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    Detailed outline Full text Une transformation du culte Les liens transnationaux religieux et le Comité d’entraide international Un espace transnational religieux Bibliography Footnotes Author

    Le Maroc au présent

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    Table of contents

    La présence protestante au Maroc : une transformation du paysage religieux

    May Ngo

    p. 765-772

    Full text Bibliography Footnotes Author

    Full text

    1Le temple de l’Eglise évangélique au Maroc (EEAM) est situé au centre-ville de Rabat, près de la gare. Entrez dans la cour par le grand portail et vous y trouverez le temple et derrière la petite maison de gardien occupée par une famille congolaise. Vous y trouverez également une petite salle utilisée le dimanche pour les écoles bibliques et une autre pour les formations professionnelles gérées par le Comité d’entraide international (CEI), le volet social de l’église.

    2Le décor à l’intérieur du temple est simple : des bancs en bois, des raphias adornent les murs ce qui donne une touche « subsaharienne ». Sur la scène, un autel, un piano, une batterie et derrière, sur le mur, des panneaux en bois avec les deux commandements les plus importants dans la vie chrétienne : « aimer Dieu » et « aimer ton prochain ». Le culte se tient chaque dimanche, et le temple est toujours rempli. La plupart des personnes présentes sont d’origine sub-saharienne, les Européens y sont rares : une vraie transformation depuis les trois dernières décennies.

    3Le temple a été construit durant le Protectorat français pour les Européens, mais après l’Indépendance le nombre de paroissiens a diminué. « Il y avait seulement environ 10 personnes chaque dimanche » se rappelle une paroissienne. Ce n’est plus le cas depuis les années quatre-vingts suite à l’arrivée massive d’étudiants subsahariens provenant de différents pays comme le Congo, le Cameroun ou la Côte d’Ivoire. Le paysage chrétien au Maroc en est transformé.

    4L’Eglise anglicane et l’Eglise évangélique au Maroc (EEAM) sont les deux mouvements protestants officiellement reconnus par le roi. En ce qui concerne l’Eglise évangélique, elle a des paroisses dans plusieurs villes du Maroc, construites durant le Protectorat français. Mis à part le culte chaque dimanche, comme chez les autres temples de l’EEAM, le temple de Rabat est très actif avec plusieurs commissions comme celles de la jeunesse, du témoignage, du jumelage, les écoles bibliques du dimanche pour les enfants, la chorale, le groupe multimédia et le groupe des femmes. L’agenda de l’église de Rabat est souvent chargé avec des activités variées pour les paroissiens.

    Une transformation du culte

    5Chaque vendredi soir a également lieu une soirée de louange. J’y suis allée une fois pour y assister, et comme d’habitude, le public est exclusivement composé de Subsahariens. Les prières durant la soirée sont assez bruyantes et passionnées. Une émotion forte s’y fait sentir. Dans un premier temps, les gens prient tous ensemble, à haute voix, puis on nous demande si on souhaite effectuer une prière publique et spontanée : « Dites à Dieu tous vos désirs, vos inquiétudes, et il vous écoutera… si vous avez la foi, bien sûr. »

    6Les prières portent sur divers sujets comme les maladies, la situation financière ou les êtres aimés. Une des prières spontanées est faite par une jeune femme qui commence à parler à haute voix, puis à crier et faire des bruits étranges avec une voix différente de sa voix normale, comme dans une sorte de glossolalie. Ce qui donne l’impression d’assister à un épisode de possession par les esprits. Cette soirée donne véritablement à voir la force de la croyance des participants dans le pouvoir de la prière. Par exemple, durant la prière en groupe, de chaque côté du temple on nous demande de prier pour différents cas spécifiques. Dans cette ambiance, les paroissiens pensent que Dieu les écoute et leur répond lors des prières. Il est même censé répondre à la plus banale des choses.

    7A la fin de la soirée, tout le monde échange. En tant que nouvelle et, de plus, seule non-Subsaharienne présente, les gens sont accueillants et souriants avec moi. Une paroissienne me demande ce que j’en pense, je lui réponds que c’est un peu différent de ce que j’ai pu connaître, alors elle m’affirme que pour elle et les autres membres « c’est comme au pays ». Elle me précise qu’elle jeûne et assiste à la soirée de louange chaque vendredi : « C’est du temps pour moi-même. »

    8Par contre, les cultes du dimanche sont un peu différents, il n’y a pas de prière en groupe et spontanée mais un sermon agrémenté de chansons. Les femmes portent des vêtements africains de leur pays d’origine, l’ambiance générale est à l’émotion et les chants sont explicites : « J’attends de toi, j’ai soif de ta présence. » Durant le sermon, les paroissiens font référence au fait qu’ils ne sont pas dans leur pays, qu’ils sont en exil mais que Dieu les regarde en tant qu’hommes et pas uniquement en tant que migrants.

    9Malgré le fait que le culte du dimanche ressemble plus à un culte « régulier » que la soirée de louange, les Européens, qui sont de moins en moins nombreux dans la paroisse, sentent que l’église ne leur appartient plus. Avec l’arrivée des migrants subsahariens, la pratique des cultes a été modifiée. L’église a été fondée durant le Protectorat par l’Église réformée de France, et la pratique du culte était très différente. Je cite une de ses anciens membres européens : « Les jeunes ont complètement pris l’église. Les cultes sont bruyants, avec des chansons accompagnées par la guitare et la batterie. La choral chante des chansons américaines des années quatre-vingt-dix qui sont mal traduites. »

    10« Trop de bruit » : c’est là un refrain que j’ai souvent entendu de la part des anciens membres. Selon ces derniers, il n’y a plus la même liturgie, les mêmes cantiques, ou les silences. Le désaccord sur la pratique des cultes est aussi une réflexion sur une plus profonde et sérieuse contention au niveau théologique : sur la façon de concevoir Dieu et son rôle et la manière de lui faire louange. En outre, cela constitue un des plus grands défis pour une communauté comme l’EEAM : trouver une unité malgré la diversité et les différences culturelles, théologiques mais aussi relativement à la pratique. On voit alors que le culte est devenu un lieu de désaccord. Il peut être un enracinement pour quelques-uns et un déracinement pour les autres.

    11C’est d’ailleurs cette difficulté dont parle le pasteur de Rabat et face à laquelle il est confronté : « Comme on accueille toutes les dénominations protestantes ici, nous devons trouver l’équilibre entre les reformées et pentecôtistes par rapport à leur pratique des cultes. Malgré le mécontentement des anciens, il y a des paroissiens pour qui les cultes ne sont pas assez charismatiques. »

    Les liens transnationaux religieux et le Comité d’entraide international

    12Une des activités importantes d’EEAM est portée par sa commission de jumelage dont le rôle est d’entretenir les relations avec les paroisses partenaires du Kentucky Baptist Fellowship aux Etats-Unis. Ce partenariat a été fondé par un pasteur américain d’EEAM du Kentucky et a pour but de développer des liens culturels, spirituels et financiers entre les deux partenaires. Chaque paroisse de l’EEAM de chaque ville au Maroc est en jumelage avec une paroisse du Kentucky.

    13A la réunion de commission à laquelle j’ai pu assister, la commission préparait l’organisation d’une visite des partenaires au Maroc. Les partenaires américains viennent visiter assez régulièrement les paroisses. L’année dernière, ils sont venus deux fois. Ils aident le CEI avec des dons financiers pour les migrants et refugiés. Lors de leurs visites ils vont à la rencontre des migrants dans leurs quartiers et organisent des ateliers pour les femmes. Selon eux, un contact personnel et direct avec les bénéficiaires est un des éléments importants de leurs motivations. Ils accordent une grande importance au fait de connaître les gens qu’ils aident. Un de ses membres m’a confié : « Tout est question de relations personnelles (it’s all about personal relationships). »

    14Le Kentucky Baptist Fellowship a un rôle important parmi les différents partenaires issus de France, d’Allemagne et des Etats-Unis dont le CEI perçoit des fonds pour son travail. Le CEI travaille dans plusieurs villes au Maroc. Il propose une bourse pour les étudiants subsahariens afin qu’ils puissent continuer leurs études au Maroc. Une formation professionnelle peut également être proposée dans différents domaines : la tapisserie, la coiffure, la couture ou la mécanique. Cela leur donne la possibilité de travailler dans le secteur informel et de percevoir une rémunération.

    15De plus, afin de répondre aux flux de migrants subsahariens irréguliers, le CEI a un programme d’assistance et d’aide d’urgence. Ce dernier comprend l’aide alimentaire et médicale, les dons de vêtements et de couvertures, l’aide au logement, l’écoute et l’accompagnement spirituel pour tous les chrétiens qui en font la demande. A Rabat comme dans d’autres villes, un accueil hebdomadaire des migrants dans le besoin est organisé à la permanence du temple. Ainsi, sur les bancs du temple, les migrants peuvent se confier aux « agents de proximité » et aux bénévoles du CEI. Les migrants peuvent également y trouver de l’aide alimentaire, un vestiaire pour y déposer leurs affaires et si besoin un support financier pour les ordonnances médicales.

    16J’ai demandé à un migrant ivoirien qui était nouveau à la permanence comment il avait été informé de l’existence du CEI, et il m’a répondu : « Quand je suis arrivé à Rabat, j’ai marché partout dans la rue, j’étais perdu et je ne connaissais personne. Mais un jour j’ai vu tous les noirs à l’église ici, et je leur ai demandé où je pouvais trouver un peu d’aide. Ils m’ont indiqué d’aller à la permanence. »

    17Il y a plus de besoins que de moyens à disposition pour aider les personnes. Une des agents de proximité m’a indiqué : « Chaque semaine on ne peut pas accueillir tout le monde qui arrive, et c’est toujours difficile de décider à quelle personne nous allons apporter notre aide. » Les personnes qui viennent à la permanence sont en situation irrégulière au Maroc. Elles sont pour la plupart issues de différent pays d’Afrique de l’Ouest. Chaque migrant a sa propre histoire et expérience vécue mais arrive au Maroc dans les mêmes conditions : sans emploi, aucun moyen de payer le loyer, la nourriture ou les médicaments.

    18« Du pain et du lait, du pain et du lait, ma vie tourne autour de cela. » Une mère de trois enfants, seule parce que son mari a « disparu » exprime sa détresse. Elle n’a plus d’argent, ni d’énergie : « Je ne sais plus quoi faire. Je suis fatiguée. Mais Dieu va s’occuper de nous » dit-elle.

    19Un Congolais, qui a quitté son pays à cause de persécutions politiques, me raconta son périple : « On a traversé le Sahara à pied pour arriver en Algérie et ensuite au Maroc. Il faisait tellement chaud. J’ai survécu grâce à Dieu et maintenant au Maroc je sais que Dieu va me trouver une maison où je pourrai vivre en paix. Déjà Dieu m’aide, quelqu’un m’a dit de venir ici et je trouverai quelque chose. Voici la main de Dieu. »

    20Les agents de proximité du CEI s’appuient également sur leur foi : « On ne peut pas faire ce travail sans l’esprit de Dieu en nous » dit l’un d’eux. Cet emploi est difficile, accueillir des gens dans le besoin avec de petits moyens est un travail qui prend beaucoup d’énergie émotionnelle, psychologique et physique.

    21Du fait du durcissement des contrôles frontaliers, de plus en plus de migrants subsahariens, dont on estime le nombre entre 12 000 et 20 000 dans le Royaume, descendent vers les grandes villes marocaines pour divers motifs. Concernant la ville de Rabat, ils sont ici pour la plupart pour des raisons administratives : le UNHCR et les ambassades y sont présents, il existe un véritable réseau d’ONG et d’ONG confessionnelles, y compris le CEI.

    22Malgré ses moyens limités, le CEI se transforme en acteur de l’humanitaire et travaille en collaboration avec les autres ONG, surtout à Rabat où il fait partie d’une plateforme de migration. Le CEI est le moyen utilisé par l’église afin de montrer, selon ses propres termes, son « amour pour son prochain » en répondant aux situations des migrants. Il prend en compte leur situation irrégulière.

    23Le CEI fait partie d’une communauté chrétienne qui travaille auprès des migrants. Les membres de cette communauté sont eux-mêmes des migrants provenant de divers horizons. Le cas de l’Église protestante montre comment la migration, dans ses formes multiples, a transformé la présence chrétienne au Maroc.

    Un espace transnational religieux

    24Dans le domaine religieux, le Maroc de ces trois dernières décennies a connu des transformations socioculturelles et politico-économiques majeures, et l’évolution de l’EEAM en est un véritable exemple. Depuis les années quatre-vingt-dix, avec les vagues de migrations subsahariennes africaines incluant les étudiants, d’une part, et les migrants irréguliers, de l’autre, les églises ont connu une revivification et une transformation de leurs espaces et de leurs cultes. Avec cette arrivée, le paysage religieux chrétien au Maroc a été modifié.

    25L’église a trouvé sa « résurrection » à travers la migration subsaharienne. Elle traduit l’inscription du vécu des migrants dans la société marocaine. Elle implique aussi l’importation de traits propres aux sociétés d’origine. Certains paroissiens d’origine européenne ou américaine sont également venus avec leurs réseaux et leurs ressources. Un espace transnational religieux émerge de la sorte. Les communautés sont caractérisées alors par une solidarité autour d’une identité religieuse, des croyances et des idées partagées. A cela s’ajoute une dimension d’espace transitionnel, de région frontière. Des pays comme le Maroc, la Tunisie et l’Algérie sont à l’intersection de l’Union européenne et de l’Afrique subsaharienne, et des communautés transnationales y émergent.

    26Sophie Bava (2011) constate que la politique de contrôle plus strict des frontières a un impact direct sur la multiplication et la durée des séjours par les migrants subsaharien en Afrique du Nord. Cela transforme ce qu’on appelle la « migration transit » en migration semi-permanente. Par conséquent, un espace est créé pour de nouveaux acteurs religieux sur la route migratoire africaine. Les organisations religieuses ont compris l’importance des migrations pour leur revivification, leur croissance et leur « expansion et légitimité ». Ce qui peut expliquer certaines « motivations » concernant ce positionnement sur la route migratoire (Bava, 2011, p. 502).

    27L’EEAM reconnaît cette nature transnationale dans sa déclaration de foi, qui « se comprend comme parcelle visible de l’Eglise universelle dont nul ne peut délimiter les frontières ». Une partie de l’Eglise universelle a fondé son mode de travail sur cette notion d’être au-delà des frontières. On peut y voir une véritable reconnaissance de sa constitution et mission transnationale dans sa vision primordiale articulée en 2006 : « recevoir des gens venant de partout, en prendre soin, les former et les renvoyer vers partout ».

    28Sur les routes migratoires africaines, de nouvelles figures religieuses émergent. Elles traduisent une réalité sur la place de la religion sur la route migratoire africaine et le rôle de la religion dans cette migration. Les organisations religieuses comme l’EEAM sont au croisement de la religion et de la migration. Leur positionnement est reconnu par l’Église elle-même. Par exemple dans sa déclaration de foi : « L’EEAM se définit comme une église à la croisée du chemin entre nord, sud, est et ouest, regorgeant à son sein une richesse multiculturelle, multidénominationnelle. »

    29L’expulsion en 2010 de plusieurs chrétiens européens, incluant un pasteur du CEI, fut un choc pour toutes les communautés chrétiennes du Maroc1. Le CEI fut fermé durant neuf mois suite à l’expulsion de son pasteur. Le fait que le CEI ait une activité sociale le mettant au contact de non-chrétiens le rend vulnérable aux accusations de prosélytisme. C’est pour cette raison que certains de ses membres sont contre l’embauche de musulmans, mais aussi en faveur d’une conservation de son identité d’Eglise. Ce sentiment n’est pas partagé par tous. Certaines personnes partagent l’idée que « si l’on reste trop entre nous, on ne pourra pas s’engager avec la société marocaine ».

    30L’EEAM doit faire face à certains défis en tant que communauté religieuse transnationale, notamment au niveau de son identité et de ses valeurs. La solution est d’utiliser cette diversité comme base de son identité, comme son point fort. Voici un extrait du texte de sa déclaration de foi : « Une famille recréée et réunie, c’est l’œuvre du Père pour nous. Pour la plupart éloignés de nos terres et de nos origines, il nous rassemble ici dans un seul corps. Voilà ce qui nous fonde, voilà ce qui nous rend forts. Nous ne sommes plus ni étrangers ni gens de passage, nous faisons partie de la famille de Dieu… »

    Bibliography

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    Faist, T. (2000). Transnationalization in international migration: implications for the study of citizenship and culture. Ethnic and Racial Studies, 23(2), 189-222. https://doi.org/10.1080/014198700329024
    Bava, S. (2011). Migration-Religion Studies in France: Evolving Toward a Religious Anthropology of Movement. Annual Review of Anthropology, 40(1), 493-507. https://doi.org/10.1146/annurev-anthro-081309-145827
    Bava, S., & Picard, J. (2010). Les nouvelles figures religieuses de la migration africaine au Caire. Autrepart, 56(4), 153. https://doi.org/10.3917/autr.056.0153
    Faist, Thomas. “Transnationalization in International Migration: Implications for the Study of Citizenship and Culture”. Ethnic and Racial Studies 23, nos. 2 (January 2000): 189-222. doi:10.1080/014198700329024.
    Bava, Sophie. “Migration-Religion Studies in France: Evolving Toward a Religious Anthropology of Movement”. Annual Review of Anthropology 40, no. 1 (October 21, 2011): 493-507. doi:10.1146/annurev-anthro-081309-145827.
    Bava, Sophie, and Julie Picard. “Les Nouvelles Figures Religieuses De La Migration Africaine Au Caire”. Autrepart 56, nos. 4 (2010): 153. doi:10.3917/autr.056.0153.
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    Bava, Sophie. “Migration-Religion Studies in France: Evolving Toward a Religious Anthropology of Movement”. Annual Review of Anthropology, vols. 40, no. 1, Oct. 2011, pp. 493-07. CrossRef, https://doi.org/10.1146/annurev-anthro-081309-145827.
    Bava, Sophie, and Julie Picard. “Les Nouvelles Figures Religieuses De La Migration Africaine Au Caire”. Autrepart, vols. 56, nos. 4, 2010, p. 153. CrossRef, https://doi.org/10.3917/autr.056.0153.

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    Faist T., « Transnationalization in international migration : implications for the study of citizenship and culture », Ethnic and racial studies, 23 (2), 2000, p. 189-222.

    10.1080/014198700329024:

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    10.1146/annurev-anthro-081309-145827:

    Bava S., Picard J., « Les nouvelles figures religieuses de la migration africaine au Caire », Autrepart, vol. 4, 2010, p. 153-170.

    10.3917/autr.056.0153:

    Footnotes

    1  http://www.liberation.fr/monde/2010/03/16/le-maroc-lance-la-chasse-aux-evangelistes_615423 ; http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/09/01011-20100309FILWWW00536-actes-anti-chretiens-au-maroc-ong.php; http://www.slateafrique.com/1555/calvaire-marocains-chretiens

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    • Mechouat, Aziz. Jaafar, Mehdi. (2026) Awareness of Otherness between Religion and Utility: Moroccans’ Representations of Sub-Saharan African Migrants. عمران للعلوم الإجتماعية و الإنسانية, 14. DOI: 10.31430/LKCS9888

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    • Berriane, Johara. (2020) Religion in Spaces of Transit: African Christian Migrant Churches and Transnational Mobility in Morocco. Journal of Intercultural Studies, 41. DOI: 10.1080/07256868.2020.1778653

    Le Maroc au présent

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    Ngo, M. (2015). La présence protestante au Maroc : une transformation du paysage religieux. In B. Dupret, Z. Rhani, A. Boutaleb, & J.-N. Ferrié (eds.), Le Maroc au présent. Rabat: Centre Jacques-Berque. https://doi.org/10.4000/books.cjb.1113
    Ngo, May. “La présence protestante au Maroc : une transformation du paysage religieux”. In Le Maroc au présent, edited by Baudouin Dupret, Zakaria Rhani, Assia Boutaleb, and Jean-Noël Ferrié. Rabat: Centre Jacques-Berque, 2015. doi:10.4000/books.cjb.1113.
    Ngo, May. “La présence protestante au Maroc : une transformation du paysage religieux”. Le Maroc au présent, edited by Baudouin Dupret et al., Centre Jacques-Berque, 2015, https://doi.org/10.4000/books.cjb.1113.

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    Dupret, B., Rhani, Z., Boutaleb, A., & Ferrié, J.-N. (eds.). (2015). Le Maroc au présent. Rabat: Centre Jacques-Berque, Fondation du roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines. https://doi.org/10.4000/books.cjb.990
    Dupret, Baudouin, Zakaria Rhani, Assia Boutaleb, and Jean-Noël Ferrié, eds. Le Maroc au présent. Rabat: Centre Jacques-Berque, Fondation du roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines, 2015. doi:10.4000/books.cjb.990.
    Dupret, Baudouin, et al., editors. Le Maroc au présent. Centre Jacques-Berque, Fondation du roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines, 2015, https://doi.org/10.4000/books.cjb.990.
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