Henri de La Tour et le cheval : une indispensable complémentarité
Résumé
Henri Ier de La Tour d’Auvergne (1555-1623), vicomte de Turenne, prince souverain de Sedan et duc de Bouillon, est connu pour sa participation aux événements politiques, militaires et diplomatiques du royaume de France des années 1570 à sa mort. Sa grande mobilité en temps de guerre, la fondation de l’académie des Exercices à Sedan, la pratique de la chasse aux côtés de Charles IX et d’Henri IV renvoient toutes au cheval. Il convient de s’interroger sur ses relations avec cet animal afin d’en comprendre la richesse et la diversité : quels sont les usages du cheval pour Henri de La Tour ? En quoi est-il indispensable à sa pratique militaire ? Quelle est la place du cheval dans les représentations d’Henri de La Tour ?
Texte intégral
1Dans La Gloire et la puissance, Daniel Roche étudie à l’époque moderne le rôle des activités équestres dans la mise en place d’un sentiment distinctif pour ceux qui les pratiquent, en particulier pour les rois et les princes. Il y montre le caractère central du cheval dans la vie des nobles. Henri Ier de La Tour d’Auvergne (1555-1623), vicomte de Turenne, prince souverain de Sedan et duc de Bouillon, est connu pour sa participation aux événements politiques, militaires et diplomatiques du royaume de France des années 1570 à sa mort. Dans ses Mémoires, sa correspondance, ainsi que dans la plupart de ses évocations par ses contemporains, Henri de La Tour est très souvent associé au cheval. En 1591, il arrive au siège de Paris avec mille cavaliers et quatre mille fantassins ; la même année, il reprend Stenay aux troupes du duc de Lorraine la nuit même de ses noces. Une quinzaine d’années plus tôt, il courrait la bague1 à la cour des Valois… Plus significatif encore, Henri de La Tour est associé au cheval dans toutes les gravures qui le représentent. Or, à partir des années 1570, Henri de La Tour connaît un processus d’affirmation social et politique qui contribue à faire de la maison La Tour d’Auvergne une des plus puissantes familles de France. Cet essor, vivement critiqué par Sully et mal vécu par certains de ses contemporains, est à l’origine d’une légende noire du personnage, qui a été élaborée dans les dernières années de sa vie et après sa mort. L’une des nombreuses façons de mesurer cette affirmation dans ma thèse2 a été d’étudier l’écho public de ses blessures et leurs conséquences politiques, comme le report de l’assemblée de La Rochelle en 1588 suite à la réouverture d’une plaie par balle. En quoi la place du cheval dans sa pratique militaire, son mode de vie et ses portraits gravés est-elle le marqueur d’un mode de vie aristocratique lié à son processus d’affirmation ?
La place du cheval dans l’art de la guerre d’Henri de La Tour
2Jusqu’en 1572, Henri de La Tour est relativement peu mobile : né à Joze en 1555 et orphelin de père et de mère à l’âge de deux ans, il est transféré à Chantilly où il est élevé par son grand-père le connétable Anne de Montmorency. C’est là qu’il apprend à monter. À l’exception de déplacements en Île-de-France, il utilise pour la première fois le cheval à des fins militaires pendant le siège de La Rochelle en 1573 au cours duquel il raconte une escarmouche à laquelle il participe avec François d’Alençon et trois cents cavaliers qui tous doivent leur salut au chef de l’armée royale, Henri d’Anjou3. Ce n’est que deux ans plus tard, lorsqu’il devient le lieutenant de son oncle Montmorency-Damville dans la région de Montauban, que le cheval devient un auxiliaire indispensable de son art de la guerre : en quelques semaines, grâce à des opérations rapides, il desserre l’étau des places fortes catholiques autour de la capitale huguenote et permet ainsi son ravitaillement. Puis, pendant une quinzaine d’années, il multiplie les déplacements dans le triangle aquitain que sa correspondance et ses Mémoires permettent de hiérarchiser en trois catégories : les bases arrière (Nérac, Turenne et Montauban), les points stratégiques clés (Coutras, Périgueux, La Réole, Agen…) et les lieux visités une seule fois. La plupart du temps, les lieux cartographiés sont des sites de passage de cours d’eau où l’influence de l’hydrographie est très importante dans le déroulement des opérations militaires de cette région, car la multiplicité des cours d’eau tend à compartimenter les différents territoires et à multiplier les obstacles, en particulier aux saisons intermédiaires, ce qui favorise le recours aux coups de main, à la guérilla, aux sièges et prises de villes. En conjuguant contrôle des sites de ponts et emploi du cheval, Henri de La Tour peut se déplacer rapidement, arriver dans le dos de l’ennemi, le surprendre là où on ne l’attend pas, comme Lesdiguières à la même époque dans les Alpes4 :
« Il avoit pour maxime, que quand on avoit eu un bon succès, il ne falloit jamais donner à l’Ennemi le temps de revenir de l’étonnement où se succès l’avoit jetté, que rien n’étoit plus important que de suivre sa pointe, & qu’à la Guerre la diligence et l’intrépidité contribuoient autant que toute autre chose à faire des conquêtes5. »
3Seul l’usage du cheval permet une explosion de ses déplacements que traduisent à la fois la distance parcourue et le nombre de lieux fréquentés. En effet, Henri de La Tour se déplace très rarement à pied ou par voie d’eau. À l’occasion des blessures invalidantes reçues lors d’un duel en 1578, il se déplace en barge, et lors de ses ambassades en Angleterre, il traverse la Manche. Dans son art de la guerre, Henri de La Tour se déplace avec des unités réduites capables de parcourir incessamment le théâtre d’opérations en franchissant rapidement de grandes distances. Les batailles rangées avec charges de cavalerie, comme Coutras, sont extrêmement rares, mais le cheval y joue également un rôle essentiel, comme le souligne son biographe Marsollier. Le moment clé de la bataille est la charge de Montigny sur les troupes de Turenne :
« Ce choc fut si furieux, qu’il n’y eut d’abord que Turenne, Choupes, un Gentilhomme, la Trimouille & Arambure qui demeurassent fermes. Mais leurs chevaux aïant été tuez, tout ce que le Vicomte de Turenne put faire, fut de gagner le troisième escadron du Prince de Condé. Il y combatit avec une valeur qui fut également admirée des siens & de ses Ennemis6. »
4La victoire est finalement due à la cavalerie utilisée de manière judicieuse par Turenne :
« La Cavalerie du Roy de Navarre, soutenue de plusieurs files d’Infanterie que le Vicomte de Turenne avec sa prévoïance ordinaire avoit mêlées parmi les Escadrons (ce qui ne contribua pas peu au gain de la bataille)7. »
5Jusqu’à la régence de Marie de Médicis, Henri de La Tour continue à utiliser le principal atout qu’offre le cheval, à savoir la rapidité des déplacements, en particulier dans les Ardennes entre 1591 et 1595. En effet, après avoir épousé Charlotte de La Marck, héritière de la principauté de Sedan et duchesse de Bouillon, Henri de La Tour défend ces terres protestantes contre le duc de Lorraine qui cherche à les envahir et à soumettre et convertir la population. Dans le cadre d’une grande offensive partant de Sedan au nord vers Nancy au sud, le long de la vallée de la Meuse, il multiplie les coups de main, en utilisant au mieux les capacités de la cavalerie pour surprendre l’adversaire et le vaincre. Il en est de même en Franche-Comté :
« Voyant que lesdits ennemis ne vouloient point passer la riviere, & qu’il n’y avoit ordre de passer sinon à nage, Monsieur le Comte de Thorigny Mareschal de Camp, assisté des Srs de Montbason & Sainct Genier Enseigne de la Compagnie de Monsieur le Conestable, & environ trente de la Compagnie du Sr de Vitry, & autres iusques au nombre de soixante chevaux en tout la passerent. Passez qu’ils furent, au peril de la salve de l’arquebuserie espagnole, ils chargerent si furieusement, & la Cavallerie, & l’infanterie ennemie8. »
6Dans les libelles exaltant son action, le combat prend systématiquement une dimension biblique, avec la structure archétypale du combat de David contre Goliath : Henri de La Tour disposant de troupes moins nombreuses et moins bien armées que son adversaire, arrive toujours à le vaincre. Les libelles insistent particulièrement sur la justesse de la cause qu’il défend – les intérêts d’Henri IV dont l’avènement est contesté – et sur la bénédiction de ses armes par Dieu, mais ne soulignent que rarement l’usage particulièrement efficace du cheval par Henri de La Tour.
De François III de La Tour à Henri de La Tour, le cheval comme marqueur du statut social
7François III de la Tour est le père d’Henri de La Tour. Il meurt en 1557, laissant ses deux enfants orphelins – leur mère Eléonore de Montmorency étant décédée l’année précédente, et ses biens du château de Joze sont alors inventoriés dans le cadre de la succession9. De nombreux objets plaident en faveur d’un mode de vie aristocratique : une bibliothèque de 122 ouvrages, 287 objets précieux et bijoux ornés de 600 pierres précieuses, d’une facture très soignée, des vêtements avec des étoffes luxueuses, une collection d’armes… Tout cela traduit un mode de vie ostentatoire, caractéristique de l’émergence de la figure du courtisan depuis quelques décennies, ce qui indique l’affirmation sociale et politique du vicomte, qui s’est rapproché du clan Montmorency jusqu’à épouser une fille du connétable et qui, comme ses aïeux, fréquente la cour. Les écuries abritent vingt-quatre chevaux, sept courtaux et six mulets qui témoignent de la diffusion dans les provinces de ce nouvel intérêt pour les chevaux, particulièrement intense à la cour, où les chevaux sont considérés comme des présents de grand prix. Le cheval est ici, comme le souligne Daniel Roche, le marqueur d’une culture partagée par les aristocrates qui les différencie des autres groupes sociaux. Le vicomte est un courtisan, un chef de guerre et un diplomate dont les écuries répondent à diverses fonctions : faciliter sa mobilité, manifester son rang dans la hiérarchie aristocratique, lui permettre de servir le roi au combat, en particulier dans la péninsule italienne. Le cheval joue donc un rôle central dans l’affirmation du vicomte en tant que courtisan :
« Chacun sait qu’il est nécessaire pour polir un jeune gentilhomme qu’il apprenne à monter à cheval, à tirer des armes et à danser. Le premier augmente quelque chose à l’adresse, le second au courage, et l’autre à la grâce et à la disposition et ces exercices servent en leurs temps, on peut les dire égaux10. »
8Une dizaine d’années plus tard, son fils Henri de La Tour est également introduit à la cour, cependant, grâce à ses Mémoires et aux études des festivités de la cour des Valois, on connaît mieux les usages du cheval par les courtisans. Le roi Charles IX se passionne alors pour la chasse, activité dans laquelle il entraîne les courtisans dont le jeune Henri de La Tour, l’une d’elles s’étalant sur plusieurs jours et aboutit à la capture de quatre cerfs à Villers-Cotterêts11. Il pratique ultérieurement cette activité en compagnie d’Henri de Navarre lorsqu’il fréquente la cour de Nérac ainsi qu’à Fontainebleau dans les années 1590-1600, et à Sedan jusqu’à ce que la goutte ne le rende complètement invalide – il se fait alors déplacer en chaise à porteur ou en voiture.
9À la même époque, les écuries occupent une place importante dans l’hôtel de Bouillon à Paris et le palais des princes à Sedan, ce qui traduit son mode de vie aristocratique et ses prétentions politiques. Henri de La Tour acquiert l’hôtel de Bouillon le long de la rue de Seine qui devient au début du xviie siècle un axe majeur d’urbanisation entre l’hôtel de la reine Marguerite de Valois et le palais du Luxembourg, et le fait remanier à partir de 1613 par l’un des architectes les plus célèbres de son temps, Salomon de Brosse, suivant un plan enchâssant deux hôtels entre cours et jardin. À Sedan, Henri de La Tour fait aménager, à côté de l’immense forteresse héritée de sa belle-famille et renforcée par ses soins, le palais des princes, en forme de T, qui prend la forme d’un hôtel sur rue et héberge également une halle aux carrosses et des écuries. On sait également par une lettre au duc de Montmorency qu’il a fait aménager un haras à Sedan12. Ce mode de vie aristocratique est confirmé par ses incessants déplacements entre la cour et Sedan, de 1606 à 1609, systématiquement effectués à cheval.
Le cheval et Henri de La Tour dans les documents iconographiques : une indispensable complémentarité
10En 1591, la nuit même de son mariage, Henri de La Tour quitte Sedan à la tête de ses troupes et prend Stenay. Cette victoire est la première qui est accompagnée de la diffusion de gravures par le graveur flamand Hogenberg, l’une représentant au premier plan les combats et le massacre des soldats lorrains avec la ville en arrière-plan. L’autre semble répondre à un projet différent puisqu’elle met en relation les différents moments de la bataille sur un même support.
11Au premier plan de cette gravure, on voit en haut à droite, le banquet des noces, au centre, la cour du château de Sedan et Turenne à cheval indiquant à ses fantassins équipés de lances ou de mousquets, à ses tambours et cavaliers, la direction de Stenay de la pointe de son épée13. Comme son cavalier, son cheval est tout tendu vers la direction du combat et sa patte levée manifeste son désir d’aller se battre. Le choix d’une représentation équestre permet de mettre en exergue sa maîtrise des techniques d’équitation et, à travers le contrôle qu’il exerce sur le cheval, de montrer l’autorité dont il dispose sur ses hommes, rassemblés en armes autour de lui et tous prêts à se battre. Le second plan représente les troupes et l’artillerie en déplacement, et le troisième la place fortifiée de Stenay, ses murailles et ses maisons. La composition choisie par le graveur vise l’exaltation de l’audace d’Henri de La Tour en mettant l’accent sur deux épisodes, à savoir les noces et l’attaque de Stenay, et en représentant volontairement un nombre réduit de fantassins et cavaliers, ce qui fait ressortir la surprise comme atout tactique permettant de pallier la faiblesse des effectifs engagés. On retrouve la dimension biblique du combat dégagée dans les libelles. L’enjeu pour Hogenberg n’est pas seulement le redressement de la principauté de Sedan, c’est la publication d’une victoire – en réalité fort secondaire – sur des troupes catholiques, celles du duc de Lorraine, lesquelles constituent une terrible menace pour les protestants européens, car elles servent la cause du roi d’Espagne.
12En 1612, le royaume est pacifié et gouverné par la régente Marie de Médicis, qui souhaite affirmer le rang de la France en Europe grâce aux mariages espagnols dont l’annonce est célébrée par un somptueux carrousel sur la place Royale, divertissement équestre très codifié dans lequel les cavaliers exécutent différentes figures, et qui met en avant l’identité aristocratique de ses participants par le rôle central du cheval. Ce carrousel traduit le renforcement, au début du xviie siècle, de l’intérêt ancien que la noblesse porte au cheval comme signe distinctif. Henri de La Tour exerçant les fonctions d’arbitre avec le connétable et les maréchaux :
« Enfin le… de mars, a trois heures apres midy, les reines, princesses et dames, ayant pris place aux eschafauds, outre lesquels il y en avoit tout a l’entour de la Place Royale, depuis le premier estage jusques au pavé, et deux cens mille spectateurs ; apres que les canons et boittes quy estoint sur le bastion eurent fait une salve, lequel fini, les mille mousquetaires quy fermoient la place avesques les barrieres, en firent un autre tres beau, Mr de Pralain, mareschal de camp des tenans, sortit du palais de la Félicité, dans lequel on oyoit toutes sortes de musiques : il estoit tres bien monté et paré, suyvi de douse estafiers habillés de velours noir, tout bandés de passement d’or ; lequel vint de nostre part demander a monsieur le connestable (quy estoit en un eschafaud particulier avesques les mareschaux de Boullon, de la Chastres, de Brissac, et de Souvré), le camp qu’il nous avoit promis. Messieurs les connestable et mareschaux descendirent et vindrent devant l’eschafaud du roy et de la reine, et monsieur le connestable dit à la reine :
« Madame, les tenans me demandent le camp que je leur ay cy-devant promis par l’ordre de Vostre Majesté. »
La reine luy dit :
« Monsieur, donnés leur. »
Alors monsieur le connestable dit à Mr de Pralain :
« Prenés le ; le roy et la reine vous l’accordent. »
Alors il revint a nous, et le palais fut ouvert de la grande porte, quy estoit vis-à-vis de celle des Minimes, et nous entrames, precedés de tout nostre esquipage, chariots d’armes, machines, geans, et autres choses sy belles, qu’il n’est pas possible de les pouvoir assés bien representer par escrit14. »
13Le récit détaillé de cette célébration monarchique dans le Mercure français15 confirme le propos de Bassompierre, Henri de La Tour assistant au Carrousel depuis une estrade contiguë à celle du roi et de la famille royale.
14Enfin, la place du cheval est également importante dans le seul portrait gravé d’Henri de La Tour qui nous soit parvenu. Réalisé par Moncornet (†1668) qui grava une importante série de portraits princiers et serait l’inventeur du portrait de notoriété de grande diffusion. Henri de La Tour apparaît au premier plan, princier, en armure, ce qui rappelle sa fonction de chef de guerre, ainsi que l’écharpe blanche, insigne de commandement dans l’armée royale. Le port de l’écharpe renvoie à l’autorité militaire exercée par le maréchal. La fraise, la qualité esthétique de l’armure, et le rideau luxueux derrière lui viennent rappeler son rang par leur richesse. Il est représenté de face et, derrière lui, le rideau est à demi tiré : le reste du médaillon représente, en arrière-plan, un paysage avec des colonnes de chevaux et des fortifications. Ces éléments rappellent sa fonction militaire, la fondation de l’académie des Exercices, ainsi que son activité de bâtisseur. Henri de La Tour nous expose ici son œuvre : il a fait de Sedan une place forte et sait commander des armées.
15Pour conclure, nous pouvons dire que le cheval suit Henri de La Tour tout au long de sa vie, de l’apprentissage des activités équestres dans son enfance à ses exploits militaires de l’âge adulte. Le cheval répond pour le vicomte à des usages variés : déplacements, combats – au cours desquels l’homme et l’animal ne font qu’un et s’exposent également aux blessures –, ostentation d’un mode de vie aristocratique. L’usage croissant du cheval traduit l’affirmation sociale d’Henri de La Tour et l’intérêt croissant porté par la haute noblesse aux équidés, ce que traduit l’élan de construction des écuries et de fondation des académies équestres.
Bibliographie
Bassompierre François de, Mémoires, Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, deuxième série, VI, Paris, édition Michaud-Poujoulat, 1837.
Gal Stéphane, Lesdiguières, prince des Alpes et connétable de France, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2007.
Le Roux Nicolas, Le roi, la cour, l’État de la Renaissance à l’absolutisme, Seyssel, Champ Vallon, 2013.
Marsollier Jacques, Histoire de Henry de La Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, où l’on trouve ce qui s’est passé de plus remarquable sous les règnes de François II, Charles IX, Henry III, Henry IV, la minorité et les premières années du règne de Louis XIII, Paris, F. Barjols, 1719.
Notes de bas de page
1 Courir la bague : Jeu d’adresse consistant à enlever un ou plusieurs anneaux suspendus à un poteau à l’aide d’une lance, sur un cheval au galop.
2 Henri de La Tour (1555-1623) Affirmation politique, service du roi et révolte, Classique Garnier, 2020.
3 H. de La Tour, Mémoires, p. 11.
4 S. Gal, Lesdiguières, prince des Alpes et connétable de France, chapitre 3 : « Sous le soleil de Mars ».
5 J. Marsollier, Histoire de Henry de La Tour d’Auvergne duc de Bouillon, p. 56.
6 Ibid., p. 134.
7 Ibid., p. 134.
8 Discours de la victoire que Monseigneur le Mareschal de Biron et autres Seigneurs ont obtenuë sur les Espagnols aupres d’Aspremont en la Franchecomté, p. 4-5.
9 Arch. nat., R² 49, fol. 516, « Inventaire des meubles, livres et effets trouvés au château de Joze en Auvergne, baillés à M. de Champetières, provenant de François de La Tour et Léonor de Montmorency ».
10 Saint-Hubert, La manière de composer et de faire réussir des ballets, cité par N. Le Roux, Le roi, la cour, l’État de la Renaissance à l’absolutisme, p. 25.
11 H. de La Tour, Mémoires, p. 7.
12 BnF, Français 3596, fol. 10, lettre du duc de Bouillon au duc de Montmorency du 24 mars 1608.
13 F. Hogenberg, La bataille de Stenay, 27 octobre 1591 (Musée national du château de Pau, P.64.25.19).
14 F. de Bassompierre, Mémoires, t. 1, p. 304.
15 Le Mercure Français ou suite de l’histoire de la paix, t. 2, p. 334-358.
Auteur
-
Romain Marchand
Professeur agrégé d’histoire, Lycée les Sept Mares, Maurepas
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