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    Plan détaillé Texte intégral 480. La ville et chatiau de Sainctan
    Département : Loire ; commune et canton : Saint-Haon-le-Châtel
    Notes de bas de page Auteurs

    L'Armorial de Guillaume Revel

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Saint-Haon-le-Châtel

    Franck Brechon et Frédéric Buffard

    p. 376-382

    Texte intégral 480. La ville et chatiau de Sainctan
    Département : Loire ; commune et canton : Saint-Haon-le-Châtel
    L’apport des sources écrites La représentation de l’Armorial Les vestiges archéologiques et le parcellaire Notes de bas de page Auteurs

    Texte intégral

    480. La ville et chatiau de Sainctan
    Département : Loire ; commune et canton : Saint-Haon-le-Châtel

    L’apport des sources écrites

    1En 949, est mentionnée

    in Rodanensi pago une ecclesia [...] in honore Sancti Habundi (Cluny, t. I, n° 734).

    2Ce texte fait sans doute très certainement référence à l’église de Saint-Haon-le-Vieux, village situé à proximité même de Saint-Haon-le-Châtel (Fournial, 1967, p 24). Cette église (æcclesia Sancti Abundi Vetuli) est à nouveau mentionnée en 1166 avec la chapelle du castrum parmi les dépendances du prieuré clunisien d’Ambierle (Cluny, t. V, n° 4224, p. 575). Il s’agit à l’évidence d’un édifice du très haut Moyen Âge.

    3Ce n’est que dans un acte daté de 1115 qu’est attesté pour la première fois le castrum Sancti Habundi. Cet acte, certainement interpolé, doit être considéré avec précaution, mais l’indication du château ne semble pas devoir être remise en question : en effet, en 1128, une donation en faveur du prieuré de Marcigny est passée non loin du castrum de Saint-Haon, ce qui signe assurément son existence (Fournial, 1967, p 24). En 1173, Saint-Haon-le-Châtel apparaît dans le traité délimitant les possessions de Guy, comte de Forez, et de Guichard, archevêque de Lyon (Chartes du Forez, n° 4). Dès 1160 au moins, Saint-Haon-le-Châtel est le centre d’une viguerie comtale. Cette année-là, le comte Guillaume fonde un hôpital des pauvres dans le castrum de Montbrison, financé par la dîme du pain et du vin de toute sa terre. L’exécution de la levée de cette dîme est confiée aux viguiers du comté, dont celui de Saint-Haon-le-Châtel (Chartes du Forez, n° 1286). À plusieurs reprises dans le courant du XIIIe siècle, il est fait mention d’une famille de Saint-Haon. En 1240, Artaud de Roannais, dit Artaud de Saint-Haon, est coseigneur de Saint-Haon-le-Châtel avec le comte de Forez (Chartes du Forez, n° 1066.). En mars de la même année, il reçoit l’hommage lige d’Étienne et d’Hugues de Pierrefitte (Chartes du Forez, n° 453). Vers 1260, Artaud de Saint-Haon apparaît encore dans une liste incomplète des vassaux du comte pour des biens et des droits situés dans le castrum de Saint-Haon, mais il n’est pas alors vassal pour le château de Saint-Haon lui-même1. Pour finir, le 4 février 1318, le comte Jean, en raison du mariage de son fils avec la fille du seigneur de Bourbon, s’engage à reconnaître tenir désormais de celui-ci ses châteaux et villes de Crozet, de Saint-Haon et de Roanne, avec leurs arrières-fiefs qu’il possédait jusque-là en franc alleu (Chartes du Forez, n° 1480). Sans doute dès le courant du XIIe siècle, un bourg castral s’agglomère autour du château. À la fin du Moyen Âge, le castrum connaît une croissance de type urbain. La position de Saint-Haon-le-Châtel sur l’Iter Foresii, reliant l’Île-de-France au sud du Royaume, ouvre le castrum puis la ville sur des courants d’échanges majeurs qui lui assurent un développement économique important à l’échelle régionale. Les marchés de Saint-Haon-le-Châtel sont anciens et même antérieurs au milieu du XIIIe siècle, puisque leurs coutumes servent de modèles aux marchés de Villerest en 1253. Au Moyen Âge, on peut distinguer un marché aux bestiaux, un marché aux grains, un mazel et une saunerie (Fournial, 1967, p. 70). Une charte de franchises octroyée en 1270 par Renaud, comte de Forez, et son fils Guy, assoit ce développement (Chartes du Forez, n° 513). Cette charte est confirmée et complétée dès le mois de juin de la même année (Charte du Forez, n° 652). La charte de franchises de Saint-Haon est rédigée sur le modèle de celle de Montbrison, elle-même largement inspirée de celle de Montferrand (Fournial, 1967, p. 120-122). Toutefois, l’établissement des foires de Lyon par Louis XI et le détournement des courants commerciaux qui en résulte marginaliseront Saint-Haon, qui connaît alors un net déclin au profit de Roanne, mieux placée (Fournial, 1967, p. 483). D’un point de vue spirituel, la chapelle du castrum est mentionnée dès 1166, en association avec l’église de Saint-Haon-le-Vieux (Fournial, 1967, p. 24). Ensuite, dans le pouillé du diocèse de Lyon de 1225, sont citées à la fois l’église de Saint-Haon-le-Châtel et celle de Saint-Haon-le-Vieux, toutes deux à la collation du prieur d’Ambierle (Pouillés de la province ecclésiastique de Lyon). L’église de Saint-Haon-le-Châtel n’est toutefois qu’une dépendance de celle de Saint-Haon-le-Vieux qui, seule, conserve encore au XVe siècle le droit d’inhumation (Fournial, 1967, p. 39). Nous sommes donc dans le cas de figure assez classique où la création du castrum ne parvient pas à provoquer le déplacement du centre paroissial ancien, seule la fondation d’un lieu de culte aux droits réduits et dépendant de l’église primitive suit l’évolution des pôles d’habitat.

    4Un terrier de 1354 permet de connaître les principaux éléments de la topographie de Saint-Haon-le-Châtel (Fournial, 1967, p. 68). Il mentionne une cinquantaine de maisons enserrées dans les murs du castrum, jouxtant le vintenum. Au milieu du XIVe siècle la ville n’est encore dotée que d’une seule enceinte. Cependant, la mention de la « porte du Comte » en 1374 établit qu’à cette date la seconde enceinte est achevée. Celle-ci a donc été mise en chantier après les premières incursions des routiers et sa construction a dû demander une dizaine d’années. Toutefois, les bâtisseurs ont procédé avec économie : le bourg de Fondange et celui de Palerne n’ont pas été inclus dans le tracé de la dernière muraille. Ils se sont contentés d’enclore les quartiers qui s’adossaient à la première enceinte (Fournial, 1967, p. 447). Cette dernière était de forme approximativement trapézoïdale et chacune des quatre faces était percée d’une porte. La plus anciennement citée est la « porte de la Barre », peut-être s’agit-il de la porte orientale. Au sud, la porte de Fondange donnait accès au faubourg du même nom. Mentionnée seulement à partir de 1348, elle fut sans doute percée tardivement pour servir d’issue commode. Quant à la « porte de la Pierre », mentionnée en 1292, elle se situait probablement au nord. La « porte du Pont », citée en 1314 et en 1354, serait, dans cette hypothèse, percée dans la façade occidentale de la clôture. Cette enceinte primitive était défendue par un fossé, comblé après l’achèvement de la seconde enceinte dans les dernières décennies du XIVe siècle. En 1400, une maison est d’ailleurs sise dans le fossé (Fournial, 1967, p. 17). Dès que l’enceinte primitive s’est avérée trop étroite, les nouveaux arrivants se sont installés sur son pourtour sud-est et sud où la pente modérée offre plus de facilités. C’est dans cette zone que se trouvent les organes commerciaux de la ville en plein essor : le marché et la boucherie. Peu à peu, l’habitat a gagné les abords de l’Iter Foresii qui, dans sa traversée de la ville, devient la « Grande Rue », donnant naissance au faubourg de Palerne. D’après une estimation d’Étienne Fournial, dans sa plus grande extension, la ville de Saint-Haon-le-Châtel compte environ 2 000 habitants (Fournial, 1967, p. 71).

    La représentation de l’Armorial

    5Le site de Saint-Haon est vu depuis le sud-est. Le château proprement dit n’apparaît pas sur le dessin, mais le bourg castral, clos dans une enceinte, occupe le point le plus haut du site ; depuis celui-ci un faubourg s’est développé (fig. 322). La première enceinte ne figure pas sur la vignette, alors que la seconde est caractérisée par la masse de l’ensemble défensif et la hauteur des courtines, flanquées de treize tours et d’une échiffe sur l’angle sud-ouest de l’enceinte. Six de ces treize tours sont rondes, quatre sont carrées et deux rectangulaires. Leurs couvertures sont très diverses : certaines disposent de hourds couverts d’une toiture sur laquelle flotte un étendard aux armes des ducs de Bourbon, d’autres sont surmontées d’une terrasse crénelée et, généralement, dotée de mâchicoulis. Aucune porte n’est représentée, mais la plus massive de toutes les tours, rectangulaire, dotée d’un puissant hourd en bois et couverte d’un toit à quatre pans portant deux bannières aux armes des ducs de Bourbon, est assurément une tour-porte. On n’en voit pas la base, occultée par la présence des maisons du faubourg de Palerne, mais elle accueille sans doute la porte dite de Palerne ou du Comte.

    Image 100000000000070300000999E2A3D959.jpg

    Fig. 322 - Vignette de l’Armorial de Guillaume Revel (Bnf, fr. 22297, p. 480) : la ville et chatiau de Sainctan.

    6Dans l’enceinte, l’illustrateur de l’Armorial a représenté 17 maisons, toutes stéréotypées et dont on aperçoit les toits avec leur classique cheminée à mitre. De ces maisons émerge le clocher de l’église qui est le bâtiment le plus haut du site et le plus imposant par sa taille. C’est un clocher-tour de plan carré. Le dernier niveau montre une arcade à baies, couvert par un toit à quatre pans, surmonté d’une croix. Le reste de l’édifice est occulté par la hauteur des courtines.

    7Extra-muros, le faubourg de Palerne s’est structuré au pied de l’enceinte en suivant la déclivité de la pente. Sur le dessin, l’implantation de l’habitat permet très nettement de distinguer trois rues rejoignant l’axe principal, la « Grande rue », qui conduit à Roanne. Le dessinateur a mis en évidence le nombre et la concentration des édifices. Il a représenté 58 maisons. Leur forme est très stéréotypée : toutes les maisons sont à deux niveaux et possèdent, en règle générale, une porte et une fenêtre à meneau sur le mur pignon, deux fenêtres plus petites sur le mur gouttereau et, sur le toit à deux pentes, une cheminée à mitre. Quelques maisons se démarquent toutefois, échappant à ce modèle stéréotypé : tout d’abord, l’une d’entre elles s’impose par sa taille, alors que les façades de quelques autres possèdent une large ouverture semi-circulaire évoquant un ouvroir et donc les activités commerciales de ce faubourg.

    Les vestiges archéologiques et le parcellaire

    8L’implantation du château primitif à l’origine du bourg castral est difficile à cerner (fig. 324). Peut-être faut-il placer celui-ci à l’angle sud-est du cimetière, contre l’église. Les observations de terrain ne permettent toutefois pas d’étayer assurément cette hypothèse. Le mur de soutènement du cimetière, crépi récemment, ne laisse malheureusement rien paraître, seule une différence de densité de végétation délimite une aire quadrangulaire de 30 m ² et peut indiquer la présence d’une construction, mais est-ce la tour maîtresse ? La toponymie du lieu, « Motte Couzan », pourrait induire en erreur. En effet, si le toponyme peut indiquer l’existence d’un château à motte, dans le cas présent, la dénomination « Motte Couzan » est tardive : les Couzan ont été coseigneurs de la ville au XVe siècle seulement. L’examen des plans parcellaires n’apporte rien : la parcelle 235 est bien le cimetière depuis l’époque moderne. En revanche, une photographie aérienne du site ouvre de nouvelles perspectives (fig. 323). En effet, l’analyse de cette vue permet de distinguer dans le cimetière, à l’ouest, les traces nettes de deux murs épais qui forment l’angle oriental d’un bâtiment.

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    Fig. 323 – Vue aérienne du site dans les années 1990.

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    Fig. 324 – Hypothèse de restitution du site (reportée sur le plan cadastral du XIXe siècle) d’après le parcellaire, les vestiges archéologiques et les informations de l’Armorial de Guillaume Revel.

    9Le plan de la première enceinte du castrum est approximatif. En effet, si les traces de trois tours et de trois pans de murs permettent d’établir un plan hypothétique, on ne trouve aucun indice autorisant la restitution d’un tracé exact de la courtine au nord-ouest. La vue de l’Armorial ne permet pas de voir l’état de la première enceinte, ce qui peut signifier qu’elle a, en partie au moins, disparu au milieu du XVe siècle, ses fossés ayant été comblés et bâtis et les soubassements remployés dans des fondations de maisons. En partant de ce postulat, il est possible de tirer deux conclusions. D’une part, la croissance de la ville a été suffisamment rapide pour rendre cette première enceinte urbaine militairement inefficace ; ce qui expliquerait sa durée de vie relativement courte (moins de deux siècles) et son abandon progressif marqué par le remploi systématique des structures de l’enceinte dans les maisons du bourg castral. D’autre part, le rôle politique et symbolique du château de Saint-Haon semble s’être fortement atténué au XVe siècle. En effet, rien, à l’examen de la vue de l’Armorial, ne permet d’établir l’emplacement des centres de pouvoir seigneurial et comtal, alors que dans nombre de cas le dessinateur de l’Armorial a surdimensionné ces bâtiments. D’autres indices viennent étayer cette hypothèse. Les textes montrent que le pouvoir seigneurial est morcelé entre le comte et deux coseigneurs ; un seigneur majeur résidant à Roanne et un seigneur mineur résidant à Saint-Haon-le-Châtel. Quant au pouvoir comtal, il est réparti entre différents officiers : lieutenant, prévôt et sergent. Pour ajouter à l’éclatement du pouvoir seigneurial, la bourgeoisie de Saint-Haon-le-Châtel dispose depuis le XIIIe siècle d’une partie des prérogatives comtales acquises grâce à la charte de franchises en 1270 ; elle est responsable, entre autres choses, de l’entretien de l’enceinte. L’étude de la deuxième enceinte pose moins de problèmes. En effet, il en subsiste de nombreuses élévations (fig. 324-327, 329). Son tracé est simple et l’examen du plan cadastral permet d’en révéler les grandes lignes. De forme rectangulaire irrégulière, cette enceinte occupe le sommet de la colline dont elle épouse le profil : son développement total atteint environ 700 m pour une superficie dépassant de peu les deux hectares. Un problème se pose néanmoins pour ce qui est du nombre des tours. Treize tours sont visibles sur la vignette. Sur le terrain, aujourd’hui onze sont clairement identifiables (fig. 328). Des traces d’arrachement laissent supposer qu’une douzième était peut-être située à l’angle de la parcelle 280. Si l’on considère que l’Armorial représente fidèlement le nombre de tours en fonction au XVe siècle, la tour manquante se situerait à l’arrière-plan, à droite de la tour de l’Horloge, ce qui en toute logique la placerait à l’angle nord-ouest de l’enceinte. Sur place, aucune trace n’est visible. La courtine observable aujourd’hui est en recul par rapport à celle du XVe siècle. En effet, à l’angle nord-ouest actuel, on note une trace d’arrachement qui permet d’affirmer sans trop de risque d’erreur que la muraille avançait plus en direction du nord.

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    Fig. 325 - La courtine nord, vue de l’intérieur.

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    Fig. 326 - Vue d’ensemble de la courtine est.

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    Fig. 327 - La courtine est et son fossé.

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    Fig. 328 - Vestige de tour sur l’enceinte ouest, rue de la Boaterie.

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    Fig. 329 - La « Poterle », au sud-est de l’enceinte, vue extérieure.

    10L’église de Saint-Haon-le-Châtel est un édifice roman d’aspect fruste, à nef unique, doublée de deux collatéraux étroits, et à transept peu saillant (fig. 330). L’abside à trois pans, reconstruite au XVIIIe siècle, a alors été légèrement allongée vers l’est. L’ensemble est voûté en berceau brisé, des arcs doubleaux délimitant trois travées. Des chapelles ont été accolées à l’édifice, à la fin du Moyen Âge, au sud et au nord. La croisée du transept supporte un clocher rectangulaire. Deux arcs en plein cintre s’ouvrent sur chacune de ses faces au deuxième niveau, alors que l’illustrateur de l’Armorial en a représenté trois (Bonin, 1955).

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    Fig. 330 - Le mur gouttereau sud de l’église.

    11Le site de Saint-Haon-le-Châtel est très représentatif de l’histoire et de la topographie des castra que l’on rencontre en Forez et dans les régions voisines (Laffont, 2009). Le château s’est établi à proximité même des terroirs exploités durant le haut Moyen Âge. Ici, le centre de peuplement ancien, au moins altimédiéval si ce n’est tardoantique, est à Saint-Haon-le-Vieux autour de l’église Saint-Haon. C’est dans ce terroir que le castrum s’est implanté, modifiant sensiblement la géographie du peuplement mais ne supplantant jamais le centre ancien au point de le faire disparaître : l’église héritée du haut Moyen Âge reste le centre paroissial, le castrum ne donnant lieu qu’à la création d’une simple chapelle placée dans la dépendance du premier établissement. La position de Saint-Haon, commercialement avantageuse puisque sur le tracé de l’Iter Foresii, induit rapidement le développement d’un bourg important, puis d’un faubourg centré sur la route. Néanmoins, le détournement des courants commerciaux vers Roanne à compter de la fin du XVe siècle entraîne alors un déclin significatif de la localité.

    12L’étude du parcellaire et des nombreux vestiges archéologiques montre que le dessin du XVe est une représentation globalement fiable de la ville. Quelques erreurs apparaissent toutefois. La première se situe au niveau du plan de l’enceinte. La partie sud-est de la muraille est en réalité rectiligne, alors que le dessin de l’Armorial figure un décrochement vers l’intérieur, induisant un décalage dans la position des tours. La seconde divergence concerne le nombre et la forme des tours : seules celles de la face occidentale et la porte de l’Horloge ont un plan carré, les autres ont toutes un plan circulaire ou semi-circulaire, la réalité étant de ce point de vue considérablement simplifiée sur la vignette. Il est donc vraisemblable que l’artiste n’a effectué que quelques relevés d’ensemble sommaires, se fiant sans doute à sa mémoire pour assurer la représentation de détails architecturaux qu’il n’a au final pas fidèlement rendus, comme le montrent par exemple les différences constatées dans le nombre de baies du clocher.

    Notes de bas de page

    1 ... dominus Artaudus de Sancto Habundo fecit homagium ligium de hoc habet infra muros Sancti Habundi et mansum de Bruileu, feodis et dominii... (Chartes du Forez, n° 467).

    Auteurs

    • Franck Brechon
    • Frédéric Buffard
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    1 ... dominus Artaudus de Sancto Habundo fecit homagium ligium de hoc habet infra muros Sancti Habundi et mansum de Bruileu, feodis et dominii... (Chartes du Forez, n° 467).

    L'Armorial de Guillaume Revel

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    Brechon, F., & Buffard, F. (2011). Saint-Haon-le-Châtel. In P.-Y. Laffont (éd.), L’Armorial de Guillaume Revel. Lyon: Alpara. https://doi.org/10.4000/books.alpara.2976
    Brechon, Franck, et Frédéric Buffard. « Saint-Haon-le-Châtel ». In L’Armorial de Guillaume Revel, édité par Pierre-Yves Laffont. Lyon: Alpara, 2011. doi:10.4000/books.alpara.2976.
    Brechon, Franck, et Frédéric Buffard. « Saint-Haon-le-Châtel ». L’Armorial de Guillaume Revel, édité par Pierre-Yves Laffont, Alpara, 2011, https://doi.org/10.4000/books.alpara.2976.

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    Format

    Laffont, P.-Y. (éd.). (2011). L’Armorial de Guillaume Revel. Lyon: Alpara. https://doi.org/10.4000/books.alpara.2910
    Laffont, Pierre-Yves, éd. L’Armorial de Guillaume Revel. Lyon: Alpara, 2011. doi:10.4000/books.alpara.2910.
    Laffont, Pierre-Yves, éditeur. L’Armorial de Guillaume Revel. Alpara, 2011, https://doi.org/10.4000/books.alpara.2910.
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