39. Berceuses de Pubnico
p. 232-233
Texte intégral
A) Mme Emile Leblanc, Pubnico-Ouest (Yarmouth), N.-E.
1946 : Recueillie en octobre 1946.
1961 : Mélodie enregistrée en 1961.
MÉLODIE 39-A
1. - Dimanch’ s’il fait beau, }bis
J’irons sur grand-père. }bis
Fais dors, fais dodo, Dors dors dors.
2. - Il est à maman
Le petit bébé.
3. - Si Cath’rine est sage
Maman l’f’ra un’ robe.
4. - Quand papa r’viendra
Aura des bonbons.
variante du refrain :
Dors, dors, dors, dors dors,
Dors, dors, dors.
B) Mme Stanislas Pothier, Pubnico-Ouest (Yarmouth), N.-E.
1961 : Enregistrée en 1961.
MELODIE 39-B.
Dors, dors, p’tit bébé, il est à maman.
Fais dors, fais dodo, fais dodo.
C) Mme Joseph Mac Neil, née Laure-Irène Pothier, Pubnico-Ouest
1961 : Enregistrée en 1961.
MELODIE 39-C.
1. - Dors, dors, le p’tit bébé,
Dors, le petit bébé à maman.
Dors, dors, dors, dors, dors
Dors le bébé à maman.
2. - Dimanch’ s’il fait beau
J’irai chez grand-père.
Dors dors, l’p’tit bébé,
Dors, dors, dors, dors, dors,
Dors p’tit bébé à maman.
D) Mme Stanislas Pothier, Pubnico-Ouest (Yarmouth), N.-E.
1961 : Enregistrée en 1961 (1er enregistrement).
MÉLODIE 39-D
Beurc’ ton p’tit bébé,
Ton berceau est vert,
Ton père est un gentilhomme
Et ta mèr’ est la reine.
Je crois que c’est un’ dame
Parc’ qu’ell’ porte un jonc d’or.
Oh ! Johnny, sonn’ du tambour,
Du tambour pour le roi.
Beurc’ ton p’tit bébé,
Ton berceau est vert,
Ton père est un gentilhomme
Et ta mère est la reine.
E) Mme Stanislas Pothier, Pubnico-Ouest (Yarmouth), N.-E.
1961 : Enregistrée en 1961 (3e enregistrement).
MÉLODIE 39-E
Dors et dors mon bébé,
Ton berceau est vert,
Ton père est un gentilhomme
Et ta mèr’ c’est la reine.
Moi, j’croyais qu’c’était la rein’
Parc’qu’ell’ portait des joncs d’or.
Ton pèr’ sonn’ du tambour,
Du tambour pour le roi.
Dors et dors mon bébé,
Ton berceau est vert,
Ton père est un gentilhomme
Et ta mèr’ c’est la reine.
Parallèles
Nous n’en avons relevé aucun, pas même en Acadie ou au Canada.
Commentaire
1Cette « chanson à beurcer », comme disent les Acadiens, est, d’après les témoins, propre au village de Pubnico-Ouest. Là, toutes les mamans l’ont quelque peu chantée à leurs enfants. La mère chantait cette ber’ceuse en improvisant à mesure de nouveaux couplets, selon les souhaits de l’enfant qu’elle endormait ainsi sur ces genoux, même s’il avait plus d’un an. Le sexe et le prénom de l’enfant étaient, bien entendu, conformes à ceux de celui qu’on voulait voir dormir. Les fillettes, jusqu’à treize ou quatorze ans, chantaient également cette berceuse à leurs poupées.
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Trésors de la chanson populaire française. Autour de 50 chansons recueillies en Acadie
Geneviève Massignon et Georges Delarue
1994
La Musique à Venise et l’imaginaire français des Lumières
D’après les sources vénitiennes conservées à la Bibliothèque nationale de France (XVIe-XVIIIe siècle)
Sylvie Mamy
1996
