Un tournant dans la vie du musée
p. 71-79
Texte intégral
1L’exposition sur les Pays Baltes mérite que l’on s’y arrête car, dans l’histoire du Musée de l’Homme, elle représente une étape d’autant plus intéressante qu’elle est étroitement liée au contexte politique du moment. Dans le parcours de Boris Vildé, elle constitue un chaînon capital, expliquant l’inflexion qu’il subit à partir de 1935-193691.
2Jusqu’alors orientée vers les horizons lointains, l’équipe du musée découvrait soudain l’Europe. L’ethnologie française entrait dans une phase nouvelle, conforme aux vues de Rivière sur les arts et traditions populaires. Elle ne s’appliquait plus seulement aux pays lointains et aux peuples dits primitifs, mais aussi à un voisinage quasi immédiat, à quelque deux mille kilomètres de Paris, une sorte de périphérie mal connue. Des populations européennes menaçaient de disparaître. Il fallait répertorier leurs traditions longtemps préservées. Par la même occasion s’affirmait aussi l’intérêt porté aux relations avec des pays jusque là négligés, pour lesquels en France les crédits manquaient toujours, que ce soit en faveur des bibliothèques, des instituts culturels ou de leurs collaborateurs, lesquels vivotaient de subventions misérables92.
3Comme l’expliqua Georges Henri Rivière au service des Œuvres, le 20 novembre 1934, l’exposition présenterait des produits populaires, mais non industrialisés. Pour l’animer, des moyens très modernes se conjugueraient : haut-parleurs, concerts hebdomadaires, photographies de danses, de villages et de paysages. Des publications ainsi que des renseignements touristiques devraient souligner son aspect résolument contemporain. Le ministre de Lituanie à Paris offrit le premier son patronage. Ses collègues d’Estonie et de Lettonie lui emboîtèrent le pas. Sollicité, Pierre Laval, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, accepta d’accorder le sien ; le ministre de l’Instruction publique suivit. Sûrs de leur affaire, Rivet et Rivière invitèrent alors le président de la République André Lebrun. On ne pouvait rêver mieux.
4Le projet d’une manifestation autour de la culture balte faisait également écho à l’actualité internationale. Tandis qu’Adolf Hitler mettait l’Allemagne au pas, la France regardait du côté de la Russie soviétique, renouant avec une habitude ancienne. Le 2 mai 1935, Pierre Laval s’était rendu à Moscou pour y signer avec le gouvernement de l’URSS un pacte assez vague qui, sans être une alliance sur l’ancien modèle, affichait cependant un désir mutuel de coopération. Le rapprochement franco-soviétique soulignait l’importance géopolitique des Pays Baltes.
5L’inauguration de l’exposition suivit de peu la signature du pacte. Le vendredi 17 mai 1935, elle se déroula avec tout le faste d’un grand événement mondain et diplomatique. Il s’agissait de rassurer des pays qui pouvaient se croire sacrifiés. D’ailleurs, quelques mois plus tard, Alexis Léger, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, autorisa le versement de 6000 francs à la Société des amis du Musée, somme destinée à rembourser une partie des frais engagés pour la réception des personnalités baltes et autres. On envisagea même pour l’occasion d’accorder des facilités de visas aux touristes baltes, mais cette généreuse proposition resta sans suite : le bureau de contrôle des étrangers refusa d’accepter ce manque à gagner. La presse relata par le menu le récit des festivités organisées au Trocadéro. Elle fit aussi découvrir au public des noms de lieux et de personnes jusqu’alors ignorés des Français.
6À Paris, le pacte franco-soviétique, interprété comme une mise en garde adressée à l’Allemagne nazie, conforte le mirage de la sécurité collective, en particulier dans les milieux pacifistes. Néanmoins, pour nombre d’intellectuels français, les cartes restent assez brouillées, en particulier à l’heure où débute à Moscou la série des purges. Résolus à défendre leur idéal en s’appuyant sur l’URSS, les antifascistes se trouvent embarrassés par des évidences contradictoires sur la nature du régime soviétique. Les hésitations de Gide en apportent la preuve.
7Pour les intellectuels fidèles à la NRF, Gide reste un modèle. Les détours de sa pensée continuent néanmoins de susciter leur étonnement. En 1936, il se décide enfin à entreprendre un voyage en URSS. Le départ fut plusieurs fois reporté, vraisemblablement pour coïncider avec les funérailles de Gorki, à l’article de la mort. Pierre Herbart, qui résidait à Moscou pour le compte des Éditions de la Littérature universelle, devait servir de secrétaire. Le lendemain de son arrivée, le 17 juin 1936, Gide avait été invité à prononcer sur la Place Rouge un éloge funèbre de Gorki qui venait de mourir. Une oraison qui insisterait sur la culture : « Nous la défendrons ! » Pendant qu’il préparait son texte, il s’était trouvé malgré lui en présence de Nicolas Boukharine, déjà en disgrâce, venu le prévenir des mises en scène mensongères de Staline et l’avertir des crimes commis par le régime. Mais, soucieux d’éviter les incidents, le maître avait tout mis en œuvre pour ne pas entendre l’ultime message de l’enfant chéri du communisme, qu’il avait reçu en présence d’Herbart93. Par la suite, Gide allait donner libre cours à son esprit critique. Publié en décembre 1936, son Retour d’URSS rend publiques ses impressions de voyage et ses désillusions. Les Retouches, publiées en juin de l’année suivante, confirment le désengagement.
8Les « compagnons de route », à l’instar de Pierre Cot ou de Paul Rivet, ne pardonnent pas à Gide son dénigrement de l’URSS, le seul appui qui vaille contre le nazisme. Même s’il a des doutes, Paul Rivet les affronte en son for intérieur, évitant les débats publics. Après l’entrée des troupes allemandes en Rhénanie, au printemps 1936, il se convainc davantage encore de la nécessité de s’entendre avec les Russes et abandonne ses convictions pacifiste. Sous sa direction, la ligne de conduite du musée est au rapprochement officiel.
9Au programme de ces années figurent des voyages en URSS, de nouveaux accords d’expositions et des projets de missions. Dans un esprit de coopération, Georges Henri Rivière a établi un plan pluriannuel pour aller en Europe du Nord, étudier la présentation très moderne des musées locaux d’ethnologie. Au musée de Leningrad, plus qu’enthousiasmé, il voit tout ce dont il avait rêvé pour Paris94. S’esquisse alors une reprise de contacts avec l’ethnologie russe où Anatole Lewitsky trouve sa place et qui lui offre un nouveau champ d’activités. Il s’occupe ainsi d’un archéologue français mort au Turkestan, Joseph Martin. Il participe également à la préparation d’un projet d’exposition à Paris sur les peuples de l’URSS que Georges Henri Rivière négocie à Moscou en juillet 193695. Lewitsky rêve, certes, de participer à l’aventure, mais il lui faut attendre d’obtenir à la place de son passeport Nansen un papier d’identité français, qu’il a sollicité en avril 1936. Malgré les très bonnes références obtenues lors de l’enquête d’honorabilité, la naturalisation se fait attendre jusqu’à l’année suivante96.
10L’ouverture scientifique vers la Russie s’articule avec les recherches qui depuis quelques années orientent Lewitsky vers les peuples du nord de la Sibérie, Bouriates, Yakoutes, Toungouzes et peuples amouriens. Il les destine à une étude sur le chamanisme en Sibérie, un phénomène mal connu en France, qui participe de la sorcellerie et de la médecine. En 1934-1935, Lewitsky prononce à la section des sciences religieuses des Hautes études trois conférences sur le chamanisme des Bouriate et des Yakoutes. Il continuera sur sa lancée avec les Goldes en 193697.
11Au palais du Trocadéro, l’heure est à la démolition. Sitôt l’exposition balte terminée, la coupole du vieux musée s’effondre, éventrée. Les murs suivent.
12Comme se préparait l’exposition coloniale prévue à Paris pour 1936, Rivet, tirant bénéfice de ses solides amitiés politiques, obtint d’importants crédits pour la construction d’un nouveau musée sur la colline de Chaillot, à l’emplacement de l’ancien palais du Trocadéro. Mais la mise en route des travaux tardait et Rivet avait dû encore intervenir auprès des pouvoirs publics pour que le nouveau musée soit terminé lorsque s’ouvrirait l’important congrès mondial de la Population, prévu pour l’été 1937 - congrès devant consacrer la position pionnière de la France dans ce domaine.
13Rivet a voulu un nouveau musée qui corresponde à son engagement politique. Si, au départ, son travail se plaçait sous le signe du colonialisme, il s’est poursuivi dans les années 1930 sous celui de l’antifascisme. Le musée sera un lieu d’échanges sur l’Homme et pour l’Homme, étudiée dans sa diversité biologique.
14Le « Docteur » affirme l’inanité d’une doctrine fondée sur l’inégalité des races. Marcel Mauss, trop âgé pour participer aux manifestations publiques, ne perd pas une occasion de rappeler à ses élèves que les Prussiens sont des slaves et rédige ses notes sur le mythe germain. Un Allemand lui aussi médecin, Frédéric Falkenburger, qui a rejoint l’équipe en 1933, étudie les mensurations du crâne humain et établit à ce propos une équation mathématique gardant valeur constante quelle que soit l’origine ethnique de la personne. Dans la foulée, Lewitsky rédige des études sur les thèmes du judaïsme et l’antisémitisme. À propos d’une étude sur les Hittites et les Juifs, il conclut à de nombreux apports extérieurs chez ces derniers, un thème en accord avec les vues de Rivet. Pour Rivet, l’urgence de combattre la prolifération de théories pseudo scientifiques l’emporte sur le souci de déconstruire la notion de race. Il ne nie pas l’existence des races mais affirme que, pour cerner cette catégorie biologique, il lui faudrait disposer de données sérielles et d’études de cas solides. Une méthode qui l’oppose évidemment à la démarche des Allemands. Pour lui, quelle que soit la variété des latitudes, le phénomène physique humain se manifeste par son unité et son universalité, alors que la diversité n’est qu’accidentelle, résultat de brassages toujours renouvelés. En attendant de démontrer la valeur scientifique de ses idées, il les applique dans la vie quotidienne. À cette étape de sa vie, l’homme politique semble avoir pris le dessus sur le savant. Dans une époque dominée par un contexte international omniprésent, la question de la comptabilité des normes ne se pose pas, l’engagement est la norme.
15Dans la perspective du congrès mondial sur la population, Rivet lance, en janvier 1937, un bulletin bimensuel d’études et d’information, Race et racisme, auquel contribuent tous les membres de l’équipe. À la mi-juillet de la même année, le congrès international s’ouvre sur le thème de la race et du racisme pour culminer avec l’intervention de Franz Boas, le grand érudit westphalien, qui dénonce avec force l’idée de pureté de la race. Le retentissement des débats marque l’époque et Rivet, grâce aux efforts de son équipe, se voit consacrer mondialement pour ses talents d’organisateur.
16Gravée au fronton, une stance de Paul Valéry place le nouveau musée sous la triple tutelle du beau, du rare et de l’universel :
Choses rares ou choses belles
Ici savamment assemblées
Instruisent l’œil à regarder
Comme jamais encore vues
Toutes choses qui sont au monde
17En fait, l’aménagement des bâtiments ne sera pas achevé avant l’année suivante. Les contraintes de l’esthétique ne correspondent pas nécessairement à celles d’un lieu de travail. Les détails en sont sans cesse rediscutés et la construction traîne. Les travaux sont également freinés par les manifestations et les grèves qui accompagnent l’avènement du Front populaire. Les ethnologues sont mobilisés pour surveiller le chantier. Là encore, Lewitsky se rend indispensable.
18Jacques Soustelle, devenu sous-directeur, s’appuie sur lui. Tous deux arpentent les gravats, vérifient les plans et parent au plus pressé. Pour aménager l’intérieur, Rivière a engagé un jeune décorateur à la mode, et, implacable, récusé Le Corbusier. La présence apaisante de Lewitsky permet d’endiguer le chaos qui menace. Il officie avec naturel, habile et aimable. Une série de photos d’amateur le montre, tantôt seul, tantôt au milieu de collègues, assis à la terrasse du Coq, leur café préféré sur la place du Trocadéro. Un jeune homme élégant, très à son aise, d’un chic à peine négligé, qui rayonne de vitalité, avec une assurance tranquille et une bonne humeur à peine teintée d’ironie. Cependant il ne s’économise pas.
19Le succès avec lequel il accomplit ses fonctions amène le directeur à lui confier la gestion des collections. Dans l’esprit de Paul Rivet, même beaux, les objets exposés illustrent d’abord l’ingéniosité humaine dans la fabrication des ustensiles et des outils. Grâce aux vitrines du Musée de l’Homme, le travail manuel des ouvriers modernes se trouve valorisé comme un prolongement de celui qu’effectuaient les artisans primitifs. Ce sera en effet le premier musée de France à ouvrir le soir, « aux heures où les travailleurs intellectuels et manuels libérés de leurs obligations professionnelles ont le droit de consacrer leurs loisirs à s’instruire en s’évadant de leurs préoccupations de métier98 ». Rivet réalise ainsi le vieux rêve d’une alliance des intellectuels et des ouvriers, incarnée par le Front populaire. L’équipe suit. Le soir, Lewitsky se rend disponible pour faire visiter les salles du musée à des cheminots. Un matin, épuisé, il s’évanouit dans les jardins du Trocadéro, sous les yeux de Soustelle.
20Mais il n’y a pas que la politique dans la vie de l’équipe. On s’amuse aussi dans les sous-sols du nouveau musée, un lieu de passage pour ces aventuriers des temps modernes que sont les ethnologues qui au retour d’une expédition y logent parfois, un lieu de rencontre où l’on aime aller aux nouvelles, un lieu de brassage marqué par un formidable bouillonnement intellectuel. La chaleur communicative de la grande fratrie englobe les épouses, les fiancées, leurs amies et tout ceux qui gravitent autour du musée. La belle Hélène Gordon, qui deviendra Madame Lazareff, y fait des passages remarqués. Les fêtes des ethnologues sont mémorables.
21En témoigne un cliché de joyeuses libations, soirée d’anniversaire ou de carnaval, avec Lewitsky entouré d’une mêlée de femmes ; parmi elles, une collègue ethnologue, d’origine russe elle aussi, timide et moins belle que les autres, Deborah Lifschitz, une africaniste qui pratique le travail sur le terrain. Mais c’est la bibliothécaire, Yvonne Oddon, une petite femme gaie et décidée, qui emporte sa préférence. Lui-même s’était marié pendant ses études avec une dame russe qui avait déjà un enfant d’un premier mari. La tragédie s’est installée lorsque l’enfant est mort accidentellement et que la jeune femme a sombré dans la dépression. Lewitsky la soutient encore financièrement, mais le mariage malheureux s’est disloqué ; il a refait sa vie avec Yvonne qui porte l’alliance comme une épouse officielle.
22Un ami de Boris rencontre chez Iouri Rogala-Lewitsky, dans sa chambre d’hôtel tapissée de bleu, Anatole avec une jeune dame : « une Française », Yvonne... Du couple se dégage une impression de réserve, due à leurs manières agréables et distantes à la fois, ainsi que de la joie de vivre, irradiant un bonheur éclatant99.
23Yvonne Oddon a derrière elle une carrière de bibliothécaire peu commune. Revenue des États-Unis où elle a étudié les méthodes les plus modernes, elle y a gardé de nombreux amis. À son retour, au début des années 1930, Georges Henri Rivière l’a engagée pour organiser la bibliothèque du musée. Faute de crédits disponibles, il avait demandé à David David-Weill, le collectionneur, de lui assurer un revenu, moyennant quoi Yvonne Odon allait gérer sa bibliothèque à Neuilly. Pour le nouveau bâtiment, elle a fait dessiner, selon ses propres instructions, une belle bibliothèque ouvrant sur une terrasse pour pouvoir y lire par beau temps. Par sa compétence et son autorité naturelle, elle gagne le respect de l’équipe ; sa bonne humeur et son entrain lui ont valu toutes les sympathies. Du même âge que Lewitsky, elle est brune, petite, drôle et facile à vivre100. Par ses opinions, Yvonne se situe naturellement dans le sillage de Rivet.
24Pendant que s’installe au Trocadéro le bâtiment prestigieux qui incarne l’ethnologie française, le nom de Boris Vildé n’apparaît pas au tableau. Du moins officiellement. Il participe, soyons en sûrs, aux fêtes joyeuses qui rassemblent au sous-sol les ethnologues et leurs amies. Mais il s’y montre seul. Irène, stricte et réservée, ne s’y sentirait pas à l’aise.
25Tels sont les nouveaux amis que Boris Vildé est amené à côtoyer lorsqu’il effectue ses premiers pas sous l’égide de Paul Rivet. Comme eux, il est bouleversé par la guerre civile espagnole. À l’heure où se forment les Brigades internationales, Boris veut se porter volontaire. Que ce soit au Musée de l’Homme, dans l’entourage antifasciste de Paul Rivet, rue Vaneau chez André Gide, ou encore dans les forums animés par André Malraux, les intellectuels parisiens se mobilisent. On se téléphone pour des rassemblements à la Mutualité, on rédige des pétitions et les plus résolus partent vers Toulouse pour traverser les Pyrénées. Si Vildé brûle de les rejoindre, est-ce par générosité naturelle ? Ou pour vivre en Espagne l’aventure des corps de francs-tireurs qu’il voyait, enfant, prêts à mourir pour une cause qui pour être désespérée ne lui en paraissait que plus attirante ? À moins que ce ne soit encore, comme à Berlin, pour prendre part à la bagarre et mesurer sa chance ?
26Mais il se rend aux arguments de prudence développés par son beau-père pour le dissuader de céder à un coup de tête. Étranger apatride, Boris a tout à perdre dans l’aventure et mieux à faire à Paris. Quant aux sages de la communauté émigrée, ils optent pour l’attentisme. Certes, quelques Russes blancs s’engagent dans les brigades franquistes, mais ils n’arrivent même pas à destination. Les émotions verbales que crée la guerre civile espagnole sont sans commune mesure avec la mince réalité des volontaires engagés dans les rangs combattants. Mais ce sont justement les émotions et les images qui ouvrent les yeux du public sur l’impossible coexistence des deux forces politiques antagonistes qui tenaillent l’Europe et déchirent le cœur des hommes de bonne volonté.
27Quant à Vildé, il attend de s’insérer dans l’équipe du musée, porté par son passé balte. Une promotion qu’il va arracher grâce à la façon brillante dont il s’acquitte des missions qui le ramènent vers les rivages la Baltique.
Notes de bas de page
91 AMH, 2AM 1B, Archives des expositions.
92 AMAE, fonds du Service des œuvres, vol. 546.
93 Pierre Herbart, La Ligne de force, Paris, 1958, p. 130-138, cité dans Commentaires, n° 92, hiver 2000-2001, p. 861-862.
94 Tatiana Benfoughal, « La constitution des collections russes au Musée de l’Homme », Cahiers slaves - Civilisation russe, n° 2, 1999, p. 234-275.
95 AMH, fonds Lewitsky, 2 AP 5A, carton 1.
96 CAC, dossier de naturalisation 19977088893, art. 58, dossier n. 16881 X 37.
97 Il a rédigé en 1935, pour le tome I de L’Histoire générale des religions, un article sur le chamanisme : « Quelques aspects de la vie religieuse des peuples de l’Asie centrale et septentrionale : étude globale ». Roger Caillois, qui participe au volume, s’y intéresse. Rivet lui demande également une contribution pour le volume VII de l’Encyclopédie française, intitulé L’Espèce humaine, qu’il dirige.
98 AMH, Archives du Musée, prospectus imprimé.
99 V.S. Yanovsky, op. cit., p. 201-211.
100 Germaine Tillion, A la recherche du vrai et du juste, Paris, Le Seuil, 2001, p. 92-94.
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