Traduire William Butler Yeats pour se réinventer : le partage du rêve d’un absolu entre les poèmes byzantins et Ce qui fut sans lumière
p. 19-30
Extrait
1Cette étude porte sur les traductions de la poésie irlandaise de William Butler Yeats par le poète français Yves Bonnefoy, et plus précisément sur le degré de création qui sommeille au sein de cette entreprise de transfert langagier et qui se dévoilera en partie dans la publication en 1987 du recueil illuminant qu’est Ce qui fut sans lumière. L’emprunt se remarque d’après la lecture des poèmes byzantins du poète irlandais, à savoir « Byzance, l’autre rive1 » et « Byzance2 » publiés pour le premier en 1928 dans le recueil La Tour3, et pour le second en 1933 dans L’Escalier en spirale4. Il existe ainsi un premier jalon historique et contextuel, une étape fondamentale qui circonscrit le lieu d’une rencontre. Par la lecture et l’apprentissage de l’identité poétique de Yeats, le poète français franchit une seconde étape cruciale qui révèle la proximité idéologique qui existe entre lui-même et W. B. Yeats. Ainsi, on pourrait parler d’une révélation. Enfin, la dernière étape est celle
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Yves Bonnefoy : de la poésie à une poétique de la traduction
Xiaoshan Dantille et Corinne Wecksteen
2026
