Conclusion

p. 167-168


Texte intégral

1L’approche scientifique de l’internationalisation des sciences humaines et sociales, mise en regard des initiatives nombreuses et diversifiées des établissements de l’ESR français, invalide doncles critiques récurrentes et rapides qui sont encore faites à l’encontre de ces sciences aujourd’hui.

2Une telle approche permet, en matière d’internationalisation, à la fois d’écarter la thèse du retard français, aussi ancienne que superficielle, et de replacer l’évocation d’un « âge d’or » perdu des sciences sociales nationales1 au rang de l’expression d’une nostalgie quelque peu distante du réel paysage mondial de la recherche scientifique.

3Il faut reconnaître en revanche qu’au regard de l’investissement dédié à l’internationalisation des SHS, l’efficacité du système français n’est pas optimale. Le nombre d’acteurs impliqués et de dispositifs mis en œuvre devrait notamment inciter les décideurs à soutenir des actions de coordination d’envergure qui font actuellement défaut.

4La remise en question des outils actuels de mesure de l’internationalité des sciences humaines et sociales à laquelle aboutissent les études sérieuses ne signifie pas que le phénomène n’est ni mesurable, ni discutable, ni évolutif. Sur ce point des avancées considérables ont été réalisées ces dernières années, qui laissent espérer que de nouvelles pratiques d’évaluation de l’internationalisation sont possibles. C’est là toute l’ambition du projet que nous avons conduit.

Notes de bas de page

1I.e. les grands auteurs de la French Theory.


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