Table des matières
Jacques-Laurent Ravix
IntroductionLa coopération entre les entreprises, élément de l’organisation industrielle
Première partie. Firme, marché et efficience comparée de la coopération
Éric Brousseau
Chapitre premier. Contrats et comportements coopératifs : le cas des relations interentreprises- Introduction
- I. Contrats « réels » et contrats « théoriques »
- 1. Le contrat incitatif comme fondement de la coopération dans la théorie standard
- 2. Les contrats réels sont peu incitatifs
- II. les contrats comme mécanismes crédibles instituant la confiance
- 1. Apprentissage, confiance et menace de rupture dans les mécanismes contractuels
- 2. Le contrat comme symbole de la volonté de coopérer
- 3. Dispositifs évolutifs d’incitation et mécanismes de rupture
- Coopération : le rôle des contrats
Philippe Stempert
Chapitre II. Organisation de l’échange et coopération dans le cadre williamsonien- Introduction
- I. L’optimalité de l’organisation
- 1. Le modèle heuristique
- 1.1. Les coûts comparatifs
- 1.1.1. Le coût comparatif de gestion
- 1.1.2. Le coût comparatif de production
- 2. Existence d’une zone d’incertitude
- II. L’espace d’incertitude organisationnelle
- 1. Coûts de gestion et coûts de production
- 2. Un retour sur les coûts de production
- III. Le double échec interne du modèle heuristique
- 1. Échec au niveau des coûts comparatifs
- 2. Échec de l’optimisation
- 3. En incertitude organisationnelle
- Conclusion
Jean-Charles Monateri et Bernard Ruffieux
Chapitre III. Le temps de la quasi-intégration : une approche dynamique- Introduction
- I. Protection et transmission des actifs spécifiques
- 1. La théorie williamsonienne et les actifs spécifiques
- 1. 1. La théorie des coûts de transaction : bref aperçu
- 1. 2. Les actifs spécifiques chez O. Williamson
- 1. 3. Les institutions alternatives pour les transactions chez Williamson
- a – La négociation par le marché représente la meilleure solution en cas de transaction non spécifique
- b – Le choix d’une structure contractuelle trilatérale (avec arbitre)
- c – Les contrats bilatéraux
- d – Actifs très spécifiques et internalisation ou intégration verticale
- 2. Les limites au transfert des ressources spécifiques : une typologie
- 2. 1. Appropriabilité légale
- 2. 2. Confidentialité
- 2. 3. Intelligibilité
- 2. 4. Singularité de firme
- 2. 5. Universalité d’usage
- 3. La quasi-intégration dans la logique de valorisation des actifs spécifiques : la volonté et le contrôle du transfert d’actifs
- 3. 1. Le modèle d’intégration, portée et limite
- a – Le choix entre l’appel au marché et l’internalisation : l’approche par les différentiels de coûts
- b – L’intégration verticale et les défaillances transactionnelles
- – L’intégration comme facteur de maîtrise de l’information et de contrôle des activités
- – De la distinction des actifs spécifiques et redéployables comme cadre d’analyse au processus de l’intégration verticale
- – L’enjeu de l’intégration : contrat à long terme ou intégration
- – L’intégration verticale et la complétude des contrats
- – Le concept de droit résiduel de contrôle sur les décisions de production
- 3. 2. Les limites à l’intégration verticale, par croissance interne ou par croissance externe, dans le cadre de l’analyse transactionnelle
- – Les limites dans l’approche de la technologie
- – Les limites dans l’approche des processus d’apprentissage
- – Les limites de la mesure de l’efficacité du modèle vertical par les coûts de transaction
- 3. 3. Le dépassement du modèle d’intégration : une approche de la quasi-intégration
- II. Quasi-intégration, nature de la firme et logique de création de ressources
- 1. Le problème de la nature de la firme
- 1. 1. La firme comme un réseau de contrats internes et externes
- 1. 2. Compétences foncières, cohérence et frontières de la grande entreprise
- 1. 3. Organisation flexible et interactive : la « firme sans frontière »
- 1. 4. La firme sans frontières et l’organisation « d’arrangements » entre entreprises
- 2. La quasi-intégration dans une optique de création des ressources
- 2. 1. Nature de la firme, activité innovante et nature de la quasi-intégration
- 2. 2. De la valorisation des actifs spécifiques à la création de ressources nouvelles
- a – Création de ressources et stratégie d’innovation
- – Coopération et développement de l’innovation
- – Les catégories d’actifs et le degré d’appropriabilité
- b – De la quasi-intégration
- – Entre l’organisation et le marché, la quasi-intégration
- – réseaux et alliances stratégiques, deux formes majeures de la quasi-intégration
- 2. 3. La quasi-intégration dans la logique de création de ressources : le temps de l’innovation
- a – Valorisation, diffusion et création des ressources spécifiques, le rôle de la quasi-intégration
- b – Modèles d’entreprises et modèles de quasi-intégration ; d’une cohérence de valorisation à une cohérence de création
- Conclusion : D’une approche dynamique à une approche historique, modèles d’entreprise et modèles de quasi-intégration
Bertrand Quélin
Chapitre IV. Coopération interentreprises et création de ressources- Introduction
- I. La question de la croissance de la firme : nature foncière et types d’actifs
- 1. La nature foncière de la firme
- 2. Constitution d’un fonds de ressources et types d’actifs
- 3. Compétences de base et modes de développement de la firme
- II. Les dimensions de la spécificité : spécificité transactionnelle des actifs et spécificité foncière
- 1. Spécificité des actifs et transactions entre firmes
- 2. Spécificité des actifs et transférabilité
- 3. Spécificité des actifs et redéploiement de la firme
- 4. Savoir-faire et contexte organisationnel
- 5. La spécificité des ressources humaines
- III. Les conditions de développement et d’accès aux compétences
- 1. Les dimensions du processus d’apprentissage
- 2. Sentier de dépendance et contraintes héritées du passé
- 3. La complémentarité des actifs
- IV. un dispositif organisationnel pour créer des ressources : la coopération interentreprises
- 1. Coopération et échange d’actifs existants
- 2. Coopération et création de ressources nouvelles
- Conclusion
Patrick Gianfaldoni et Bernard Guilhon
Chapitre V. Coopération industrielle et théorie de la firme-réseau : une perspective historique et spatiale- I. Trajectoires organisationnelles et coopération industrielle
- 1. Le modèle Américain d’organisation industrielle de la firme : l’organisation taylorienne-fordienne-sloanienne
- 1.1. Le sous-modèle taylorien
- 1.2. Le sous-modèle fordien-sloanien
- 1.3. Les dimensions du modèle américain d’organisation industrielle
- 2. Le modèle de référence japonais : l’organisation ohnienne-toyotienne
- 2.1. L’origine moderne de l’industrie automobile japonaise
- 2.2. Les conceptions d’une organisation flexible
- 2.3. Une autre interprétation de l’organisation économique de la firme
- 2. Coopération industrielle et firme-réseau
- 1. La problématique du changement de trajectoire
- 1.1. La crise d’efficacité du modèle américain
- 1.2. La recherche d’un référent théorique alternatif
- 2. La coopération industrielle au cœur de la firme-réseau
- 2.1. Conception de la firme et axiomatique de l’organisation
- 2.2. Définition et conditions d’existence de la firme-réseau
- 3. Les facteurs d’environnement de la firme-réseau
- 3.1. La capacité de réaction de la firme-réseau au marché
- 3.2. La firme-réseau et l’environnement technologique
- 3.3. La firme-réseau et l’environnement social
- 3.4. La firme-réseau et le processus de création des gains de productivité
- Conclusion
Paul Bouvier-Patron
Chapitre VI. Un concept de réseau pour analyser l’organisation industrielle- Avant-propos
- I. L’analyse de la spécificité des réseaux et la question du pouvoir de négociation
- 1. Genèse de l’hyperplasticité
- 2. Genèse de l’hyperstabilité
- II. Le cas particulier des acteurs à cheval
- III. Une typologie des configurations de réseau
- Première condition : « la concurrence potentielle »
- Deuxième condition : « l’accord de la spécificité sur la prestation versée »
- Conclusion
Deuxième partie. Concurrence et stabilité de la coopération
Jacques De Bandt
Chapitre VII. Coopération, accords interentreprises, concurrence- Introduction : des « us et abus » de la notion de coopération
- I. La notion de coopération en économie
- II. Il n’y a pas nécessairement coopération au sein de l’entreprise
- 1. La division du travail ne fonde pas la coopération
- 2. L’entreprise : des relations de conflit-concours
- III. Les échanges – de biens ou d’actifs –, y compris sur la base d’accords ou contrats, ne sont pas de la coopération
- 1. Des relations de marché, de fournisseurs à clients
- 2. Des échanges d’actifs
- 3. Des relations de sous-traitance
- IV. La coopération n’est pas une forme contractuelle ou intermédiaire d’organisation ou de coordination
- 1. Accords interentreprises et coopération ne sont pas synonymes
- 2. La coopération n ’est pas une catégorie organisationnelle intermédiaire
- 3. La coopération n’est pas une forme d’organisation
- V. Collusion, concurrence et coopération.
- 1. Collusion et concurrence sont antinomiques
- 2. Concurrence et coopération ne sont pas antinomiques
- 3. Coopération et collusion ne se recouvrent pas
- VI. Des relations de coopération
- 1. Des relations de coopération au sein de l’entreprise
- 2. Des relations de coopération entre entreprises
- 3. Les relations de coopération entre entreprises et autres types d’acteurs
- VII. La coproduction de la prestation de service relève typiquement de la coopération
- VIII. En quoi consiste la coopération ?
- IX. Les exigences spécifiques de la coopération
- a) Des intérêts communs décisifs à travailler ensemble
- b) Une conscience claire de cet intérêt commun
- c) La volonté réelle de travailler en commun
- d) La confiance nécessaire
- X. De la coproduction à la coopération
- 1. Le contrat ne fonde pas la coopération, il aurait même plutôt pour effet d’éliminer la composante coopération
- 2. Des éléments de résultats ou des normes
- 3. Les incitations les plus fortes correspondent aux intérêts communs
- 4. Volonté, confiance, déontologie
Philippe Dulbecco et Sylvie Rochhia
Chapitre VIII. Les logiques concurrentielles de la coopération interentreprisesSandrine Wolff
Chapitre IX. La dynamique des accords interentreprises dans le secteur des télécommunicationsUne approche en termes de flexibilité et d’apprentissage
- I. Les accords en tant qu’arbitrage entre la flexibilité passive et l’apprentissage interactif
- 1. Flexibilité passive et instabilité
- 2. Apprentissage interactif et stabilité
- II. L’évolution des accords : vers une dynamique de succès
- 1. Le succès d’un accord
- 2. Un scénario idéal ou la dynamique du succès
- Conclusion
Michel Quéré et Jacques-Laurent Ravix
Chapitre X. Les relations recherche-industrie : analyse des procédures d’accès à des activités nouvelles- Introduction
- I. Firmes, marché et incertitude : le paradoxe de la coopération
- II. Coopération, organisation industrielle et processus de découverte
- 1. La temporalité des processus
- 2. Rationalité limitée et incertitude radicale dans l’organisation industrielle
- 3. Stabilité/viabilité des institutions
- III. Accès à la connaissance et création de nouvelles activités industrielles par la coopération
- 1. Relations laboratoires publics-entreprises et accès à la connaissance scientifique
- 2. Procédures de découvertes et création d’activités
- Conclusion
