 157.
49Ibid., p. 91. Il évoque dans le journal en date du 12 février 1870 l’« admirable rôle de cet homme ». Il le présente dans ses notes comme un homme sympathique qui n’a pas toutefois une carrure de « ministre d’État » (CHEVS, GTA 49, « Notes sur lectures éparses », 11 avril 1869-fin février 1870).
53CHEVS, GTA 63, Le glaneur, 4, 11, 18, 25 février et 3 mars 1872.
54Ibid., numéro du 25 février.
55Ibid., numéro du 3 mars.
56Le glaneur, 28 janvier. En tête du manuscrit, Tarde a écrit « fantaisie ». Inversement, il rebaptisera « fantaisie » dans la version publiée « Les géants chauves », initialement intitulée « Conte d’enfant ». Sur le genre littéraire de la fantaisie, voir Salmon, 2009.
58CHEVS, GTA 63, « La résurrection des fleurs. Fantaisie », Le glaneur, 1er et 29 août 1869.
59CHEVS, GTA 3, mai 1871.
60CHEVS, GTA 3, août 1873.
62CHEVS, GTA 3, « Descente aux limbes des possibles non réalisés », juillet 1872, f. a et b.
64Freud, 2010, p. 474. Sur « Un cauchemar politique », voir Salmon, 2009.
65Sur le genre littéraire du rêve reconstruit, voir Wolkenstein, 2006.
66Voir par exemple « Le paraclet », 18-26 mai 1873, dans Tarde, 1879 ; « L’audience », Revue du siècle, no 6, 1892.
70Sur la double carrière artistique et savante de Tarde, voir Carroy, 1993, p. 133-146.
71« Correspondance », 1879, p. 445-448.
72CHEVS, GTA 9, 22 avril 1886. Dans cette lettre, Delbœuf affirme que Tarde et lui ne se sont pas rencontrés. Sur Delbœuf, voir chap. 6 « Joseph Delbœuf et Philippe Tissié. Entre rêve, hypnotisme et suggestion », p. 183-212.
73Delbœuf, 1891a, p. 52. Delbœuf raconte que c’est lui qui est entré en relation avec Tarde. Un brouillon de lettre adressée à Delbœuf en novembre 1884 laisse entendre le contraire (GTA 6).
74Id., 1993a, p. 198. Je citerai désormais, dans ce chapitre et dans le suivant, Le sommeil et les rêves (1885), Le magnétisme animal (1889) et « Quelques considérations sur la psychologie de l’hypnotisme » (1893), d’après la réédition qui en a été faite, en 1993, sous le titre Le sommeil et les rêves… Aucune correspondance conservée ne fait allusion à l’envoi par Tarde de son manuscrit. Delbœuf résume en note les rêves de Tarde des 21 mars, 5 avril, 8 avril, 23 avril, 2 juillet et 26 août 1870 (Tarde, 2009, p. 58, 70, 73, 82, 84, 87) et ceux des 8, 14 septembre et fin octobre 1871 (ibid., p. 112-114). Il se réfère par ailleurs à la « soirée de famille » de mars 1871 dans le corps de son texte (ibid., p. 106-107).
75Delbœuf, 1993a, p. 224.
77Ibid., p. 236. Contrairement à Hervey de Saint-Denys, Maury et Delbœuf, Tarde ne s’interroge pas particulièrement sur les rêves dans lesquels on a conscience de rêver, bien qu’il cite notamment, avant l’« affreux rêve » anthropophage réinterprété par Delbœuf, deux autres exemples de ce type (Tarde, 2009, p. 81 et 107).
78Delbœuf, 1993a, p. 229.
80Carroy et Castel (eds.), 1997, p. 115.
81Tarde, « Cahier 19 », cité par Salmon, 2005, p. 152.
82Delbœuf, 1993a, p. 222 et 236.