1 Se reporter à cet égard, entre autres, à la mise au point de Christol 2006, p. 131-137.
2 Voir Delmaire et alii 1994, p. 319, no 276 et fig. 117.
3 Nous le remercions vivement de nous avoir très vite confié pour étude la teneur de cette trouvaille accompagnée d’une longue notice explicative (courrier du 18.10.2006). Les informations sont tirées du Rapport de diagnostic d’octobre 2006 (Prilaux et Durier 2006), dont il a fort aimablement communiqué une copie sur notre demande le 15.03.2011.
4 Prilaux et Durier 2006, p. 6, § 10, et fig. 27 à 29 : « Dans la tranchée 67 une structure de type fosse d’extraction ou petite depression… qui a livré, outre une grande quantité de céramiques de tradition indigène, un bord d’assiette en terra rubra micacée. Cette fosse contenait par ailleurs de nombreuses scories ainsi qu’un grand nombre de fragments de terre cuite (faisant penser à des parois de fours) » ; « La seconde structure se trouve au nord du secteur 1… Il s’agit d’un fossé dont le comblement final contenait la partie supérieure d’une bouteille en terra nigra ainsi que des écuelles tronconiques à pâtes grises très proches des productions des ateliers d’Arras au ier et au début de iie siècle. ».
5 Eidem, p. 6-7 et fig. 30 à 35 : dans le cadre du diagnostic, deux tombes ont été testées, dont l’une fouillée intégralement. Nous fournissons dans l’annexe au catalogue du trésor de Carvin le détail des deux monnaies brûlées, soit un as lyonnais d’Auguste ou de Tibère et un dupondius romain de Domitien César (sous Vespasien ou Titus), ainsi que l’objet monétiforme également consumé qui ont été recueillis dans cette aire particulière.
6 Courriel du 24.01.2012. Le Rapport final d’opération (RFO) rédigé par Ph. Lefèvre est désormais consultable au SRA (Service régional de l’archéologie) Nord – Pas-de-Calais.
7 Prilaux et Durier 2006, p. 7, § 12, et fig. 36 à 41. Les monnaies étaient-elles conservées dans un objet composé d’un matériau périssable (par exemple, une cassette en bois, une bourse en cuir ou en tissu), ce qui expliquerait cette absence insolite de récipient ?
8 Il est impossible à l’heure actuelle de différencier, pour les productions de type MONETA AVG correspondant au cat. no 2404 du trésor de Cunetio (voir Besly et Bland 1983, p. 46, pl. A, 9, style IV, p. 48-49, p. 56, tabl. 27, et p. 144), les frappes qui relèvent de 262 (série IIb) de celles émises l’année suivante (série IIIa). Ce monnayage, non comptabilisé dans le cas présent parmi les émissions de 263 à l’effigie de l’usurpateur gallo-romain, se monte à 30 exemplaires (cf. cat. no C.103).
9 À l’instar du classement adopté par Besly et Bland 1983, p. 19-22, nous conférons à l’atelier de l’Urbs l’antoninien de Trébonien Galle cat. no C.43 dont la titulature commence par la forme écourtée IMP C C VIB… (en remplacement de l’usuel IMP CAE C VIB…), une monnaie issue d’une série qui, selon l’analyse judicieuse des auteurs (présence d’hybrides avec des frappes de Rome et représentation plus importante dans la région du limes danubien), pourrait être en grande partie affectée à la zone des Balkans.
10 De ce fait ont été écartés de notre liste les enfouissements de Guiry-en-Vexin (Val-d’Oise) et de Leimersheim (Allemagne, Palatinat). Le numéraire régulier connu du premier ensemble s’achève par des revers de Postume produits en 261, même si deux de ses imitations offrent une liaison de coin d’avers avec une production plus tardive appartenant à une collection privée, de type P m tr p IIII cos III p p (cf. Elmer 332) émis après le 10 décembre 262 : voir Foucray et Hollard 1990, p. 20-21 et p. 29-30, cat. nos 593 et 599, pl. VIII (et fig. A). Pour Leimersheim, le monnayage du souverain gallo-romain s’apparente sans conteste sur le plan structurel à un trésor clos en 262 (Besly et Bland 1983, p. 54, tabl. 26 ; von Kaenel et alii 1993, p. 120, tabl. 69), mais comporterait un antoninien FORTVNA AVG (RIC 60 = Elmer 385) frappé en 266, selon sa nouvelle publication parue dans FMRD, IV/2, 1965, no 2069, p. 77 (H. Chantraine). Se trouve comptabilisé à l’inverse le dépôt de (Prat-en-)Vannes dans lequel les émissions officielles de Postume prennent fin avec un billon radié PAX AVG (Elmer 333) de 263, alors qu’il intègre d’autre part une copie de double sesterce de cet empereur, de type Victoriae aug (cf. Elmer 257), surfrappée sur un bronze de Marc Aurèle : voir Brenot 1963, p. 163 ; pour une mise au point sur la chronologie des bronzes d’imitation à l’effigie de l’usurpateur gaulois, forgés entre ca 266 et 270, se reporter à Gricourt 1994. En vérité, ce dernier ensemble pourrait bien appartenir à la vague de trésors arrêtés après la dévaluation monétaire de l’antoninien de Postume dans la première quinzaine de juillet 268 et, plus précisément, appartenir au groupe 2 des dépôts de cette époque défini plus loin à l’occasion de l’étude de l’ensemble d’Élincourt (cf. § « Sur les termini des trésors de 268 et leurs implications », groupe 2, et fig. 11, nos 7 à 9, enfouissements de Contern, d’Ettelbruck et de Riemst). Signalons enfin que la trouvaille de Velzeke II (Belgique, Flandre-Orientale), trop brièvement publiée par Thirion 1974, constituée de 539 deniers de Trajan à Gordien III et 538 antoniniens de Caracalla à Postume, offre pour monnaies terminales des frappes FELICITAS AVG et PROVIDENTIA AVG datées de 264-265 (Elmer 335 et 337 = Cunetio 2414 et 2415), et non 263, selon Lallemand 1994a, p. 78, qu’appuie van Heesch 1998, p. 301-302.
11 Il n’a pas été jugé utile d’isoler les monnaies frappées sous le règne seul de Gallien, tant ces exemplaires apparaissent peu représentés dans les trésors concernés. Les colonnes et alinéas retenus dans notre analyse, au nombre de cinq, s’appréhendent donc ainsi : a = 260-262/263 ; b = 253-260 (Valérien - Gallien) + 260-262/263 (Gallien seul) ; c = 249-253 ; d = 238-249 ; e = avant 238.
12 Moyenne obtenue d’après le nombre total des exemplaires officiels. Par exemple ici pour les trois trésors concernés : (92 + 271 + 172 antoniniens de Postume) : (145 + 489 + 242 monnaies argentées) = 61,07 %.
13 Et non 0,21 %, car il s’agit en fait d’une imitation de denier fourrée (cf. infra).
14 Sur la chute constante du titre de métal précieux ainsi que du poids de l’antoninianus jusqu’à la réforme monétaire d’Aurélien (en 274) et l’évolution du stock d’argent monnayé entre 238 et 282, se reporter à l’éloquente mise au point de Hollard 1995a, p. 1062-1064.
15 Sans omettre les antoniniens recyclés de Trajan Dèce, parfois simplement surfrappés sur des deniers sévériens, que nous ne comptabiliserons pas ici. L’essentiel des pièces d’argent laurées disparaissent de la circulation monétaire courante en Occident dans le cours des années 250, au plus tard au terme de cette décennie, ainsi que s’accordent à l’observer Callu 1969, p. 257-258 ; Christol 1977, p. 253-262, passim ; Lallemand 1982, p. 74 ; Doyen 1984, p. 249-250 ; Bost et Gurt 1992, p. 306-307 ; Hollard 1996, p. 206. Bland 1996, p. 78, parle plus largement de leur disparition progressive durant la période entre 240 et 274. Sur leur répartition dans quelques trésors enfouis entre 238 et 278 et les enseignements que l’on peut en tirer, voir Foucray 1995a, p. 37-38, et 1998, p. 15-17. Se reporter aussi à van Heesch 1998, p. 128-134 et fig. 113, 122 et 123.
16 Seul le petit ensemble de Habay-la-Vieille I, composé de 96 antoniniens de Gordien III à Postume, se différencie en cela des six autres dépôts. À l’inverse, c’est celui qui comporte le taux le plus important de billons radiés des années 238-249 (65,62 %) : voir Dengis 2011, p. 89-90.
17 Et que renforcent 5 antoniniens de Balbin (x 4) et de Pupien : FMRD, III, 1962, p. 43-45, no 1023 (D. Kienast).
18 Auxquels s’ajoutent 3 ant. de Balbin et Pupien (x 2) : Hollard, Amandry, Foucray 2000, p. 2, tabl. 1, et p. 15-16, cat. nos 1 à 21, pl. I.
19 Thirion 1967, p. 106-107, no 162.
20 Qu’accompagne en outre un den. de Maximin I : Fabre et Mainjonet 1953, p. 131 et 133.
21 Plus 4 den. de Maximin, 1 ant. (?) de Maxime et 4 ant. de Balbin (x 2) et Pupien (x 2) : Van Naemen 1892-1893, p. 45, inventaire, et p. 52-55 ; Thirion 1967, p. 51-52, no 23.
22 Auxquels il convient d’adjoindre 5 ant. de Balbin (x 2) et Pupien (x 3) : von Kaenel et alii 1993, p. 118, p. 119, tabl. 68a, p. 120 et tabl. 69, p. 144-145, cat. nos 1 à 25, pl. 8.
23 Que renforcent par ailleurs 14 den. de Maximin (x 13) et Balbin + 1 ant. de Pupien : Bland 1988, p. 44, tabl. 1, et p. 48-55, cat. nos 1 à 201, pl. 2-3.
24 Sans compter celui de Maximin : Brenot 1963, p. 160, tableau, et p. 162-163.
25 Auxquels s’ajoutent 3 den. de Maximin et 1 ant. de Pupien. Ce trésor comprend aussi 17 bijoux (bagues et boucles d’oreilles) en or, argent ou bronze : Hollard, Avisseau-Broustet 1998, p. 13-16, p. 18, tableau, et p. 21-22, cat. nos 1 à 13, pl. I-III.
26 Que complètent 9 den. de Maximin (x 7), Balbin et Pupien : Fabre et Mainjonet 1954, p. 183 rect. et p. 185 rect. ; 1958, p. 187, tableau, et p. 188-189. L’inventaire des monnaies connues de ce trésor paru dans le TAF VIII/2, 1997, p. 79-80, no 59, semble erroné. Pour notre part, nous dénombrons au total 675 deniers et antoniniani ainsi répartis : 85 den. de Septime Sévère à Gordien III, 396 ant. de Gordien III à Gallien, règne seul, et 194 ant. de Postume.
27 Auxquels s’adjoint un autre de Balbin : Giard 1963, p. 154, tableau, et p. 155.
28 Jouve 1994, p. 39, fig. 1, p. 43, cat. nos 1-2, et p. 47, fig. 4.2.
29 Faider-Feymans 1960, p. 63, cat. no 1, p. 71 et p. 73, tableau.
30 Pour le dépôt de Habay-la-Vieille I, qui n’intègre que 10,41 % de billons radiés de cet empereur (10/96 ex.) et appartient à la classe III, cf. supra, note 16.
31 15/145 ex. : voir Freudenberg 1867 = TAF II, 1983, p. 45, no 76 (R. Delmaire).
32 54/489 ex. : Thirion 1966, p. 194, tableau, et p. 204-207, cat. nos 2 à 55.
33 20/105 ex : Lallemand 1986, p. 206, p. 207, tabl. 1 et 2, p. 208-209, cat. nos 3 à 10 et 12 à 23 ; Dengis 2011, p. 42-43, cat. nos 3 à 10 et 12 à 23.
34 58/247 ex. : cf. fig. 3 et 4 et cat. nos C.1 à C.36.
35 Ce phénomène est bien mis en évidence dans l’étude du trésor de Reignac (Charente), où il est précisé : « On constate… qu’au fil du temps, les monnaies de Gordien III plus lourdes et de meilleur titre que celles de ses successeurs, voient leur proportion diminuer. Ce retrait a d’abord eu lieu – comme l’indiquent les dépôts de 253 à 256 – au profit de son successeur immédiat Philippe, puis – dans les trésors de 256 à 260 – au profit de l’ensemble des frappes des années 244 à 253, enfin – dans les ensembles clos après 260 – avant tout au profit des émissions de Dèce, Galle et Émilien. Cette évolution est logiquement moins marquée dans les dépôts à tendance thésaurisante… du fait de la présence plus importante de lots de monnaies anciennes » (Hollard, Amandry, Foucray 2000, p. 4-5, et pour les chiffres le tabl. 4).
36 D’après les ensembles, s’ils s’avèrent vraiment de circulation, de Malonne et de Petit-Rechain (Belg., Namur et Liège), dont les proportions sont toutes deux de 20,00 % (23/115 ex. ; 11/55 ex.) et qui ne comportent pas encore de monnaies de Postume : voir Thirion 1960-1961, p. 59, tableau, et p. 69-71, nos 59 à 81, et Fléron 1962, p. 272, tableau, et p. 274-275, nos 2 à 12. La moyenne s’élève à 32 % avec les 3 ou 4 trésors à tendance thésaurisante constitués entre 258 et 260 que prennent en compte Christol 1977, p. 257, tableau et note 1, et Rémy 1982, p. 36. Les dépôts non recensés de Clamerey (Côte-d’Or) et de Pommerœul I (Belg., Hainaut), publiés au début de la décennie 1980, en comprennent 37,58 % (580/1 543 ex.) et 48,55 % (67/138 ex.) : voir Giard 1980, p. 12 et p. 14-19, nos 38 à 617, et Lallemand 1982, p. 72-73, tabl. 1 et 2, p. 74 et p. 76-78, nos 1 à 67. Par ailleurs, dans ce dernier écrit, l’auteur se réfère également à l’enfouissement de Saint-Sauveur (Oise) qui en intègre 34,18 % (67/196 ex.) : voir Jouve 1972, p. 61, tableau, p. 62-63, nos 1 à 32 et p. 63-65, nos 1 à 37. Se reporter depuis lors, entre autres, aux ensembles d’épargne de thésaurisation d’Esbarres (Côte-d’Or), de Curtil-sous-Bernand (Saône-et-Loire), de Cézeyriat (Ain) et de Merbes-le-Château, lesquels en comportent 49,56 % (114/230 ex.), 51,19 % (43/84 ex.), 39,28 % (77/196 ex.) et 41,80 % (51/122 ex.) : voir Huvelin, Meissonnier, Gaillard de Sémainville 1993, p. 10, tableau, et p. 13-14, nos 14 à 127, pl. I, Amandry et Grelu 1993, p. 17, tableau, et p. 18, nos 1 à 43, Petit 1997, p. 28-31, nos 15 à 64, pl. VIII, et van Heesch 2010, p. 228, tabl. I, et p. 231-237, nos A4 à A54. Dans sa récente étude, p. 229, tabl. III, notre collègue belge cite notamment pour comparaison les pécules de Givry 3 et de Harchies (Belg., Hainaut), qui en incluent 59,96 % (608/1 014 ex.) et 37,62 % (38/101 ex.) : van Heesch 1998, p. 251 et tableau, p. 253. Voir aussi, en dernier lieu, le dépôt jusqu’alors inédit de Bellefontaine I (Belg., Luxembourg) publié par J.-L. Dengis et qui en compte 42,10 % (64 /152 ex.) : Dengis 2011, p. 24-29, cat. nos 19 à 82. L’essentiel de ces trésors sont des ensembles de thésaurisation clôturés en raison de la dévaluation drastique de l’antoninianus opérée à la fin du règne conjoint de Valérien et Gallien (en 259) dans les ateliers occidentaux (ainsi King et Northover, 1997, p. 74 et 79) et que souligne à juste titre Doyen, 2007, p. 252-256, où il cite pas moins de trois, voire quatre dépôts de cette génération à Reims.
37 Cf. supra, l’étude du trésor d’Élincourt, § « Structure des dépôts dont le numéraire officiel s’achève en 268 », et fig. 10, classe I (0,87 % pour les trésors dits de circulation).
38 Thirion 1966, p. 194, tableau, et p. 204, cat. n° 1.
39 Exemplaire dépourvu du X dans le champ : pour le prototype émis entre 2 av. et 12 ap. J.-C., voir RIC I (1re éd.), p. 90, cat. no 350 (E.A. Sydenham) ; RIC I (2e éd.), p. 55-56, cat. no 207, 208 ou 210, pl. 4 (C.H.V. Sutherland) ; Giard 1983, p. 103, cat. no 82 ou 85, pl. XXII-XXIII.
40 Voir la mise au point définitive de Hollard, Foucray 1995, p. 73-75, à propos du trésor multiple de deniers et d’antoniniens de Cravent (Yvelines), dont les productions officielles les plus récentes datent du second semestre de 268.
41 Thirion 1966, p. 194, tableau, p. 195, pl. I, no 214, p. 196 et p. 215, cat. nos 215 à 218 (3 ex. de Rome et 1 de Milan au nom de Gallien).
42 Faider-Feytmans 1960, p. 68, cat. no 51, et p. 73-74, tableau (Milan).
43 Jouve 1994, p. 39, tableau, et p. 45, cat. no 59 (Rome à l’effigie de Gallien).
44 Ainsi qu’on pouvait s’y attendre, ceux des classes II.2, II.3 et III, dont la part du numéraire thésaurisé apparaît plus importante, offrent des chiffres nettement inférieurs : dans l’ordre décroissant et en excluant Leerbeek pour lequel nous ne sommes pas en mesure d’apporter la réponse, 0,42 % pour le trésor de Châtenay-sur-Seine (3/698 ex.), 0,39 pour Stevenage (10/2 506 ex.), 0,19 pour Saint-Boil (1/521 ex.), 0,10 pour Schwarzenacker (5/4 811 ex.), 0,05 pour Reignac (1/1934 ex.) et 0,00 pour les autres. Seul l’ensemble de Rouvroy-lès-Merles placé dans la classe II.2 se distingue avec une proportion d’antoniniens de ce type de 0,74 % (5/675 ex.) : voir Fabre et Mainjonet 1954, p. 187 (3 ex. de Rome et 1 de Milan, au nom de Gallien) ; 1958, p. 187-188 et p. 189 (1 ex. de Milan à l’effigie de Salonine).
45 Cf. fig. 3 et cat. nos C.79 à C.87 : 3 ex. de Rome, 2 de Milan, 1 de Samosate (?) et 3 d’Antioche, au nom de Gallien.
46 Sur la teneur en argent des antoniniens du règne seul de Gallien à Rome antérieurs à la première dépréciation de 266, variant en général entre 5 et 15 % et, le plus souvent, entre 7-8 et 12-13 %, et de ceux de Postume à Trèves jusqu’à la dévaluation de 268, de l’ordre de 15 à 20 %, se reporter notamment à Besly et Bland 1983, p. 26, p. 27, fig. 2, et p. 28, ainsi que p. 58 et p. 59, fig. 5 ; King et Northover 1997, p. 75-76, 79, p. 81, fig. 3, p. 83, fig. 5, p. 87, tabl. 5a, p. 93, tabl. 8a, p. 99, tabl. 12, et p. 102, tabl. 15.
47 Rappelons que celui de Carvin compte un pourcentage anormalement élevé d’antoniniens des années 238-249 pour un dépôt clôturé dans le courant du règne de Postume.
48 Pour Élincourt, cf. infra, § « Structure des dépôts dont le numéraire officiel s’achève en 268 » et fig. 9 ; pour Cravent, voir Hollard, Foucray 1995, p. 72, tableau rect., et p. 76 (4 401 monnaies, dont 122 imitations).
49 Conformément à la datation de Gricourt 1958, p. 75.
50 En accord avec la chronologie de Göbl 1953, p. 28 ; 2000, 1, p. 130.
51 Von Kaenel et alii 1993, p. 173-174, nos 1195 à 1243, pl. 50 à 52.
52 Eidem, p. 124 et p. 128, tabl. 76.
53 Besly et Bland 1983, p. 49 et p. 56, tabl. 27.
54 Hollard, Avisseau-Broustet 1998, p. 20.
55 Pour ce type, voir Schulte 1983 (aussi abrégé en Schulte), p. 33 et p. 91-93, nos 72 et 74-76, pl. 6 (groupe 6a) ; Sondermann 2010, p. 65-66, cat. nos 6a.15-6a.16.
56 Besly et Bland 1983, p. 45, pl. A, 10-11, et p. 49.
57 Aubin 1989, p. 58 et p. 74, cat. no 273, pl. XXIV.
58 Cf. infra et notes 79 à 81.
59 Hollard, Foucray 1995, p. 74 ; voir aussi, plus récemment, Amandry, Hollard 2005-2006, p. 121. Pour l’enfouissement de Rocquencourt, cf. infra, note 61. Celui de Dreux, découvert le 9 janvier 1973 et toujours non publié, comprend 2 583 antoniniens de Caracalla et Élagabale à Gallien ainsi que Postume pour un taux de 56,00 % (Ferdière 1986, p. 14, no 28).
60 Ainsi Giard 1969, p. 17-18 et note 69 ; Callu 1969, p. 272-273 et 276-277 ; Hiernard 1977, p. 136, où il ne l’écrit pas explicitement mais parle d’« échanges… pratiquement interrompus entre les deux États » (sa démonstration prévaut en revanche pour les monnaies d’or dont la répartition similaire à celle des documents épigraphiques met fort bien en relief les zones-frontières séparant les camps rivaux : voir Hiernard 1979 ; 1983) ; Aubin 1981, p. 350 ; 1989, p. 61.
61 Autant de considérations formulées il y a un quart de siècle déjà dans l’étude du trésor de Roquencourt : « Toutefois, si les monnaies de Gallien et Salonine sont peu nombreuses au regard de celles de Postume, elles ne semblent pas pour cela mettre plus de temps qu’auparavant pour parvenir dans le nord de la Gaule, bastion de l’Empire dissident. Beaucoup plus restreintes qu’à l’époque de l’unité impériale, les relations économiques entre l’Italie et la Gaule paraissent emprunter malgré tout des voies de communication relativement directes. Par ailleurs, la monnaie de Postume, meilleure que celle de Rome, a probablement été thésaurisée de préférence à cette dernière, ce qui entraîne pour les trésors de cette période une sous-représentation des monnaies frappées en Italie et circulant dans la Gaule dissidente » (Hollard et Gendre 1986, p. 9 et 12).
62 Selon les précieuses indications fournies par A. Jacques (courriels des 05.02.2009 et 16.01.2012), à qui nous ne manquons pas de témoigner ici notre amicale gratitude.
63 Delmaire et alii 1996, p. 197, no 191 (information inédite du SRA).
64 Nous la remercions chaleureusement de son aide efficiente et talentueuse (courriels des 26.05.2009 et 19.01.2012).
65 Courriel du 19.01.2012, dans lequel il indique aussi que les pièces avaient été préalablement nettoyées par les soins de son service avant que nous ne les prenions en charge.
66 74,61 % si l’on exclut l’exemplaire précité PAX AVG P ǀ émis par une moneta comitatensis. Mais cet atelier de campagne, qui suit les troupes emmenées par Postume en direction de l’Italie, comprend de toute façon le même personnel prélevé temporairement sur l’établissement monétaire de Trèves : voir à ce propos Gricourt et Hollard 2010, p. 152-154 (où il convient de remplacer dans le titre « XII » par « XXII »).
67 Voir Weder 1994, p. 82-87.
68 Selon Alföldi 1931, p. 24-25 (marque S P pour secunda Pannonia ; cf. cat. no É.219), où il avance l’année 265 ou 266. La date de 265 est retenue par Göbl 2000, 1, p. 94, qui évoque quant à cette « Filialprägung für P II und S P » pour Gallien et Salonine la possibilité d’une brève mais abondante émission en provenance directe de Rome ou celle d’une moneta comitatensis pannnonienne de très courte durée. La seconde hypothèse a notre faveur.
69 Non compris ceux atypiques de Noyon (Oise) et d’Augst/Bachofen (Suisse, Bâle-Campagne). Bien que mis au jour en Gaule Belgique, le premier enfouissement que ferment 33 antoniniens de Gallien de l’émission du Bestiaire de Rome, datée de 267-268, ne conserve aucune production de Postume (Amandry 1992, p. 67-68, p. 103, cat. nos 1110 à 1142, et p. 107, fig. 4/1110). Le second dépôt est clos dans la seconde quinzaine de juillet ou le début d’août 268 sous la pression des graves événements qui secouent alors cette région (voir à ce sujet Gricourt et Hollard 2010, p. 157-158). Stückelberg 1907, p. 172-175 et 178, fournit une liste par revers de 826 antoniniens, soit 1 Trébonien Galle, 62 Valérien – Gallien et famille jusqu’en 267, 763 Postume. Pour sa part, Weder 1990, p. 53, annonce une publication d’ensemble de ce trésor, dont on comptabilise à l’heure actuelle quelque 1 100 monnaies. Parmi elles figurent 941 frappes trévires ou apparentées de Postume (dont 10 billons radiés de la moneta comitatensis, à savoir 6 PAX AVG et 4 ORIENS AVG marqués P, lesquels représentent le numéraire le plus récent de ce dépôt), selon Besly et Bland 1983, p. 54, tabl. 26, qui livrent leur classement global par périodes. Il convient de leur ajouter les 53 antoniniens de Milan émis à son nom par Auréolus, qu’a minutieusement étudiés Weder 1990, p. 61-69 passim (cf. notamment p. 68, fig. 9). Enfin, même s’il doit dater du début de 268 (voir Foucray 1995a, p. 41, où il compare sa composition terminale à celle d’Allonnes), le trésor de Souzy-la-Briche (Essonne) qui ne comporte aucune pièce des série Va/Vb de Postume émises durant les trois premiers mois de cette année-là se trouve nécessairement écarté de notre inventaire.
70 Cf. supra, § « Structure des dépôts dont le numéraire officiel s’achève en 262-263 ».
71 a1 = 260-268 ; a2 = 260-268 ; b = 253-260 ; c = 249-253 ; d = 238-249 ; e = avant 238.
72 Le dénombrement exact des antoniniens du dépôt de Grotenberge pose problème. Comme des distorsions se présentent de temps à autre entre les numéros des monnaies et leurs poids dans le catalogue publié par Naster 1951, p. 28-63, nous optons pour les indications fournies par Lallemand 1994b, p. 80, tableau (reprises par van Heesch 1998, p. 252), si ce n’est qu’elle omet d’y insérer la pièce de Trébonien Galle issue de l’atelier d’Antioche et qui, manifestement, existe bel et bien (voir Naster 1951, p. 32, cat. no 32, 3,41 g). Par ailleurs est ici retenu pour le numéraire de Postume le chiffre de 1 863 unités dont nous fait aimablement part le professeur Johan van Heesch (courriel du 04.04.2012). Nous tenons à lui exprimer de nouveau toute notre gratitude.
73 Nous devons à l’aide bienveillante de M. Bruno Foucray, que nous remercions chaleureusement, de bénéficier de la liste par types de revers des 493 monnaies officielles de Postume du trésor inédit de Beuvraignes II (Somme, arr. Montdidier, c. Roye), ainsi que de celle de ses 29 pièces de Gallien et de Salonine issues de l’émission romaine du Bestiaire évoquée plus loin (courriels des 30.09.2011 et 29.03.2012). Pour le faciès général des 956 monnaies certaines qui lui sont attribuées, se reporter à TAF VIII/1, 1993, p. 23-24, no 32 (R. Delmaire).
74 Le trésor de Grotenberge, qui offre à cet égard le taux record de 78,44 %, doit bénéficier peu avant sa constitution définitive d’un apport massif d’antoniniens récents de l’empereur gallo-romain, comme tendent à le montrer les nombreuses liaisons de coins relatives à plusieurs types des années 267-268 : VBERTAS AVG (Elmer 394a), VIRTVTI AVGVSTI (E. 390), SAECVLI FELICITAS (E. 593) et PAX AVG (E. 565/567), observées par Naster 1951, p. 68-71.
75 Exception faite de celui d’Alzey.
76 D’après, soulignons-le, le lot monétaire de 80 exemplaires étudié de manière scientifique par Hombroux 1982. Nous témoignons notre profonde reconnaissance à MM. Johan van Heesch et Fran Stroobants qui nous ont communiqué dans des délais remarquablement brefs une copie informatique de cette étude régionale difficile d’accès (courriels des 03 et 06.02.2012). Concernant la publication originelle de ce trésor, il faut observer que Huybrights 1905, p. 311, indique sur un ensemble de 200 monnaies 110 Postume comprenant 13 variétés, dont deux concernent des doubles sesterces. L’un correspond à une production officielle de Trèves de début de règne et l’autre à une imitation de l’atelier II surfrappée de façon sommaire sur un sesterce du Haut-Empire : Idem, pl. après p. 308, nos 1 et 2, et p. 311-312. Cette dernière pièce réintroduite dans la circulation après 266 appuie la présence de l’antoninien (isolé ?) ORIENS AVG sans marque P (= Elmer 569) émis en juin 268, juste avant la dévaluation monétaire ordonnée par l’usurpateur gaulois : Id., pl. après p. 308, no 5, et p. 313 = Hombroux 1982, p. 115 et note 8, où elle se réfère à Smeesters 1974, p. 36 (non vidimus).
77 Cf. supra, note 72.
78 Cf. supra, § « Sur le terminus du trésor et ses implications » et note 60, ainsi qu’il y a peu Doyen 2007, p. 249, écrivant prudemment, quoique à tort pensons-nous : « … nous ignorons quelles quantités d’espèces italiennes (Rome et Milan) ou balkaniques (Sirmium (?) et Siscia) pénètrent en Gaule septentrionale pendant le principat de Postume : tout au plus quelques pourcents au début, sans doute entre 10 et 20 % après 268, mais les dépôts qui souvent excluent ce monnayage ne nous aident guère à saisir l’importance du phénomène » (voir aussi ses propos dans le même sens, p. 273).
79 Zone située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Calais.
80 Voir en tout dernier lieu Gricourt et Hollard 2010, p. 142-143. Pas moins de quatre trésors s’achevant tous sous le règne de Postume y ont présentement été retrouvés : voir TAF II, p. 60-61, nos 4 à 7 (R. Delmaire), ainsi que Gricourt et Hollard 1994.
81 Gricourt 1988b, p. 74, fig. 2, p. 77-80 et p. 93-94, nos 100 à 112, pl. IX.
82 Rappelons qu’est écarté de nos calculs l’enfouissement particulier de Grotenberge, dont la prise en compte conduirait au pourcentage encore plus bas de 2,01.
83 De la même façon d’ailleurs que celui émis entre 253 et 260, sous les règnes conjoints de Valérien et de Gallien.
84 Bien que plus ou moins contestée par Cheesman 1997, p. 174-175, nous rejoignons de la sorte l’opinion de Drinkwater 1987, p. 203, qui invoque précisément sur cette question la loi de Gresham : « La mauvaise monnaie chasse la bonne ».
85 Callu 1969, p. 272, observe sous ce rapport « une réelle permanence des billons de Gordien III et de Philippe jusque vers 265-266 ».
86 Voir notamment King et Northover 1997, p. 73-74, 79, p. 81, fig. 3, p. 86, tabl. 4a, et p. 98, tabl. 11.
87 Cf. supra, note 46 ainsi que Besly et Bland 1983, p. 58, p. 59, fig. 5 (taux de fin), p. 60, tabl. 26 (poids), et King et Northover 1997, p. 79-80, p. 83, fig. 5, p. 93, tabl. 8a, p. 102, tabl. 15 (alliages). Notons que ces derniers résultats ne semblent pas indiquer une baisse de l’aloi de la monnaie d’argent de Postume en 266, comme on l’a parfois écrit. Sur le contexte politique, militaire et financier qui l’amène par contre à prendre une telle décision en 268, voir Gricourt et Hollard 2010, p. 152.
88 Pour ce fait précis et ses nombreuses conséquences, se reporter à l’analyse pertinente de Hollard 1992.
89 D’après les résultats des analyses métallographiques fournis par Besly et Bland 1983, p. 27, fig. 2, et p. 28, ainsi que King et Northover 1997, p. 75-77, 79, p. 81, fig. 3, p. 87, tabl. 5a, et p. 99, tabl. 12.
90 Voir à cet égard, en dernier lieu, Gricourt et Hollard 2010, p. 137-138 (« janvier-mars 268 ») et p. 187, cat. T.10e.
91 Nous avons récemment montré que cet ensemble s’achève bel et bien sur une production régulière PAX AVG (citée par Leclercq 1992, p. 351 et 355), et non sur une imitation du type plus tardif ORIENS AVG qui repousserait son terminus d’au moins plusieurs semaines, si ce n’est plusieurs mois. La pièce concernée, représentant au revers inscrit VOTA ● V ● Sol allant à gauche, la dextre levée et tenant un fouet de la main gauche, copie en effet un modèle si rare qu’il n’apparaît pas encore répertorié dans le monnayage officiel de Postume. Son émission doit vraisemblablement marquer la célébration des quinquennales de l’usurpateur dans les premiers jours de l’année 264 : sur ce, voir Gricourt 2012.
92 Gricourt et Hollard 2010, p. 150-151 (« juin-début juillet 268 ») et p. 192, cat. T.59e.
93 À cette réserve près que la publication du spécimen de type ORIENS AVG qui ferme le contingent des 325 antoniniani identifiés de Postume ne permet pas de savoir s’il convient de la rattacher au type sans marque (Elmer 569) ou à celui pourvu de la lettre P (Elmer 568) : cf. FMRL I, p. 304, cat. no 592 (R. Weiller).
94 Gricourt et Hollard 2010, p. 151, 160-162 (« première moitié de juillet » - « avant fin novembre 268 »), et p. 192, cat. P.1e et P.2e. La frappe du type ORIENS AVG P ǀ doit être abandonnée dès le mois de septembre.
95 Besly et Bland 1983, p. 53, 58 et p. 59, fig. 5 ; Gricourt et Hollard 2010, p. 151-152 et p. 157.
96 Eidem, p. 164-165 et p. 194, cat. C.3e ou C.4e.
97 Besly et Bland 1983, p. 52, p. 53, tabl. 25, p. 56, tabl. 27, et p. 145, nos 2447 à 2450 (une partie), pl. 27.
98 Cf. supra, note 90.
99 Gricourt 1988a, notamment p. 12, carte 1, et p. 13-16, où nous insistons dès l’entrée sur le fait que ces deux dépôts « constituent… les fondements mêmes de la démonstration », ainsi que p. 33, p. 34, carte 4, et p. 35 (Étaples). Pour Grotenberge, cf. aussi infra, note 105.
100 Leclercq 1992, p. 352.
101 Il s’agit de l’ensemble numismatique publié par Carson 1968.
102 Voir à cet égard les réserves pertinentes de Delmaire 1995, p. 24, sur le cas des trésors multiples.
103 Se reporter à la mise au point de Bland 1979, p. 62-64 et tabl. 2.
104 Roger 2007, p. 181. Sur l’agglomération de Famars et son castellum, voir aussi les mises au point de Brulet 1990, p. 91-95 et 291 ; 1995, p. 59, fig. 2, p. 61, fig. 3, p. 62-66 et 69 ; Brulet et alii 2006, p. 52, fig. 12, no 21, p. 65, 157 et 170-171, p. 172, fig. 165.2, p. 179 et p. 276.
105 Gricourt 1988a, p. 21, carte 2, et p. 26-27.
106 Comme le précise Delmaire 1996, p. 210.
107 Roger 2007, p. 177 ; voir Beaussart 1976, p. 623, fig. 1, et p. 624 ; Leman 2010, p. 64 et p. 72, note 21, où il se réfère à un écrit de R. Clotuche qui a repéré ce diverticulum à Onnaing lors des fouilles menées avant l’implantation de l’usine Toyota.
108 Vanbrugghe et Masson 1989, p. 79-80 et fig. 1 (n. 4), p. 96 et fig. 13.
109 Ainsi que l’attestent les relevés de sa coupe : Eidem, p. 79-80 et fig. 1 (n. 5), p. 98-103, en particulier fig. 18 à 20. Voir déjà, entre autres, Beaussart 1976, p. 623, fig. 1, p. 624, 626, 663 et 671 ; 1987, p. 45 et p. 48-49 et fig. 35. Ce segment de voie ferait partie de l’axe Bavay - Thérouanne via Famars et Lewarde reconstitué par Leman 1985, p. 65, fig. 3, et p. 66-68 ; 2010, p. 64, où l’auteur évoque aussi la possibilité que cette route prenne la direction d’Arras à partir de Denain.
110 Il s’agit en l’occurrence d’une courte distance que les barbares étaient à même de réaliser à pied sans réel danger. « Car s’éloigner [des embarcations à fond plat échouées sur les grèves] impliquait le risque d’être coupé des moyens de transport et, ainsi, d’être isolé et vulnérable » (Gricourt 1988a, p. 23).
111 Aubin 1981, p. 350.
112 Gricourt 1988a, p. 15. Cette distinction essentielle avait déjà été notée par Delmaire 1986, p. 48 et note 10.
113 Voir Leclercq 1992, p. 354 ; Carson 1968, p. 78. Sur le décompte exact des pièces de ce dernier dépôt, se reporter à Robertson 2000, p. 113, no 492.
114 Cf. Naster 1951, p. 45, no 294 (RIC V/1, Gallien 230), malgré ce qu’il en dit p. 87 (à ce propos Gricourt 1956, p. 68) ; Giard 1965, p. 221 (RIC 245). Pour le dénombrement du matériel actuellement connu du trésor d’Étaples, voir Delmaire et Couppé 1988, p. 56 ; pour celui de Grotenberge, cf. supra, note 72.
115 Bastien et Huvelin 1963, p. 171, nos 76 et 77 (RIC 165 et 283).
116 Voir sur ce qu’on peut en dire dans Gricourt et Hollard 2010, p. 142-143 et, à propos de Lélien, p. 179.
117 Cf. supra, § « Structure des dépôts dont le numéraire officiel s’achève en 268 » et note 87.
118 Besly et Bland 1983, p. 52-53, p. 56, tabl. 27, et p. 145, cat. nos 2450 (une partie) à 2452, pl. 27-28.
119 Gricourt et Hollard 2010, p. 150-151.
120 Besly et Bland 1983, p. 53, p. 56, tabl. 27, et p. 145, cat. nos 2453 et 2454, pl. 28.
121 Laquelle accompagne une partie des meilleures unités militaires de Postume, dont la legio XXII Primigenia, dans son assaut planifié de l’Italie : cf. supra, note 66 (référence).
122 Orna-Orstein et Read 2009, p. 32, cat. no 23 = Gallien.
123 Dhénin et Dhénin 1973, p. 46 et p. 60, cat. no 74, pl. IV = Gallien.
124 Delmaire 1986, p. 48 et p. 50, cat. nos 48 et 49 = 2 Gallien.
125 Cf. infra, cat. nos É.191 à É.203 = 25 Gallien.
126 Voir ci-dessus, note 73. Il s’agit de 28 Gallien + 1 Salonine.
127 Carmelez 1986, p. 134, inv. nos 28, 30, 32 à 34 et 35 = 6 Gallien.
128 FMRD I, 1960, p. 67-68, cat. nos 142, 146 et 150, et p. 69, cat. no 183 = 3 Gallien + 1 Salonine (P. R. Franke).
129 Amandry, Delestrée, Hollard et Metzger 1987, p. 43, cat. nos 288 à 290 = 2 Gallien + 1 Salonine.
130 Hollard, Foucray 1995, p. 108, cat. nos 524 à 535, et p. 109, cat. no 550 = 25 Gallien + 1 Salonine.
131 Bastien et Huvelin 1963, p. 174, cat. nos 238 à 240.
132 Besly et Bland 1983, p. 52-53 et p. 56, tabl. 27, série Vc ; Gricourt et Hollard 2010, p. 138-139, p. 150-151 et p. 192, cat. T.58e et T.59e.
133 Dhénin et Dhénin 1973, p. 46 et p. 62, cat. nos 155-156, pl. IV, ainsi que Carmelez 1986, p. 138, inv. nos 54-55 et 57-58. Ce dernier ensemble conserve également selon l’auteur une imitation Oriens aug (Idem, p. 125 et p. 139, inv. no 56) qui ne laisse pas de repousser sa date de clôture.
134 Giard 1962, p. 225, « Voetter, XIX, 35… [et] 39 » = 2 Gallien.
135 Cf. supra, § « Structure des dépôts dont le numéraire officiel s’achève en 268 ».
136 Pour Contern, FMRL I, p. 93, cat. nos 82 à 84 = 3 Salonine, et pour Ettelbruck, idem, p. 303, cat. nos 243 à 246 et 248 à 251 = 4 Gallien + 4 Salonine (R. Weiller).
137 Hombroux 1982, p. 121 (aucune pièce de Gallien ou de Salonine, règne seul).
138 Gilljam 1987 ; 1989-1990. L’auteur ne manque pas non plus d’y relever l’aureus FELICITAS AVGG conservé au British Museum de Londres (RIC V/1, Salonin 1 ; Elmer 114, pl. 2, 20 ; Shiel 1979, p. 118, no 1, pl. 30 ; Gilljam 1987, p. 82, figure).
139 Voir Dieulafait et Schaad 1992, p. 194, cat. no 1536 = 5 ex. SPES PVBLICA et no 1537 = ex. FELICITAS AVGG + cat. no 1538 = 2 hybrides FELICITAS AVGG avec un droit de Salonin César, pl. 86 ; Bost et Gurt 1992, p. 312.
140 Hollard 2013.
141 Hollard 1995c, p. 16 et figure (3,07 g).
142 Idem, p. 16.
143 Id., p. 16 et p. 17, notes 13-14 : Ventes Münz Zentrum (Cologne), no XXVII, 3-5 novembre 1976, no 304 (3,99 g), et Cl. Burgan (Paris), no 23, 17 octobre 1990, no 340 (3,26 g).
144 Ventes G. Nascia (Milan), Ars et Nummus, liste no 12, décembre 1970, no 306 ; Schulten & Co. (Cologne), liste de mars 1988, no 22 ; P.-Fr. Jacquier (Kehl am Rhein), Münzen und Kunst der Antike, no 32, été 2004, no 467 (4,64 g).
145 Elle concerne la pièce du dépôt de Mers-les-Bains ainsi que celles des ventes Schulten et Jacquier.
146 Voir ci-après, § « Le numéraire coupé ».
147 Selon les observations de Naster 1951, p. 85, auxquelles nous souscrivons. Les 81 SAECVLI FELICITAS du trésor de Cravent font 3,54 g et les 242 de Cunetio 3,31 g (Hollard, Foucray 1995, p. 113, cat. no 648 ; Besly et Bland 1984, p. 60, tabl. 28). Ceux d’Élincourt, au nombre de 40, donnent 3,52 g.
148 Bastien 1987, p. 82.
149 Du moins pour les 358 poids qu’il fournit : voir Naster 1951, p. 59-60, cat. nos 1394 à 1852. Par ailleurs, dans son étude pondérale, l’auteur travaille sur un échantillon déclaré de 354 exemplaires (Idem, p. 85)…
150 Id., p. 83.
151 Naster 1975, p. 67.
152 En gardant à l’esprit l’écrit de Depeyrot 2010 qui ne cite le travail de fond consacré aux monnaies de fouilles de Bliesbruck (Moselle) que pour jeter le doute sur les commentaires de l’Annexe B consacrée au numéraire coupé « tardif » de ce site (Gricourt 2009). Nous ne donnons aucune importance aux affirmations péremptoires de cet auteur niant toute pratique de coupe ou de rognage du bronze au Bas-Empire. Les numismates sérieux qui ont vu passer entre leurs mains des pièces amputées de la sorte apprécieront de savoir qu’ils sont victimes d’un « examen naïf », à commencer par le professeur R. Delmaire – notre maître – dont la compétence est ici mise en doute. Insistons simplement sur le fait que la totalité des exemplaires incomplets de cette époque retenus dans nos commentaires sur le matériel numismatique originaire du vicus mosellan, y compris l’aes 4 romain d’Honorius de ca 420-423, ont bel et bien été sectionnés de façon intentionnelle.
153 On peut penser de ce fait que les aurei coupés collationnés par R. Reynaud et qui offrent au droit le visage impérial mutilé proviennent du Barbaricum, une hypothèse que tend d’ailleurs à privilégier l’auteur pour des fins « religieuses » (Reynaud 2010, p. 263).
154 Besly et Bland 1983, p. 60, tabl. 28, pour un total de 722 exemplaires.
155 Cf. supra, § « Structure des dépôts dont le numéraire officiel s’achève en 268 », classe II.1.
156 Voir Besly et Bland 1983, p. 60, tabl. 28.
157 La moyenne pondérale des 733 exemplaires officiels de Postume d’Élincourt antérieurs à la réforme s’élève ainsi encore à 3,39 g.
158 Gricourt et Ferrant 2009, p. 248, fig. 2, G 5 (avec un agrandissement du droit), et p. 250, no 5, type LIBERO ● P ● CONS AVG, tigresse, B à l’exergue (RIC V/1, Gallien seul 230 = Cunetio 1341) ; 2,11 g.
159 Avec, qui plus est, des traces de rognure sur la tranche et une incision dans le cas du second exemplaire.
160 Hollard et Gendre 1986, p. 11, tableau, p. 15, 17-18, p. 24, cat. no 5 (Caracalla), p. 27, cat. no 660, pl. IV (Gordien III), p. 29, cat. nos 1017 à 1019, pl. VI (3 Philippe I), p. 31, cat. no 1342, pl. VIII (Trajan Dèce), p. 37, cat. no 2049, pl. XIII (Valérien I), et p. 44-45, cat. nos 4826 à 4913, pl. XXI-XXII (88 Postume).
161 Giard 1965, p. 207, tableau, p. 215-217 et p. 222-224, cat. nos 1 à 31, pl. XVIII-XIX (1 Gordien III, 1 Philippe I, 1 Valérien I, 1 Valérien II divinisé et 27 Postume), ainsi que Delmaire et Couppé 1988, p. 56, tableau ; Leclercq 1992, p. 350, tabl. 1, et p. 356, fig. 2, nos 1 (Valérien II) et 2 à 7 (Postume).
162 Amandry, Delestrée, Hollard et Metzger 1987, p. 32, tableau, p. 33 et p. 44-45, cat. nos 567 à 572, pl. XI.
163 Hollard, Foucray 1995, p. 76-77, p. 78-79, tableau, p. 89, cat. no 108 (Julia Mamaea), p. 92, cat. nos 180 à 186 (7 Gordien III), p. 94, cat. nos 220-221 (2 Philippe I), p. 95, cat. nos 248-249 (2 Trajan Dèce), p. 98, cat. no 303 (Volusien), p. 102, cat. no 405 (Gallien règne conjoint), p. 103, cat. nos 412-413, pl. X (2 Salonine règne conjoint), et cat. no 418, pl. X (Valérien II divinisé), p. 108, cat. no 538 (Gallien règne seul), et p. 113-114, cat. nos 656 à 684, pl. XII-XIII (104 Postume). À noter que le faux-monnayage de ce dernier empereur intègre un exemplaire pourvu du revers FELICITAS AVG (Elmer 335) frappé à compter de 263, mais dont le droit est lié à un antoninien de la collection Gricourt reproduisant le type réformé PAX AVG P ǀ (Elmer 566) émis entre juillet et novembre 268 : Eidem, p. 73 et p. 114, cat. no 670/1, pl. XIII (et A).
164 Carmelez 1986, p. 125 et p. 139, inv. nos 123-124, no 99, no 157, no 138 et no 56.
165 TAF VIII/1, 1993, p. 23-24, 1 Gordien III, 1 Trébonien Galle, 1 Valérien I, 1 Salonine règne conjoint, 4 Gallien règne seul et 49 Postume (R. Delmaire).
166 Hollard, Foucray 1995, p. 114, cat. nos 683 (2,96 g) et 684 (2,99 g).
167 Cf. cat. no É.287 (3,00 g).
168 Dans son « dépouillement rapide des éditions récentes de trésors monétaires », G. Aubin caractérisait alors comme tel l’ensemble de Courcité arrêté peu après sous Victorin (Aubin 1990, p. 262), en 269. Voir aussi ci-dessous, note 212.
169 C’est, entre autres, l’avis de J. van Heesch dans sa publication de la trouvaille de 16 moules monétaires de deniers de Septime Sévère à Maximin en provenance de Rumst (Belgique, prov. d’Anvers), où il opte pour l’hypothèse de la fabrication tolérée, spécialement autour des années 250, de petites espèces divisionnaires (Sevenants et van Heesch 1987-1988, p. 34). Il rejoint en cela l’avis d’Alföldi 1971, p. 357 et 361-362, à l’égard duquel reste en revanche sceptique Lallemand 1994c, p. 146-147. Quoi qu’il en soit, ce numéraire de bas aloi est à l’évidence rejeté par les thésauriseurs. C’est incidemment qu’on le retrouve dans les trésors, tels les deux (?) denarii de Septime Sévère (?) et de Julia Domna de l’ensemble d’Eauze (terminus 261) ou l’antoninien de Philippe I de Saint-Boil (terminus 263) : Dieulafait et Schaad 1992, p. 143 et p. 203, cat. no 100 (?), p. 145 et p. 203, cat. no 133, ainsi que Hollard, Avisseau-Broustet 1998, p. 19 et p. 24, cat. no 163, pl. III.
170 Selon G. Aubin qui emploie à leur sujet l’épithète de « nostalgiques » (Aubin 1990, p. 262).
171 Sur cette différenciation chronologique, se reporter aux commentaires formulés il y a environ vingt ans déjà dans Gricourt, avec une contribution de Pilon, 1993, p. 558-566 (notamment 562-563) et 576, et que confirment les deux phases de production de l’atelier II de Châteaubleau que nous évoquons ci-après (voir à ce sujet, en dernier lieu, Pilon 2010, I, p. 175-176). Pour la seconde période de fabrication de ces monnayages, de la mi-268 jusqu’en 275-276 apparemment, voir aussi Aubin 2003, en particulier p. 143 et 147. Les productions coulées encore plus tardives, sur lesquelles insiste J.-M. Doyen, doivent procéder d’un autre facteur lié aux « intenses désordres monétaires » des décennies 280-300 (Doyen 2007, p. 219), à une époque que nous qualifierions volontiers de troisième période.
172 Amandry, Hollard et Estiot 1986, p. 69, cat. nos 1682 (3,32 g) et 1683-1684 (2,90 g et 2,94 g), pl. XI.
173 Abaissée à 2,90 g si l’on tient compte des quatre copies d’antoniniens de Gordien III, Valérien I, Gallien et Salonine.
174 D’après Besly et Bland 1983, p. 58. La moyenne est de 3,39 g à Élincourt (cf. supra, note 157).
175 Bastien 1967, p. 77-89, ainsi que Bastien et Victoor 1979, p. 52. Voir aussi, depuis lors, en particulier Hollard et Gendre 1986, p. 20-21 ; Gricourt et Hollard 1987 ; Hollard 1988 ; Gricourt et Hollard 1998 ; Hollard 1998 ; Gricourt et Parisot 2006.
176 Se reporter en dernier lieu à la magistrale mise au point de Pilon 2010, notamment I, p. 353-357, chap. 2.6 « Pourquoi l’atelier II à Châteaubleau ? ».
177 Voir Hollard et Parisot 2012.
178 En gardant à l’esprit que ce type de production n’émane pas que de ces deux seuls ateliers de faussaires : voir ainsi la copie d’antoninien de Postume découverte avec quatre flans, autant de boudins et un déchet de fonte en argent, originaire d’une telle officine locale installée au lieu-dit « Breinert », sur la commune de Biwer (Grand-Duché de Luxembourg, c. Grevenmacher, à quelques kilomètres au sud du vicus d’Altrier), que viennent de publier Pilon, Reinert 2011, p. 116-117, p. 130 et pl. 10, cat. Breinert no 9 (1,97 g). Ces réalisations semblent toutefois rester extrêmement marginales au regard de la masse de billons radiés de cet empereur frappés par l’atelier II, évalués à plus de 6 millions d’exemplaires entre ca 263 et 268 selon les calculs menés par Pilon 2010, I, p. 330.
179 Pour cette datation, voir Gricourt 1994, p. 13-18 et 22-27.
180 Dans l’étude de l’enfouissement de Saint-Boil (Saône-et-Loire) clos à la fin de 263 et qui n’en compte aucune, D. Hollard explique la présence ou non des récentes imitations d’antoniniani de l’usurpateur dans les dépôts de cette époque en raison de l’insuffisance de leur brassage dans la circulation monétaire, à la différence de ce qui se produit peu après lorsque « leur pénétration dans le numéraire gaulois se généralise et s’homogénéise » (Hollard, Avisseau-Broustet 1998, p. 20).
181 Foucray et Hollard 1990, p. 23 et p. 29-30, cat. nos 589 à 606, pl. VIII.
182 Bland 1988, p. 44, tabl. 1, p. 45 et p. 71-72, cat. nos 611 à 634, pl. 5-6.
183 Le gros ensemble de Souzy-la-Briche (Essonne), constitué dans un premier temps de 260 deniers de Septime Sévère à Gordien III et 5 059 antoniniens de Caracalla au règne conjoint de Valérien et Gallien, intègre un apport tardif de 127 billons radiés officiels de Postume s’achevant en 267, sans aucune imitation donc : voir Foucray 1995a.
184 Hollard et Gendre 1986, p. 45 et pl. XXI. Ce coin de droit se retrouve également sur un exemplaire de type Providentia aug du trésor des environs de Limours (Essonne), immobilisé sous Victorin : voir Hollard 1995b, p. 120, note 19, et p. 135, cat. no 210, pl. XV (3,08 g). Nous revenons plus loin sur la chronologie de cet ensemble numismatique.
185 Hollard et Gendre 1986, p. 45 et pl. XXII.
186 Se reporter pour comparaison à Gricourt 1989, p. 45 et p. 52, pl. XI, 3, coin D 95, et, de façon moindre, à Gricourt et Hollard 1992, p. 31, cat. no 48, pl. III.
187 Voir Gricourt 1989, p. 48 et p. 52, pl. XVI, 8, coin D. 187. Le rapprochement avait déjà été souligné dès la publication de l’ensemble de Rocquencourt par Hollard et Gendre 1986, p. 20 et p. 21, tabl. III, pl. XXIII, B. 333/B. 335. Voir aussi Gricourt et Hollard 1987, p. 305, tabl. 1, p. 311, tabl. IV, et p. 313, pl. I.
188 Leclercq 1992, p. 356, no 4 et figure.
189 Ces coins ont également été employés pour imprimer la monnaie no 1119 du trésor d’épargne de thésaurisation de Chalfont-St-Peter (Grande-Bretagne, Buckinghamshire) : voir Cheesman 1992, p. 203 et pl. 16. Cette imitation d’antoninien de Postume provient du vase III qui a pour particularité de comprendre une suite d’aureliani prenant fin en 281, vers la fin du règne de Probus.
190 Se reporter par exemple à Gricourt 1989, p. 48 et p. 52, pl. XV, 11, coin D 168, ainsi qu’à Gricourt et Hollard 1992, p. 34, cat. nos 90, 91-92 et, surtout, 95-96, pl. VI.
191 Giard 1965, p. 223, no 18, pl. XVIII.
192 Voir Gricourt 1989, p. 47 et p. 52, pl. XIV, 9, coin D 56 ; Gricourt et Hollard 1992, p. 33, cat. nos 74 et 77-78, pl. V.
193 Giard 1965, p. 223, nos 19 et 20, pl. XVIII.
194 Voir entre autres Gricourt 1989, p. 45 et p. 52, pl. VIII, 1, coin D 36, pl. X, 19 et 21, coins D 128 et D 136 ; Gricourt et Hollard 1992, p. 33, cat. no 20, pl. II, et p. 31, cat. nos 39, 41-42, pl. III, et p. 32, cat. no 66, pl. IV.
195 Hollard et Foucray 1995, p. 114 et pl. XIII.
196 Eidem, p. 113 et pl. XII.
197 Et aussi de mêmes coins que l’imitation no 437 du trésor d’épargne de thésaurisation de Wareham (Grande-Bretagne, Dorset), dont la monnaie la plus récente consiste en un aurelianus de Probus de 282 appartenant au deuxième lot numismatique mis au jour sans contenant : voir Cheesman et Bland 1997, p. 237 et pl. 23 (2,59 g). Le faux de Postume provient quant à lui du premier ensemble recueilli dans un vase et que clôturent deux antoniniens d’Aurélien émis en 271.
198 Voir notamment Gricourt 1989, p. 46-47 et p. 52, pl. XII, 4, coin D 250, pl. XIV, 18 à 20, coins D 107, D 139* et D 99 ; Gricourt et Hollard 1992, p. 34, cat. no 85, pl. VI.
199 Hollard et Foucray 1995, p. 114 et pl. XIII.
200 Eidem, p. 77 et note 24.
201 En l’occurrence 572 monnaies : cf. supra, § « Structure des dépôts dont le numéraire officiel s’achève en 268 », classe II.3.
202 Amandry, Delestrée, Hollard et Metzger 1987, p. 32-35, p. 36-37, cat. nos 1 à 25, et p. 38, cat. no 79, pl. IX.
203 Cf. supra et note 162.
204 Et une de Victorin, en provenance de « l’atelier de la région de Clamecy » : voir Hollard 1995b, p. 135, cat. no 216, pl. XV, type Invictus (3,23 g).
205 Cf. supra, note 184.
206 Foucray 1995b, p. 150, cat. nos 212 à 216, pl. XVII.
207 Estiot 1992, p. 133-134, cat. nos 378 à 383, pl. XXI.
208 Besly 1992, p. 100, cat. nos 248 à 253, pl. 8.
209 Hollard et Amandry 1993, p. 63, tableau, p. 70, 73 et p. 89-90, cat. nos 606 à 619.
210 Giard 1966, p. 147, tableau, p. 158, fig. 3.2, et p. 178, cat. nos 11 à 35, pl. XVII à XIX, y compris la monnaie caractéristique de l’atelier de la région de Clamecy.
211 Idem, p. 146, tableau, p. 158, fig. 3.1, 3.4 et 3.5, p. 170-173, cat. nos 10 à 36, pl. XIV-XV, et p. 174-176, cat. nos 51 à 65, pl. XVI-XVII, en intégrant les productions de Clamecy.
212 Ce trésor conserve aussi trois pièces coulées de Postume à partir d’antoniniens officiels de Postume : Aubin 1989, p. 77, cat. nos 356 à 358, pl. XXXII.
213 Idem, notamment p. 56, 59 et p. 76, cat. nos 321 à 349, pl. XXVII-XXXI.
214 Voir à ce sujet Gricourt et Hollard 2010, p. 154-157
215 Aubin 1989, p. 63.
216 Les trois modèles les plus tardifs, à savoir 1 Mars victor (Elmer 389), 1 Dianae Luciferae (E. 396) et 1 Saeculi felicitas (E. 593), sont issus de la série IV qui couvre les années 266-267 (Idem, p. 76, cat. nos 345 à 347, pl. XXXI). À la différence de celui d’Élincourt qui en comporte une (Pax aug : cf. cat. no É.286), aucune imitation de la série V datant de la première moitié de 268 n’apparaît ainsi dans le trésor de Courcité, lequel contient malgré tout, il faut le noter, même s’ils forment un très petit nombre au regard des frappes antérieures, 12 antoniniens officiels de Postume de cette année-là et du tout début de 269, dont 6 antérieurs à la réforme monétaire (Id., p. 75, cat. nos 292 à 297, pl. XXVI).
217 À l’époque où il publie Courcité, G. Aubin n’enregistre qu’une seule identité de coin d’avers de Postume avec des imitations d’un trésor plus ancien, en l’occurrence celui d’Étaples enfoui au printemps de 268 : Aubin 1989, p. 63 et p. 76, cat. no 337/3, pl. XXX, type Moneta aug (3,68 g), et Giard 1965, p. 223, cat. nos 16 et 17, pl. XVIII, types P m tr p cos II p p (1,62 g) et Moneta aug (4,22 g). Ces monnaies sont également liées par l’avers à un antoninien du gros dépôt de Cunetio dont les productions officielles les plus récentes aux noms des Tétricus datent de 274 : voir Besly et Bland 1983, p. 68 et p. 161, cat. no 2907/5, pl. 35, type Moneta aug.
218 Cf. supra, notes 188 et 196.
219 Voir Cheesman et Bland 1997, p. 237 et pl. 23 (2,35 g).
220 Hollard, Le Floc’h 2005-2006, p. 163 et pl. 18 (3,53 g).
221 Lallemand 1992, p. 44 et pl. 13.
222 Se reporter à cet égard aux propos avisés de Delmaire 1995, notamment p. 26 où il cite plusieurs d’entre elles.
223 Cf. supra, note 69.
224 Voir Hollard 1997 ; Sondermann 2010, p. 63, cat. no 6a.13. Les aurei VIC GERM P M TR P V COS III P P, Postume couronné par la Victoire, dont la thématique se réfère à ce même événement heureux, appartiennent à une série festive postérieure émise pour la prise de la cinquième puissance tribunicienne de l’empereur, le 10 décembre 264 : cf. supra, § « Sur le terminus du trésor et ses implications » et note 55.
225 Ces deux derniers revers publiés par Hollard 1994, p. 768-770, fig. A et B, ne sont actuellement connus que par des imitations saucées. L’origine officielle de leurs modèles, en provenance de l’atelier de Trèves, ne fait toutefois aucun doute. Pour leur rattachement à l’une des séries de fête de l’automne 263, voir (momentanément) Gricourt 2012, p. 33 et p. 40, notes 47 à 49.
226 L’un d’entre eux, celui de Neftenbach, comprend précisément un antoninien pourvu de ce revers (von Kaenel et alii 1993, p. 173, cat. no 1194, pl. 50). La trouvaille apparemment quelque peu antérieure de Saint-Boil en comporte aussi un (Hollard, Avisseau-Broustet 1998, p. 20 et p. 30, cat. no 522, pl. III). Ces deux monnaies sont consignées dans la présente étude en fig. 5, col. 7 et 15.
227 Sauf si, nonobstant lesdites analyses métallographiques dont nous disposons, Postume a réévalué sa monnaie argentée dans le cadre de cette période festive exceptionnelle, à laquelle il souhaite donner le plus vif éclat. Si elle est démontrée, une pareille mesure peut être à l’origine d’un pic de thésaurisation que refléterait l’augmentation du nombre des trésors arrêtés à cette époque. Une hypothèse qui demande bien sûr à être vérifiée ou invalidée une fois pour toutes.
228 En attendant, pour ce qui concerne le présent écrit, sa collaboration s’est avérée comme toujours des plus précieuses. Nous l’en remercions chaleureusement, ainsi que Mme D. Biasi (Paris) qui s’est occupée des photographies d’après moulages relatives aux monnaies du trésor plus ou moins défectueux de Carvin. Notre plus vive gratitude va également à M. V. Drost pour s’être chargé de prendre les clichés numériques ressortant à Élincourt. Le long et remarquable travail de traitement au photoshop de ces pièces a été réalisé par Mme Biasi, à qui il convient à nouveau de rendre hommage. Enfin, nous tenons à témoigner notre profonde reconnaissance (ou la réitérer) à l’égard des différentes personnes qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à l’élaboration de cette étude, Mme M. Redouanne ainsi que MM. R. Bland, R. Delmaire, Br. Foucray, A. Jacques, G. Prilaux, Fr. Stroobants et J. van Heesch.