Illustrations couleur

Figures I à XXII

p. 161-176


Texte intégral

Fig. I. — Squelette de la terre ou ossements de dinosaures ? Relief monoclinal de la bordure nord du Haut-Atlas oriental. Bassin de la Haute-Moulouya (province d’Errachidia)

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Cliché A. Humbert-C. Renard/CMIFM

Fig. II. — Tapisserie de velours tissée par l’incessant va-et-vient des marées sur les basses terres de l’Andalousie atlantique (Isla Cristina, province de Huelva)

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Cliché A. Humbert/Casa de Velázquez

FIG. III. — Parcellaire de la Bureba (Espagne, province de Burgos)

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Tapisserie agraire dont la beauté est due à la combinaison de la géologie et des pratiques culturales, mais aussi… au renoncement des hommes.

Cliché A. Humbert-D. Humbert/Casa de Velázquez

Fig. IV. — Tirer le sel de la terre.

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Salin continental du Haut-Atlas occidental (province d’Essaouira)

Cliché A. Humbert-C. Renard/CMIFM

Fig. V. — Vol au-dessus de la « couche » en Nouvelle-Castille 2 novembre 2001

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Ce ciel encombré de gros cumulus bourgeonnants est un « ciel de traîne », comme l’appellent les météorologistes pour désigner le cortège plus ou moins actif qui traîne à l’arrière d’une perturbation. Le rayonnement du sol est encore assez intense, à la fin de l’été, pour provoquer un brassage de l’air humide qui se condense en s’élevant et forme cette masse chaotique dont les turgescences les plus élevées dépassent facilement les 3000 mètres. Dans certains cas, au cours de l’après-midi, les plus gros cumulus en forme de tour peuvent dégénérer en cumulonimbus et causer de sérieux tracas aux pilotes. J’étais passé au-dessus de cette couche, ce jour-là, non pas parce que « c’est très élégant » comme le disait Didier Daurat à ses pilotes, mais bien parce que je n’avais pas d’autre solution — à part le demi-tour que j’avais envisagé — si je voulais franchir la barrière que dressent les montagnes du système central ibérique en travers de la route des avions qui naviguent vers le sud. Cette couche impressionnante conservait néanmoins quelques lucarnes ouvertes sur la surface du sol et, surtout, le contrôle de l’aérodrome de Badajoz interrogé me promettait un ciel beaucoup plus dégagé en Andalousie.

Cliché A. Humbert/CMIFM

Fig. VI. — Vallée irriguée du versant nord du Haut-Atlas (province de Marrakech)

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Terres d’opulence ou, au moins, de sécurité, ces cellules, exiguës en comparaison des vastes espaces de culture pluviale — le bled bour —, sont toujours des compromis. Leur taille et leur forme dépendent du relief mais aussi de la capacité du groupe ainsi que des concurrences autour de l’eau qui se manifestent tout au long de la vallée. Le terroir irrigué — bled seguia ou bled targa — exprime, dans son organisation et surtout son fonctionnement, la solidarité dans la communauté et les contraintes sur les individus. La tour d’eau, qui assure l’équité, s’impose à tous.

Cliché A. Humbert/ CMIFM

Fig. VII et VIII. — Agadir des Aït Ighil, Anti-Atlas occidental

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Les greniers collectifs patrimoniaux du domaine atlasique marocain doivent être admirés de l’intérieur mais un regard du dessus permet de comprendre bien mieux leur organisation et le contexte dans lequel ils sont placés. Celui-ci est encore en excellent état avec ses quatre travées dont la couverture révèle le compartimentage intérieur. Cet élément de l’habitat rural est intimement associé à la vie de la communauté qui a disposé ses aires à battre tout autour et avait même édifié sa mosquée — aujourd’hui en ruines — tout à côté, sur la droite. Le curieux hérissement des façades du grenier est produit par des dalles de pierres insérées dans les murs afin de permettre l’accès — un peu acrobatique — aux étages supérieurs.

Cliché A. Humbert-C. Renard/CMIFM

Fig. IX. — Périmètre irrigué de la plaine du Gharb au nord-est de Kénitra

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Entre les méandres de l’oued Sébou corseté de digues, l’ancienne plaine marécageuse a été bonifiée et soumise à un découpage d’une rigueur géométrique extrême. La palette culturale est d’une grande diversité, au début du mois de mai, avec des céréales mûrissantes et tout un cortège d’autres plantes telles que la luzerne, des betteraves sucrières, de la canne à sucre et bien d’autres encore. De gros villages-nébuleuses sont installés sur les bourrelets alluviaux du fleuve.

Cliché A. Humbert-C. Renard/CMIFM

Fig. X. — La mort annoncée d’une khettara sur le piémont sud du Haut-Atlas (province de Taroudant)

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Cette image résume de façon éloquente la lutte sans espoir que livrent les vieilles communautés paysannes contre la modernisation hydraulique. Les puissantes motopompes de la grande ferme d’agrumes ont tué la galerie drainante — la khettara — que la communauté a tenté de sauver en multipliant les puits et en prolongeant le canal souterrain. Nouvelle logique économique, nouvelle société et nouveau système spatial.

Cliché A. Humbert-C. Renard/CMIFM

Fig. XI . — Cahors dans son méandre du Lot

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Quel magnifique exemple d’organisme urbain offert au regard du géographe avec tous ses faciès enveloppés, séparés, comparés, opposés et mis en relation pour envisager un système !

Cliché A. Humbert

Fig. XII. — Cahors : la ville antique et médiévale

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Tissu compact qui s’est densifié à l’intérieur de murailles protectrices. Un certain ordre, cependant, hérité de la romanité. Une amande urbaine aux contours ondoyants entre les rives du méandre et le tracé artificiel des anciens fossés transformés en cours ombragé.

Cliché A. Humbert

Fig. XIII. — Cordoue : héritage et choc des cultures

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Ville islamique, sans aucun doute, avec sa médina dense et touffue. Islamique surtout par sa mosquée monumentale héritée de son époque de splendeur. Tous les éléments sont parfaitement reconnaissables : le minaret, la grande cour du sahn avec ses orangers, l’immense salle de prière avec ses innombrables travées, le mur de qibla et le mihrab. Mais l’héritage n’est pas indemne : la loi du vainqueur s’est imposée lourdement avec la cathédrale plantée au milieu de l’édifice.

Cliché A. Humbert-C. Renard/ CMIFM

Fig. XIV. — Falaise du Pays de Caux au nord-est de Fécamp

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Pour comprendre comment une falaise de craie recule sous l’effet combiné de l’attaque marine et de phénomènes de dissolution qui se manifestent à la surface du plateau.

Cliché A. Humbert-C. Renard/CMIFM

Fig. XV. — Cap Erquy, Côtes-d’Armor

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Le vieux socle armoricain sculpté par la mer et un habillage peut-être moins naturel qu’il n’y paraît.

Cliché A. Humbert

Fig. XVI. — Anciens marjales de Nules, entre Castellón de la Plana et Valence

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Cette image permet d’apprécier de quelle façon totalement anarchique est en train de se transformer une organisation agraire séculaire. Le parcellaire de fins rubans est tantôt abandonné, tantôt repris par des cultures d’agrumes, tantôt, enfin, mité par des constructions médiocres de loisir ou de fonctions diverses.

Cliché A. Humbert/Casa de Velázquez

Fig. XVII. — Port-en-Bessin (Calvados)

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Havre de pêche bien abrité à l’intérieur des terres, Port-en-Bessin veut aussi profiter du développement de la plaisance et attirer les touristes sur son green.

Cliché A. Humbert-C. Renard

Fig. XVIII. — Du « Havre de Grâce » à la « Porte Océane » de la mondialisation

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Cette vue du Havre ne montre qu’une partie du site portuaire qui se développe de plus en plus dans l’estuaire de la Seine et vers l’arrière-pays avec lequel il est relié par le fleuve et plusieurs canaux. La partie centrale du cliché est occupée par le complexe de bassins reliés à l’avant-port par des écluses. Ce port de commerce et d’industrie fait néanmoins une place appréciable au nautisme derrière une jetée protectrice.

Cliché A. Humbert-C. Renard

Fig. XIX. — Nature littorale, refuge d’une élite internationale : enclave sécurisée au cœur des marismas andalouses (Ayamonte, province de Huelva)

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Longtemps symboles de pauvreté et d’insalubrité, les marais littoraux andalous sont aujourd’hui recherchés par une jet-set écologiste, économiquement aisée. Loin de la promiscuité de la Costa del Sol, elle trouve à la fois là de vastes parcours de golf baignés dans l’atmosphère tonique atlantique et l’intimité d’un environnement insulaire au milieu des marais.

Cliché A. Humbert/Casa de Velázquez

Fig. XX. — Deux resorts de la Costa del Sol à Marbella, deux formules de détente au soleil

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Vous avez le choix entre :
— à gauche, l’hôtel de luxe, cinq étoiles, avec le confort somptueux de ses chambres et toutes les distractions dont vous pouvez rêver pour le repos, le bien-être du corps ou la pratique des sports, à moins que vous ne préfériez la promenade exotique dans le « jardin tropical » ;
— à droite un appartement de standing à temps partagé qui vous donne accès à tous les services attachés au complexe.

Cliché A. Humbert-C. Renard/CMIFM

Fig. XXI. — Le site antique de Baelo Claudia (province de Cadix)

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Pièce maîtresse archéologique de la Casa de Velázquez, ce site antique a été fouillé sérieusement, dès 1917, par Pierre Paris qui fut le premier directeur de l’établissement français de recherche (1928-1931). Baelo ou Belo a fait l’objet de très nombreuses campagnes de fouilles par la suite, notamment dans les années 1970 et 1980, et a donné lieu à de nombreuses publications. Je l’ai observé à la fin des années 1970 et je l’ai survolé, à nouveau, à l’automne 2007. C’est donc un état récent du site qui fut une cité romaine prospère sur le détroit de Gibraltar où la pêche — notamment celle du thon rouge — et le commerce du poisson étaient très actifs. La photographie présente l’essentiel de la ville monumentale ainsi que le quartier maritime où étaient concentrées la transformation des produits de la mer (salaisons) et la fabrication d’une sauce très appréciée des Romains, le garum, un peu semblable au nuoc-mâm vietnamien. Dans le quadrillage des rues, des espaces sont encore vierges de fouilles mais sur des vues rapprochées on peut deviner des structures orthogonales encore enfouies.

Cliché A. Humbert/Casa de Velázquez

Fig. XXII. — Villa gallo-romaine de la vallée de la Seille (Moselle), été 1976

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Seize ou dix-sept siècles se sont probablement écoulés depuis la disparition de ce grand domaine rural. La sécheresse de l’été 1976 nous en a offert le plan dans un champ de luzerne assoiffée. Les nombreuses pièces de la maison du maître apparaissent avec une netteté étonnante autour d’un atrium. La partie gauche de l’édifice a malheureusement été gommée, de façon irrémédiable, par les labours répétés sur ce secteur du site au sol moins épais.

Cliché R. Berton-A. Humbert/DRAC


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