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    Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales
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    Plan détaillé Texte intégral Les sciences humaines et sociales dans une grande maison d’édition généraliste Des livres et des lecteurs Notes de bas de page Auteur

    L’édition en sciences humaines et sociales

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Travail éditorial et marché du livre

    Bruno Auerbach

    p. 29-37

    Texte intégral Les sciences humaines et sociales dans une grande maison d’édition généraliste Des livres et des lecteurs Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1L’écart entre la part des ouvrages de sciences humaines et sociales1 dans la production globale de livres (22,5 % des nouveautés) et leur part dans les exemplaires vendus toutes catégories confondues (4,6 %) résume à lui seul la difficile équation économique de ce secteur2 : la publication massive d’ouvrages aux espérances de vente intrinsèquement limitées pour une majorité d’entre eux. Quoique la thématique récurrente de la crise de l’édition en sciences humaines en ait brouillé l’évidence, cette réalité est cependant d’ordre plus structurel que conjoncturel et les études catastrophistes qui ont été consacrées depuis trente ans à l’évolution de ce domaine ont abusivement assimilé la baisse des tirages, commune à la plupart des secteurs de la filière du livre mais particulièrement marquée pour les SHS, à un effondrement général des ventes3. Ce phénomène répondait en réalité à une diminution des ventes moyennes par titre, que la hausse du nombre de titres faisait bien plus que compenser : pour la sous-catégorie « sciences humaines générales », désormais « sciences humaines et sociales/lettres », la seule dont la relative stabilité au fil des rapports statistiques du Syndicat national de l’édition autorise une analyse de série, la production annuelle a en l’occurrence été multipliée par neuf en un demi-siècle (1 242 titres en 1970 ; 10 911 en 2018) et le nombre total d’exemplaires vendus annuellement a quant à lui plus que doublé, passant de 4,5 millions en 1970 à 10,2 millions en 2018.

    2L’essor du marché, corrélé à la démographie universitaire, a donc été réel. Cependant, la fragmentation de l’offre (la spécialisation des ouvrages) et de la demande (la dispersion du lectorat) n’en contrarie pas moins la rentabilité. Autrement dit, le processus d’« ésotérisation » inhérent au développement de la recherche, avec la multiplication de travaux sur des thématiques de plus en plus pointues et le morcellement des communautés savantes qu’il induit nécessairement, vient directement s’opposer à la logique d’« exotérisation » qui est celle des éditeurs dits de littérature générale, dont l’objectif principal n’est pas de répondre aux besoins de communication interne des chercheurs mais de porter le résultat de leurs travaux à la connaissance d’un public plus large. La présence significative de maisons généralistes sur le marché éditorial des sciences humaines apparaît à cet égard comme une spécificité française (relative) : le maintien d’un tissu de librairies indépendantes, encouragé par le prix unique du livre, et, à l’inverse, la faiblesse des budgets d’acquisition des bibliothèques universitaires, comparativement par exemple au Royaume-Uni ou à l’Allemagne, ont donné plus d’importance qu’ailleurs au marché généraliste4. En raison de cette structure spécifique, les éditeurs spécialisés peinent également à baser leur activité sur le seul marché universitaire, mais l’écart entre l’offre des chercheurs et les attentes des éditeurs est naturellement plus accusé pour les maisons généralistes. L’exemple le plus emblématique de cette rupture de perspective est peut-être la façon dont le caractère de plus en plus collectif de la recherche se heurte à la réticence, économiquement fondée, des éditeurs à publier des ouvrages collectifs. Les chances inégales de publication dont bénéficient les thèses selon leurs thématiques ou les aires géographiques et les périodes couvertes en sont un autre indice5.

    Les sciences humaines et sociales dans une grande maison d’édition généraliste

    3Face à l’accentuation de ce phénomène et/ou à la prégnance du discours de déploration de l’état de l’édition en sciences humaines, l’incitation est forte pour les grandes maisons de littérature générale de se désengager de ce domaine. Ce n’est pas le cas des Éditions du Seuil. Bien que le sentiment de crise chronique et le diagnostic désabusé à l’égard tout à la fois des pratiques de lecture étudiantes et de l’hyperspécialisation de la recherche soient largement partagés au sein des Éditions du Seuil, celles-ci n’en continuent pas moins de développer activement leur catalogue de sciences humaines, partie intégrante de leur identité depuis les années 1960. Si certaines évolutions sont nettes (comme la perte de terrain qu’ont connue la théorie littéraire et la psychanalyse, à la mesure de celui qu’elles ont cédé dans l’espace des disciplines lui-même) et si d’autres inflexions apparaîtront sans doute à travers l’histoire du Seuil dont Hervé Serry a entrepris l’écriture, il n’est toutefois pas certain que les pratiques éditoriales qui y ont cours, en matière de sélection et de travail des textes, aient changé de manière significative dans les dernières décennies, au-delà d’un souci plus affirmé de maîtrise de la production face aux difficultés générales qu’a pu connaître l’entreprise, mais auxquelles le secteur des sciences humaines, plutôt à l’équilibre, n’a pas notablement contribué6.

    4Aux Éditions du Seuil, la prospection et l’évaluation de projets dans le domaine des SHS continuent de s’opérer selon un schéma propre aux éditeurs de littérature générale, qui se distingue notamment de celui des éditeurs universitaires par l’absence de spécialisation et de quadrillage disciplinaires : en dehors de l’histoire et de la philosophie, qui bénéficient de leur ancienneté dans la nomenclature des libraires, et dans une moindre mesure de l’économie, les sciences humaines et sociales s’affichent souvent dans le catalogue non sous leurs intitulés disciplinaires mais comme des « essais », une catégorie générique de classement des livres apparue, comme l’a montré Philippe Olivera, durant l’entre-deux-guerres pour labelliser un type d’œuvres dont une bonne part était, dans la période antérieure, répertoriée dans un domaine aux contours tout aussi flous, celui de la « science sociale », en vogue autour de 19007. De ce point de vue, la Belle Époque de la science sociale annonçait moins l’âge d’or des sciences humaines que les avatars de la classification d’un nouvel ordre du discours entre science et littérature d’idées, auquel plusieurs phases successives d’explosion des effectifs étudiants à partir des années 1960 ont donné un élan imprévu, en entraînant dans leur sillage le recrutement en accordéon d’enseignants-chercheurs inexorablement « publiants ». Dans son rapport commandité par le Centre national du livre en 2004, au moment où celui-ci s’efforçait de légitimer son refus de compenser la fin du dispositif de subvention proposé auparavant par le CNRS aux ouvrages de recherche, Sophie Barluet a transposé le diagnostic de crise de l’édition en SHS, dont le centre de gravité était jusque-là localisé autour du « noyau dur » des travaux spécialisés, aux essais, qu’elle qualifiait de « livres raison […] destinés à la fois à la communauté savante et à un public éclairé » et qu’elle plaçait au « cœur » du secteur. En dehors des déclarations des éditeurs, toujours prompts à faire des lecteurs qui lisent mal et des auteurs qui écrivent mal les boucs émissaires de leurs échecs, elle n’apportait toutefois aucune donnée probante à l’appui de cette hypothèse et celles qu’elle fournissait pour démontrer l’effondrement de l’édition en histoire reposaient sur une analyse statistique erronée8.

    5Bien que la polysémie du terme « essais » suggère l’étendue des amalgames possibles entre les travaux relevant spécifiquement de ces disciplines et les ouvrages d’essayistes « indisciplinés », la division du secteur non-fiction, aux Éditions du Seuil, entre le département des sciences humaines et celui des documents, sépare relativement clairement ces deux types de production. Étant donné ce principe de démarcation, lié au processus d’institutionnalisation des SHS, les chercheurs et les universitaires s’imposent en pratique comme les seuls auteurs légitimes d’essais de sciences humaines. Le fait de publier quasi exclusivement, au sein de ce domaine, des spécialistes n’implique pour autant et évidemment pas, on l’a dit, de destiner leur production aux seuls scientifiques. Mais si les essais savants que nous publions ne visent pas exclusivement d’autres chercheurs, qui sont alors leurs lecteurs ? La réponse la plus honnête à cette question est que nous n’en savons à peu près rien. Lorsque l’ouvrage d’un sociologue dépasse les 2 000 ou 3 000 exemplaires vendus, ce qui ne relève heureusement pas pour nous de l’exception, bien que ce ne soit pas non plus la règle, on peut raisonnablement en déduire qu’il est parvenu à toucher un autre lectorat que celui de ses pairs, puisque les effectifs des enseignants-chercheurs dans cette discipline ne dépassent pas le millier, que l’ajout des chercheurs du CNRS permet tout juste de dépasser cette barre, que les sociologues ne peuvent pas compter sur des renforts aussi substantiels que les historiens parmi leurs collègues capésiens ou agrégés de l’enseignement secondaire et que, enfin, il faudrait ajouter une part considérable de transfuges de disciplines voisines (anthropologie, sciences de l’éducation, info-com, etc.) pour atteindre ces chiffres. Il faut donc nécessairement postuler l’intérêt qu’y ont trouvé des étudiants avancés, des milieux associatifs, militants ou professionnels divers (journalistes, travailleurs sociaux, communicants, conseillers politiques, etc.) ou, de manière plus impressionniste encore, des lecteurs « curieux », « intéressés », « motivés » ou « concernés ». Faute le plus souvent de connaissance directe mais au mieux intuitive de ces publics putatifs et rarement captifs, et parce que nous n’anticipons leurs attentes qu’à travers celles que nous projetons, le légendaire « grand public cultivé », auquel ne fait au fond que s’identifier l’éditeur lui-même, reste par défaut l’idéal régulateur de nos pratiques.

    6L’organisation collégiale, en comité, de la décision de publier les projets proposés par les éditeurs ne s’apparente sous cet angle que lointainement au fonctionnement des comités de lecture des revues scientifiques. S’il réunit seulement les éditeurs de sciences humaines (et non tous les éditeurs de la maison), ce comité n’est en effet pas composé de spécialistes d’une même discipline mais de directeurs de collection, représentant chacun un champ disciplinaire dont il est partie prenante, et d’éditeurs de métier, au rayon d’action éventuellement plus large mais en charge eux aussi plus particulièrement d’un domaine donné. La décision est prise à l’issue de la lecture croisée par l’ensemble de ses membres des synopsis soumis et de la présentation orale qu’en fait l’éditeur sur la base d’éléments complémentaires et des arguments qu’il apporte à leur appréciation, qu’il s’agisse de projets qu’il a lui-même sollicités ou de propositions qu’il a sélectionnées parmi celles qui lui ont été adressées. La qualité scientifique des projets, que les membres du comité soient à même d’en juger ou qu’ils aient consulté des avis plus autorisés pour s’en assurer, est une condition nécessaire mais bien sûr non suffisante de leur acceptation ; elle est pondérée par des considérations commerciales qui, si elles ne visent pas systématiquement la rentabilité des projets, tentent de limiter les pertes financières potentielles.

    Des livres et des lecteurs

    7Bien que, classiquement, la publication de sciences humaines dans une maison de littérature générale n’obéisse pas seulement à des logiques économiques (immédiates ou différées) mais également symboliques, l’importance plus élevée des frais de structure et des investissements réalisés dans la promotion et la diffusion des ouvrages, comparativement aux moyens dont sont dotés la plupart des éditeurs universitaires ou institutionnels, accroît d’autant leur seuil de rentabilité, d’où la prudence des choix opérés. Toutefois, en l’absence d’autres instruments d’analyse du marché que les performances passées de livres comparables (du moins comparés) ou des chiffres de vente de l’œuvre antérieure d’un auteur donné, le pronostic commercial d’un ouvrage relève au mieux d’un pari de l’éditeur. Quelle que soit la justesse de celui-ci, si les choix opérés par un éditeur de sciences humaines ne visent pas moins l’« excellence » que les administrateurs de la recherche publique ou les commissions de spécialistes, il n’est pas exclu que l’éventuelle convergence de leurs critères ne soit qu’accidentelle.

    8La définition du projet, l’accompagnement de l’écriture et le travail sur les textes sont le volet complémentaire de cette ambition commerciale, bien que, au-delà de généralités sur le souci d’accessibilité et de lisibilité qui l’oriente pour partie, le remaniement des manuscrits ne puisse être décrit comme un processus de vulgarisation, mais plutôt comme une tentative de construction du champ de la réception9. Autrement dit, après avoir tenté d’identifier dans la constellation des recherches menées celles qui, à tort ou à raison, lui paraissent marquer une percée ou apporter un éclairage important sur des questions susceptibles d’intéresser le débat public ou de croiser les curiosités du lectorat qu’il se figure, l’éditeur se demande si la forme donnée par le chercheur à son travail correspond aux attentes de lecture qu’il projette et, dans le cas contraire, comment la remodeler10. Du manuscrit publié pratiquement tel que l’auteur l’a remis au texte entièrement refondu, de plus ou moins bonne grâce, à la demande de l’éditeur ou par les propres soins de celui-ci, les cas de figure sont, à l’image des ouvrages eux-mêmes, prototypiques et ne se prêtent guère à la modélisation, pas plus que la pertinence de ces interventions ne peut être rétrospectivement évaluée, la réussite de l’opération n’entretenant qu’un lien théorique avec le succès éventuel du livre.

    9On pourra trouver irénique et manquant de lucidité cette façon de témoigner de la situation et de la pratique de l’édition en sciences humaines aujourd’hui dans une maison de littérature générale en semblant ignorer ses défis, ou considérer que ce modèle traditionnel correspond à un passé révolu et qu’il est inéluctablement voué à disparaître à plus ou moins brève échéance. De fait, le tournant managérial de la recherche publique, la passion évaluatrice de ses administrateurs, le durcissement des conditions de recrutement des universitaires, les injonctions contradictoires auxquelles sont soumis des chercheurs incités à augmenter leur « impact » dans la société tout en standardisant leurs modes de publication, la politique numérique d’open access à marche forcée à laquelle sont confrontées les revues, ainsi que la professionnalisation accélérée des études supérieures bouleversent l’organisation de la recherche en sciences humaines et, par contrecoup, potentiellement la place centrale qu’occupe traditionnellement le livre dans ce domaine. Il est trop tôt pour pleinement mesurer les effets de ces transformations sur l’édition, mais l’on peut penser qu’ils seront bien plus concrets et profonds que ceux réputés avoir été entraînés par l’évolution hypothétique des pratiques de lecture étudiantes et le repliement institutionnel supposé des universitaires.

    10La sérénité n’est donc effectivement pas de mise. On peut toutefois interroger en retour la perspicacité de l’alarmisme qui s’est imposé pour appréhender les problématiques des SHS et se demander si, au lieu de mobiliser des appuis, il n’a pas contribué à saper les positions de ces disciplines et à miner leurs lignes de défense face aux attaques mettant en cause leur raison d’être. La chaîne du livre n’est pas seulement matérielle, c’est également une chaîne de conviction. En s’apitoyant sur la crise de l’édition en sciences humaines, les éditeurs ont engendré une prophétie autoréalisatrice : à force d’entendre que les chercheurs n’écrivaient que pour leurs condisciples et que personne ne les lisait plus, les services commerciaux, les représentants, les libraires, les médias ont raisonnablement douté de l’opportunité de mettre en avant un type d’ouvrages dont leurs promoteurs estimaient manifestement eux-mêmes la cible restreinte. De la même manière, les universitaires qui ont emboîté le pas des éditeurs en dénonçant à leur tour la nullité de leurs étudiants et la médiocrité de leurs collègues n’ont pas mesuré que les pouvoirs publics n’en demandaient sans doute pas tant pour imposer leurs réformes au moment où ils les mettaient en demeure de justifier de l’utilité de leurs disciplines et du bien-fondé de leurs prétentions à l’autonomie.

    11La cause des sciences humaines et sociales a donc été plaidée jusqu’à présent d’une manière paradoxale. Leurs éditeurs ont souvent affecté l’attitude héroïque des accompagnateurs en soins palliatifs, comme si la grandeur de leur mission tenait à son caractère désespérant. Avec inconséquence ou par nécessité faite vertu, ils n’en ont pas moins continué à agir au quotidien comme si les sciences humaines avaient bel et bien un avenir éditorial, sans qu’on y ait vu un déni de réalité ou un signe de dissonance cognitive. Adopter dans leur communication politique la même expectative que dans leur pratique professionnelle est peut-être une stratégie de relance promotionnelle dont les chances de succès méritent désormais d’être envisagées.

    Notes de bas de page

    1 Droit, géographie, histoire, sciences économiques, sciences humaines et sociales/lettres, sciences politiques, selon la nomenclature du Syndicat national de l’édition.

    2 Syndicat national de l’édition, 2018. Sur l’économie du secteur, voir, dans le présent ouvrage, les chapitres « Modèles économiques et diffusion » et « Économie des revues ».

    3 La baisse des tirages accompagne une tendance industrielle d’ensemble dans laquelle la multiplication et le renouvellement rapide des produits vont de pair avec la réduction des séries.

    4 Auerbach, 2006.

    5 Auerbach, 2009.

    6 Dans l’attente de la parution de l’ouvrage sur les Éditions du Seuil, on pourra consulter Serry, 2008.

    7 Olivera, 2002 et 2003 ; Mosbah-Natanson, 2017.

    8 Barluet, 2004, p 18.

    9 Auerbach, 2008 et 2012.

    10 Sur cette question, voir Labey, dans le présent ouvrage.

    Auteur

    • Bruno Auerbach
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    1 Droit, géographie, histoire, sciences économiques, sciences humaines et sociales/lettres, sciences politiques, selon la nomenclature du Syndicat national de l’édition.

    2 Syndicat national de l’édition, 2018. Sur l’économie du secteur, voir, dans le présent ouvrage, les chapitres « Modèles économiques et diffusion » et « Économie des revues ».

    3 La baisse des tirages accompagne une tendance industrielle d’ensemble dans laquelle la multiplication et le renouvellement rapide des produits vont de pair avec la réduction des séries.

    4 Auerbach, 2006.

    5 Auerbach, 2009.

    6 Dans l’attente de la parution de l’ouvrage sur les Éditions du Seuil, on pourra consulter Serry, 2008.

    7 Olivera, 2002 et 2003 ; Mosbah-Natanson, 2017.

    8 Barluet, 2004, p 18.

    9 Auerbach, 2008 et 2012.

    10 Sur cette question, voir Labey, dans le présent ouvrage.

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    Auerbach, B. (2020). Travail éditorial et marché du livre. In L’édition en sciences humaines et sociales. Paris: Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales. https://doi.org/10.4000/books.editionsehess.28768
    Auerbach, Bruno. « Travail éditorial et marché du livre ». In L’édition en sciences humaines et sociales. Paris: Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2020. doi:10.4000/books.editionsehess.28768.
    Auerbach, Bruno. « Travail éditorial et marché du livre ». L’édition en sciences humaines et sociales, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2020, https://doi.org/10.4000/books.editionsehess.28768.

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    Format

    Anheim, Étienne, & Foraison, L. (2020). L’édition en sciences humaines et sociales. Paris: Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales. https://doi.org/10.4000/books.editionsehess.28728
    Anheim, Étienne, et Livia Foraison. L’édition en sciences humaines et sociales. Paris: Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2020. doi:10.4000/books.editionsehess.28728.
    Anheim, Étienne, et Livia Foraison. L’édition en sciences humaines et sociales. Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2020, https://doi.org/10.4000/books.editionsehess.28728.
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