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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Le péril climatique comme argument contextualisé Discussions climatiques entre internautes Une thématique à la fois présente et absente Un débat en ligne à l’image du débat social Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    La communication environnementale

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Alarmisme et catastrophisme ? Rhétoriques de la peur dans les échanges en ligne relatifs aux changements climatiques

    Baptiste Campion

    p. 59-75

    Texte intégral Bibliographie Références bibliographiques Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Les questions liées à l’environnement (dans un sens large) font désormais pleinement partie des enjeux sociétaux, à tel point qu’elles sont difficilement envisageables indépendamment de leurs aspects communicationnels. On regroupe sous l’étiquette générique de « communication environnementale » l’ensemble des actions de communication entreprises dans ce cadre par des organisations publiques et privées. Celles-ci contribuent à construire des référentiels culturels plus ou moins largement partagés et à portée potentiellement normative, au départ desquels les questions environnementales sont à leur tour envisagées : Libaert (2010) montre ainsi le rôle de la communication dans la construction du concept aujourd’hui largement répandu de « développement durable ». Ces actions participent pleinement de l’élaboration de « méta-récits » contemporains sur la nature, parmi lesquels ceux convoquant le spectre « de la destruction de l’environnement et de la quête d’un nouveau modèle de relation avec la nature » (Catellani, 2009).

    2Cette thématique du danger grave contre lequel il convient de se prémunir est notamment présente dans les discours culturels et sociaux relatifs au réchauffement climatique anthropique, de l’actualité (e. g. les catastrophes naturelles dont on se demande si elles sont imputables au réchauffement) à la communication d’entreprise (mettant en avant produits et actions en vue de « sauver la planète ») en passant par la communication publique1, et bien sûr les imaginaires de la fiction (pour lesquels la catastrophe fournit des ressorts dramatiques). Ces exemples alimentent la dénonciation régulière d’un « environnementalisme catastrophiste » axé sur « la peur ». La communication climatique est-elle réellement caractérisée par cette rhétorique de la catastrophe, et avec quelles conséquences sur les représentations du public ?

    Le péril climatique comme argument contextualisé

    3Le débat public renvoie à l’idée d’un « péril climatique » thématisé de deux manières.

    4– D’une part, il existe une opposition entre acteurs défendant la réalité d’un danger pour l’organisation des sociétés humaines découlant du réchauffement, et d’autres contestant l’existence du réchauffement2. Les premiers défendent la nécessité de mettre en œuvre des actions s’appuyant sur les constats scientifiques, tandis que les seconds contestent le besoin de mesures pour s’en prémunir. Sous l’apparence d’un débat centré sur la science, cette opposition sur la nécessité de politiques environnementales serait de nature politique et idéologique. C’est ce que montrent différentes études des mouvements dits « climatosceptiques », comme les « marchands de doute » américains (Oreskes et Conway, 2010 ; Oreskes, 2012) ou des figures médiatiques françaises ayant en commun d’œuvrer à « faire douter l’opinion publique du bien-fondé de politiques climatiques » (Godard, 2012, p. 127).

    5– D’autre part, c’est la communication elle-même qui est mise en question : « des intellectuels et des géographes […] se mobilisent pour, notamment, relativiser ce qu’ils perçoivent comme un “alarmisme climatique” » (Comby, 2012, p. 166). Le présumé « alarmisme » scientifique ou public est un argument récurrent des discours climatosceptiques pour qui l’exposé de risques environnementaux serait un moyen de manipulation de l’opinion ou d’obtention de crédits supplémentaires pour les climatologues. À cette lecture est opposée celle d’autres acteurs distinguant la communication des scientifiques – qui serait avant tout technique (c’est-à-dire non émotionnelle) – et celle des acteurs sociaux – ONG, politiques, médiatiques – qui le déformeraient peu ou prou (idée par exemple défendue par Masson-Delmotte, 2012, p. 43). Il n’est, toutefois, pas si simple de distinguer de la sorte des catégories étanches d’acteurs dans la mesure où, par exemple, certains scientifiques s’expriment dans l’espace public au-delà des questions strictement techniques ou s’engagent dans les politiques environnementales, comme le climatologue James Hansen dont les engagements militants sont bien connus (cf. Hansen, 2009).

    6Cette opposition entre « alarmistes » désignés et « réalistes » autoproclamés3 est une réalité discursive, mais ne peut réellement être étayée empiriquement dans la mesure où les acteurs impliqués emploient des concepts flous (qu’est-ce exactement que « l’alarmisme » ?) s’appliquant à des sphères elles-mêmes mal définies (puisqu’on y inclut ou exclut, selon les cas et les acteurs, les champs médiatique, politique, scientifique, militant, etc.). Ces catégories relèvent d’une construction communicationnelle et politique de l’enjeu climatique. On peut faire remonter celle-ci au milieu des années 1980, avec les premières tribunes en ce sens publiées dans la presse par des scientifiques proches de l’administration conservatrice américaine, pour faire pression sur les instances scientifiques officielles amenées à évaluer les risques du réchauffement climatique (Oreskes et Conway, 2010). Si des études montrent que les énoncés scientifiques ont, pour diverses raisons, tendance à ne pas exagérer (Risbey, 2008), voire à minimiser les risques climatiques (Brysse et al., 2013), il est vrai qu’une partie des médias aborde la question avec un répertoire pessimiste et angoissant, en particulier dans l’univers anglo-saxon (Ereaut et Segnit, 2006 ; Magné, 2009).

    Discussions climatiques entre internautes

    7Si la question des représentations du climat et des dangers climatiques véhiculées dans les médias est largement étudiée, les discours des publics « lambda » relatifs au climat et ses représentations le sont moins. Pourtant, ceux-ci participent pleinement de la diversité et de la complexité des discours sur les changements climatiques, recyclant, discutant ou évaluant les arguments avancés dans l’espace institutionnel (Koteyko, Jaspal et Nerlich, 2013 ; Koteyko, Nerlich et Hellsten, 2015). Les espaces de discussion en ligne sont intéressants en tant qu’ils reflètent un état de l’espace public, tout en étant aussi un lieu de critique et d’expression d’opinions marginales (au même titre, mais peut-être à une autre échelle, que le courrier des lecteurs étudié par Young, 2011). Ces échanges se caractérisent notamment par une interpénétration des thématiques et des registres de légitimation mobilisés par les intervenants, en articulation avec la dynamique des communautés et les affordances des plateformes (Campion, 2013 et 2016 ; Campion, Tessier et Bourgatte, 2015).

    8Se basant sur les données issues de l’analyse de discussions en ligne traitant du climat, cet article étudie la manière dont l’imaginaire du « péril climatique » est abordé dans les échanges relatifs au réchauffement climatique anthropique. Il s’agit, au départ, d’une analyse qualitative d’échanges dialogiques abordant cette thématique et identifiés dans le corpus par des mots-clés, et de cerner la façon dont cette problématique est présentée et contribue à structurer les débats, et avec quelles conséquences.

    9Les plateformes étudiées sont {Sciences2}, Skyfall, Libéraux.org et Notre-planète4, choisies en raison de la prégnance de la thématique climatique dans les échanges entre internautes, bien que seule Skyfall soit intégralement consacrée à la thématique du réchauffement climatique. {Sciences2}5 et Skyfall se présentent comme des blogs, l’un d’actualité scientifique qui était à l’origine adossé au quotidien Libération, l’autre de rassemblement de la communauté climatosceptique francophone6. L’analyse a porté sur les commentaires, très abondants, laissés par les lecteurs en marge des billets. Libéraux.org et Notre-planète sont, quant à eux, des forums entièrement dédiés au dialogue entre internautes, le premier entre utilisateurs se revendiquant comme libéraux7, le second sur les questions environnementales dans un sens large. Dans ces cas, nous avons centré notre analyse sur les fils de discussion spécifiquement dédiés à la thématique du réchauffement climatique.

    Une thématique à la fois présente et absente

    10Ces différentes plateformes se caractérisent par des échanges assez longs (en nombre de messages ou par la durée de ceux-ci) impliquant des groupes restreints relativement stables dans le temps produisant la grande majorité des contributions. Bien que public, l’échange n’est pas pour autant collectif : on assiste le plus souvent à une imbrication complexe de dialogues ou trialogues où des sous-groupes restreints s’apostrophent et se répondent. Les défenseurs de positions climatosceptiques ont plutôt tendance à se présenter comme incarnant les valeurs d’une « vraie science » qui n’aurait pas été pervertie par des enjeux politiques et idéologiques (comme le seraient les climatologues, et singulièrement ceux du GIEC8) ; leurs adversaires ont tendance à convoquer les procédures institutionnelles de la science (e. g. les publications évaluées par les pairs) auxquelles ne participent pas les climatosceptiques (qu’il s’agisse des figures emblématiques ou des interlocuteurs du forum) pour soutenir que leur propos n’est pas de nature scientifique. Ces interactions ont tendance à polariser des positions préexistantes. Les échanges collaboratifs renforcent une position acceptée au sein du sous-groupe convaincu, alors que les échanges conflictuels sont avant tout focalisés sur la décrédibilisation de l’adversaire (Campion, 2013 et 2016).

    11Dans ce contexte, nous constatons que la question du péril climatique est globalement peu discutée dans notre corpus, en particulier sur Notre-planète où nous n’avons pas noté d’échange structuré à ce sujet. Sur la plateforme climatosceptique Skyfall, lorsqu’ils en parlent, les internautes dénoncent ce qu’ils appellent la rhétorique « catastrophiste » des scientifiques du GIEC et des médias, généralement attribuée à leur idéologie écologiste présumée : « Je lis Ouest-France tous les jours. Il se veut écolo alors tous les articles sur le climat vont dans le sens du réchauffisme catastrophiste ». Cette mouvance écologiste à laquelle sont identifiés les discours « réchauffistes » et « alarmistes » est perçue comme « totalitaire », désireuse d’assurer une « adhésion par la peur ». Il en est de même sur le forum Libéraux.org, également majoritairement climatosceptique, où l’idée de la peur comme ressort idéologique est parfois exprimée par des termes issus du vocabulaire religieux : sont ainsi dénoncés le « millénarisme climatique », la « surenchère (permanente) » ou les « litanies catastrophistes » que constituerait la publication régulière de données météorologiques (e.g. records de chaleur). Ce registre lexical d’inspiration religieuse est repris à des fins de moquerie des « réchauffistes », dépeints comme des illuminés annonçant la fin des temps tel Philippulus le Prophète dans L’étoile mystérieuse (Hergé, 1954). Le caractère présumé volontairement alarmiste des messages sur le climat au service d’une « idéologie » écologiste est présenté par les participants comme relevant d’une évidence ne devant plus être prouvée, et constitue une sorte de présupposé culturel commun des communautés impliquées.

    12Sur {Sciences2}, où s’opposent les tenants d’un réchauffement aux défenseurs de positions climatosceptiques, l’argument de la catastrophe n’est au contraire pas présenté pour lui-même, mais plutôt convoqué comme argument repoussoir. Des internautes prêtent cette vision aux autres : il s’agit de la position (présumée) de « l’autre », et qui le disqualifierait en tant qu’intervenant sérieux. C’est bien entendu le cas des internautes défendant des vues climatosceptiques, qui comme sur les plateformes climatosceptiques citées ci-dessus dépeignent les scientifiques et les médias unis dans une stratégie de peur à des fins idéologiques : « On a cherché à cacher la divergence par une astuce9. Pourquoi ? Cela ressort clairement au souci de ne pas obérer l’efficacité du message sensé [sic] être porté par ces graph[i]ques10. » Mais on la retrouve aussi chez certains défenseurs du réchauffement anthropique retournant l’accusation contre les premiers lorsqu’ils disent que le réchauffement est, au plus, une question secondaire à côté d’autres enjeux mondiaux comme l’alimentation ou l’accès à l’eau potable : « C’est en cela qu’il est risible de voir les anti-catastrophistes chanter la fin de la civilisation ».

    13À l’inverse de ce qu’on peut observer sur Skyfall ou Libéraux, bien que les positions exprimées se basent sur des présupposés en partie similaires, la dynamique de confrontation amène certains internautes à interroger de manière critique l’idée d’une communication alarmiste, soit en cherchant à les documenter (comme cet internaute qui compile les citations de responsables scientifiques et politiques pour expliquer aux autres en quoi elles seraient « catastrophistes »), soit en cherchant à en montrer les ressorts (en tenant notamment un discours méta sur leurs propres échanges). Si cela n’aboutit pas pour autant à des conceptions largement partagées dans la communauté (ce qui est vu comme « alarmiste » par les uns ne sera pas considéré comme tel par les autres), on note que la thématique est ici plus objet de discours qu’argument.

    Un débat en ligne à l’image du débat social

    14Malgré leurs spécificités, ces échanges ne sont guère différents de ce que l’on peut observer dans l’espace médiatique et social. Si ces plateformes drainent un public manifestement plus impliqué sur la thématique que la moyenne11, si on l’analyse sous l’angle du « péril climatique », les représentations convoquées ou construites par les intervenants sont globalement les mêmes que celles qui structurent le débat public. D’une part, le « péril climatique » est peu utilisé comme argument en tant que tel, mais celui-ci s’articule à une série de préconceptions et représentations dont il n’est qu’un aspect considéré comme emblématique. Les internautes qui défendent des positions climatosceptiques ont fait de cette thématique une grille de lecture qui structure non leur vision du climat, mais celle de la communication scientifique et publique sur la question, et qu’ils utilisent pour disqualifier par le recours à un vocabulaire fortement connoté les prises de position scientifiques et politiques n’allant pas dans leur sens. C’est un moyen peut-être inconscient mais assez efficace de politiser une question que les intervenants prétendent, pour la plupart, maintenir au niveau factuel et scientifique. En face, les défenseurs du réchauffement anthropique, à l’image des scientifiques, tendent à minimiser le caractère idéologique de la communication scientifique et publique, affirmant que c’est la politisation du débat par les climatosceptiques qui les disqualifie. On assiste à un dialogue de sourds où chaque « camp » oppose à l’autre la non-recevabilité de ses arguments.

    15D’autre part, ces représentations ne semblent faire l’objet d’une interrogation critique que dans les échanges contradictoires. La confrontation, à défaut de permettre aux intervenants d’aboutir à une forme de synthèse, amène parfois les internautes à expliciter leurs catégories d’évaluation, ce qui ne semble pas (ou très peu) se produire dans les échanges plus consensuels où la réalité/l’imposture du péril (selon les cas) semble faire partie des présupposés implicites de la communauté. Si Campion (2013) a montré que l’échange conflictuel n’est pas propice à la production de synthèses, il semble que sur la thématique spécifique la confrontation aide les interlocuteurs à interroger leurs représentations.

    16Au final, cette plongée dans les débats en ligne amène à confirmer l’hypothèse selon laquelle le « péril climatique » est envisagé comme un objet d’interrogation, voire de rejet du message, même (surtout ?) par des internautes fortement impliqués par la thématique, bien plus que comme étant de nature à mobiliser. Les ressorts de la conviction et de l’action se situent vraisemblablement ailleurs pour ces publics.

    Bibliographie

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    Format

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    Cette bibliographie a été enrichie de toutes les références bibliographiques automatiquement générées par Bilbo en utilisant Crossref.

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    Campion, Baptiste, Tessier, Laurent et Bourgatte, Michaël, « Interactions en ligne sur les changements climatiques. Dynamiques d’échanges et affordances des dispositifs », Hermès, no 73, « Controverses et communication », 2015, p. 179-188.

    10.4000/communicationorganisation.985 :

    Catellani, Andrea, « La communication environnementale interne d’entreprise aujourd’hui : dissémination d’un nouveau “grand récit” », Communication et Organisation, no 36, 2009, p. 178-188.

    Comby, Jean-Baptiste, « Les médias face aux controverses climatiques en Europe. Un consensus fragilisé mais toujours structurant », in Zaccai, Edwin, Gemenne, François et Decroly, Jean-Michel (dir.), Controverses climatiques, sciences et politique, Paris, Presses de Sciences Po, 2012, p. 157-171.

    Ereaut, Gill et Segnit, Nat, Warm Words. How are We Telling the Climate Story an We Tell it Better ?, Londres, Institute for Public Policy Research (IPPR), 2006.

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    Godard, Olivier, « Les controverses climatiques en France : la logique du trouble », in Zaccai, Edwin, Gemenne, François, et Decroly, Jean-Michel (dir.), Controverses climatiques, sciences et politiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2012, p. 117-140.

    Hansen, James, Storms of My Grandchildren : The Truth About the Coming Climate Catastrophe and Our Last Chance to Save Humanity, New York, Bloomsbury Press, 2009.

    Hergé, L’étoile mystérieuse, Tournai, Casterman, 1954. (Version finale de l’album initialement paru en 1942.)

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    Koteyko, Nelya, Jaspal, Rusi et Nerlich, Brigitte, « Climate Change and “Climategate” in Online Reader Comments : A Mixed Methods Study », The Geographical Journal, vol. 179, no 1, 2013, p. 74-86. <http://doi.org/10.1111/j.1475-4959.2012.00479.x>.

    10.1080/17524032.2015.1029297 :

    Koteyko, Nelya, Nerlich, Brigitte et Hellsten, Ilna, « Climate Change Communication and the Internet : Challenges and Opportunities for Research », Environmental Communication, vol. 9, no 2, 2015, p. 149-152. <http://doi.org/10.1080/17524032.2015.1029297>.

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    Libaert, Thierry, Communication et environnement, le pacte impossible, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Développement durable et innovation institutionnelle », 2010.

    10.3917/ethn.094.0687 :

    Magné, Nathalie, « Le catastrophisme climatique dans le cinéma grand public », Ethnologie française, vol. 39, no 4, 2009, p. 687-695. <http://doi.org/10.3917/ethn.094.0687>.

    Masson-Delmotte, Valérie, « Sciences du climat : quelles sont les incertitudes qui font débat ? », in Zaccai, Edwin, Gemenne, François, et Decroly, Jean-Michel (dir.), Controverses Climatiques, sciences et Politiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2012, p. 39-57.

    10.3917/scpo.belan.2012.02.0097 :

    Oreskes, Naomi, « Les marchands de doute aux États-Unis : comment et pourquoi une poignée de scientifiques se sont mis en travers de la vérité sur le changement climatique », in Zaccai, Edwin, Gemenne, François et Decroly, Jean-Michel (dir.), Controverses climatiques, sciences et politiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2012, p. 97-116.

    Oreskes, Naomi et Conway, Erik, Merchants of Doubt. How a Handful of Scientists Obscured the Truth on Issues from Tobacco Smoke to Global Warming, Londres, Bloomsbury Press, 2010.

    10.1016/j.gloenvcha.2007.06.003 :

    Risbey, James S., « The New Climate Discourse : Alarmist or Alarming ? », Global Environmental Change, vol. 18, no 1, 2008, p. 26-37. <http://doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2007.06.003>.

    10.1177/0963662511414983 :

    Young, Nathan, « Working the Fringes : The Role of Letters to the Editor in Advancing Non-Standard Media Narratives about Climate Change », Public Understanding of Science, vol. 22, no 4, 2011. <http://doi.org/10.1177/0963662511414983>.

    Notes de bas de page

    1 Par exemple, le site web officiel de la COP21 s’ouvrait sur une vidéo mettant en scène un enfant proclamant : « Nous sommes tous menacés. » <http://www.cop21.gouv.fr/>.

    2 Ou de son origine anthropique et/ou ses conséquences néfastes.

    3 Pour reprendre le nom du Collectif des climato-réalistes, association climatosceptique lancée en 2015, qui entend « incarner ainsi cette large frange de la société civile qui, au-delà de tout clivage partisan, ne se reconnaît pas – ou plus – dans les discours alarmistes et culpabilisants sur le climat ». (Communiqué de l’association, voir <http://www.skyfall.fr/2015/09/01/lancementdu-collectif-des-climato-realistes/>.) Le Collectif s’est depuis constitué en association loi de 1901 (mai 2016).

    4 Respectivement : <http://sciences.blogs.liberation.fr/> ; <http://skyfall.fr/> ; <https://www.liberaux.org/> et <http://www.notreplanete.info/forums/>.

    5 Suite au départ de son auteur du journal Libération début 2016, l’adresse du blog de Sylvestre Huet, <http://sciences.blogs.liberation.fr/> est toujours valable, mais le blog n’y est plus mis à jour. Il est à noter qu’il a été recréé en mai 2016 sur la plateforme de blogs du Monde, mais avec une politique très restrictive en matière de commentaires : <http://huet.blog.lemonde.fr/>.

    6 Depuis septembre 2015, Skyfall relaie en outre les communiqués de l’association climatosceptique « Collectif des climato-réalistes », dont plusieurs membres sont animateurs ou administrateurs du site.

    7 Comme le montrent notamment Oreskes et Conway (2010) ou différents baromètres de l’opinion, il y a une corrélation importante entre adhésion aux discours du libéralisme économique et rejet des constats scientifiques sur le climat (et donc les positions climatosceptiques).

    8 Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

    9 Il s’agit de la divergence entre les mesures thermométriques et l’approximation des températures par d’autres méthodes. « L’astuce » fait référence au climategate*, c’est-à- dire la polémique médiatique faisant suite au piratage et à la publication dans la presse en 2009 de courriels échangés entre des climatologues et pouvant laisser penser que certaines données auraient été manipulées. À noter que les scientifiques incriminés ont depuis été blanchis des soupçons de fraude (N.d.A.)

    10 <http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/09/06/banquisearctique-un-ete-2011-qui-relance-les-debats>.

    11 Que ce soit pour s’informer sur les ressorts scientifiques de la question (c’est un effet inévitable du choix des plateformes), ou pour les contester.

    Auteur

    • Baptiste Campion

      Chargé de cours à l’Institut des hautes études des communications sociales (IHECS) de Bruxelles (section : Éducation aux médias), et chargé de cours invité à l’Université catholique de Louvain (UCL). Il est membre du Groupe de recherche en médiation des savoirs (UCL/IL& C/GReMS).

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    1 Par exemple, le site web officiel de la COP21 s’ouvrait sur une vidéo mettant en scène un enfant proclamant : « Nous sommes tous menacés. » <http://www.cop21.gouv.fr/>.

    2 Ou de son origine anthropique et/ou ses conséquences néfastes.

    3 Pour reprendre le nom du Collectif des climato-réalistes, association climatosceptique lancée en 2015, qui entend « incarner ainsi cette large frange de la société civile qui, au-delà de tout clivage partisan, ne se reconnaît pas – ou plus – dans les discours alarmistes et culpabilisants sur le climat ». (Communiqué de l’association, voir <http://www.skyfall.fr/2015/09/01/lancementdu-collectif-des-climato-realistes/>.) Le Collectif s’est depuis constitué en association loi de 1901 (mai 2016).

    4 Respectivement : <http://sciences.blogs.liberation.fr/> ; <http://skyfall.fr/> ; <https://www.liberaux.org/> et <http://www.notreplanete.info/forums/>.

    5 Suite au départ de son auteur du journal Libération début 2016, l’adresse du blog de Sylvestre Huet, <http://sciences.blogs.liberation.fr/> est toujours valable, mais le blog n’y est plus mis à jour. Il est à noter qu’il a été recréé en mai 2016 sur la plateforme de blogs du Monde, mais avec une politique très restrictive en matière de commentaires : <http://huet.blog.lemonde.fr/>.

    6 Depuis septembre 2015, Skyfall relaie en outre les communiqués de l’association climatosceptique « Collectif des climato-réalistes », dont plusieurs membres sont animateurs ou administrateurs du site.

    7 Comme le montrent notamment Oreskes et Conway (2010) ou différents baromètres de l’opinion, il y a une corrélation importante entre adhésion aux discours du libéralisme économique et rejet des constats scientifiques sur le climat (et donc les positions climatosceptiques).

    8 Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

    9 Il s’agit de la divergence entre les mesures thermométriques et l’approximation des températures par d’autres méthodes. « L’astuce » fait référence au climategate*, c’est-à- dire la polémique médiatique faisant suite au piratage et à la publication dans la presse en 2009 de courriels échangés entre des climatologues et pouvant laisser penser que certaines données auraient été manipulées. À noter que les scientifiques incriminés ont depuis été blanchis des soupçons de fraude (N.d.A.)

    10 <http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/09/06/banquisearctique-un-ete-2011-qui-relance-les-debats>.

    11 Que ce soit pour s’informer sur les ressorts scientifiques de la question (c’est un effet inévitable du choix des plateformes), ou pour les contester.

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    • (2024) Popularizing Science. DOI: 10.1002/9781394299003.refs
    • Aubert-Plard, Amélie. Bénégui, Titouan. (2023) Quand les entreprises agroalimentaires « végétalisent » leur offre. Communiquer. Revue de communication sociale et publique, 37. DOI: 10.4000/communiquer.10819
    • Lippert, Erica. Wagener, Albin. (2023) Quelles émotions dans les mèmes environnementaux ? Une étude basée sur l’analyse du discours et la mèmologie systémique. Semen, 54. DOI: 10.4000/127ko
    • Zwang, Aurélie. (2017) La communication environnementale légitimée pour éduquer au développement durable. Questions de communication, 32. DOI: 10.4000/questionsdecommunication.11448
    • Catellani, Andrea. Pascual Espuny, Céline. Malibabo Lavu, Pudens. Jalenques Vigouroux, Béatrice. (2019) Les recherches en communication environnementale. Communication. DOI: 10.4000/communication.10559
    • Meyer, Vincent. Haddad, Mohamed. Mzioudet Faillon, Balkis. Ben Slymen, Syrine. Tlig, Fadhila. (2018) Intelligence territoriale en Tunisie : sachants et/ou acteurs. Revue française des sciences de l’information et de la communication, 13. DOI: 10.4000/rfsic.3590
    • (2020) N° 21 | Environnement, nature et communication à l’ère de l’anthropocène. Revue française des sciences de l’information et de la communication, 19. DOI: 10.4000/rfsic.9299
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    Campion, Baptiste. « Alarmisme et catastrophisme ? Rhétoriques de la peur dans les échanges en ligne relatifs aux changements climatiques ». La communication environnementale, édité par Thierry Libaert, CNRS Éditions, 2016, https://doi.org/10.4000/books.editionscnrs.20859.

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    Libaert, T. (éd.). (2016). La communication environnementale. Paris: CNRS Éditions. https://doi.org/10.4000/books.editionscnrs.20832
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