Le Cedefop, 40 ans au service de la formation professionnelle en Europe
Collecte et exploitation des archives d’une agence européenne
p. 121-130
Texte intégral
La création des archives du Cedefop
1Le Cedefop (Centre européen pour le développement de la formation professionnelle), comme la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) située à Dublin, fait partie de la première génération d’agences communautaires. La création du centre a été décidée en 1975 et ses activités ont commencé en 1976 dans son premier siège à Berlin.
2Pendant la période 1975-1999, la mémoire du Centre a été gérée d’une façon assez traditionnelle : les documents de la direction, les comptes rendus du conseil d’administration (CA), la préparation des projets, le courrier entrant et sortant étaient conservés sur papier et gérés directement par les services. Seule avancée technologique à l’époque : les documents du CA étaient régulièrement microfilmés. A Berlin, le Centre ne disposait pas de service d’archives et chaque service administratif était responsable de ses propres archives, tout comme chaque chef de projet opérationnel.
3Le changement intervint avec le quatrième directeur du Centre, Johan van Rens qui, tout comme ses prédécesseurs, était issu du milieu syndical. Néerlandais, il avait été membre pendant des années du Comité économique et social européen. À son arrivée à la tête du Centre en 1994, il se retrouva face à un défi inédit : le Cedefop allait déménager de Berlin vers Thessalonique, en Grèce. C’était en partie la conséquence et le pendant de la création de la nouvelle Banque centrale européenne à Francfort : chaque pays membre de l’Union européenne se devait d’accueillir un organisme européen.
4Cependant, pour des raisons familiales et personnelles, de nombreux membres du personnel du Cedefop à Berlin ne se déplacèrent pas avec l’agence vers la Grèce. Par conséquent, de nombreuses caisses d’archives arrivèrent au siège provisoire (American Farm School) sans leurs propriétaires. En 1999, le Centre emménagea dans des locaux construits spécialement pour lui.
5Les archivistes ont parfois recours à l’adage suivant : « trois déménagements équivalent à un incendie ». Dans le cas du Cedefop, l’agence a dû effectuer deux déménagements en l’espace de quelques années. Le premier en 1995, de son siège d’origine à Berlin vers son siège provisoire, puis en 1999 vers le bâtiment définitif.
6Quand je pris mes fonctions en février 1999, l’une des principales tâches que je devais accomplir était de planifier l’installation de la bibliothèque dans le nouveau bâtiment. Le travail impliquait un inventaire méthodique des documents et des caisses qui n’avaient pas été ouvertes depuis quatre ans. Il y avait beaucoup d’espace dans le nouveau bâtiment et c’est ainsi que l’on baptisa « archives du Centre » deux pièces en sous-sol dans lesquelles avaient été rassemblées toutes les caisses orphelines. À ce premier noyau d’archives s’ajoutèrent les dossiers des services de l’administration, des contrats et des finances.
7En 2001, un premier règlement définit les règles de gestion des archives du Centre et les responsabilités de chaque service. Le règlement précisait également quelles seraient les archives historiques qui seraient déposées à partir de 2002 auprès des Archives historiques de l’Union européenne, à l’Institut universitaire européen (IUE) de Florence, dans le cadre d’un accord signé entre les deux parties.
8Ce fut un accord historique dans le sens où le Cedefop a été la première agence européenne à confier ses archives à l’Institut de Florence.
9La justification de l’accord de dépôt de nos archives relevait de plusieurs facteurs :
il était plus logique de confier l’accessibilité et la consultation des archives publiques aux Archives historiques de l’Union européenne, qui disposaient de toutes les ressources nécessaires, de l’expérience et de l’infrastructure pour assumer cette tâche ;
nous souhaitions que les archives historiques des agences, à commencer par celles du Cedefop, soient disponibles à côté de celles des archives historiques des institutions communautaires européennes ;
les Archives historiques de l’Union européenne avaient mis en place une politique de conservation et de préservation de laquelle les agences pouvaient tirer pleinement parti ;
enfin, il y avait l’aspect financier : une agence comme le Cedefop n’avait pas les ressources nécessaires pour administrer un service d’archives historiques qui se devait d’être ouvert au public.
Le rôle des archives du Cedefop
10La création du service d’archives du Cedefop ouvrit la voie à une série d’études et d’approches historiques uniques jusqu’à ce jour dans notre domaine – la formation professionnelle – au niveau européen. Il s’avéra que les archives du Cedefop jouèrent un rôle important, parfois même en coulisses, dans différents projets et initiatives du Centre. En premier lieu, les archives du Cedefop eurent une position centrale dans le projet de recherche et la conférence finale dédiés à une approche comparative de l’histoire de la formation et de l’enseignement professionnels en Europe depuis le début du xxe siècle. Un des objectifs de la recherche était de développer une meilleure compréhension des différents modèles nationaux ou régionaux de formation sur lesquels étaient basés les systèmes actuels de formation professionnelle en Europe, en vue de favoriser et d’orienter leur amélioration. La première conférence internationale organisée en collaboration avec les Archives historiques de l’Union européenne à l’Institut universitaire européen à Florence en 2002 mit également en évidence l’influence de la formation professionnelle dans le processus d’intégration européenne, en particulier dans le dialogue social au niveau européen.
11La conférence fut suivie par une série d’activités collatérales : une exposition itinérante basée sur les résultats de la recherche, la publication des actes, un numéro spécial de la Revue européenne de formation professionnelle, et une étude sur les origines du Programme de visites d’études.
12Par la suite, le service d’archives fut impliqué dans d’autres projets du Cedefop, d’où ressortit en particulier une meilleure compréhension des modèles de formation professionnelle en Europe. Cela permit aux experts du Cedefop de mieux appréhender les développements actuels de la formation – tels que le développement de l’apprentissage en entreprise et l’apprentissage en alternance dans la plupart des pays de l’Union européenne – en grande partie inspirés du modèle allemand.
13Depuis 2000, le service d’archives couvre la mémoire institutionnelle du Cedefop. Il a donc été la cheville ouvrière de la commémoration des quarante ans du Centre en 2015, à savoir une exposition diachronique sur les activités du Centre, une publication commémorative à l’occasion de l’anniversaire, des participations à des projets liés à l’histoire du dialogue social européen et de la société civile dans le cadre de l’Union européenne.
14La suite de cet article reprend quelques aspects clefs et étapes importantes qui illustrent le développement d’une approche européenne de la formation professionnelle initiale et permanente, et du rôle du Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop). Ces aspects ont été mis en lumière par la recherche sur l’histoire de la formation professionnelle en Europe, recherche conduite en grande partie sous l’impulsion du Professeur Varsori en collaboration avec le service d’archives du Cedefop (Varsori, 2004).
Formation professionnelle : un enjeu européen dès les années 1950
15Dès la naissance des premières institutions européennes, le rôle de la formation des travailleurs apparaît dans les textes et les orientations, mais en filigrane pour ainsi dire. La Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) avait bien sûr comme objectif principal d’aider les premiers pays membres à restructurer et relancer ces deux secteurs clefs de l’économie qui avaient énormément souffert durant la Seconde Guerre mondiale. En matière de restructuration de secteurs qui employaient un grand nombre de travailleurs, il s’agissait aussi d’affronter le problème de la reconversion d’ouvriers pas toujours très qualifiés et de proposer de nouvelles perspectives professionnelles. D’où l’apparition très rapide de mesures de formation professionnelle dans les textes officiels des institutions européennes nouvellement créées.
16La formation professionnelle a été l’un des premiers aspects pris en compte par la nouvelle Commission européenne après la ratification du traité de Rome. Dans les années 60, pour faire avancer l’application du traité, la jeune Commission européenne avait l’ambition de proposer une politique commune de formation professionnelle (initiale et continue). Les membres de la Commission étaient en effet convaincus que le domaine de la formation professionnelle se prêtait à une initiative communautaire pour faire avancer la coopération dans un domaine consensuel. C’était sans compter avec la résistance de plusieurs États membres qui estimaient que leurs systèmes de formation professionnelle n’étaient pas forcément compatibles voire comparables.
17Dans les années 1970, l’initiative de relancer une action communautaire dans le domaine de la formation professionnelle fut menée par les partenaires sociaux au niveau communautaire. En effet, le Comité économique et social européen représentait la plateforme idéale pour remettre sur le devant de la scène un domaine que les partenaires sociaux considéraient comme un point majeur dans le dialogue social entre travailleurs et employeurs. L’organisation de la formation professionnelle devait refléter aussi bien les besoins en compétences et en qualifications des travailleurs que les intérêts des entreprises dans leur recherche de main-d’œuvre qualifiée. On manquait toutefois d’informations objectives dans le domaine et peu de recherches avaient été menées jusqu’alors, a fortiori concentrées sur le domaine de l’éducation. C’est sous l’impulsion du Comité économique et social européen que la proposition d’un institut européen consacré à la formation professionnelle sous tous ses aspects fit son chemin jusqu’à la création du Cedefop. Le 10 février 1975, le Conseil des Ministres décida de créer le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop), dont le siège ne fût pas choisi au hasard : Berlin-Ouest. L’installation de cette première agence communautaire dans le secteur ouest de la ville encore divisée pouvait clairement être interprétée comme un message politique : Berlin-Ouest faisait partie intégrante de la Communauté européenne. Un message politique devenu superflu une décennie et demie plus tard, avec la chute du mur de Berlin et la réunification allemande. C’était aussi une façon d’installer la vitrine de la formation européenne dans son bastion occidental, l’Allemagne forte de son Dual-System souvent copié et imité et jusqu’ici inégalé, et de démontrer à l’URSS que la CEE s’étendait jusqu’aux rives de la Spree.
Un laboratoire européen de dialogue social
18Après une gestation longue voire douloureuse, durant laquelle les partenaires sociaux visèrent à obtenir une reconnaissance officielle et formelle de leur capacité à gérer pour la première fois, dans la jeune histoire européenne, une organisation communautaire, l’accord entre la Commission, le Conseil et les États membres permit de définir la composition et le rôle du conseil d’administration du Cedefop. Le souci principal des États membres était de représenter un poids plus fort que les représentants des syndicats et des employeurs. Cependant, le choix du directeur résulta en définitive, d’un gentlemen agreement non écrit dans la mesure où le groupe représentant les employés et syndicats dans le conseil d’administration avait le droit implicite de proposer le choix final. Ce ne fut donc pas un hasard si le deuxième directeur, le Français Roger Faist, succédant au mandat d’une année du premier directeur, fut issu de la CFDT1, en fait son président. De la même façon, le troisième directeur, Ernst Piehl, provint de l’ETUC2 et le quatrième du CESE (Comité économique et social européen). La responsabilité principale de la direction et de son conseil d’administration tenait dans la préparation d’un programme de travail, basé sur des priorités pluriannuelles liées à l’agenda européen.
19Les thèmes et les projets retenus avaient une grande importance puisqu’ils représentaient la façon dont les partenaires sociaux voulaient façonner la formation dans le cadre d’une société européenne en pleine mutation, dont l’économie se reconstruisait selon un nouveau modèle. Les thèmes choisis dans les programmes de travail étaient emblématiques à plusieurs titres : la formation des migrants, des femmes et des jeunes (1978), les conséquences des développements technologiques pour la formation professionnelle, l’information des partenaires sociaux sur les implications pour l’emploi (1980), l’intégration sociale et professionnelle des jeunes (1983), le rôle des partenaires sociaux dans les programmes de formation professionnelle initiale et permanente (1987), la formation et l’emploi des personnes handicapées (1988), le rôle de la formation professionnelle comme facteur d’intégration des groupes sociaux désavantagés (1989), le support des organismes de formation au dialogue social (2000), le travail et la formation des travailleurs âgés (2009), et l’intégration des migrants au marché du travail par la formation professionnelle (2016).
20Le dialogue social dans le domaine de la formation professionnelle est devenu une réalité dans les pays de l’Union européenne, bien que sous différentes formes. Dans le cadre d’un dialogue social au niveau européen, les partenaires sociaux ont développé des principes communs en matière de formation professionnelle. Par la suite, les partenaires sociaux des nouveaux pays membres ont cherché à établir et consolider leur identité et légitimité après leur accession à l’Union européenne dans le domaine de la formation professionnelle. Quelles que soient les difficultés rencontrées, la formation professionnelle était et reste sans aucun doute un domaine important dans lequel le dialogue social joue un rôle pivot.
Les archives pour anticiper les enjeux sociétaux
21L’implication du service d’archives du Cedefop dans ses différents projets et études en collaboration avec des partenaires scientifiques, en particulier les Archives historiques de l’Union européenne, l’Institut universitaire européen de Florence et le Département des Sciences politiques de l’Université de Padoue, a démontré que les archives servent aussi à mieux comprendre l’environnement dans lequel nous évoluons. Que ce soit l’environnement thématique ou celui institutionnel de l’Union européenne.
22Les réflexions qui découlent de notre participation à cette entreprise de décodification de l’évolution à la fois de la construction européenne et des institutions européennes peuvent se résumer en quelques points :
Les archives du Cedefop vont être de plus en plus disponibles sous forme numérique, qu’elles aient été créées directement sous cette forme ou qu’elles aient été numérisées a posteriori. Leur numérisation est un processus qui doit répondre aux besoins d’utilisateurs potentiels, par un choix des séries à numériser en priorité ou par une numérisation à la demande. Le défi posé par des archives numériques est de les rendre accessibles d’une façon fiable et pérenne. Le standard que doivent viser les services d’archives et de bibliothèques est le standard open access (OA). La meilleure façon de le mettre en place avec le plus d’efficacité et d’impact pour l’organisation est de créer un endroit unique pour conserver tous les documents et archives publiques avec les publications et communications dans une base (repository, en anglais) institutionnelle qui utilise les métadonnées du standard OA.
Les services d’archives doivent non seulement se préparer à répondre aux nouvelles demandes d’utilisation des documents clefs de l’organisation mais aussi à répondre d’une manière active aux besoins à venir de la direction et de l’administration. Pouvoir fournir, si possible en temps réel, des informations essentielles pour prendre de bonnes décisions au bon moment, sera le nouveau défi des archives internes.
Le débat assez actuel sur la protection des données personnelles occulte trop souvent un aspect plus important, celui de la transparence du débat public et de l’accès aux informations produites et gérées par une organisation, publique ou privée. S’il est évident qu’il faille protéger les citoyens des méthodes agressives des multinationales friandes de nos données privées, il faut se garder de mêler les deux discours. Les documents publics qui mentionnent des personnes publiques (nommées, élues, avec une fonction ou responsabilité spécifique) doivent rester accessibles sans aucune restriction.
L’exemple du conseil d’administration du Cedefop devrait nourrir une réflexion plus approfondie sur la responsabilité donnée aux partenaires sociaux de prendre des décisions importantes pour l’avenir de la société civile européenne. Des actions en direction de l’emploi pour les jeunes et les adultes via différentes filières d’apprentissage sont par exemple des avancées importantes pour le développement de l’Europe.
Il est impératif de lancer des études et de commencer à faire de la recherche sur le rôle des différentes agences européennes créées par la Commission européenne. En effet, il s’avère qu’elles jouent un rôle primordial dans la construction européenne en ce qu’elles font collaborer les États membres dans des domaines spécifiques et techniques au travers d’organismes nationaux. Que ce soit dans des domaines comme la formation professionnelle, l’environnement, la sécurité au travail par exemple, les agences européennes ont permis aux États membres de se mettre d’accord sur des approches communes et de développer des standards et normes au niveau de l’Union européenne sans que cela fasse les gros titres de journaux. Il s’agit là d’un aspect certes peu visible mais tangible de la construction européenne qui a des applications directes sur le terrain.
Que ce soit dans le domaine de la formation et l’enseignement professionnels ou dans d’autres domaines importants pour le développement de la société européenne, il est de plus en plus essentiel de tirer les leçons du passé, de se rappeler les erreurs commises ou du moins les dysfonctionnements constatés au cours du temps, non seulement pour préparer l’avenir mais surtout pour orienter de nouvelles actions offrant de meilleures perspectives de succès. Si on comprend bien d’où l’on vient, on sera mieux en mesure de s’assurer où l’on va. D’où l’importance de demander aux archives de livrer les leçons du passé.
Bibliographie
23CEDEFOP, 1999, Les origines du Programme communautaire de visites d’études : 1983-1985, Luxembourg : Office for Official Publications of the European Communities. http://www.cedefop.europa.eu/sl/publications-and-resources/publications/5175.
24CEDEFOP, 2004, “A history of vocational education and training in Europe. From divergence to convergence, special issue”, In European Journal of Vocational Training, n° 32, Luxembourg : European Office for Publications. http://www.cedefop.europa.eu/en/publications-and-resources/publications/322004.
25CEDEFOP, 2004, Actes de la conférence organisée en 2002 à l’Institut Universitaire européen de Florence “Towards a history of vocational education and training (VET) in Europe in a comparative perspective”, 2 volumes, Luxembourg, European Office for Publications. http://www.cedefop.europa.eu/en/publications-and-resources/publications/5153 ; http://www.cedefop.europa.eu/en/publications-and-resources/publications/5153-0
26CEDEFOP, 2015, Old roofs for new routes, Luxembourg, European Office for Publications http://www.cedefop.europa.eu/en/publications-and-resources/publications/8607
27CEDEFOP, 2015, Special issue 40th anniversary, Skillset and match (Cedefop’s magazine promoting learning for work), n° 4, Luxembourg : European Office for Publications. http://www.cedefop.europa.eu/en/publications-and-resources/publications/9097
28CEDEFOP, Marc WILLEM (ed.), 2004, Cedefop historical archives : first deposit ceremony, 28 October 2002, Proceedings of the ceremony, Cedefop Dossier series 4, Luxembourg, Office for Official Publications of the European Communities. http://www2.cedefop.europa.eu/etv/Upload/Information_resources/Bookshop/347/6008_en.pdf
29Jean-Marie LUTTRINGER, 1997, “The role of the social partners in the development of vocational training in countries in transition”, In European Journal of Vocational Training, n° 11, p. 48-52, Luxembourg, Office for Official Publications of the European Communities.
30Bodil LØVAS, 2004, Social dialogue on sectoral level, Thessaloniki, Cedefop.
31Jean-Marie PALAYRET, 2001, « Quelle filiation historique pour les Archives de l’Union européenne ? », In La gazette des archives, n° 192, p. 63-74.
32Anne-Françoise THEUNISSEN, 1997, Cedefop and the Social Partners, Thessaloniki, Cedefop.
33Antonio VARSORI, 2004, “Vocational education and training in European social policy from its origins to Cedefop”, In European Journal of Vocational Training, n° 32, p. 63-76.
34Antonio VARSORI, (éd.), 2000, II Comitato Economico e Sociale nella costruzione europea, Venezia, Marsilio.
35Jonathan WINTERTON, 2006, “Social dialogue and vocational training in Europe : Are we witnessing the emergence of a European model?”, In Journal of European Industrial Training, vol. 30, n° 1, p. 65-76.
Notes de bas de page
1 CFDT : Confédération française démocratique du travail (https://www.cfdt.fr/portail/confederation-j_5).
2 ETUC, en français CES (Confédération européenne des syndicats : https://www.etuc.org/fr).
Auteur
-
Marc Willem
Marc Willem est directeur des archives du Cedefop à Thessalonique.
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