• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16479 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16479 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Ausonius Éditions
  • ›
  • Scripta Antiqua
  • ›
  • Aux origines de la monnaie fiduciaire
  • ›
  • Partie 1. Nouvelles approches
  • ›
  • La valeur du bronze : du métal à la monn...
  • Ausonius Éditions
  • Ausonius Éditions
    Ausonius Éditions
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Les deux étalons de la monnaie d’argent La valeur du bronze Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Aux origines de la monnaie fiduciaire

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    La valeur du bronze : du métal à la monnaie

    Olivier Picard

    p. 71-77

    Texte intégral Les deux étalons de la monnaie d’argent La valeur du bronze Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Le processus de création de la monnaie en Grèce est un phénomène historique d’autant plus complexe que nos renseignements sont très limités – en dehors des pièces elles-mêmes – ce qui faute de témoignages réduit l’historien à monter des schémas hypothétiques. Ces hypothèses sont exposées au risque d’être constamment minées par des interprétations anachroniques et de céder à l’illusion que ce qui advenu – et que nous connaissons moins mal – avait été prévu dès l’origine. Ce risque est d’autant plus grand que les contemporains n’avaient sûrement pas pris conscience, au moment où ils arrêtent leurs décisions, des répercussions immenses du processus qu’ils mettaient en route.

    2Cet atelier sur les “débuts de la monnaie de bronze” m’incite à exposer quelques réflexions sur la création de la monnaie de bronze, non pas sur son développement dans le temps, mais sur le choix d’un nouveau métal-monnaie. Pour ce faire, il faut revenir à la création de la monnaie, qui s’est faite en deux temps, par l’emploi de deux métaux différents, l’or (sous forme d’électrum), puis l’argent. Je me concentrerai sur la monnaie d’argent, parce que c’est une création de la cité et que le cadre institutionnel nous est donc mieux connu.

    Les deux étalons de la monnaie d’argent

    3La monnaie résulte de deux opérations, l’une d’ordre technique et l’autre d’ordre législatif. Celles-ci sont à la fois distinctes et inséparables. Nous sommes dans un monde où l’argent est abondant, que ce soit dans les Cyclades grâce à l’exploitation des mines de Siphnos, à laquelle les Éginètes ont certainement pris une part importante, dans le Nord de l’Égée avec l’exploitation des mines de la zone pangéenne1 et bientôt en Attique2. Cet argent extrait par les exploitants des mines au prix de dépenses considérables, à cause notamment du nombre des esclaves et du coût du bois, sans compter le montant de la location de la mine (Aristote, Ath.pol., 47.2), est – en tout ou en partie – confié à la cité sous forme de lingots qui sont certainement pesés et sont donc mesurés selon un étalon de poids.

    4La notion d’étalon joue un rôle essentiel dans l’analyse de l’originalité de la monnaie. Recopions la définition du Dictionnaire de la Langue française connu sous le nom de Petit Robert. L’étalon est le “modèle légal de définition d’une unité de mesure”. Chaque mot est à prendre en compte :

    • modèle : ce mot renvoie à l’objet “mètre étalon” ou “kilogramme étalon” déposé au Pavillon International des Poids et Mesures à Paris. L’helléniste est en pays de connaissance : dans chaque cité, les agoranomes gardaient le modèle des poids et mesures (Aristote, Ath.pol., 51.2)3.
    • modèle légal : comme déjà dans l’Antiquité – et je dirais comme déjà sans doute dès la première forme embryonnaire d’État – la définition de ce modèle relève de l’autorité publique, de la loi.
    • définition d’une unité de mesure. L’étalon est donc défini par la grandeur que l’on veut mesurer, et non pas par l’objet mesuré. Prenons du lait par exemple, on en peut mesurer le poids, en grammes, le volume, en litres, la température, etc. Pour chaque opération, on utilisera un étalon différent. Certains ont une forme matérielle, d’autre une forme virtuelle, c’est le cas de la température, que les Anciens ne mesuraient pas. Toute nouvelle catégorie de mesure suppose la définition d’un étalon.

    5La cité détient donc des lingots d’argent. Sont-ils déjà formatés en flans monétaires ? Peu importe, nous avons toujours affaire à des objets pesés, qui ont une certaine valeur, des chrèmata – c’est un des noms usuels de la monnaie –, objet utile, objet de valeur. Cet objet de valeur, la cité le transforme en objet légal, nomisma – autre nom de la monnaie – en le frappant de son sceau. Laissons ici le processus technique de la frappe. Ce qui nous retiendra, c’est que, une fois marqué de l’empreinte de la cité, dans toute la documentation monétaire que nous possédons (dont les témoignages les plus anciens remontent au début du ve s.4, c’est-à-dire un demi-siècle après la frappe des premières monnaies d’argent), le nomisma est compté et non plus pesé. Cette mutation (je n’ose pas dire transmutation, opération que les alchimistes ont rêvé de réaliser) passe souvent inaperçue, parce que le nom de l’unité, drachme, statère ou autre, est le même pour chaque étalon. Mais le célèbre décret athénien sur la perception du tribut montre bien qu’à la fin du ve s. – et sans doute bien avant – les Anciens distinguaient clairement entre stathmos, metra et nomisma5. Cette distinction devait être bien connue des spécialistes des institutions, comme le prouve la réapparition de cette trilogie chez Polybe 2.37 : lorsque l’historien veut administrer la preuve de l’union politique des Achéens, il insiste sur l’emploi des mêmes “poids, mesures et monnaies” qu’il associe aux lois, aux magistrats, au conseil et aux tribunaux. La monnaie doit être distinguée du poids parce qu’elle relève d’une mesure différente, qui est donc estimée avec un étalon différent, un étalon qui prend en compte la valeur (timè) et non plus le poids.

    6Nombre de témoignages attestent cette différence. Alors que le morceau de métal est pesé, la pièce de monnaie est comptée. Tous les comptes et inventaires des sanctuaires le prouvent : partout les sommes de monnaies sont comptées, les bijoux, les vases en argent sont pesés6. Les magistrats enregistrent le total de l’argent reçu ou versé par son montant, tant de talents, mines, drachmes, oboles, si nous sommes dans le système attique, tant de statères, trités, hemihectés si nous sommes à Thasos, en système TMSO, comme disait J. Bousquet (talents, mines, statères, oboles à Delphes et dans les pays de système éginétique). Ces mêmes magistrats – et Délos nous en offre une démonstration éclatante – font peser et enregistrent le poids de chaque phiale d’argent, de chaque bijou, sans additionner son poids à chaque objet. Dans la lointaine Bactriane, à Aï Khanoum, en Afghanistan actuel, au iie s. a.C. encore, les responsables de la trésorerie enregistrent le montant des opérations auxquelles ils procèdent en écrivant à l’encre sur la panse des jarres où ils conservent les sommes dont ils ont la responsabilité : “on a compté”. L’expression est normale et les exemples pourraient être multipliés7.

    7Comment expliquer que le comptage l’ait emporté ? Sans aucun doute par la circulation de la monnaie. Dès les premiers temps, l’emploi de morceaux d’électrum frappés d’un sèma s’impose dans les échanges : divers témoignages littéraires ou archéologiques montrent qu’il sert à verser leur dôron à des gens qui ont rendu un service, comme des guerriers ou des artistes, ainsi qu’à faire des offrandes aux sanctuaires ou seulement à en évaluer le montant, à payer le tribut, ou des droits de douane ; il remplace les prémonnaies. Très vite, pour ne pas dire d’emblée, le nomisma de la cité joue en même temps son rôle de chrèma, dans ce qu’il faut bien appeler une première forme de marché monétarisé. Et dans ces opérations il est seulement compté.

    8Que la monnaie soit comptée explique que, dans certains cas, les Anciens aient pu tolérer une certaine marge entre la valeur et le poids, quand bien même ces unités différentes sont désignées par les mêmes mots : drachme, obole, statère etc. Cette marge apparaît notamment dans les trésors, où circulent en même temps des monnaies de la même cité aux même types, donc comptées à la même valeur, dont les poids peuvent cependant accuser des différences non négligeables : il est remarquable que les Anciens ne semblent pas guère avoir été sensibles au frai (dont nous ne connaissons pas le nom antique)8, du moins avant l’usure des tétradrachmes aux types d’Alexandre à partir de la seconde moitié du iiie s. a.C. Certaines cités donnent même délibérément aux monnaies qu’elles font frapper un poids inférieur à l’étalon dont elles se réclament et cette pratique était suffisamment répandue pour qu’un vocabulaire technique ait été défini pour distinguer les pièces “de poids plein” (monnaies oloschérès) par opposition aux monnaies déficitaires (à apousia)9. Il est également intéressant que l’examen des monnaies des trésors ne montre pas d’exemple de rognure des pièces, alors que le crime est si fréquemment dénoncé dans la littérature monétaire médiévale ; on n’en trouve pas de mention dans la documentation grecque : la première apparaît dans la lex Cornelia de 82 a.C., et la première attestation d’une telle pratique, sur une monnaie d’or, est fournie par Jérôme.

    9Les exemples de pesée des monnaies sont très peu nombreux : le plus connu est le compte de Delphes dit à apousia, qui concernait une opération très particulière, préalable à la refonte et la refrappe des monnaies anciennes10 ; les responsables de la monnaie athénienne devaient probablement eux aussi compter et peser les pièces d’étalon étranger servant à payer le tribut11. En fait, toutes les pièces anciennes soumises à un processus de refonte et de refrappe étaient pesées, parce qu’en cessant d’avoir cours, elles perdent leur nature de nomisma et redeviennent des morceaux d’argent comme les autres. Mais il n’en reste que peu d’attestations.

    10Quant à la vaisselle d’argent, si elle est évaluée au moyen d’une mesure différente de la monnaie, elle n’en est pas moins thésaurisée, tout comme les bijoux, et il est clair que pour les Grecs, il s’agit de quasi-monnaie. Ici aussi les exemples sont nombreux : quand les Athéniens veulent évaluer les possibilités financières de Ségeste avant l’expédition de Sicile, ils se laissent tromper par l’étalage des pièces d’argenterie, Thc. 6.46.3 ; les emprunts de Timothée au banquier Pasion sont constitués tout aussi bien de pièces de monnaies que de vaisselle d’argent, Dem. 49 ; les mercenaires du satrape Datamès sont convaincus qu’ils seront payés en espèces quand on leur présente des mulets chargés de vases d’argent, Ps-Ar., Économiques, 2.24a ; à Olbia, un créancier de la cité, ne pouvant obtenir le remboursement de sa créance, fait envoyer à la frappe des vases d’or12. Comme le soulignent G. Le Rider et Fr. de Callataÿ, les objets d’or d’argent accumulés par les grandes monarchies hellénistiques constituent une forme de réserve financière, comme déjà les Nikè d’or à Athènes13.

    11Tels sont les signes qui montrent qu’une fois frappé et tant qu’il a cours (qu’il est dokimos), le nomisma a une valeur légale, qui n’est pas exclusivement liée à sa valeur métallique (poids et valeur commerciale du métal) : comme dans tout phénomène économique, y entre une part de pistis – confiance –, ce que nous appelons la fiduciarité.

    La valeur du bronze

    12Venons-en à la monnaie de bronze. Mon intention n’est pas de refaire un historique des premières formes de son utilisation – sous forme de prémonnaie en mer Noire, sous forme de pièces lourdes dans la Sicile, avant son adoption par Corinthe peu avant la guerre du Péloponnèse14 –, mais d’essayer d’analyser les comportements et l’attitude des Grecs face à un métal-monnaie d’un nouveau genre.

    13La pièce de bronze est incontestablement un nomisma, dont elle a tous les attributs. Il est vrai que c’est un nomisma particulier, spécialement adapté à l’origine aux paiements de petites sommes : la partie de la solde des mercenaires qui sert à leur entretien quotidien, comme le font voir clairement de nombreux exemples des Économiques II du Pseudo-Aristote, le paiement du misthos des citoyens dans les cités, ou de ceux de petits artisans (comptes de Delphes ou de Délos) etc. Par la suite le numéraire en bronze pourra servir à acquitter des sommes importantes : 1000 drachmes dans la loi sacrée de Théogénès à Thasos, jusqu’à 4000 dans le testament d’Archippè à Kymè15. Mais, à notre connaissance, le numéraire de bronze d’une cité n’a pas cours dans les cités voisines, sauf accord particulier : pour que ce verrou saute, il faut attendre la réorganisation du système monétaire par Auguste qui, l’Égypte mise à part, impose de compter cette monnaie selon le système romain, c’est-à-dire, pour les cités grecques, en assarion.

    14Le bronze était aux yeux des Grecs, après l’or et l’argent, le plus précieux des métaux. Dans l’artisanat, en sculpture, le bronze est une matière première très appréciée. Si le cuivre et un métal assez répandu en Méditerranée, en particulier à Chypre, l’ajout de l’étain dont les proportions variaient selon l’effet métallurgique recherché, en élevait le coût de fabrication16. Depuis le viiie s., les sanctuaires accumulaient des offrandes en bronze : trépieds, armes, statues et statuettes, vaisselle en bronze.

    15Toutefois, alors que la découverte de mines d’argent ou d’or a manifestement entraîné, comme nous l’avons noté, un développement considérable de la frappe des monnaies, on ne peut pas établir de lien entre la présence abondante du cuivre en différents endroits de la Méditerranée et la frappe de la monnaie : Chypre en apporte la confirmation. À la différence de l’argent, le cuivre n’est jamais exporté sous forme de monnaie, mais sous forme de lourds lingots de métal, que l’acheteur utilise selon ses intérêts, la frappe de monnaies ne constituant qu’une part sans aucun doute minime de l’emploi de ce métal.

    16Les sanctuaires font apparaître une seconde différence avec l’argent : ces objets, quand ils sont enregistrés dans des inventaires, ne sont pas pesés. Le magistrat inventorie l’objet, note un détail, mais ne s’occupe pas du poids : c’est le cas aussi bien dans les inventaires de Délos que dans les autres inventaires. Il est clair que ces objets ne jouent pas le rôle de réserve monétaire et qu’ils n’entretiennent pas avec la valeur marchande la même relation que la vaisselle d’argent17.

    17Cependant, redisons-le, la monnaie de bronze est sans nul doute une monnaie. La technique et les stades de la fabrication sont les mêmes : on commençait par produire un flan, puis on le frappait du charaktèr au moyen de deux coins. Certes les types sont le plus souvent différents, mais ils peuvent varient aussi dans les pièces en argent ou dans une émission de bronze (fig. 1) ce qui s’explique par leur fonction : indiquer à l’utilisateur la valeur de la pièce. Dans plusieurs cités, l’emploi de marques de contrôle (symboles, monogrammes, noms) différentes selon le métal montre que les monétaires en charge de la frappe du bronze étaient différents de ceux qui étaient responsables de l’argent (et éventuellement de l’or) : pour ne citer que quelques exemples, c’est le cas dans les cités d’Illyrie, Apollonia et Dyrrachion, à Thasos au iie s., à Athènes au temps des stéphanéphores. Cela s’explique sans doute à la fois par la différence du métal monnayé (et de sa valeur financière) et par l’emploi d’équipes d’artisans aux spécialités distinctes. En revanche, les comptes qui enregistrent des sommes payées en bronze et en argent partent de la fraction la plus faible et additionnent les valeurs (et non les pièces), sans signaler le changement de métal : elles enregistrent donc des montants financiers et non des pièces.

    18Les différences les plus significatives sont d’ordre technique. La plus importante tient à l’ajustement du poids de la monnaie. Le poids des monnaies d’or est très soigneusement ajusté, celui des monnaies d’argent accepte une marge un peu plus large. Avec le bronze, cette marge atteint des proportions considérables, pouvant aller jusqu’à 50 % autour du poids moyen, comme le montrent tous les graphiques de poids. Cette amplitude s’explique notamment par les techniques de fabrication des flans. Les cités de Grèce ont commencé par frapper des bronzes de petit diamètre (et de faible valeur). Ces petits flans ont le plus souvent été obtenus par découpage à coups de ciseau d’une rondelle de métal à partir d’une tige de bronze ayant à peu près le diamètre désiré (fig. 2). Des tiges de ce genre ont été trouvés dans une bonne dizaine de cités d’Aï Khanoum à Marseille, de Thasos (fig. 3) à Athènes etc. Cette technique interdisait de calibrer exactement l’épaisseur de la rondelle de métal détachée par coups de ciseau et donc de contrôler le poids de la pièce. Au-delà d’un certain diamètre, le cisaillement de la tige est de plus en plus difficile et les Anciens ont alors coulé le métal dans des cupules creusées dans une pierre réfractaire. Mais il était tout aussi impossible de contrôler au 1/10e de mm la profondeur de la cupule creusée à la vrille (comme le prouve la présence d’une petite cavité laissée par la pointe de la vrille sur les moules retrouvés18) ; on ne pouvait donc pas contrôler la quantité exacte de métal coulé, ce qui entraînait ces différences de poids.

    19Mais il ne suffit pas d’incriminer la technique : si les bronziers grecs avaient reçu pour instruction de fabriquer des flans au poids très ajusté, il est probable qu’ils auraient trouvé une solution technique. La vraie raison de ces variations est sans doute à chercher moins dans la négligence des ouvriers que dans le peu d’attention apportée au poids dans la fabrication de cette catégorie de monnaie, aussi bien par les artisans que par les citoyens responsables de l’émission.

    20Sans pouvoir citer de texte décisif à l’appui de cette hypothèse, il me paraît que la mesure qui était la plus importante pour différencier les différentes unités d’un même système monétaire en bronze, c’était le diamètre, le poids ne venant qu’en second : c’est ce que nous avons essayé de faire valoir dans notre classement des bronzes lagides19. Mais aucune source ne vient à l’appui de cette hypothèse : dans aucun compte antique, une monnaie de bronze n’a été évaluée en dactyle, “doigt”, ce qui correspond à 1,8 cm, c’est-à-dire au diamètre d’un “bronze moyen”.

    21Si la dimension la plus significative de la valeur de la monnaie de bronze dépend moins du poids, qui est mal ajusté (sans qu’il faille le négliger pour autant), et davantage du diamètre, mais que celui-ci ne sert jamais à désigner la pièce, comment était établie cette valeur (timè), puisque bien entendu ce nomisma a une timé ? Quel est l’étalon de valeur de la monnaie de bronze ? J’ai fait valoir naguère que les premières monnaies de bronze, qui sont des pièces de faible valeur étaient appelées “chalques”, c’est-à-dire (pièces) “en bronze”. Le mot se maintiendra pour désigner la plus petite unité de bronze dans les systèmes monétaires, comme l’indiquent notamment les comptes à Delphes, à Délos, etc.20. Il est employé en composition pour désigner des multiples : dichalques, tétrachalques. Mais cela n’implique pas que la monnaie de bronze ait un étalon de valeur autonome. Au-dessus du dichalque, la monnaie de bronze est généralement désignée comme une fraction d’obole.

    22Quel que soit le vocabulaire utilisé, les mêmes comptes montrent que la valeur du chalque et de ses multiples est toujours fixée par rapport à l’argent, jamais par rapport au bronze. Un chalque vaut selon les lieux, par décision de la loi, 1/12e ou un 1/8e d’obole. On le sait par les comptes où les sommes peuvent attendre selon les cas 7 ou 11 chalques, mais où l’ajout d’une unité transforme le résultat en oboles

    23L’hypothèse d’un prétendu “étalon de bronze” a été défendue par plusieurs auteurs. Étudiant les mentions de sommes sur les papyrus en Égypte hellénistique, T. Reekmans avait mis en évidence l’existence d’un changement brutal dans les montants des sommes, caractérisé par ce qui apparaissait comme une montée vertigineuse des prix et par l’utilisation dans la circulation monétaire d’une proportion croissante de monnaies de bronze et il proposait d’expliquer ce phénomène par l’abandon de l’emploi de la monnaie d’argent et par la création d’un “étalon de bronze” (copper standard)21. L’explication a remporté un grand succès. Nous avons montré que cette montée des prix s’expliquait plus simplement par un changement du système comptable (comme en France dans les années 1960, lors du passage de “l’ancien franc” au “nouveau franc”), mais que la nouvelle drachme était sans aucun doute une fraction du statère d’argent, dont la valeur est indiquée par de nombreux papyrus22. De toute façon, comme je l’indiquais ci-dessus, l’expression “étalon de bronze” n’a aucun sens en soi : c’est l’étalon monétaire qu’il faut identifier et celui-ci, dans la Grèce antique, était constitué par l’unité monétaire en argent.

    24L’introduction de la monnaie en bronze en Grèce propre est à mettre en relation avec la guerre du Péloponnèse et les difficultés financières que rencontrent les cités. Comme pour la monnaie d’argent, c’est le nomos qui fait de ces flans d’un métal de valeur moindre un nomisma, une monnaie. Les règles qui lui sont appliquées sont celles qui avaient été rodées depuis plus d’un siècle par le développement de l’usage de la monnaie d’argent. C’est celle-ci qui constitue le fondement du système et qui fournit l’étalon de valeur.

    Bibliographie

    Alfaro Asins, C., C. Marcos et P. Otero, éd. (2005) : XIII Congreso Internacional de Numismatica Madrid, Madrid.

    Barrandon, J. N. et O. Picard (2007) : Monnaies de bronze de Marseille.

    Bingen, J. (1973) : “Le trésor de Thorikos 1969”, Thorikos 1969, Bruxelles.

    Callataÿ, Fr. de (2000) : “Guerre et monnayages à l’époque hellénistique”, Entretiens d’archéologie et d’histoire, Saint-Bertrand-de Comminges, 337-364.

    Callataÿ, Fr. de (2005) : “La frappe libre a-t-elle existé dans l’Antiquité gréco-romaine ?”, in : Alfaro et al. 2005, 211-217.

    Callataÿ, Fr. de (2006) : “Réflexions quantitatives sur l’or et l’argent non monnayés à l’époque hellénistique”, Entretiens d’archéologie et d’histoire 7, Saint-Bertrand-de Comminges, 37-84.

    Le Rider, G. et F. de Callataÿ (2006) : Les Séleucides et les Prolémées, Paris.

    Chankowski, V. et P. Karvonis (2012) : Tout vendre, tout acheter, Bordeaux.

    Faucher, Th. (2012) : Frapper monnaies, Études Alexandrines 27.

    Flament, C. (2007) : Le monnayage en argent d’Athènes, Louvain-la-Neuve.

    Howgego, C. J. (1990) : “Why did Ancient State strike Coins ?”, NC, 150, 1-25.

    Jacquemin A. et al. (2012) : Choix d’inscriptions de Delphes, EfA.

    Kraay C. M. (1976) : Archaic and Classical Greek Coins, Londres.

    Meiggs R. et D. Lewis (1969) : Greek Historical Inscriptions, Oxford.

    Picard, O. (1984) : “Sur deux termes des inscriptions de la trésorerie d’Aï Khanoum”, Hommages à Lucien Lerat, Annales littéraires de l’Université de Besançon 294, 679-690.

    Picard, O. (1988) : “Les monnaies des comptes de Delphes à apousia”, Comptes et Inventaires dans la cité grecque, Actes du colloque international d’épigraphie tenu à Neuchâtel du 23 au 26 septembre 1986 en l’honneur de J. Tréheux, 91-101.

    Picard, O. (1991) : “Les oboles de Théogénès”, Mélanges P. Lévèque V, 315-323.

    Picard, O. (1997) : “Monnaie oloskérès, monnaie de poids réduit, apousia en Eubée, à Délos et ailleurs”, CHARAKTHR, Mélanges en l’honneur de Mando Oeconomidou, Athènes, 243-250.

    Picard, O. (1998) : “La valeur des monnaies grecques en bronze”, RN, 153, 7-18.

    Picard, O. (2000) : “Monnayages en Thrace à l’époque achéménide”, Mécanismes et innovations monétaires ans l’Anatolie achéménide, Varia Anatolica XII, 239-253.

    Picard, O. (2001) : “La découverte des gisements du Laurion et les débuts de la chouette”, RBN, 147, 1-10.

    Picard, O. (2006a) : “Mines, monnaies et impérialisme : Conflits autour du Pangée (478-413)”, Rois, cités, nécropoles. Institutions, rites et monuments en Macédoine, Mélétèmata 45 (Athènes), 269-283, pl. 37-38.

    Picard, O. (2006b) : “Monétarisation et économie des cités grecques à la basse période hellénistique : la fortune d’Archippè de Kymè”, Entretiens d’archéologie et d’histoire 7, Saint-Bertrand-de-Comminges, 83-117.

    Picard, O. et alii (2012) : Les monnaies des fouilles du Centre d’Études Alexandrines. Les monnayages de bronze à Alexandrie de la conquête d’Alexandre à l’Égypte moderne, Études Alexandrines 25.

    Price, M. J. (1968) : “Early Greek Bronze Coinage”, Essays Stanley Robinson, Londres, 90-104.

    Prêtre, C. (2002) : Nouveau choix d’inscriptions de Délos, Lois, comptes et inventaires, Études épigaphiques 4.

    Psoma, S. (1998) : “Le nombre de chalques dans l’obole dans le monde grec”, RN, 153, 19-29.

    Reekmans, T. (1951) : “The Ptolemaic Copper Inflation”, Studia Hellenistica, 7, 61-119.

    Rolley, C. (1983) : Les Bronzes grecs, Lausanne.

    Tréheux, J. (1965) : “Études sur les inventaires attiques”, Études d’archéologie classique, III, Nancy, 1-85.

    Tzamalis, A. (2012) : Les Ethné de la région “Thraco-Macédonienne”. Étude d’Histoire et de numismatique (fin du vie-ve siècle), thèse de l’Université Paris IV Sorbonne.

    Notes de bas de page

    1Picard 2000 ; 2006a. 

    2Flament 2007 ; Picard 2001. 

    3La mention des agoranomes précède celle des métronomes. La bibliographie est très abondante : voir dans Chankowski & Karvonis 2012, les contributions de Sourlas, Finkielsztejn, Fritzilas.

    4La première mention de nomisma au sens de pièce de monnaie apparaît sur une monnaie du roi thrace Géta, Kraay 1976, monnaie 483, 6, 139-140 ; Tzamalis 2012 ; puis chez Hérodote 1.94. On ne pas quel mot était employé par Xénophane, auquel renvoie Pollux 9.83, pour son information sur l’invention de la monnaie. L’emploi le plus ancien, Alcée fg. 19 éd. Reinach, désigne l’effet du nomos pour mobiliser le courage des citoyens.

    5IG I3, 1453, cf. Meiggs & Lewis 1969, n° 45, § 12.

    6Tréheux 1965, 48-56.

    7Plusieurs sont cités par Picard 1984.

    8Bingen 1973, 56-58 ; Picard 1984, 687, n. 21. Callataÿ 2000, 343, rejette à juste titre l’hypothèse de Howgego 1990, 17, de refrappe par la cité de ses monnaies trop usées.

    9Picard 1997.

    10Jacquemin et al. 2012, n° 43. Les hiéropes de Délos enregistrent par leur poids un lot de “monnaies de toutes origines”, qu’ils renoncent, à cause de sa diversité, à encaisser selon les règles comptables, Picard 1984, 683-684.

    11IG I3, 1453, cf. Meiggs & Lewis 1969, n° 45, § 14, passage mutilé.

    12Syll.3, 218 ; IOSPE, 12, 24. Callataÿ 2000, 343-344 ; Callataÿ 2005.

    13Le Rider & Callataÿ 2006, 175-184 ; Callataÿ 2006.

    14Les travaux se sont multipliés depuis Price 1968. Voir maintenant Faucher 2012.

    15Picard 1991 ; Picard 2006b, 93-96.

    16Rolley 1983, 11-48 ; Faucher 2012.

    17Prêtre 2002, 199-235 et 243-246, présente commodément un bon exemplaire d’inventaire, mais on ne trouvera pas d’analyse sur la notion de valeur de ces objets.

    18Faucher 2012.

    19Picard et al. 2012.

    20Picard 1998, 8-13 ; Psoma 1998.

    21Reekmans 1951.

    22Picard et al. 2012, 60-70.

    Auteur

    • Olivier Picard
    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Architecture romaine d’Asie Mineure

    Architecture romaine d’Asie Mineure

    Les monuments de Xanthos et leur ornementation

    Laurence Cavalier

    2005

    “Les bêtises des Grecs”

    “Les bêtises des Grecs”

    Anna Heller

    2006

    Le proconsul et le prince d’Auguste à Dioclétien

    Le proconsul et le prince d’Auguste à Dioclétien

    Frédéric Hurlet

    2006

    D’Homère à Plutarque. Itinéraires historiques

    D’Homère à Plutarque. Itinéraires historiques

    Recueil d'articles de Claude Mossé

    Claude Mossé Patrice Brun (éd.)

    2007

    Le problème du baptême dans le schisme donatiste

    Le problème du baptême dans le schisme donatiste

    Carlos G. García Mac Gaw

    2008

    Pagus, castellum et civitas

    Pagus, castellum et civitas

    Études d’épigraphie et d’histoire sur le village et la cité en Afrique romaine

    Samir Aounallah

    2010

    Les mystères d’Andania

    Les mystères d’Andania

    Étude d’épigraphie et d’histoire religieuse

    Nadine Deshours

    2006

    Les partisans d’Antoine

    Les partisans d’Antoine

    Marie-Claire Ferriès

    2007

    Orner la cité

    Orner la cité

    Enjeux culturels et politiques du paysage urbain dans l’Asie gréco-romaine

    Anne-Valérie Pont

    2010

    Essai sur la société des épigrammes de Martial

    Essai sur la société des épigrammes de Martial

    André Balland

    2010

    Les médecins dans l’Occident romain

    Les médecins dans l’Occident romain

    Bernard Rémy et Patrice Faure

    2010

    Prodosia

    Prodosia

    La notion et l’acte de trahison dans l’Athènes du ve siècle

    Anne Queyrel

    2010

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Architecture romaine d’Asie Mineure

    Architecture romaine d’Asie Mineure

    Les monuments de Xanthos et leur ornementation

    Laurence Cavalier

    2005

    “Les bêtises des Grecs”

    “Les bêtises des Grecs”

    Anna Heller

    2006

    Le proconsul et le prince d’Auguste à Dioclétien

    Le proconsul et le prince d’Auguste à Dioclétien

    Frédéric Hurlet

    2006

    D’Homère à Plutarque. Itinéraires historiques

    D’Homère à Plutarque. Itinéraires historiques

    Recueil d'articles de Claude Mossé

    Claude Mossé Patrice Brun (éd.)

    2007

    Le problème du baptême dans le schisme donatiste

    Le problème du baptême dans le schisme donatiste

    Carlos G. García Mac Gaw

    2008

    Pagus, castellum et civitas

    Pagus, castellum et civitas

    Études d’épigraphie et d’histoire sur le village et la cité en Afrique romaine

    Samir Aounallah

    2010

    Les mystères d’Andania

    Les mystères d’Andania

    Étude d’épigraphie et d’histoire religieuse

    Nadine Deshours

    2006

    Les partisans d’Antoine

    Les partisans d’Antoine

    Marie-Claire Ferriès

    2007

    Orner la cité

    Orner la cité

    Enjeux culturels et politiques du paysage urbain dans l’Asie gréco-romaine

    Anne-Valérie Pont

    2010

    Essai sur la société des épigrammes de Martial

    Essai sur la société des épigrammes de Martial

    André Balland

    2010

    Les médecins dans l’Occident romain

    Les médecins dans l’Occident romain

    Bernard Rémy et Patrice Faure

    2010

    Prodosia

    Prodosia

    La notion et l’acte de trahison dans l’Athènes du ve siècle

    Anne Queyrel

    2010

    Voir plus de chapitres

    Les cités d'Asie Mineure au iie siècle : conclusion

    Olivier Picard

    Les monnaies de fouilles du monde grec : l’apport de Thasos

    Olivier Picard

    Voir plus de chapitres
    1 / 2

    Les cités d'Asie Mineure au iie siècle : conclusion

    Olivier Picard

    Les monnaies de fouilles du monde grec : l’apport de Thasos

    Olivier Picard

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    ePub / PDF

    1Picard 2000 ; 2006a. 

    2Flament 2007 ; Picard 2001. 

    3La mention des agoranomes précède celle des métronomes. La bibliographie est très abondante : voir dans Chankowski & Karvonis 2012, les contributions de Sourlas, Finkielsztejn, Fritzilas.

    4La première mention de nomisma au sens de pièce de monnaie apparaît sur une monnaie du roi thrace Géta, Kraay 1976, monnaie 483, 6, 139-140 ; Tzamalis 2012 ; puis chez Hérodote 1.94. On ne pas quel mot était employé par Xénophane, auquel renvoie Pollux 9.83, pour son information sur l’invention de la monnaie. L’emploi le plus ancien, Alcée fg. 19 éd. Reinach, désigne l’effet du nomos pour mobiliser le courage des citoyens.

    5IG I3, 1453, cf. Meiggs & Lewis 1969, n° 45, § 12.

    6Tréheux 1965, 48-56.

    7Plusieurs sont cités par Picard 1984.

    8Bingen 1973, 56-58 ; Picard 1984, 687, n. 21. Callataÿ 2000, 343, rejette à juste titre l’hypothèse de Howgego 1990, 17, de refrappe par la cité de ses monnaies trop usées.

    9Picard 1997.

    10Jacquemin et al. 2012, n° 43. Les hiéropes de Délos enregistrent par leur poids un lot de “monnaies de toutes origines”, qu’ils renoncent, à cause de sa diversité, à encaisser selon les règles comptables, Picard 1984, 683-684.

    11IG I3, 1453, cf. Meiggs & Lewis 1969, n° 45, § 14, passage mutilé.

    12Syll.3, 218 ; IOSPE, 12, 24. Callataÿ 2000, 343-344 ; Callataÿ 2005.

    13Le Rider & Callataÿ 2006, 175-184 ; Callataÿ 2006.

    14Les travaux se sont multipliés depuis Price 1968. Voir maintenant Faucher 2012.

    15Picard 1991 ; Picard 2006b, 93-96.

    16Rolley 1983, 11-48 ; Faucher 2012.

    17Prêtre 2002, 199-235 et 243-246, présente commodément un bon exemplaire d’inventaire, mais on ne trouvera pas d’analyse sur la notion de valeur de ces objets.

    18Faucher 2012.

    19Picard et al. 2012.

    20Picard 1998, 8-13 ; Psoma 1998.

    21Reekmans 1951.

    22Picard et al. 2012, 60-70.

    Aux origines de la monnaie fiduciaire

    X Facebook Email

    Aux origines de la monnaie fiduciaire

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Aux origines de la monnaie fiduciaire

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Picard, O. (2013). La valeur du bronze : du métal à la monnaie. In C. Grandjean & A. Moustaka (éds.), Aux origines de la monnaie fiduciaire. Pessac: Ausonius Éditions. https://doi.org/10.4000/167px
    Picard, Olivier. « La valeur du bronze : du métal à la monnaie ». In Aux origines de la monnaie fiduciaire, édité par Catherine Grandjean et Aliki Moustaka. Pessac: Ausonius Éditions, 2013. doi:10.4000/167px.
    Picard, Olivier. « La valeur du bronze : du métal à la monnaie ». Aux origines de la monnaie fiduciaire, édité par Catherine Grandjean et Aliki Moustaka, Ausonius Éditions, 2013, https://doi.org/10.4000/167px.

    Référence numérique du livre

    Format

    Grandjean, C., & Moustaka, A. (éds.). (2013). Aux origines de la monnaie fiduciaire. Pessac: Ausonius Éditions. https://doi.org/10.4000/167q6
    Grandjean, Catherine, et Aliki Moustaka, éd. Aux origines de la monnaie fiduciaire. Pessac: Ausonius Éditions, 2013. doi:10.4000/167q6.
    Grandjean, Catherine, et Aliki Moustaka, éditeurs. Aux origines de la monnaie fiduciaire. Ausonius Éditions, 2013, https://doi.org/10.4000/167q6.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Ausonius Éditions

    Ausonius Éditions

    • Mentions légales
    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Facebook
    • LinkedIn
    • Instagram
    • Flux RSS

    URL : http://ausoniuseditions.u-bordeaux-montaigne.fr

    Email : editions.ausonius@u-bordeaux-montaigne.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement