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    Plan détaillé Texte intégral 1.1. LA BOURGOGNE 1.2. HISTORIQUE DES RECHERCHES 1994-2005 1.3. RÉPARTITION DES PRINCIPALES ÉQUIPES DE RECHERCHE 1.4. QUELQUES ÉLÉMENTS STATISTIQUES (CARTE ARCHÉOLOGIQUE) Notes de bas de page Auteur

    La Préhistoire en Bourgogne

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    1. Introduction au bilan Paléolithique et Mésolithique

    Yves Pautrat

    p. 17-24

    Texte intégral 1.1. LA BOURGOGNE 1.2. HISTORIQUE DES RECHERCHES 1994-2005 1.3. RÉPARTITION DES PRINCIPALES ÉQUIPES DE RECHERCHE 1.3.1. Équipes institutionnelles 1.3.2. Équipes associatives 1.4. QUELQUES ÉLÉMENTS STATISTIQUES (CARTE ARCHÉOLOGIQUE) Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1.1. LA BOURGOGNE

    1Les quatre départements qui forment la région Bourgogne : Côte-d’Or, Nièvre, Saône-et-Loire et Yonne, présentent des caractères physiques très variés. Schématiquement, le massif granitique du Morvan occupe une place quasi centrale du territoire régional, culminant à 901 m. Il sert ainsi de pivot au réseau hydrographique qui se répartit selon trois grands bassins versants : vers la Manche (Seine, Yonne), l’Atlantique (Loire) et la Méditerranée (Saône) (fig. 1).

    2Sur son flanc est, le Morvan est prolongé, vers le nord et le sud, par un relief de côtes calcaires de moindre altitude (Montagne Dijonnaise, Arrière-Côte, Côte Chalonnaise) qui rejoint, au sud, les monts granitiques du Beaujolais ou du Haut Charolais. À l’est de cette côte, on trouve la dépression du « fossé bressan », irriguée par la Saône. À l’ouest et au nord du Morvan, des plateaux calcaires, parfois profondément entaillés par les rivières, constituent les marges sud du Bassin parisien, tandis qu’au sud-ouest, on retrouve une dépression argilo-sableuse, empruntée par la Loire.

    3Cette architecture générale a commandé l’occupation humaine préhistorique, ses relations avec les territoires voisins et, pour une large part, ses conditions de conservation ou d’accessibilité.

    4Le Morvan, montagneux, granitique et froid est quasiment exempt de tout site paléolithique, à l’exception de quelques objets isolés. La présence de glaciers quaternaires y a été longtemps discutée.

    5Les dépressions périphériques, argilo-sableuses ou argilo-limoneuses (Bresse, vallée de la Loire) sont également peu propices à la préservation d’occupations anciennes, recouvertes ou balayées par les alluvions. Elles ont, en tout cas, généralement peu attiré les chercheurs, qui se sont concentrés sur les régions de plateaux calcaires.

    6Parmi ceux-ci, il faut distinguer plusieurs grands ensembles, plus ou moins favorables à la recherche paléolithique :

    • les calcaires marneux ou argileux du Nivernais et de certains secteurs de Côte-d’Or (Auxois) sont fréquemment empâtés de formations superficielles qui masquent leur réseau karstique, difficilement pénétrable. Ils sont généralement recouverts de forêts ou de prairies peu adaptées à la prospection pédestre et à la détection de gisements de plein air.

    • les calcaires durs de Côte-d’Or (Arrière-Côte, Châtillonnais), de Saône-et-Loire (Chalonnais, Mâconnais) et du sud de l’Yonne (Auxerrois, Avallonnais), possèdent un riche réseau karstique et de nombreuses opportunités de sites d’habitats en grottes ou abris. Toutefois, là encore, le couvert végétal, souvent dense, handicape la prospection. Ces deux ensembles offrent des matériaux lithiques de qualité très variable : chailles fréquentes et argiles à silex.

    • les craies du nord de l’Yonne (Sénonien) sont peu propices aux phénomènes karstiques, mais ont livré de nombreuses occupations de plein air, sans doute liées à la richesse locale en matière première lithique de bonne qualité (fig. 2).

    1.2. HISTORIQUE DES RECHERCHES 1994-2005

    7À la fin des recherches du Pr. Leroi-Gourhan à Arcy-sur-Cure, puis de J. Combier à Solutré ou de B. Schmider à Marsangy, les travaux portant sur le Paléolithique ont connu une période de quasi-sommeil en Bourgogne, jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, si l’on excepte toutefois les fouilles préventives de l’autoroute A5, dans l’Yonne.

    8Les prospections ont toujours été nombreuses (à l’exception, peut-être, de la Côte-d’Or), quoique menées de manière souvent très indépendante par des amateurs passionnés, mais qui ne communiquent pas beaucoup leurs résultats. Peu de véritables prospecteurs font l’effort de solliciter une autorisation de « prospection-inventaire » en bonne et due forme, et leurs résultats sont donc rarement formalisés sous forme de fiches ou d’un rapport annuel.

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    Fig. 1. Topographie simplifiée de la Bourgogne (carte S.R.A. Bourgogne).

    9Lors d’interventions géographiquement plus ponctuelles (fouille ou sondage) ou lors de rencontres informelles épisodiques, les résultats acquis (fiches de site, inventaire descriptif, etc.) sont laborieusement et parcimonieusement intégrés dans la « carte archéologique » par l’intermédiaire d’autres chercheurs (P. Bodu, L. Bonnamour, Y. Pautrat, etc.). De nombreux « ramasseurs de silex » restent cependant encore inconnus du Service régional de l’archéologie, et ceux qui sont connus n’ont pas souvent pu faire l’objet d’un suivi régulier et personnalisé. La pratique de la prospection pédestre sur labours constitue donc toujours un immense gisement d’informations. Des collections entières, plus ou moins bien documentées, attendent encore l’œil de spécialistes.

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    Fig. 2. Géologie simplifiée de la Bourgogne. Carte redessinée par P. Pihuit (Inrap), d’après P. Rat et F. Tainturier.

    10Les opérations préventives n’ont fait apparaître des sites paléolithiques qu’à partir du moment où l’Afan, puis l’Inrap, a mis en place des moyens adaptés et un personnel compétent, grâce à l’expérience acquise sur les sites icaunais de l’autoroute A5, à la fin des années quatre-vingts.

    11La mise en place de la convention « Gravières de l’Yonne » en 1994 a ainsi permis de dynamiser les investigations sur les terrasses alluviales de la vallée de l’Yonne, que ce soit les données parfois succinctes des diagnostics ou à partir de quelques grands chantiers de fouille préventive. Les données environnementales ont été synthétisées dans la thèse de C. Chaussé en 2003. Elles s’appuient sur les résultats des fouilles de Soucy (V. Lhomme), débutées en 1994, lesquelles ont concerné six gisements dont quatre ont été fouillés de manière extensive (Soucy 1, 3, 5 et 6). Ils s’inscrivent tous dans les marges plus ou moins proches d’un paléocours de l’Yonne, divisés en chenaux parfois multiples, qui a évolué à l’est du lit actuel pendant une bonne partie du Pléistocène moyen.

    12Un autre ensemble de sites a été repéré dès 1996 dans une boucle de l’Yonne à cheval sur les communes d’Étigny et de Gron, dont plusieurs ont été fouillés récemment (V. Lhomme, N. Connet). Il s’agit des gisements du ‘PLM’ (Étigny) et du ‘Fond des Blanchards’ (Gron), attribués au Paléolithique moyen, du ‘Chemin de l’Évangile’ (Gron) attribué au Paléolithique supérieur (deux loci magdaléniens et un du Paléolithique supérieur ancien), et enfin du ‘Brassot’ (Étigny) attribué au Magdalénien final.

    13D’autres interventions ponctuelles ont pu avoir lieu sur des sites paléolithiques dans un cadre préventif. Elles vont du simple enregistrement de données avant destruction : ‘Cave Denuziller’ à Solutré (Pautrat, 1997) qui a toutefois donné lieu à un travail universitaire aux USA ; ‘Hangar Sève’ à Solutré (Pautrat, dans Combier, Montet-White dir., 2002), au diagnostic : Sauvigny-les-Bois (Lhomme, 2003, rapport inédit), zone de Passy-Véron en rive droite de l’Yonne, et jusqu’à la fouille préventive : ‘Crot du Charnier’ à Solutré (Connet, 2012). Cette liste n’est pas exhaustive.

    14Quelques opérations de sondages ont été réalisées afin d’évaluer le potentiel archéologique de gisements repérés en prospection. Ce fut le cas des sondages de S. Soriano à Theil-sur-Vanne (Yonne) en 1994 et Villiers-Louis (Yonne) en 1995, de G. Martin à Bèze (Côte-d’Or) en 1996, de C. Ferry à Étrigny (Saône-et-Loire) en 1998, ou encore, l’évaluation de la ‘Grotte du Perroquet’ à Auxey-Duresses (Côte-d’Or) par L. Slimak, en 2005.

    15Les opérations programmées concernant le Paléolithique ont également redémarré au début des années 90 avec les recherches de M. Girard et D. Baffier dans la ‘Grande Grotte’ d’Arcy-sur-Cure (Yonne), suite à la découverte des peintures pariétales en 1990. Elles ont porté sur les sols préhistoriques conservés sous un plancher stalagmitique et sur l’enregistrement systématiques des peintures et gravures. Une longue opération d’amincissement de la calcite permet le relevé de figures jusque-là masquées et protégées. Si les mammouths, aux caractéristiques spécifiques, dominent, d’autres animaux rares sont également présents, en particulier des poissons.

    16En 1995, F. David a repris des fouilles à la ‘Grotte du Bison’ voisine, dans l’objectif de réévaluer les niveaux du Paléolithique moyen laissés en témoin par A. Leroi-Gourhan et de mieux comprendre, tant l’évolution de la cavité (effondrement progressif du porche) que la succession des occupations ou de la fréquentation homme/animal. La présence de niveaux profonds à peine entrevus dans les fouilles anciennes, et se prolongeant dans le fond de la cavité scellée en 1963, renforce l’intérêt de ce programme.

    17Des sondages des années 80 avaient montré l’intérêt potentiel d’un gisement de plein air à Oisy (Nièvre) ‘Mont Saint-Aubin’, dont P. Bodu a repris la fouille en 2002. Il s’agit d’un campement de plein air, en position d’abri sous une crête, attribué au Badegoulien, dont il devrait permettre de réviser l’analyse typo-technologique, tant au niveau de l’industrie lithique que de la parure.

    18H. Floss (Univ. Tübingen) a entrepris en 1998 des recherches au camping d’Azé (Saône-et-Loire) sur un gisement de plein air du Paléolithique supérieur repéré lors de travaux antérieurs. Situé en bordure d’un paléochenal de la Mouge, ce site a été attribué au Gravettien sur la base de l’industrie lithique recueillie. Ces travaux ont été contemporains des fouilles de L. et J. Barriquand, à dominante géologique et paléontologique, dans la ‘Grotte de Rizerolles’ voisine. H. Floss a repris, plus récemment, de nouvelles recherches à la ‘Grotte de la Verpillière’, à Germolles, commune de Mellecey (Saône-et-Loire). Un autre gisement paléontologique a également été étudié, entre 1997 et 2008, par A. et J. Argant à la brèche osseuse de Château (Saône-et-Loire).

    19J. Hofman et A. Montet-White ont revisité certains secteurs du gisement éponyme de Solutré (Saône-et-Loire), en 1997-98, en vue de sa publication. On notera enfin, une première année d’évaluation du site moustérien de ‘La Closure’ à Bissy-sur-Fley (Saône-et-Loire) par C. Farizy en 1994, qui n’a malheureusement pas pu être poursuivie par suite de la maladie puis du décès de la responsable.

    20Cette même décennie a vu sortir nombre de publications synthétiques sur des sites paléolithiques bourguignons. Rappelons les D.A.F. consacrés aux sites paléolithiques fouillés sur l’autoroute A5, la synthèse sur la ‘Grotte du Renne’ à Arcy-sur-Cure, la publication des fouilles Combier à Solutré (Mémoire S.P.F.), la synthèse d’étape sur la ‘Grande Grotte’ d’Arcy-sur-Cure, etc., sans oublier nombre d’articles, souvent très développés, dont ceux consacrés aux différents locus de Soucy et au bilan des recherches préventives dans la vallée de l’Yonne (Lhomme, Connet et alii, 1996, 2000, 2003 et 2004) ou à l’Épipaléolithique de Varennes-lès-Mâcon dans son contexte (H. Floss, 1999, 2003).

    21Par ailleurs, plusieurs des fouilles évoquées ci-dessus ont généré des travaux universitaires (maîtrise ou thèse ; français ou étrangers), dont la liste exhaustive reste à établir…

    22Enfin, en parallèle de certains chantiers de fouille, ou indépendamment, des études de séries lithiques ou de collection anciennes ont été effectuées pour être utilisées dans des travaux comparatifs. Elles ont cependant rarement fait l’objet de publications spécifiques.

    1.3. RÉPARTITION DES PRINCIPALES ÉQUIPES DE RECHERCHE

    1.3.1. Équipes institutionnelles

    23- Pour le Paléolithique, la principale unité de recherche intervenant sur la Bourgogne est l’UMR 7041, ArScAn Ethnologie préhistorique (MAE, 21 allée de l’Université, 92023 Nanterre cedex). Directement ou indirectement, cette équipe intervient sur la quasi-totalité des opérations effectuées dans la décennie concernée :

    • Oisy ‘Mont Saint-Aubin’ et PCR « Le Paléolithique supérieur ancien au centre et au sud du Bassin parisien : des systèmes techniques aux comportements » (programmes P4, P5 et P6 ; région Centre-Nord, qui concerne l’Yonne et la Nièvre), via Pierre Bodu ;

    • ‘Grotte du Bison’ à Arcy-sur-Cure, via Francine David ;

    • ‘Grande Grotte’ à Arcy-sur-Cure ;

    • Gron, via Nelly Connet et Vincent Lhomme ;

    • chantiers Inrap dans l’Yonne, via Nelly Connet et Vincent Lhomme.

    24- Une seule équipe étrangère intervient en Saône-et-Loire, celle de l’Université de Tübingen, à travers les actions d’enseignement d’Harald Floss. De nombreux étudiants participent à ses travaux de terrain et des travaux universitaires sont basés sur les fouilles d’Azé ou de Mellecey (Eberhard-Karls-Universität Tübingen ; Institut für Vorund Frühgeschichte und Archäologie des Mittelalters, Abteilung Ältere Urgeschichte und Quartärökologie, Schloss, Burgsteige 11, D-72070 Tübingen).

    25- Le CEPAM (Centre d’Études Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge, UMR 6130 CNRS) de Valbonne intervient ponctuellement à la Grande Grotte d’Arcy-sur-Cure, via Michel Girard, et l’UMR 8591 (Laboratoire de Géographie physique de l’Université de Paris 1, 1 place Aristide Briand, 92195 Meudon) dans l’Yonne (Gron et chantiers préventifs), via Christine Chaussé.

    26- L’UMR 6636 CNRS – ESEP (Économies, Subsistances et Environnements préhistoriques) d’Aix-en-Provence-Grenoble intervient ponctuellement en Bourgogne via Alain et Jacqueline Argant et Marcel Jeannet (Château, Azé en Saône-et-Loire) et via Ludovic Slimak (grotte du Perroquet à Auxey-Duresses en Côte-d’Or).

    27De manière encore plus ponctuelle, interviennent également :

    28- L’UMR 5199 - PACEA, laboratoire d’Anthropologie des populations du passé, Université Bordeaux (Bruno Maureille) et l’U. D. de Antropologia Fisica, Facultad de Biologia, Universidad Complutense de Madrid (Prof. Maria Dolores Garralda), qui travaillent sur l’étude descriptive des restes humains partiellement inédits de la grotte Boccard et du site de Genay.

    1.3.2. Équipes associatives

    29Si l’on s’en tient à celles qui ont une véritable activité, clairement ciblée en Préhistoire, elles sont encore rares.

    30- A.R.P.A. (Association de Recherche paléoécologique en Préhistoire, U.F.R. des Sciences de la Terre - Université Claude Bernard - Lyon 1, 27-43 Bd du 11 novembre, 69622 Villeurbanne Cedex). L’A.R.P.A. réunit des spécialistes qui effectuent, moyennant participation aux frais, des études en laboratoire (palynologie, sédimentologie, microfaune, etc.) et des prospections sur le terrain, en coopération avec les demandeurs, généralement des titulaires d’opérations programmées. Elle est notamment intervenue à Solutré, Azé et Château.

    31- G.N.P. (Groupe nivernais de Préhistoire). Cette petite association, basée à Nevers, compte encore quelques prospecteurs qui parcourent les régions proches de leurs domiciles, échangent leurs données et se regroupent pour les étudier.

    32- Association CORA. Basée à Saint-Moré, dans l’Yonne, cette association a largement participé aux recherches spéléologiques et archéologiques des grottes d’Arcy-sur-Cure et Saint-Moré. Elle continue d’intervenir ponctuellement (surveillance, vérifications) et assure des missions d’animation et de vulgarisation du patrimoine local.

    33- G.R.A.T. (Groupe de Recherches archéologiques du Tournugeois). Cette association active assure elle aussi un excellent travail de vulgarisation et d’animation du patrimoine local, en symbiose étroite avec le musée de Tournus. Ses travaux de recherche ont surtout porté sur la période néolithique, mais ont également concerné des sites paléolithiques ou les aspects paléo-environnementaux (travaux de M. Rué sur la lithothèque de Saône-et-Loire et l’environnement géologique de la vallée de la Natouze).

    Préhistoire

    Paléolithique

    Mésolithique

    Néolithique

    Côte-d’Or

    797

    285

    124

    626

    Nièvre

    805

    376

    63

    487

    Saône-et-Loire

    1705

    582

    162

    1246

    Yonne

    1696

    548

    74

    1228

    Tabl. I. Répartition des sites préhistoriques par département.

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    Tabl. II. Répartition des sites paléolithiques et mésolithiques par département.

    1.4. QUELQUES ÉLÉMENTS STATISTIQUES (CARTE ARCHÉOLOGIQUE)

    345004 sites préhistoriques sont enregistrés dans la base régionale, dont 1791 pour le Paléolithique, 423 pour le Mésolithique et 3588 pour le Néolithique1 (chiffres 2006).

    35La répartition des sites préhistoriques par département s’établit comme détaillé dans le tableau I.

    36La grosse majorité de ces sites préhistoriques sont issus ou ont fait l’objet de prospections (2425), 204 ont fait l’objet de sondages, 310 d’opérations de sauvetage et 259 de fouilles2. La carte suivante montre la répartition géographique de ces sites (fig. 3).

    37Ces chiffres et cette répartition doivent toutefois être pris avec une extrême prudence. En effet, les informations anciennes sont nombreuses et les prospections n’ont pas toujours fait l’objet d’études fiables et précises ; les attributions chronologiques mentionnées dans la Carte archéologique demeurent donc souvent aléatoires. Dans l’expectative et afin de pouvoir faire apparaître tous les sites lors de tris automatisés, elles mentionnent fréquemment un ensemble de tranches chronologiques : un lot de silex, signalé sans avoir été déterminé, est ainsi enregistré avec comme attribution chronologique « Paléo ?, Méso ?, Néo ? », mais cette indication ne veut absolument pas dire que l’on y trouve des pièces de chacune des périodes citées.

    38Cette incertitude chronologique diminue pour ce qui concerne les opérations de fouille, qui ont généralement donné lieu (sauf pour les plus anciennes) à des déterminations plus fiables.

    39Pour tenter d’améliorer l’évaluation, nous avons cherché à éliminer de la base générale la totalité des fiches contenant un «  ? » dans le champ « Chronologie », tout en restreignant la recherche aux seuls Paléolithique et Mésolithique. Les chiffres obtenus sont les suivants, sur un total réduit à 1300 fiches :

    • Paléolithique au sens large : 230 sites,

    • Paléolithique ancien : 178 sites,

    • Paléolithique moyen : 648 sites,

    • Paléolithique supérieur : 231 sites,

    • Mésolithique : 69 sites.

    40Ces sites se répartissent par département comme indiqué dans le tableau II (décomptes manuels indicatifs).

    41Le nombre exact de sites paléolithiques dans chacun des départements bourguignons se situe probablement entre les chiffres des deux tableaux précédents. Pour être estimée de manière fiable, il nécessiterait un énorme travail de retour aux sources et de vérification des attributions chronologiques de séries lithiques dispersées sur tout le territoire bourguignon (et pour certaines, peut-être perdues). Ce travail n’était pas envisageable dans le cadre de ce bilan.

    42À défaut, la carte (fig. 3), réalisée sur l’ensemble des données disponibles, ainsi que celles qui sont présentées en introduction de chaque chapitre, donnent une image biaisée de la répartition des sites paléolithiques et mésolithiques à l’échelle régionale. Elles appellent immédiatement un certain nombre d’observations :

    43- les concentrations de sites reflètent bien plus la géographie des recherches et la distribution des équipes ou des publications, qu’une réalité tangible de l’occupation préhistorique :

    • Sénonais = nombreux prospecteurs et opérations préventives en milieu alluvial,

    • région de Cosne-sur-Loire et vallée du Nohain = prospections du G.N.P.,

    • Tournugeois = prospections du G.R.A.T.,

    • Auxois = prospections P. Cunisset-Carnot,

    • Mâconnais = prospections Arcelin, Ferry, Combier...,

    • Chalonnais = prospections A.-C. Gros, J.-N. Blanchot...,

    • basse vallée de l’Arroux et vallée de la Loire = prospections Perreve, synthèse J. -B. Jost (1927) ;

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    Fig. 3. État de la répartition géographique des sites paléolithiques bourguignons en 2005 : Paléolithique inférieur, Paléolithique moyen, Paléolithique supérieur, Épipaléolithique et Mésolithique (source : base de données Patriarche).

    44- certaines vallées alluviales se distinguent par un semis de sites : Saône, Grosne, Doubs, Loire, Arroux, Bourbince, Ouche, Nohain, Armançon, Vanne et Yonne. Elles dessinent de probables zones de passage ;

    45- les zones vides correspondent à des secteurs très boisés ou à dominante granitique (Morvan, Châtillonnais, Haut Charolais), mais aussi à des régions peu prospectées (Puisaye, plateaux nivernais, Bresse, Brionnais, est de la Côte-d’Or).

    46- les différentes grandes périodes se distribuent sur l’ensemble des quatre départements, à l’exception du Paléolithique ancien, rare en Côte-d’Or (différences d’enregistrement de bifaces isolés ?). Le Paléolithique supérieur est également moins présent dans la Nièvre.

    47À l’échelle d’une grande période chronologique comme le Paléolithique, les données de la carte archéologique régionale ne sont donc pas directement exploitables pour une étude d’occupation des sols, car trop dépendantes des modalités de saisie et de l’historique des recherches. Un bilan comme celui-ci a l’avantage de mettre en évidence les biais et les imperfections de l’état des lieux et de permettre de mieux prioriser les futures études à mettre en œuvre.

    Notes de bas de page

    1 Nombre de ces sites sont enregistrés pour deux ou trois de ces occurrences, s’ils n’ont pas fait l’objet de déterminations précises. L’addition du nombre de sites de chaque période donne donc un chiffre supérieur à celui des sites préhistoriques pris globalement. On trouvera la même imprécision dans les chiffres par département, quel que soit le niveau de précision chronologique recherché.

    2 Ces chiffres d’opérations sont issus de l’ensemble de la base régionale et prennent en compte les opérations enregistrées depuis le début du xxe siècle, voire antérieurement dans quelques rares cas.

    Auteur

    • Yves Pautrat

      Service régional de l’archéologie, Direction régionale des Affaires culturelles de Bourgogne, 39-41 rue Vannerie, 21000 Dijon

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    2017

    Les meules du Néolithique à l’époque médiévale : technique, culture, diffusion

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    Olivier Buchsenschutz, Stéphanie Lepareux-Couturier et Gilles Fronteau (dir.)

    2017

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    Colette Pommeret (dir.)

    2001

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    Pascal Duhamel (dir.)

    1996

    L’Âge du Bronze en Bourgogne. Le dépôt de Blanot (Côte-d’Or)

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    1991

    Les sépultures tumulaires aristocratiques du Hallstatt ancien de Poiseul-la-Ville (Côte-d’Or)

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    Bruno Chaume et Michel Feugère

    1990

    Verrerie de l’Est de la France. XIIIe-XVIIIe siècles

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    Fabrication - Consommation

    Jean-Olivier Guilhot, Stéphanie Jacquemot et Pierre Thion (dir.)

    1990

    La façade des thermes de Sens

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    1987

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    Henri Gaillard de Sémainville

    1980

    Un tumulus de l’âge du fer à Bressey-sur-Tille (Côte-d’Or)

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    Roger Ratel

    1977

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    Raymond Kapps

    1974

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    2018

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    Sabine Lefebvre (dir.)

    2017

    Les meules du Néolithique à l’époque médiévale : technique, culture, diffusion

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    Olivier Buchsenschutz, Stéphanie Lepareux-Couturier et Gilles Fronteau (dir.)

    2017

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    Le tumulus-nécropole de la Bonneterie à Vielmanay (Nièvre)

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    Richard Adam, Jean-Claude Le Blay et Yves Pautrat

    2002

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    2002

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    Avant-propos

    Yves Pautrat

    14. Le Néolithique du bassin versant de la Loire

    Yves Pautrat, Clément Moreau, Rémi Martineau et al.

    L’épingle en bronze à tête discoïdale plate de Verrey-sous-Salmaise (Côte-d’Or) dans son contexte

    Yves Pautrat et Bernard Benoît

    Remerciements et dédicace

    Yves Pautrat

    6. L’industrie lithique

    Yves Pautrat

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    Avant-propos

    Yves Pautrat

    14. Le Néolithique du bassin versant de la Loire

    Yves Pautrat, Clément Moreau, Rémi Martineau et al.

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    Yves Pautrat

    6. L’industrie lithique

    Yves Pautrat

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      1 Nombre de ces sites sont enregistrés pour deux ou trois de ces occurrences, s’ils n’ont pas fait l’objet de déterminations précises. L’addition du nombre de sites de chaque période donne donc un chiffre supérieur à celui des sites préhistoriques pris globalement. On trouvera la même imprécision dans les chiffres par département, quel que soit le niveau de précision chronologique recherché.

      2 Ces chiffres d’opérations sont issus de l’ensemble de la base régionale et prennent en compte les opérations enregistrées depuis le début du xxe siècle, voire antérieurement dans quelques rares cas.

      La Préhistoire en Bourgogne

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      Pautrat, Y. (2015). 1. Introduction au bilan Paléolithique et Mésolithique. In R. Martineau, Y. Pautrat, & O. Lemercier (éds.), La Préhistoire en Bourgogne. Dijon: ARTEHIS Éditions. https://doi.org/10.4000/books.artehis.5580
      Pautrat, Yves. « 1. Introduction au bilan Paléolithique et Mésolithique ». In La Préhistoire en Bourgogne, édité par Rémi Martineau, Yves Pautrat, et Olivier Lemercier. Dijon: ARTEHIS Éditions, 2015. doi:10.4000/books.artehis.5580.
      Pautrat, Yves. « 1. Introduction au bilan Paléolithique et Mésolithique ». La Préhistoire en Bourgogne, édité par Rémi Martineau et al., ARTEHIS Éditions, 2015, https://doi.org/10.4000/books.artehis.5580.

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      Format

      Martineau, R., Pautrat, Y., & Lemercier, O. (éds.). (2015). La Préhistoire en Bourgogne. Dijon: ARTEHIS Éditions. https://doi.org/10.4000/books.artehis.5550
      Martineau, Rémi, Yves Pautrat, et Olivier Lemercier, éd. La Préhistoire en Bourgogne. Dijon: ARTEHIS Éditions, 2015. doi:10.4000/books.artehis.5550.
      Martineau, Rémi, et al., éditeurs. La Préhistoire en Bourgogne. ARTEHIS Éditions, 2015, https://doi.org/10.4000/books.artehis.5550.
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